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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:04




ICC-CPI-20090814-PR443

 

Situation : République centrafricaine
Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo


Aujourd'hui 14 août 2009, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a décidé de faire droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo.

L'exécution de cette décision est reportée dans l'attente de la détermination de l'Etat sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera libéré et de la détermination des conditions qui lui seront imposées.

Conformément à l'article 60 (3) du Statut de Rome et à la règle 118 (3) du Règlement de procédure et de preuve, la Chambre préliminaire II a réexaminé sa
décision précédente relative au maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo du 14 avril 2009. Préalablement à la décision de ce jour, la Chambre préliminaire II avait tenu une audience le 29 juin 2009 sur toutes les questions relatives au maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo avant son procès.

La Chambre préliminaire II a conclu que l'évolution des circonstances depuis le 14 avril 2009 justifiait la modification de sa décision précédente sur la détention, dans la mesure où les conditions pour un maintien en détention telles que prévues par l'article 58 (1) (a) et (b) du Statut de Rome n'étaient plus réunies. En effet, après avoir évalué tous les éléments pertinents de l'affaire dans leur globalité et après les avoir mis en perspective, la Chambre préliminaire II a conclu que le maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo ne paraissait plus nécessaire pour garantir (i) la comparution de ce dernier, (ii) qu'il ne fera pas obstacle à l'enquête ou à la procédure devant la Cour, ni n'en compromettra le déroulement et (iii) qu'il ne poursuivra pas l'exécution du même crime ou d'un crime connexe relevant de la compétence de la Cour et se produisant dans les mêmes circonstances que dans la présente affaire.

La Chambre préliminaire II a invité tous les Etats sur le territoire desquels Jean-Pierre Bemba Gombo a souhaité être libéré, à présenter leurs observations détaillées sur les questions relatives à sa mise en liberté provisoire ainsi que sur les conditions restrictives de liberté qui pourraient être imposées.

Les audiences devraient avoir lieu entre le 7 et le 14 septembre 2009. 

14.08.2009 -
Decision on the Interim Release of Jean-Pierre Bemba Gombo and Convening Hearings with the Kingdom of Belgium, the Republic of Portugal, the Republic of France, the Federal Republic of Germany, the Italian Republic, and the Republic of South Africa


Pour de plus amples informations, veuillez vous mettre en rapport avec Mme Jelena Vukašinovi´c, juriste ajoint de 1re classe (tél. : +31 (0)70 515 8094 ou +31 (0)6 50 29 57 38 ;

jelena.vukasinovic@icc-cpi.int )  



M. Bemba mis en liberté provisoire par la Cour pénale internationale


LE MONDE | 15.08.09 | 15h18  •  Mis à jour le 15.08.09 | 15h19

La Haye Correspondance

L a Cour pénale internationale (CPI) a ordonné, vendredi 14 août, la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba. Accusé de "crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour meurtres, viols et torture" commis en Centrafrique en 2002 et 2003, le chef du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), le principal parti d'opposition à Kinshasa, reste néanmoins toujours incarcéré dans sa cellule de Scheveningen, aux Pays-Bas, faute d'avoir trouvé un pays d'accueil.

 

 

Aucun des six Etats sollicités pour accueillir le sénateur congolais (Belgique, France, Italie, Allemagne, Portugal, Afrique du Sud) n'a, à ce jour, donné son accord. Or, la libération de l'accusé ne pourra être effective qu'avec la "coopération des Etats", écrit la juge bulgare, Ekaterina Trendafilova, qui souhaite auditionner, en septembre, des représentants des Etats susceptibles d'accueillir M. Bemba.

Dans sa décision, la juge fait crédit à l'accusé qui, mettant en avant son "plan de carrière politique", affirme qu'il n'entend pas devenir "un fugitif" et ruiner "des années de sacrifices".


Si le procureur, Luis Moreno Ocampo, a fait appel de la décision du juge, celle-ci n'en constitue pas moins, pour lui, un nouveau revers. Déjà, en juin, M. Ocampo, qui accusait Jean-Pierre Bemba d'être directement responsable des crimes commis en Centrafrique, n'a pas été suivi. Les juges ont estimé qu'en l'état du dossier, le chef du MLC serait poursuivi pour le seul fait de ne pas avoir puni ou empêché les crimes perpétrés par ses hommes. Une nuance qui pourrait avoir du poids lors du procès.


A l'automne 2002, Jean-Pierre Bemba avait envoyé sa milice en Centrafrique pour soutenir le régime d'Ange-Félix Patassé, alors menacé par des rebelles qui allaient réussir à le chasser du pouvoir.


SOUTIENS EN EUROPE


Chef de l'opposition au régime en place en République démocratique du Congo, M. Bemba bénéficie de nombreux soutiens, y compris à l'étranger. Selon ses avocats, "une autorité de l'Union européenne" ainsi qu'un responsable belge "ayant rang de ministre" se sont portés garants devant la CPI qu'il se tiendrait à la disposition de la justice. Leur identité n'a pas été dévoilée.


Mort au début du mois de juillet, le père de l'accusé, Jeannot Bemba Saolona, un homme d'affaires prospère, avait affirmé au Monde, début 2009, qu'il utiliserait "tous ses contacts " pour faire sortir son fils de prison.

L'enquête sur les crimes commis en Centrafrique est ouverte depuis 2007, mais le procès de Jean-Pierre Bemba n'est toujours pas inscrit au rôle de la Cour pénale internationale, devant laquelle un seul procès a été ouvert depuis sa mise en place, il y a sept ans.

