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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 23:44

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Août 2010 12:37

Plus de 10% d’enfants malnutris de Bouar (ouest de Centrafrique) âgés de 0 à 59 mois seront bientôt prise en charge sur le plan sanitaire par l’ONG internationale Merlin.

 

15 chefs de centres des formations sanitaires de la localité poursuivent ce mercredi 4 août 2010, une formation pour cette cause.

 

Selon Norbert Yando, responsable de l’ONG Merlin, interrogé par Radio Ndeke Luka, c’est une réponse apportée suite une enquête (réalisée en septembre 2009) sur la malnutrition que connaissent ces enfants dans la région.

 

La formation prend fin le vendredi 6 août 2010.

 

NDLR : Aucune région de la RCA n’est épargnée par le fléau de la malnutrition et de la famine qui sont à l’état d’endémie. C’est le résultat de sept années de gestion des affaires du pays par Bozizé et sa clique de pitres au pouvoir, politique et gestion faites de racket des diamantaires, des éleveurs de bétail, des agriculteurs, d’un manque total de politique agricole et de prédation de toutes sortes.heureusement qu'il y a quelques ONG pour soulager certaines familles mais la présence des ONG ne saurait se substituer à l'incompétence, aux graves manquements et aux responsabilités régaliennes d'un Etat . 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:42

 

 

Nous publions ci-dessous une intéressante, froide et très positive réflexion que nous a fait parvenir l’auteur qui la soumet à tous les fils de ce pays baptisé par celui-là même qui l’a proclamé le 1er décembre 1958, République centrafricaine. L’indescriptible état de délabrement avancé qu’il connaît aujourd’hui, cinquante ans après la proclamation de son indépendance le 13 août 1960, doit pousser tous les Centrafricains à se poser des questions sur l’héritage que son Fondateur, Barthélemy Boganda leur a légué. Ils ne doivent pas être si fiers d’eux que cela, au regard des tristes données socio-économiques et des paramètres sanitaires dont la RCA détient aujourd’hui les pires records.

 

L’auteur lance un appel pour un véritable sursaut patriotique, bien différent de celui qui a porté un certain François Bozizé au pouvoir avec les terribles résultats qu’on a enregistrés après sept années d’une mauvaise gouvernance qui se passe de commentaires et qui devrait en principe dissuader toute prétention de l’intéressé à vouloir se succéder encore à lui-même comme il compte le faire. Le rêve dont il est question ici est comparable à celui de Boganda et qui a sans doute été à l’origine de ses fameux cinq verbes qu’il aimait tant conjuguer et qui étaient toute sa philosophie et son ambition politiques pour la République centrafricaine qu’il a portée sur les fonts baptismaux à savoir : nourrir, soigner, éduquer, loger, vêtir.

 

C’est triste à dire mais le bilan de cinquante ans d’indépendance est un véritable échec pour la République centrafricaine. A qui la faute ? Quelles en sont les raisons ? Que devons-nous faire ? C’est à tout cela que Jean-Baptiste Koba nous demande d’exercer notre sagacité. D'aucuns verraient dans ce texte un avant goût pour la création d'un énième parti politique sur l'échiquier national ou  en l'auteur quelqu'un qui voudrait se lancer en politique aux prochaines élections. Peu importe car il faut bien savoir poser les bonnes questions avant de chercher à y apporter les réponses idoines. C'est en cela que cet article mérite de retenir l'attention de tous les Centrafricains et leurs amis de par le monde.   

 

Prosper N'DOUBA 

 

Directeur de Publication de C.A.P         

 

 

 

Boganda lisant un discours à Brazzaville

 

Barthelémy Boganda proclamant la République centrafricaine

 

 

Pour une révolution de nos valeurs

 

En ce 50ème anniversaire de l’accession à notre indépendance, il est important de nous rappeler que le 29 Mars 1959, Barthélemy Boganda nous laissait pour héritage la République Centrafricaine.

 

En brandissant l’étendard de l’émancipation de l’Afrique, Barthélemy Boganda a profondément marqué de son empreinte l’histoire de notre pays et de notre continent.

Barthélemy Boganda a su montrer à la fois un dévouement total à la cause de son peuple, et une inflexible détermination. Il a su défendre notre honneur et notre liberté. Il incarne, par la force de ses convictions, un modèle pour chacun d’entre nous. Il demeure à jamais  notre plus grand héros.