 

Stéphanie Maupas

Article paru dans l'édition du 16.08.09

Jean-Pierre Bemba : Colis encombrant cherche preneur

lundi 17 août 2009



Né avec une cuillère d’argent dans la bouche, il avait tout l’or du monde à portée de main pour réussir son aventure terrestre sans verser la moindre goutte de sueur comme l’enseigne l’évangile. En effet, devrions-nous rappeler, Jean-Pierre Bemba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, naquit au cœur de l’abondance d’un père, patron des patrons congolais, ancien ministre de l’Economie nationale et de l’Industrie, Jeannot Bemba Saolona, et la plus grosse fortune de l’ex-Zaïre. Mais hélas, devrions-nous en convenir, le gros bébé ne pouvait se contenter de si peu, se découvrant un destin national au moment même où le concert des armes, lourdes comme légères, rythmait le quotidien de ses compatriotes.


Ainsi, à tort ou à raison, s’offrira-t-il une parcelle de pouvoir en créant le Mouvement de libération du Congo (MLC), dont les tentacules franchiront allègrement les frontières de la Centrafrique en 2002 pour tenter de sauver le fauteuil du président Ange Félix Patassé, convoité par la rébellion armée d’un certain François Bozizé. A Bangui comme à Kinshasa, échec et mat, le rêve se transformera en cauchemar, l’ange barbu ayant été contraint, sous les menaces qu’on abatte son avion, qui rentrait d’un sommet de la CENSAD tenu à Niamey, de migrer à mille lieux sans demander ses restes.


Mais le mal était déjà fait et les barbouzes du Mouvement de libération du Congo s’en retourneront avec un tableau des plus sombres. Non seulement, ils n’ont pu sauver le fauteuil présidentiel de Patassé, en exil forcé chez ses beaux parents togolais, mais aussi, ils se seront tristement illustrés dans les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, tortures, viols en séries sur le front centrafricain ; un honteux palmarès qui vaut depuis un an à Jean-Pierre Bemba, entre-temps devenu, pour les besoins de la paix, fictif vice-président de son Congo natal, d’être locataire de la cage hermétiquement fermée de la Cour pénale internationale (CPI) par les bon soins du procureur Luis-Moreno Ocampo. Un an maintenant donc que Jean-Pierre Bemba ne peut plus danser la rumba politique, en dépit des cris de putois de sa garde, qui n’a cessé de répéter que dans le deal centrafricain leur mentor était plutôt complice que commanditaire ou acteur, puisque absent du champ de bataille au moment des faits qui lui sont reprochés.


Peine perdue, la Cour ne l’entendra point de cette oreille, qui rappellera à ceux qui l’auront déjà oublié que c’est le même chef de guerre, si ce n’est de gang, qui clamait urbi et orbi que ses troupes, entièrement à sa dévotion, exécuteraient tous ses ordres et feraient tout ce qu’il leur dicterait. Alors, de quoi se plaint-on maintenant ? Mais la sentence n’est pas encore tombée qu’une petite lueur d’espoir pointe à l’horizon pour notre agneau circonstanciel de la Haye, qui pourrait, juste, faire un pas de l’enfer doré de sa cellule vers le purgatoire, la Cour pénale internationale ayant ordonné vendredi dernier sa mise en liberté provisoire dans l’attente de son procès.


Peut-être Jean-Pierre Bemba réussira-t-il à reprendre goût à la vie, mais il devrait toutefois prendre son mal en patience, l’exécution de cette décision des plus salutaires pour celui aujourd’hui accusé de meurtres, viols et pillage, le temps que les Etats susceptibles d’accueillir le colis explosif qu’il est, se fassent entendre. Aussi devrait-il prier tous les dieux afin que l’appel du célèbre procureur, Luis-Moreno Ocampo, soit de nul effet. Alors, qui donc de la Belgique, de la France, du Portugal, de l’Afrique du Sud, de l’Italie ou de l’Allemagne pour se risquer ?


En attendant, n’est-ce pas là pain bénit pour Jean-Pierre, qui s’est déjà engagé solennellement à respecter strictement toutes les conditions de cette mise en liberté provisoire si elle venait à être confirmée au mois de septembre à la faveur des prochaines audiences, et à honorer toutes les charges financières que ce sursis coûterait à tout pays d’accueil ?
 

En tous les cas, dans cette Afrique où les rapaces sont légion, dans certains palais et dans les maquis, l’on est tout ouï, car l’intransigeance de la Cour pénale internationale se révèle un avertissement sans frais. Voilà, en effet, le tout-puissant Jean-Pierre implorant le ciel pour une petite récréation, pendant que la cause semble entendue pour Charles G. Taylor, le célèbre rouquin de Monrovia, mais la liste pourrait utilement s’allonger si le procureur venait à ouvrir l’œil et le bon sur tous ces prétentieux qui, ici comme ailleurs, la main sur la détente, n’ont de religion que le paradis terrestre, quoique cette folie meurtrière puisse coûter à l’humanité.


La rédaction


L’Observateur Paalga

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 16:51




 

 

«La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes» disait en substance celui qui fut le premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 puis de 1951 à 1955, le très pragmatique, l’honorable Sir Winston Leonard Spencer-Churchill".


Ce postulat a fini par traverser à la fois des années de troubles, d’incertitudes puis d’accalmies et de reconstruction qui ont succédé à la deuxième guerre mondiale au demeurant meurtrière. Le bon sens qui a toujours animé le premier ministre britannique s’est transformé définitivement en une évidence indiscutable. La démocratie, bien que érodée et ébranlée par la coalition de régimes autoritaires a tenu bon. Désormais le concept démocratique dont les racines dit-on remonte aux cités grecques et qui a subi à travers siècles, révolutions et maintes remises en question pour s’adapter au temps moderne pouvait se répandre comme « la panacée ». Ce concept multi séculaire a fini tant bien que mal par s’imposer aussi bien dans les anciens pays du bloc de l’est que dans les monarchies et autres pays colonisés devenus indépendants. La démocratie n’est donc pas un système figé mais plutôt un système évolutif par conséquent il appartient à chaque nation de trouver dans la pratique la forme la plus fonctionnelle, la plus utile et la plus acceptable par tous.


L’idéal serait une démocratie centrafricaine débarrassée de cet« idéalisme démocratique » et de ses scories.


Le concept démocratique bien que répandue comme système de gouvernement contient cependant un certain nombre d’inconvénients, de dysfonctionnements et de contradictions.

Pour exemples, la lenteur dans la prise de décision, la sous représentation ou la sur représentation dans certains cas de la population posent problème. L’impossibilité de faire des projets à long terme du fait de la limitation de plus en plus courte de la durée des mandats par souci d’alternance encourage la démagogie. Celle-ci est entretenue par les élus dans l’espoir d’être réélu. Elle constitue l’une des conséquences notoires et fâcheuses d’une démocratie au rabais. Le fonctionnement de la machine démocratique exige également des moyens financiers et humains appropriés que ne disposent toujours pas notre pays. Notre démocratie fonctionne avec l’argent et les idées des autres. Une fois seulement tous les cinq ans la population est sollicitée pour se prononcer par un vote. L’élu dispose ainsi de toute la durée du mandat pour représenter et décider au nom de la population au risque de faire le contraire de ce que l’on attendait de lui. Nous avions vu que dans le cas de la république centrafricaine, la démagogie, le mensonge, le populisme sont devenus malheureusement la règle alors que nous sommes issus de la culture orale et de la valeur combien importante que l’on accorde à la parole donnée. Face à l’immoralité grandissante, entretenue par des gouvernants irresponsables et qui fait des ravages dans la société centrafricaine, les hommes politiques ne devront-ils pas s’inspirer des valeurs de la parole donnée, de la loyauté pour exercer leur mandat ?


Si le principe défini par Abraham Lincoln qui est celui de la sacralisation d’un gouvernement de l’homme, par l’homme et pour l’homme est acquis. Ce, par le biais du vote universel et du sacro saint « un homme, une voix», il n’en demeure pas moins que la « DEMOCRATIE » se conjugue au pluriel. Celle-ci demande une pratique conforme aux réalités de chaque pays. Par conséquent, il appartient à la république centrafricaine d’adapter le concept démocratique aux réalités sociaux économique de notre pays pour que la pratique démocratique soit compris et accepter par tous. Ainsi, nous pourrions tous à l’unisson nous prémunir et nous rassembler autour d’hommes élus, conscients de la souffrance de notre peuple, sensibles aux valeurs humaines et avertis des enjeux de notre temps. Tout ceci, sera basé bien entendu sur les seuls critères de compétence, d’intégrité et de sagesse. Ainsi, porteuse d’un idéal commun, cette démocratie centrafricaine une fois débarrassée de « l’idéalisme démocratique » et de ses scories pour ne préserver que les enseignements d’une pratique utile et vraie. Pratique démocratique dans laquelle, les centrafricains à n’en pas douter se reconnaitront, s’identifieront et consentiront volontiers à son épanouissement.


DE LA DEMOCRATIE … AUX DEMOCRATIES


Entre l’Inde, qui par sa population est considérée comme la plus grande démocratie du monde, les états unis d’Amérique qui par sa puissance économique sont considérés comme la démocratie la plus libérale et les vieux pays d’Europe qui sont qualifiés de plus anciennes démocraties existent de réelles différences dans la pratique. Pourtant, tous se réclament de la grande famille des pays qui ont adopté la démocratie comme mode de gouvernement avec toutefois des différences appréciables aussi bien dans le mode de fonctionnement que dans la forme de participation de leurs citoyens respectifs. Une différence qui provient de la spécificité de chaque pays notamment de l’histoire socio culturelle de ces pays. Toute l’intelligence des gouvernants de ces pays résident dans le fait d’adapter la pratique du concept démocratique aux réalités, aux us et coutumes de leur pays respectifs.


Retenons tout simplement pour mémoire que plusieurs étapes et plusieurs adaptations ont été nécessaires pour que de la démocratie telle qu’elle était pratiquée à Athènes d’où les esclaves et autres métèques en étaient excluent ne disparaisse et laisse apparaitre sa version contemporaine avec la notion de participation et d’égalité de tous les citoyens devant le vote. C’est ainsi que de la démocratie… aux démocraties, le droit de vote a été conquis à travers de longues luttes sociales qui ont marqué l’histoire de la démocratie comme celle des afros américains aux États-Unis, celle menée par des mouvements féministes un peu partout en Europe ou encore par la secte des intouchables en Inde et d’autres groupes minoritaires à travers le monde.


En République centrafricaine par exemple, l’histoire de la démocratie et du vote pendant la période coloniale à travers le deuxième collège et du vote des évolués sont une autre facette de l’adaptation du concept démocratique. Ainsi donc et globalement, le vote universel a pris le pas sur les différentes formes de vote censitaire qui a pour inconvénient d’exclure une partie de la population. Désormais, tous les hommes sont définitivement égaux en droit du moins dans les pays dits démocratiques par conséquent devant le vote. Un principe qui reste discutable dans les pays économiquement faibles parce que la démocratie a un coût financier et humain. Ces derniers facteurs influent sur les consciences surtout des plus pauvres et des moins instruits au moment du vote. Les plus pauvres qui sont par ailleurs les plus faibles économiquement se soumettent par un processus de dépendance aux plus fortunés donc à la loi des plus forts. Ceux-ci exercent différentes pressions pour s’enquérir de leur voix. Nous avons vu que pour les élections de 2010, le KNK a commencé déjà avant l’ouverture officielle de la campagne présidentielle à exercer différentes pressions psychologiques voir physiques sur les maires de communes, les chefs de délégations, chefs de village, les préfets et autres citoyens.


C’est pourquoi, les gouvernants et les législateurs centrafricains doivent ici et maintenant faire un effort de réflexion, de proposition pour adapter le concept de la démocratie à la spécificité de notre pays. Ce n’est que par la confrontation des idées et le désir d’un véritable changement dans le sens positif du terme que naitra la vraie démocratie centrafricaine.