 

Barthélemy Boganda avait un rêve. Le rêve d’une nation unie,  animée des valeurs de dignité, de travail et de respect de chacun. C’est ce rêve qui a nourri les espoirs de nos grands-parents, de nos mères et de nos pères. Comme tous les Centrafricains de leur génération, ils  envisageaient l’avenir avec confiance et croyaient d’une foi inébranlable au progrès. C’est ce rêve qui a également inspiré les grandes figures de notre histoire. Des hommes et des femmes, au dévouement exemplaire, qui ont su honorer avec passion notre pays. C’est ce rêve qui continue de vibrer en chacun de nous. Et c’est encore ce rêve qui inspire les jeunes générations lorsque, dans les cours de nos écoles, des filles et des garçons entonnent notre chant national, La Renaissance.

 

Forts de cet héritage, nous pouvions prétendre à un avenir radieux. Nous pouvions croire en la promesse de Boganda. La promesse de l’unité nationale, la promesse du développement, la promesse de la démocratie.

 

Mais qu’avons-nous fait de cet héritage ?

 

50 ans RCA 2010

 

Aujourd’hui, plus que jamais, le rêve et les promesses de Barthélemy Boganda sont menacés. L’enthousiasme qui a salué la naissance de notre pays s’est progressivement mué en la plus amère des désillusions. La République Centrafricaine nous apparaît désormais comme une idée morte, un rêve contrarié par des décennies d’échecs et de violences. Aujourd’hui, notre pays s’interroge et doute au plus profond de lui-même face à l’impuissance de l’Etat, une insécurité persistante, une pauvreté généralisée, une aggravation de la situation économique et l’incapacité de notre classe politique à proposer de vraies solutions. Aujourd’hui, nous vivons la crise politique la plus grave de notre histoire. L’incurie de nos dirigeants et le tribalisme politique ont plongé notre pays dans un cycle permanent de rébellion et d’instabilité. Aujourd’hui, notre pays présente tous les signes d’un découragement profond. Ce découragement constitue une vraie menace pour chacun d’entre nous, pour notre pays et notre démocratie.

 

Ce découragement, nous le voyons chaque jour à travers nos compatriotes qui, toujours plus nombreux, recherchent désespérément un réconfort spirituel dans nos églises, mosquées et temples. Nous le voyons chaque jour à travers nos enfants qui ont cessé de croire aux vertus de l’école. Nous le voyons chaque jour dans nos familles, au sein desquelles la solidarité n’est plus qu’un vain mot. Nous le voyons chaque jour à travers le désespoir d’une jeunesse désoeuvrée, en proie à la misère et à l’absence d’avenir. Nous le voyons chaque jour face à la corruption morale de notre pays et de notre vie politique. Chacun l’aura compris, notre pays souffre, notre pays n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. Un pays fatigué de lui-même, fatigué de ses drames, fatigué des querelles de ses fils. Un pays en totale déliquescence.

 

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Que pouvons-nous faire ?

 

Il nous faut dès à présent revenir aux valeurs et aux principes de nos aînés. Des valeurs auxquelles nous n’aurions jamais dû renoncer. Nos valeurs traditionnelles. Les valeurs de la famille. Ces valeurs, ce sont celles de la Liberté, de la responsabilité, de l’épanouissement de la personne humaine, de la sollicitude, de la confiance, de l’honnêteté, de la justice, du travail et de la solidarité. Elles sont à l’image du récit fondateur du Centrafrique. Elles nous seront indispensables pour la reconstruction et la cohésion de notre pays.

 

Il est essentiel et urgent de placer la famille au cœur de nos préoccupations. Au cours de ces dernières années, nous avons observé une amplification des effets de la pauvreté au sein des familles centrafricaines. Le chômage chronique, la misère, ont fait perdre aux chefs de famille la dignité, l’autorité et plus grave encore tout sens des responsabilités et de la discipline. Nos mères, nos épouses, nos filles et nos sœurs sont, bien souvent, les seules à porter le poids du foyer dans des conditions morales inacceptables et révoltantes. Quant à l’avenir de nos enfants, il est tout simplement sacrifié par l’effondrement de l’école publique, la faillite de notre système de santé et notre incapacité à pouvoir les nourrir et les élever. Oui, Il est temps de comprendre que notre pays a besoin d’une révolution des valeurs. Une révolution générale de nos valeurs au profit de ce qui constitue le socle de notre nation.

 

Une véritable révolution de nos valeurs réaffirmera l’indissociable lien entre la famille et la nation. Il n’est de meilleur instrument que la famille pour promouvoir les valeurs du travail, de responsabilité, de discipline, de solidarité et de citoyenneté. Il n’est de meilleur environnement que la famille, tant pour élever nos enfants, que pour protéger les plus faibles et les plus âgés d’entre nous. Il n’est de nation forte sans famille forte.