DEMOCRATIE TRONQEE, EGALE DEMOCRATIE BIAISEE EN CENTRAFRIQUE

Dès le début de son introduction, la démocratie centrafricaine est une démocratie tronquée.

Les textes fondamentaux qui régissent, voir qui incarne l’esprit qui se dégage de son fonctionnement dans leur transposition ont été tronqués soit par pure omission, par manque de discernement, par paresse intellectuelle ou encore par simple mépris d’un environnement bien spécifique qui est celui de la république centrafricaine. Dès lors, elle ne peut être que biaisée. Ces textes qui régulent le fonctionnement de notre démocratie manquent d’historicité donc d’un certain ancrage dans la mémoire collective. Ces textes ne correspondent pas à notre quotidienneté et ne sont aucunement la justification d’une lutte sociale passée. Ils sont la copie conforme d’un modèle séculaires dont notre pays n‘a retenu seulement que les chroniques imperfections et autres dysfonctionnements. C’est pourquoi, nous devons garder à défaut d’un autre système qui serait« meilleur », la démocratie comme mode de gouvernement tout en intégrant dans son fonctionnement ce qui fait la spécificité centrafricaine.


Par ailleurs, le concept démocratique suggère des notions de libertés et celle d’égalité. Or, ni l’une ni l’autre ne sont effectives dans notre pays bien qu’elles soient inscrites dans les textes fondamentaux.


La première des libertés qui est celle d’aller et venir est confisquée par le régime et ses « libérateurs cupides sans foi ni loi» aux travers des multiples exactions commises sur des barrages et contrôles routiers portant un coup fatal à la circulation des biens et des personnes. Cette liberté confisquée joue directement sur une économie déjà moribonde dont les flux et autres mouvements commerciaux empruntent essentiellement les axes routiers. Cette confiscation empêche également nos laborieux paysans de se rendre à leur champ à moins qu’ils aient pour des raisons de sécurité trouvés refuge en forêts ou dans les pays voisins dont on annonce la présence par milliers notamment au Tchad et au Cameroun.


La deuxième des libertés est celle de pouvoir s’exprimer, autrement dit la liberté d’opinion. Elle s’exprime à travers les médias et les partis politiques de l’opposition. Or, les journalistes sont mis aux arrêts et condamnés à des peines de prison fermes, les journaux sont sommés arbitrairement d’arrêter leur publication. Tandis que les leaders de l’opposition politique sont bâillonnés, contraints au silence ou menacés quotidiennement, les leaders d’opinions sont de leur côté tout simplement éliminés physiquement. Quant aux syndicats, ils sont tout simplement méprisés.


Pour ce qui concerne la notion d’égalité devant le vote, elle est aussi fictive que celle de la liberté.

L’égalité devant le vote ramène insidieusement à la notion de liberté de conscience encore faut-il pouvoir l’exprimer correctement puisque qu’elle nous renvoie à son tour à celle d’autonomie. Or pour être autonome, il faut être indépendant financièrement, intellectuellement et socialement ensuite l’affirmer par des initiatives et des actes. En sachant que l’électorat en Centrafrique est composé de 80% de personnes âgées de moins de 40 ans dont un peu plus du tiers sont au chômage ou quasiment. Ces personnes vivent souvent au dépend d’un chef de famille qui leur dicte la conduite à tenir lors des votes, par conséquent, il s’agit là d’une liberté de conscience par substitution.

Outre cet aspect de dépendance, et ce n’est pas faire insulte à notre brave et laborieuse population que d’affirmer que notre pays compte hélas ! Parmi ceux qui détiennent le triste record du taux le plus bas de l’alphabétisation, résultat d’un manque de politique dans ce sens depuis des décennies. La République centrafricaine est constituée d’autant de personnes qui ne sont pas pratiquement éduquées ou très peu éduquées des véritables enjeux politiques. Ces personnes ne saisissent toujours pas le sens de leur vote et de leurs véritables implications. Pour la majeure partie de la population non avertie de la chose politique et dépourvue d’outils d’appréciations objectifs, le vote ne se résume qu’à leur propre famille, au clan auquel elle appartient et à l’ethnie, alors que l’élection présidentielle relève d’autres enjeux et participe d’une autre logique.


PROPOSITIONS DE FINI KODé POUR UNE DEMOCRATIE UTILE EN CENTRAFRIQUE


1° Conscient que le vote au suffrage universel pour les élections présidentielles a montré ses limites par le fait que les véritables enjeux ne sont pas toujours compris par une population peu avertie et que les voix sont achetables, il est urgent et responsable que cette élection prenne une forme indirecte à travers les grands électeurs.


Le processus démocratique dans notre pays doit commencer par les élections locales pour aboutir à l’élection présidentielle. Les chefs de quartiers, les conseillers municipaux, les maires, les députés seront élus dans leur quartier, leur arrondissement, leur circonscription au scrutin uninominal et aux suffrages universelles directs. Une fois élus, ils constitueront le corps des grands électeurs qui éliront à leur tour le président de la république.


Puis, introduire dans la constitution une procédure de destitution du président de la république qui ne détient plus qu’un pouvoir symbolique, de représentation et rassembleur de la nation.

Un projet politique crédible nécessite du temps, c’est pourquoi il faudra remettre la durée du mandat présidentiel à 6 ans sans limitation, puisque le président de la république ne jouera qu’un rôle symbolique sans véritable pouvoir.


Par contre, il faudrait donner le vrai pouvoir exécutif au premier ministre issue de la majorité parlementaire. Car seul le premier ministre issue de la majorité parlementaire détient la vraie légitimité.


Les représentants du peuple, réunis en assemblée nationale ne joue pas du tout leur rôle dans le contrôle de l’exécutif. Elle ne se révèle être finalement qu’une chambre d’enregistrement. Par le jeu des alliances contre nature pour dégager souvent une majorité hétéroclite en somme toute relative qui se soumet aux ordres du pouvoir en place. Le débat est alors inexistant, par conséquent, le danger réel existe pour faire adopter une loi « scélérate » par une « majorité parlementaire « de circonstance, qui, en fait est une addition de représentants d’entités minoritaires.