 

Une véritable révolution de nos valeurs sera cette nouvelle aube du retour de l’Etat. Un Etat à nouveau vertueux et soucieux d’agir dans l’intérêt de tous, dans l’intérêt de notre nation. Un Etat responsable, protecteur, juste, équitable et efficace. Un Etat à l’écoute des Centrafricains et de leurs valeurs essentielles. 

 

Une véritable révolution de nos valeurs sera ce moment salvateur où nous prendrons enfin conscience  que nous constituons tous ensemble une seule communauté, une seule famille, un seul pays. Le combat quotidien de nos compatriotes contre la malnutrition, la famine et l’insécurité sera notre combat. L’avenir d’un nouveau-né à Paoua, M’Baïki ou Obo sera notre avenir. La misère d’un retraité à Bangui sera notre misère. La souffrance des femmes, face à la violence qui leur est faite sera notre souffrance. Le désespoir de nos compatriotes déplacés sera notre désespoir.

 

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Jamais dans l’histoire de l’humanité une nation n’a pu survivre sans être solidement et durablement ancrée dans des valeurs et des principes. Nous ne survivrons qu’à la condition de construire la société centrafricaine autour d’exigences fortes. Des exigences à l’égard de nous-mêmes, mais également à l’égard de nos institutions. En cette veille d’échéances électorales, Le temps est venu, non pas de choisir un homme, un parti, un clan, une quelconque idéologie ou de vains slogans, mais de nous interroger sur le pays que nous voulons construire et la direction dans laquelle nous voulons le  mener.

 

Il n’est pas trop tard. Notre destin est entre nos mains. Notre pays est ce ventre encore fécond d’où peut surgir l’espoir. La République Centrafricaine n’est pas un vain projet. En dépit des difficultés actuelles, le projet centrafricain reste et demeure l’expression  d’une ambitieuse et audacieuse volonté. La volonté de nos aînés, des hommes et de femmes qui avaient le sens de l’histoire, et qui choisirent, il y a 50 ans, d’être maîtres de leur destin.

 

Retrouvons ces valeurs qui firent la noblesse de leur combat et la grandeur de notre nation. À notre tour d’écrire une nouvelle page de notre histoire. Soyons la génération de la reconquête, la reconquête du rêve de Boganda. Notre rêve à tous, le rêve centrafricain.

 

 

Jean-Baptiste Koba

jbkoba@hotmail.com

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:36

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Communiqué du Collectif des Officiers Libres

Appel à la Marche Nationale pour la Restauration de la Démocratie en République Centrafricaine.

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Déclaration du Capitaine Joachim KOKATE, Commandant en Chef du Collectif des Officiers résistants au dictateur, le Général François BOZIZE, à l’attention des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et de la Nation.

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Notre rôle dans l’Armée Nationale est de défendre la population, le territoire et le gouvernement en cas de menace extérieure. Mais actuellement, en République Centrafricaine, le Général François BOZIZE, nous utilise conte la population, à tuer nos propres compatriotes, parents, frères et sœurs pour défendre sa dictature.

Je déclare que : « Cette mission n’est pas la notre et qu’il faut immédiatement mettre un terme à ça ! »

Le Collectif des Officiers Résistants à la dictature du Général François BOZIZE, sous mon commandement, rejoint, ce jour le 04/08/2010, la Coordination de la Marche Nationale pour la Restauration de la Démocratie Centrafricaine de la C.P.J.P. (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) aux côtés du Docteur Bevarrah LALA.

Je lance également cet appel à nos frères d’armes qui ont accompagné le Général François BOZIZE dans sa rébellion et qu’il a trahi afin qu’ils nous rejoignent. D’ores et déjà, parmi les militaires Forces Armées Centrafricaines (FACA) venus en France le 14 juillet, certains ont déserté pour cause de maltraitance et sont avec nous ! Suivez leur exemple !

Je demande à mes frères d’armes de ne plus soutenir le Dictateur François BOZIZE et d’aller au front à nos côtés, de  soutenir notre marche en prenant leurs responsabilités.

La Patrie ou la Mort, Nous triompherons des Forces du Mal !

Le Porte Parole du Collectif des Officiers Libres.

Le Commandant en Chef.

Fai le mercredi 4 août 2010.

Capitaine Joachim KOKATE.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:12

 

 

bossangoa

 

  

Le bilan ici brièvement esquissé des cinquantes années "d'indépendance" est plutôt honteux pour ces pays et leurs dirigeants successifs. Celui de la République centrafricaine est franchement chaotique et consacre en réalité à ce jour, une cruelle régression. Malgré ses nombreux atouts et ses immenses richesses naturelles, la RCA est classée parmi les pays pauvres les moins avancés. Son rang (179 sur 182) à l'indice de développement humain du PNUD en dit long sur l'état de délabrement qu'il a atteint depuis cinquante ans de prétendue indépendance. Il est confronté à un vrai défi de génération de ses leaders et dirigeants dont la médiocrité, la propension à la prédation et le manque d'ambition noble et de volonté politique à développer le pays, semblent constituer l'une des explications majeures au triste sort de ce pays qui détient actuellement presque tous les pires records socio-économiques et sanitaires. 

Rédaction C.A.P

 

 

Forum

 

Thierry VIRCOULON Directeur Afrique centrale de l'International Crisis Group (ICG)

Vu du centre de l'Afrique - Tchad, République centrafricaine (RCA) et RD Congo-, le cinquantenaire des indépendances est un anniversaire à l'envers: on en parle davantage à Paris et Bruxelles qu'à N'Djamena, Bangui et Kinshasa. Sans doute parce que, en Europe, il s'agit avant tout de gérer des diasporas turbulentes et une relation bilatérale devenue épineu­se tandis que, dans les capitales africaines, il s'agit d'éviter à tout prix le droit d'inventaire.

Dans deux de ces trois pays, depuis 1960, le PIB par habitant a reculé: en cinquante ans, il a chuté 'de 324 à 93 dollars [72 euros, NDLR] en RD Congo et de 355 à 231 dollars en RCA. Seul le Tchad, grâce à sa récente manne pétrolière, échappe de peu à cet appauvrisse­ment durable en augmentant son PIB de ... 33 dollars (285 dollars aujourd'hui, contre 252 dollars en 1960). Une progression qui doit néanmoins être remise dans son contexte: alors que le pays engrange les pétrodol­lars depuis le début du siècle (plus de 4,3 milliards de dollars entre 2003 et 2008), il reste caractérisé par un taux de pauvreté de 59 %, un taux d'alphabétisation de 26 % et une malnutrition qui touche un tiers des " enfants de moins de 5 ans.

L'économie centrafricaine, dominée par l'informel, l'agriculture de subsistance et la perfu­sion de l'aide européenne, fonctionne sur le mode de la survie. Tout comme la RD Congo, qui occupe le 176 ème rang sur 182 dans le classement de l'indice de développement humain (2009), la RCA a vu la nature reprendre ses droits sur les infrastructures essentiel­les (routes, réseaux d'eau et d'électricité), faute d'entretien et d'investissements. Depuis l'indépendance, le parcours économique de ces pays n'a pourtant pas été linéaire: à une période de croissance dans les an­nées 1960 et 1970 ont succédé le déclin puis l'effon­drement économique pur et simple.

CETTE TRAJECTOIRE POUR DES PAYS RICHES en ressources naturelles démontre que la pauvreté de masse n'est pas l'œuvre du destin, mais le résultat logique de décennies de mauvaise gouvernance. En cinquante ans ont alterné dictatures « kleptocratiques » de lon­gue durée, coups d'État à répétition, déstabilisations croisées et guerres civiles instrumentalisées. En RCA, depuis la proclamation de l'indépendance, le nombre de coups d'État réussis (quatre) est supérieur au nombre d'élections. La RD Congo a connu les premières  élections au suffrage universel de son histoire en 2006. Le Tchad, la RCA et la RD Congo ont tous connu leur « épopée du désordre », plus ou moins longue et meurtrière. Ces turbulences politiques ont déstructuré l'État et généré des zones grises difficiles à résorber.

Dans l'Elst du Tchad et dans celui de la RD Congo se combinent, en un cocktail explosif, trafics en tous genres, conflits socio-économiques et velléités insurrectionnelles. La RCA est davantage un territoire qu'un État et, malgré la présence de contingents des Nations unies, de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et de l'armée ougandaise, la sécurité n'y est toujours pas garantie. L'enracinement de l'insécurité est tel que la mutation officielle des rebelles en bandits (initialement des bandits mués en rebelles) suffit à la communauté internationale pour parler de « stabilisation ».

CONFRONTÉS À UNE OBLIGATION de commémoration, les gouvernants pratiquent, comme à l'accou­tumée, l'évitement. Le gouvernement congolais a résolument opté pour une fête des dirigeants et non pour une fête du peuple, lequel se trouve cantonné au rôle que lui assigne généralement le pouvoir en pleine autocélébration: celui de spectateur admiratif et gardé à distance. Du passé, il n'a guère été question, sauf à Bruxelles, où quelques avocats veulent relancer la recherche des assassins de Lumumba, un demi-siècle plus tard. Du présent, il n'a pas été question non plus. La famille de Floribert Chebeya, dirigeant de la principale ONG congolaise de défense des droits de l'homme, retrouvé mort début juin après avoir été convoqué par le chef de la police, a été priée de se faire oublier. Finalement, à Kinshasa et ailleurs, c'est l'indifférence du peuple pour ces célébrations officielles qui a été le meilleur indicateur du climat politique cinquante ans après l'indépendance.