C’est pourquoi, notre système doit intégrer de plus en plus le référendum comme mode de décision en ce qui concerne les grandes décisions qui engagent l’avenir de notre pays sur des générations. Ainsi les 800 000 électeurs centrafricains (La lettre du continent n°182 (25/02/93) Seront appelés régulièrement pour se prononcer sur les grands enjeux. Ainsi, un régime corrompu et irresponsable ne pourra pas décider avec quelques élus du sort de notre population en signant des accords qui compromettent l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants.


C’est pourquoi 3 partis politiques de masses et 3 partis politiques de cadres sont largement suffisants pour un pays aussi petit que le nôtre. Au total environ 6 partis politiques peuvent se partager et animer le paysage politique en Centrafrique d’autant plus que pratiquement tous les partis politiques centrafricains se réclament de l’idéologie socialiste, bien que cela ne veuille rien dire dans le contexte qui est le nôtre.
 

Un parti politique vainqueur des élections qui gouverne

2 à 3 partis politiques qui pourront faire alliance et participer au gouvernement.

2 à 3 partis politiques qui pourront s’opposer dans lesquels on mettra en place un « Shadow cabinet » ou encore appelé « le cabinet fantôme » comme cela existe en Angleterre ou au canada. Les membres du cabinet fantôme percevront des indemnités. Ils sont sensés préparer une alternative responsable.


L’on veillera et encouragera les partis politiques à créer des courants politiques dans leur parti respectif. Ces partis politiques seront subventionnés, les membres du bureau percevront des indemnités et des primes. Ainsi nous n’aurions plus que 6 candidats aux élections présidentielles. Il est plus simple et moins coûteux d’organiser une élection à 6 candidats qu’à 10 ou 15 candidats.


En définitive, la démocratie centrafricaine doit être une démocratie de proximité, juste et pragmatique.

 

Pour des raisons économiques et pour éviter toute sorte d’alliance contre nature, les élections législatives, municipales et régionales se feront au scrutin uninominal, à un tour, à la majorité relative. Nous avons observé que lors des précédentes élections des candidats qui ont obtenus des résultats insignifiants et qui n’ont rien de commun entre eux se sont ralliés par nécessité pour battre le candidat pourtant arrivé en tête avec un écart de 10 à 20 points au premier tour.

 
Conscient que la multiplication des partis politiques pose problème. 40 partis politiques pour seulement 4 millions d’habitants, c’est trop ! Il faudrait en restreindre le nombre par un certains nombres de conditionnalités même si cela parait arbitraire ou antidémocratique. La démocratie qui est en train de s’installer en Centrafrique a besoin d’être protéger des  idéologues de tout bord qui pensent à tort que le grand nombre de partis politiques dans le pays est synonyme du degré de démocratie.
 
Conscient que le concept de la démocratie représentative tel que nous l’appliquons aujourd’hui demeure le système qui pourra rendre la gouvernance de notre pays acceptable à condition de l’adapter à nos réalités.

Franck SARAGBA

« Fini Kodé »

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 15:44


 

Bozizé et son pouvoir sont brusquement saisis d'une paranoïa qui prend d'inquiétantes proportions. Cette pathologie qui est nourrie par de fréquentes fiches mensongères des services de sécurité rédigées par certains partisans de mettre de l'huile sur le feu qui doivent sans doute en tirer de substantiels revenus, devient un réel danger pour le pays, et surtout pour Martin Ziguélé qui, depuis qu'il a été investi par son parti, le MLPC comme candidat à la prochaine élection présidentielle, est devenu l'homme à abattre. C'est ainsi qu'on a vu le pouvoir en place, se raidir ces derniers temps en multipliant les tracasseries contre le MLPC et en particulier vis à vis de son président candidat Martin Ziguélé.


Celui-ci ne peut plus circuler librement sur le territoire centrafricain sans que cela ne suscite des réactions d'hostilité voire de haine et d'animosité systématiques, de la part de certains fichistes mis à ses trousses tant au pays qu'à l'étranger, ainsi que des éléments de la garde présidentielle comme on l'a remarqué à Bossembélé avec le capitaine Vianney Semndiro. De même, ses sorties du territoire national pour l'étranger comme pour venir en France par exemple où vit toujours sa famille, sont jugées insolites et suspectes. Il est tenu à l'oeil par le pouvoir de Bozizé.


Pour le régime de Bangui, chaque fois que Martin Ziguélé se rend à Paris, c'est pour qu'il soit reçu à l'Elysée en vue de tramer un complot contre le président Bozizé. Cela a pris une telle proportion que le vendredi 14 août dernier, sur invitation du gouvernement, Martin Ziguélé et deux membres de la direction de son parti se sont rendus à la primature où ils ont été reçus par le premier ministre Faustin Archange Touadéra qui était flanqué de son ministre d'Etat Sylvain Maliko et du général Jules Bernard Ouandé ministre chargé de la sécurité.


Le gouvernement a tenu à faire part à Martin Ziguélé du contenu d'une des fiches qui l'accuse sans autre forme de procès, de tramer un complot pour tuer Bozizé avec la complicité de la France. Toujours selon le contenu de la fiche : « Les services centrafricains de sécurité, de source sûre, ont appris que lors de son dernier et récent séjour en France, Martin Ziguélé se serait rendu au Palais de l’Elysée, accompagné d’un Blanc (sic), et aurait dit ce qui suit au responsable de l’Elysée qui l’aurait reçu : 

1- Dès son retour au pays, il mobiliserait tous les partis politiques de l’opposition centrafricaine pour boycotter les élections générales à venir.


2- Qu'il demanderait à ces partis de l’opposition de ne pas prendre part au processus électoral.