 

JEUNE AFRIQUE N° 2586 DU 1ER AU 7 AOÛT 2010

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:02

 

 

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La Maison-Blanche Bureau du secrétaire de presse Le 3 août 2010

 

(Début de la transcription)

 

Bon après-midi, tout le monde. Bienvenue à la Maison-Blanche et bienvenue aux États-Unis d’Amérique. Je souhaite la bienvenue aussi à nos amis du Ghana, bien qu’ils nous aient coupé l’herbe sous le pied à la Coupe mondiale de football. (Rires) Où êtes-vous ? Là ? C’est vrai, on a failli gagner. Le Ghana, nous vous donnons rendez-vous en 2014. (Rires)

 

C’est pour moi un insigne privilège de vous accueillir au Forum des jeunes leaders africains. Vous êtes venus de près d’une cinquantaine de pays. Vous reflétez la grandeur de l’histoire et de la diversité qui définit le continent. Vous vous êtes déjà distingués en étant des leaders – dans la société civile, le développement, les milieux d’affaires et les groupes confessionnels ; un avenir extraordinaire vous attend.

 

De fait, vous représentez l’Afrique qui est trop souvent passée sous silence, les progrès impressionnants qu’ont réalisés beaucoup d’Africains et votre potentiel illimité au XXIe siècle.

 

J’ai convoqué ce Forum pour une raison bien simple. Comme je l’ai dit l’année dernière à Accra, je ne vois pas dans l’Afrique un monde à part ; je vois dans l’Afrique une partie fondamentale de notre monde interconnecté. Qu’il s’agisse de créer des emplois dans une économie mondiale, de dispenser un enseignement ou des soins de santé, de combattre les changements climatiques, de s’opposer aux extrémistes violents qui n’ont rien d’autre à offrir que la destruction ou de promouvoir des modèles de démocratie et de développement qui ont fait leurs preuves – pour tout cela, le monde a besoin d’une Afrique forte, autonome et prospère. Le monde a besoin de votre talent et de votre créativité. Nous avons besoin de jeunes Africains qui se lèvent et font changer les choses, non seulement dans leurs propres pays et aussi de par le monde.

 

Les États-Unis veulent être votre partenaire. Je suis heureux que ma secrétaire d’État, Mme Clinton, vous ait déjà parlé et que des leaders de l’ensemble de mon gouvernement qui s’emploient jour après jour à approfondir nos partenariats se soient joints à nous.

Je ne saurais imaginer un moment mieux choisi pour ce rassemblement. Cette année, les peuples de dix-sept nations à travers l’Afrique subsaharienne célèbrent cinquante ans d’indépendance. Quelle que soit la mesure retenue, l’année 1960 fut une année extraordinaire. Du Sénégal au Gabon, de Madagascar au Nigéria, les Africains étaient en liesse dans les rues – ils baissaient les drapeaux étrangers et hissaient le leur. En l’espace de douze mois remarquables, près du tiers du continent a accédé à l’indépendance – un soubresaut d’autodétermination qui finit par déboucher sur la célébration de « l’année de l’Afrique ». Après une longue attente, les Africains étaient libres de tracer leur voie, de forger leur destinée.

 

Certes, l’année 1960 s’est révélée mémorable pour une autre raison. Ici, aux États-Unis, ce fut l’année où un candidat à la présidence eut l’idée de proposer que les jeunes Américains consacrent une année ou deux de leur vie à servir le monde à l’étranger. Le candidat s’appelait John F. Kennedy, et son idée allait donner naissance au Corps de la paix – l’un de nos merveilleux partenariats avec le monde, y compris l’Afrique.

 

Mais bâtir une nation est une noble tâche qui n’en finit pas. Ici, aux États-Unis, plus de deux cents après notre indépendance, nous n’arrêtons pas de parfaire notre union. À travers l’Afrique aujourd’hui, on ne peut nier les difficultés auxquelles tant de gens se heurtent au quotidien – pour nourrir leurs enfants, trouver du travail, survivre un jour de plus. Et trop souvent, c’est la seule image de l’Afrique que voit le monde.

 

Mais aujourd’hui, vous représentez une vision différente – une vision de l’Afrique dynamique. Une Afrique qui met fin aux conflits d’antan, comme au Libéria, où, m’a dit la présidente Sirleaf, les enfants d’aujourd’hui « n’ont pas connu le bout du fusil et n’ont pas eu à prendre la fuite ». Une Afrique qui se modernise et qui crée des débouchés – l’agro-alimentaire en Tanzanie, la prospérité au Botswana, le progrès politique au Ghana et en Guinée. Une Afrique engagée dans une révolution des services mobiles à large bande qui pourrait bien transformer le quotidien des générations à venir.

 

Bref, c’est une Afrique capable de grandes réalisations – comme en témoigne le fait qu’elle a accueilli la plus grande manifestation sportive au monde. Nous félicitons nos amis sud-africains. Et si la finale a été disputée entre deux pays européens, c’est en fait l’Afrique qui a gagné la Coupe du monde, comme on l’a entendu dire.

 

Ainsi donc, une fois encore, l’Afrique vit un moment de promesse extraordinaire. Comme je l’ai dit l’année dernière, quand bien même ils ne revêtent pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, les défis d’aujourd’hui seront au bout du compte encore plus lourds de sens. Car c’est à vous, jeunes pétris de talent et d’imagination, qu’il va incomber de construire l’Afrique au cours des cinquante prochaines années.

 

L’avenir de l’Afrique appartient aux créateurs d’entreprises, tel le propriétaire d’une petite entreprise de Djibouti qui, naguère marchand de glaces, gère aujourd’hui un cabinet de comptabilité et fournit des conseils à d’autres entrepreneurs. Je veux parler de Miguil Hasan-Farah. Est-ce que Miguil est ici ? Le voilà. Ne soyez pas timide. Allez. (Applaudissements)

 

Tandis que vous vous affairez à créer des emplois et des débouchés, les États-Unis travailleront avec vous, en encourageant les échanges et les investissements dont dépend la croissance. Voilà pourquoi nous sommes fiers d’accueillir cette semaine le forum de l’AGOA afin d’élargir les échanges entre nos pays, et aujourd’hui d’ailleurs, je vais avoir des entretiens avec des ministres du commerce, du commerce extérieur et de l’agriculture venus des quatre coins de l’Afrique subsaharienne. Voilà pourquoi encore notre initiative historique en faveur de la sécurité alimentaire ne se borne pas à l’acheminement de vivres ; elle vise aussi à partager les nouvelles technologies et à accroître la productivité et l’autonomie de l’Afrique.

 

Personne ne devrait avoir à verser un pot-de-vin pour obtenir un emploi ou des services de base de la part d’agents publics. Dès lors, dans le cadre de notre stratégie de développement, nous mettons l’accent sur la transparence, la reddition de comptes et la présence de robustes sociétés civiles – car telles sont les réformes qui peuvent mobiliser un changement doué d’un pouvoir transformateur. L’avenir de l’Afrique appartient aussi à ceux qui s’attèlent à la tâche de concrétiser ce genre de transparence et sont appliqués à la mise en œuvre des mesures contre la corruption.

 

L’avenir de l’Afrique appartient à ceux qui prennent leur santé en main – telle la conseillère en matière de VIH/sida, venue du Malawi, qui aide d’autres séropositifs, comme elle, en partageant son témoignage – je veux parler de Tamara Banda. Où est Tamara ? La voilà. Merci, Tamara. (Applaudissements) Notre initiative en faveur de la santé mondiale dépasse le simple cadre du traitement des maladies : elle vise aussi à renforcer la prévention et les systèmes de santé publique en Afrique. Comprenez-moi bien : nous continuons d’accroître les fonds affectés à la lutte contre le VIH/sida, à un niveau sans précédent, et nous continuerons de faire tout le nécessaire pour sauver des vies et investir dans des avenirs plus sains.

 

L’avenir de l’Afrique appartient aussi aux sociétés qui protègent les droits de tous leurs habitants, en particulier des femmes, telle la journaliste ivoirienne qui se fait la championne des droits des femmes et des filles musulmanes – je veux parler d’Aminata Kane-Kone. Où est Aminata ? La voici. (Applaudissements) À vous et aux habitants de toute l’Afrique, je le dis : sachez que les États-Unis d’Amérique se tiendront à vos côtés dans votre quête de justice, de progrès, des droits de l’homme et de la dignité de tous.

 

Bref, l’avenir de l’Afrique appartient à sa jeunesse, y compris à une femme qui inspire les jeunes du Botswana avec son émission de radio, « The Real Enchilada » -- je veux parler de Tumie Ramsden. Où est Tumie ? Là - « The Real Enchilada ». (Applaudissements)

 

Tandis que vous poursuivez vos rêves – celui de faire des études, de trouver un emploi, de faire entendre votre voix, de mobiliser vos populations – l’Amérique veut appuyer vos aspirations. C’est pour cela que nous voulons donner aux jeunes Africains les moyens d’agir – en appuyant leur éducation et en multipliant les échanges éducatifs, comme celui qui a permis à mon père de venir du Kenya à l’époque où les Kényans rejetaient le colonialisme et tentaient de forger un nouvel avenir. Nous aidons à consolider les réseaux locaux de jeunes gens qui sont convaincus, comme on l’entend dire au Kenya de nos jours, que : « Yes Youth Can ! » « Yes Youth Can ! ». (Rires et applaudissements)