3- Qu’il organiserait entre-temps un coup d’Etat pour tuer le Président Bozizé, afin de diriger lui-même une transition à l’issue de laquelle il organiserait des élections qu'il gagnerait pour devenir Président


4 - Il aurait l’appui de trois mouvements de rébellion dans cette tâche.


5 - Le but de sa visite au Palais de l’Elysée, accompagné de ce Blanc (sic) avait pour objectif d’informer les autorités françaises de son plan et de demander leur neutralité.

L’informateur de la fiche conclut en disant qu’il suggère que le Premier Ministre et le Ministre de la Sécurité convoquent Martin Ziguélé pour l’informer de la teneur de cette fiche et qu’ils lui signifient que le gouvernement prendra ses responsabilités. »


Toujours selon nos informations, compte tenu de la gravité des allégations contenues dans la fiche et mettant en particulier en cause la responsabilité de la France dont les autorités au plus haut niveau sont accusées de complicité et de soutien au complot que serait entrain d'ourdir Martin Ziguélé pour tuer François Bozizé, le candidat du MLPC a exigé du gouvernement centrafricain une confrontation avec leur (s) informateur (s) avant fin septembre 2009. Passé ce délai, il saisira officiellement les autorités françaises pour une confrontation, puisqu’en réalité il est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat avec la complicité d’un pays étranger, en l’occurrence la France. Ainsi les autorités centrafricaines pourront apporter la preuve de leurs accusations récurrentes depuis plusieurs années contre lui. Il a demandé en outre au Premier Ministre Touadéra d’insister auprès du Président Bozizé pour qu’il le reçoive directement en audience, et qu’il lui dise ce qu’il lui reproche réellement, ainsi qu’au MLPC son parti. Wait and see...

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 21:38






De retour au pays début août dernier suite à un bref et récent séjour en France, le candidat du MLPC aux prochaines élections présidentielles est de nouveau dans le collimateur de Bozizé et son clan au pouvoir à Bangui. Selon nos informations d'une sources proche de leur entourage désirant garder l'anonymat, une réunion secrète s'est récemment tenue à la présidence avec Martin Ziguélé à l'ordre du jour.

Bozizé a informé les participants à la réunion qu'il serait informé par une source française que Martin Ziguélé préparerait un coup de force contre son régime. A certains participants à la réunion qui étaient partisans d'interpeller immédiatement le candidat du MLPC, Bozizé aurait répondu qu'il préférait qu'il soit pris la main dans le sac et qu'il fallait donc le suivre et attendre.

Après quoi, le ministre de la sécurité publique assurant l'intérim de son collègue de l'intérieur, le général Jules Bernard Ouandé, a adressé une "invitation" à Martin Ziguélé pour qu'il aille le rencontrer pour discuter des "affaires du pays". Selon nos informations, Martin Ziguélé n'a pas l'intention de répondre à cette invitation et a chargé plutôt Gabriel Jean Edouard Koyambounou d'aller à sa place.

Martin Ziguélé apparaît comme le seul candidat aux présidentielles qui empêche réellement Bozizé de dormir sur ses deux oreilles. Depuis son investiture en juin dernier comme candidat du MLPC, de sérieux problèmes de sécurité se posent pour Martin Ziguélé. Il est devenu de ce fait, la cible indiquée des bras armés de la galaxie bozizéenne. On se souvient des tracasseries multipliées à l'encontre de Martin Ziguélé et sa suite à Bossembélé, orchestrées délibérément par le capitaine Vianney Semndiro lors de l'aller et du retour de tournée dans plusieurs villes du Nord Ouest du pays en juillet dernier.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 21:32



BANGUI (AFP) - 13.08.2009 16:36 - Le président centrafricain François Bozizé a lancé officiellement jeudi le programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des ex-combattants pour la fête nationale célébrée à Paoua (nord-ouest), une ville située en zone rebelle.

 Le président centrafricain François Bozizé a lancé officiellement jeudi le programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des ex-combattants pour la fête nationale célébrée à Paoua (nord-ouest), une ville située en zone rebelle.


Le président centrafricain François Bozizé a lancé officiellement jeudi le programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des ex-combattants pour la fête nationale célébrée à Paoua (nord-ouest), une ville située en zone rebelle.


"Le programme du DDR commence dès ce jour. (...) C'est d'abord la campagne de sensibilisation et de contact qui démarre. Elle va s'étendre à toutes les zones de conflit", a déclaré M. Bozizé depuis Paoua, une ville située à 500 km au nord-ouest de Bangui, dans une allocution retransmise en direct à la radio nationale.
 

Le programme DDR fait partie des résolutions adoptées lors d'un forum sur la paix qui a réuni gouvernement, opposition, société civile et rébellions centrafricains en décembre 2008 pour tenter de sortir le pays de plusieurs années de guerre civile.


Le "comité de pilotage" DDR, mis en place en janvier, est présidé par l'ONU. Le chef d'une rébellion qui a adhéré au processus de paix, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, par ailleurs ancien ministre de la Défense, en est le premier vice-président.


Selon des estimations concordantes, il y aurait entre 6.000 et 10.000 ex-combattants rebelles à désarmer.

Durant la "campagne de sensibilisation et de contact", une équipe sillonnera les zones de conflit "pour rencontrer les autorités locales et recueillir leurs avis et les ex-combattants pour connaître leurs préoccupations", a dit M. Bozizé.


"La guerre est finie, la paix est de retour (...). Il nous faut mettre un terme à la destruction de notre pays qui n'a que trop duré", a ajouté le président.

Selon la radio nationale, M. Demafouth était présent aux côtés du président Bozizé à Paoua, une ville que l'APRD a attaquée à plusieurs reprises entre 2005 et 2008. Cette rébellion contrôle toujours sept des huit communes de la sous-préfecture de Paoua.


Dans un communiqué publié mercredi, le président déchu Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par un coup d'Etat du général Bozizé, a estimé que ce dernier "ne manifeste pas la volonté de mettre en application le programme" DDR.


Face à "ses louvoiements irresponsables", les groupes armés "reprennent progressivement leurs activités militaires plongeant ainsi des régions entières dans la désolation", d'après M. Patassé, en exil au Togo.

"Des centaines de milliers des citoyens ont quitté ces régions ce qui rend impossible le recensement de la population en vue de la constitution de la liste électorale fiable", a ajouté l'ex-président.


M. Patassé appelle M. Bozizé "à plus de responsabilité en accélérant l'application intégrale des recommandations" du forum de la paix "afin de créer les conditions optimales à l'organisation transparente des élections de 2010 et à tenir sa parole d'officier", selon le communiqué.


© 2009 AFP

 

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 21:29





LA HAYE (AFP) - 14.08.2009 10:26 - La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné vendredi la "mise en liberté provisoire" de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), mais doit encore décider quel Etat pourra l'accueillir dans l'attente de son procès.

Un soldat fidèle à Jean-Pierre Bemba au nord de Bangui, en Centrafrique, le 8 novembre 2002
Jean-Pierre Bemba, 46 ans, avait comparu devant la CPI du 12 au 15 janvier lors d'audiences de confirmations de charges concernant des exactions commises par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné vendredi la "mise en liberté provisoire" de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), mais doit encore décider quel Etat pourra l'accueillir dans l'attente de son procès.

"Aujourd'hui 14 août 2009, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a décidé de faire droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo", a indiqué la CPI dans un communiqué.

"L'exécution de cette décision est reportée dans l?attente de la détermination de l?Etat sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera libéré et de la détermination des conditions qui lui seront imposées", précise la Cour.

La CPI va tenir entre le 7 et le 14 septembre des audiences pour entendre les observations des Etats susceptibles d'accueillir l'accusé, à savoir la Belgique, la France, le Portugal, l'Afrique du sud, l'Italie et l'Allemagne, selon cette source.

Son avocat Me Aimé Kilolo avait réclamé la remise en liberté de M. Bemba lors d'une audience devant la CPI le 29 juin. L'accusé possède notamment des propriétés et des comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont scolarisés et a des "liens sociaux importants" en France, avait expliqué Me Kilolo.

M. Bemba est accusé de meurtre, viol et pillage notamment, des crimes de guerre et crimes contre l'humanité, selon le procureur de la Cour pénale internationale. La date de son procès n'a pas encore été fixée.

Jean-Pierre Bemba, 46 ans, avait comparu devant la CPI du 12 au 15 janvier lors d'audiences de confirmations de charges concernant des exactions commises par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Après avoir estimé que les allégations comportaient "suffisamment d'éléments de preuves" pour justifier la tenue d'un procès, la CPI avait ordonné le 15 juin de renvoyer M. Bemba en jugement en sa qualité de "chef militaire" du MLC.

La CPI estime qu'il n'y a pas de risque que M. Bemba fasse obstacle à l'enquête ou commette à nouveau les mêmes crimes s'il attend le début de son procès en liberté, selon le communiqué.

Jean-Pierre Bemba, qui avait quitté la RDC en avril 2007 après avoir perdu les élections présidentielles de 2006 face à Joseph Kabila, avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles. Il avait été transféré puis placé en détention à La Haye, où siège la CPI, début juillet 2008.

© 2009 AFP

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 14:16




12.08.2009Le Messager


"Trafic de carburant : la Centrafrique fait la police au Cameroun", titre le quotidien de Yaoundé. L'Agence de stabilisation et de régulation des prix des produits pétroliers, basée en Centrafrique, a décidé d'établir une antenne à Douala pour mieux lutter contre le trafic de produits pétroliers frelatés. C'est "une manière subtile de juguler l'inertie dont font montre les pouvoirs publics camerounais, englués dans un laxisme sans nom", juge le journal. Le manque à gagner s'élève, pour les deux pays, à plusieurs milliards de francs CFA.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 21:54



 

 
(Cameroon-Tribune 11/08/2009)


 Le nouveau commandant de la force sous-régionale de maintien de la paix en Rca a pris ses fonctions hier, lors d’une cérémonie présidée par François Bozizé.

 
Le cœur de la République centrafricaine battait hier au poste de commandement de M’pocko, situé à quelques encablures de l’aéroport international de Bangui. C’est en effet là que le nouveau responsable de la Force multinationale de l’Afrique centrale (Fomac) pour le maintien de la paix en République centrafricaine, a pris officiellement le commandement, lors d’une cérémonie présidée par François Bozizé, président de la Rca. Le Général de brigade camerounais Hector Marie Tchemo prenait ainsi la tête de cette force mise en place par le Conseil de paix et de sécurité des Etats de l’Afrique centrale, en remplacement du vice-amiral Hilaire Moko du Congo, premier commandant de cette unité depuis le 12 juillet 2008. C’est d’ailleurs par « l’ordre du jour » du commandant sortant de la Fomac, que la cérémonie s’est ouverte. L’occasion pour le vice-amiral Moko, de faire un état des lieux de la situation de la RCA, 13 mois après la mise en place de la Fomac.

 
Mandaté de quatre missions par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC, la Force multilatérale de l’Afrique centrale a été créée pour ramener et consolider le climat de paix et de stabilité en Rca, favoriser le développement du processus politique, aider au respect des droits de l’homme, et enfin coordonner l’aide humanitaire tout en participant à la lutte contre des pandémies comme le Vih / Sida. Et si aujourd’hui, la Rca continue à faire face à des tensions sensibles, ce processus de retour à la stabilité a pu être résolument enclenché, au point de voir le commandant sortant de la Fomac se réjouir de ce que « certains belligérants d’hier sont aujourd’hui assis côte à côte, comme des frères ». Pour le vice-amiral Moko, « la solution de paix en Rca est déjà trouvée, il ne reste plus qu’à la mettre en œuvre ».