 

Bon, il s’agit d’un forum, c’est pourquoi nous avons consacré une partie du temps pour répondre à quelques questions. Je ne suis pas censé être le seul à parler. Je veux entendre ce que vous avez à dire et connaître vos objectifs et savoir comment nous pouvons être des partenaires capables de vous aider à les atteindre. Nous voulons que ce soit un commencement – le point de départ d’un nouveau partenariat et de nouveaux réseaux qui vont créer des débouchés pour des années à venir.

 

Mais je vais conclure en vous livrant ces quelques réflexions. Vous êtes les héritiers de la génération de l’indépendance que nous célébrons cette année. Grâce à leurs sacrifices, vous êtes nés dans des États africains indépendants. Et tout comme les réalisations d’il y a cinquante ans sont pour vous une source d’inspiration, le travail que vous faites aujourd’hui inspirera les Africains pendant des générations à venir.

 

Bon – je crois, Tumie, que vous aimez envoyer des tweets (Rire) Et Tumie a cité des paroles qui ont motivé un nombre incalculable de gens : « Si tes actions inspirent les autres à rêver davantage, à apprendre davantage, à faire davantage et à se dépasser davantage, alors tu es un leader. »

 

Donc, chacun d’entre vous qui êtes ici aujourd’hui, vous êtes un leader. Vous êtes une source d’inspiration pour les jeunes de votre pays. Vous êtes une source d’inspiration pour nous aux Etats-Unis. L’avenir est ce que vous faites de lui. Alors si vous continuez à rêver, continuez à travailler d’arrache-pied et continuez à apprendre et si vous n’abandonnez jamais, alors je suis confiant que vos pays et le continent tout entier et le monde tout entier en seront meilleurs.

À vous tous, je dis « merci beaucoup ». (Applaudissements)

 

(Fin de la transcription)

 

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 21:58

 

 

URNE EN BOIS

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Août 2010 12:31

 

L’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) s’aligne derrière la société civile pour les élections fixées au 23 Janvier 2011.

Cette réaction ce mercredi 4 août 2010, sur Radio Ndeke Luka, émane de Maka Gbossokoto, président de l’UJCA, suite au dernier décret présidentiel qui indique la nouvelle date des élections en Centrafrique.

Selon Maka Gbossokoto, les hommes politiques devraient arrêter leurs ronrons et aller aux urnes pour permettre aux centrafricains de souffler.

Pour la majorité présidentielle, par la voix de l’ancien ministre d’Etat et président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau  Cyriaque Gonda, cette date permettrait au gouvernement de réunir toutes les conditions pour ces consultations populaires.

C’est pour la 3ème fois que la date des élections présidentielles et législatives est fixée en Centrafrique. Ce scrutin a été initialement convoqué pour les 25 avril et 16 mai 2010.

 

NDLR : La perspective de cinq mois qui nous séparent de la nouvelle date du 23 janvier 2011 fixée unilatéralement par Bozizé semble a priori assez lointaine mais en même temps pas assez longue pour laisser du temps aux préparatifs d’élections crédibles. Rien n’indique cependant que la CEI pourrait réaliser en cinq mois ce que les gouvernements successifs  de Bozizé dont l’incompétence est la principale caractéristique, n’ont pas été capables de faire en cinq ans. La date des élections concerne d’abord a priori les partis politiques. En RCA, on affectionne tellement les mélanges de genre que tout le monde veut hélas faire de l’organisation des élections, son affaire propre. Il faut voir dans cette manifestation d’enthousiasme, la seule motivation d’en découdre avec le hors la loi et dépeceur Bozizé dont presque tous les Centrafricains ne veulent plus à la tête de leur pays, sa présence étant synonyme de pauvreté, de misère sans nom, de famine, de désolation et de régression nationale.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 14:17

 

 

Njawé

 

 

Blaise-Pascal Dassié Le Messager

Cris, bousculades, pleurs. L'arrivée, en provenance de Washington aux Etats-Unis, hier mardi 3 août 2010, de la dépouille du défunt directeur de publication et fondateur du journal Le Messager, au fret de l'aéoroport international de Douala, était un moment d'une grande intensité émotive. Famille, collaborateurs, confrères, amis et sympathisants, chacun, dans cette foule immense voulait vivre de visu, l'événement à la fois attendu et redouté. La marée humaine qui s'y donnée rendez-vous pour accueillir le corps du président de Free Media Group décédé le 12 juillet 2010 des suites d'un accident de la circulation au pays de Barack Obama, témoignait de la dimension de l'illustre disparu.