Fort de cela, le président François Bozizé a réaffirmé l’importance centrale de la Fomac dans le long processus de paix et de développement de la Rca, lors de son allocution de circonstance. Et pour cela, remercié ses pairs de la sous-région pour cet appui au relèvement de la Rca « préalable au développement de toute la sous-région ». L’occasion pour le président centrafricain de rendre hommage à la mémoire de El Hadj Omar Bongo Ondima, qui était le chef d’Etat responsable de la mission de paix du Copax en Afrique centrale (Micropax – 1), au moment de sa mort. Vis-à-vis du nouveau commandant de la Fomac le Général de brigade Hector Marie Tchémo, le président Bozizé n’a pas caché ses énormes attentes, compte tenu notamment des échéances décisives qui se profilent.


Le processus de démobilisation, désarmement et rapatriement sera en effet bientôt enclenché, avec en amont une réforme du secteur sécuritaire en Rca. Une esquisse de feuille de route donc, qui devrait marquer un nouveau pas décisif dans le redressement de la situation socio-économique et le retour de la stabilité en Rca.


Eric ELOUGA


© Copyright Cameroon-Tribune

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 21:41




APA-Yaoundé 2009-08-11 17:05:43 (Cameroun) L’Agence de régulation des télécommunications (ART) vient d’infliger une pénalité de 250.000 millions FCFA assortie d’une obligation d’investir un montant de 2,1 milliards FCFA pour la couverture du réseau à l’opérateur de téléphonie mobile Orange, a appris APA mardi de source officielle.


Il lui est reproché le non-respect des exigences de couverture réseaux et de qualité de service sur l’ensemble des 14 axes et des 26 villes contrôlés par une équipe de l’organisme de régulation.

Orange est aussi accusée de n’avoir pas payé ses contributions au titre des frais de gestion et de régulation en 2006 et 2007, mais également l’utilisation de fréquences sans accord d’assignation.

Les conclusions d’une enquête effectuée entre le 28 avril et le 21 juillet 2008 par l’ART dans 26 villes de plus de 50.000 habitants et 14 axes routiers, en présence de représentants de l’opérateur, font état d’une moyenne nationale de couverture réseaux de 92,5 pour cent.

Orange-Cameroun se targue pourtant d’être «numéro 1 en couverture et en qualité réseau dans les 10 régions, soit plus de 450 localités et plus de 90 pour cent de la population couverte».

C’est la première fois, dans l’histoire de la téléphonie mobile au Cameroun, apparue en 2000 qu’une pénalité est si lourdement infligée à un opérateur pour la qualité du service.


NDLR : Qu'en-est-il de l'opérateur ORANGE CENTRAFRIQUE ?

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 21:29


APA-Niamey 2009-08-11 18:04:20 (Niger) L'activiste Marou Amadou remis en liberté par une décision de justice mardi après-midi, a été « enlevé » par des éléments de la garde républicaine, quelques heures après, à la Maison d’arrêt de Niamey alors qu'il remplissait les formalités pour sa sortie de prison, a appris APA auprès de sources associatives.


Selon Inoussa Maiga, un responsable du Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques (FUSAD), présidé par Marou Amadou, ce dernier a été « enlevé et embarqué par la garde républicaine venue à bord de deux véhicules 4x4 à la maison d’arrêt de Niamey où il était en train de remplir les formalités pour sa sortie de prison ».

Il serait « déporté » vers Tillabery, une localité situé à 113 km, à l’ouest de Niamey, a affirmé M. Maiga.

Mardi, en début d’après-midi, un juge du tribunal de Niamey a prononcé un non-lieu et ordonné la libération immédiate de l’activiste anti-référendum inculpé pour « provocation, discrimination raciale et appel à la désobéissance des forces armées ».


 Le procès, qui s’est tenu sous haute surveillance policière, a été longuement interrompue en raison des violentes échauffourées qui ont éclaté entre forces de l’ordre et une foule de militants venus soutenir le prévenu, également porte-parole du Front anti-référendum.

Interpellé tôt dans la matinée du lundi à son domicile, Marou Amadou a été aussitôt conduit à la police judiciaire avant d’être présenté le même jour à un juge qui l’a d’abord inculpé « d’atteinte à la sûreté de l’Etat », avant que l’infraction ne soit requalifiée mardi en « provocation, discrimination raciale et appel à la désobéissance des forces armées ».

Dimanche, le FUSAD a indiqué, dans une déclaration, que la Cour constitutionnelle et le parlement successivement dissous par le Président Tandja, en raison de leur opposition au projet référendaire « restent et demeurent », ce qui selon lui requiert le lancement d’un « état de mobilisation générale et permanente » pour se « désolidariser » du pouvoir de Niamey.

Le référendum controversé, tenu le 4 août dernier, a recueilli à 92,5 pour cent de « oui » en faveur de l’adoption d’un projet de constitution devant permettre la prolongation du mandat du chef de l’Etat qui pourra ainsi rester dans ses fonctions présidentielles jusqu’en 2012, alors qu’il devait se retirer du pouvoir au terme de son deuxième quinquennat qui expire le 22 décembre, selon la Constitution actuelle.


NDLR : Dictature bananière sans frontières. Des méthodes qui ressemblent à s'y méprendre à celles de la garde présidentielle de Bozizé en Centrafrique. On se rappelle de l'affaire Mamadou Raikina et ses camarades, enlevés de la prison de Ngaragba et déportés à celle de Bossembélé après avoir été relaxés au bénéfice du doute par la justice.



Référendum: le Canada va "reconsidérer" ses relations avec le Niger



OTTAWA, 11 août 2009 (AFP) -

mardi 11 août 2009 - 21h57 - Le Canada va reconsidérer "les modalités de ses relations" avec les autorités du Niger, suite à la tenue du référendum destiné à maintenir au pouvoir le président Mamadou Tandja, a annoncé mardi le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.

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