 

Vêtus pour la plupart de noir, hommes, femmes et enfants tenaient particulièrement à «être des témoins du retour de Pius Njawe». Dans une foule compacte qui portait le deuil, on pouvait apercevoir ses collègues directeurs de publication, des confrères, des ex-collaborateurs, Alex ou ses anciens compagnons tel Abodel Karimou «venus accueillir la dépouille d'un camarade».

 

A côté de ce beau monde, des dizaines d'illustres inconnus parmi les amis et connaissances et fidèles lecteurs du Messager semblaient tout aussi inconsolables. Comme le personnel du Messager, tous se sentaient un peu orphelins de ce départ subit. Les yeux en larmes et la mine triste, les collaborateurs de Pius N. Njawe qui s'accrochaient désespérément à un éventuel cauchemar pour refuser de regarder les choses en face ont finalement dû se rendre à l'évidence en acceptant l'implacable vérité : Pius Njawe est bel et bien mort.

 

Longue marche vers l'éternité

 

A 18 h 35' lorsque le vol Swiss international transportant dans sa soute, le corps sans vie de Pius N. Njawe se pose sur le tarmac de l'aéroport international de Douala, c'est l'hystérie collective : pleurs et lamentations fusent de partout. Sur les visages, la douleur est totale. « Le combattant vient d'atterrir » lance un membre de la corporation. Dans ce champ de lamentations, la chorale de la mission du Plein évangile « les chérubins de gloire » de l'assemblée de la Cité des palmiers à Douala, chante des cantiques d'adoration.

Presque débordées, les forces de l'ordre tentent de faire faire face à la marée humaine, chacun voulant absolument s'approcher du coffret dans lequel le cercueil transportant la dépouille du directeur de publication du Messager a été placé. Et se convaincre de l'effectivité du décès du pionnier de la liberté de la presse au Cameroun. Après quelques formalités d'usage, le cortège funèbre s'est finalement ébranlé vers l'hôpital Général de Douala où est prévue, jeudi 5 août à 10 h la levée de corps. La longue marche vers l'éternité vient de commencer pour Miaffeu Kwenkam III.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 01:38

 

 

Ziguele-pt.JPG

 

 

Suite à la date des élections présidentielle et législatives fixées à la hussarde et unilatéralement par Bozizé, le président du MLPC et son candidat à la présidentielle, Martin Ziguélé, exprime sa réaction sur Radio France Internationale au micro de Carine Frenk. Il déplore le fait que Bozizé ait fait les choses à l’envers car il a fixé tout seul la date du scrutin pendant que les différentes parties prenantes étaient encore en train de se concerter avec la commission électorale pour proposer un calendrier consensuel, créant ainsi artificiellement une controverse comme à son habitude.

  Rédaction C.A.P

 

RFI AFRIQUE : éditions de 20 h 30 et 00 h 30, heure de Paris du mardi 3 août 2010

 

Sonia Rolley RFI : Le principal parti d’opposition centrafricain le MLPC accepte le nouveau calendrier électoral mais reproche tout de même au président François Bozizé d’avoir décidé unilatéralement la date des élections. Ecoutez l’ancien Premier Ministre Martin Ziguélé le candidat du MLPC à cette élection présidentielle.

Martin Ziguélé : La procédure a été inversée et c’est cela que nous reprochons au pouvoir mais sinon nous prenons acte de la date et nous pensons qu’à partir du moment où nous avons un repère, les craintes que nous avions sont résolues, il faut absolument que le processus se fasse de manière consensuelle jusqu’aux élections.

Carine Frenk RFI : Plus question de boycotter cette élection ?

Martin Ziguélé : Le MLPC n’a jamais évoqué de boycott des élections. Nous avions dit que nous ferons acte de candidature aussi bien aux législatives qu’aux présidentielles dès que nous aurions l’assurance que le processus est crédible. Nous demandons 1°) : un recensement électoral intégral. 2°) Si la volonté de la majorité est d’informatiser les listes électorales, il faut qu’elles le soient suite à un appel d’offre ouvert. 3°) Il faut que sur le processus de la sécurité, nous avancions suffisamment pour que et les candidats et les électeurs puissent se déplacer et aller aux urnes sur toute l’étendue du territoire national. Nous voulons des élections à la fois crédibles, à la fois nationales et à la fois sécurisées.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:44

 

 

Obama-avec-les-jeunes-Africains.jpg

 

WASHINGTON (AFP) - 03.08.2010 21:21 - Barack Obama a exhorté mardi les jeunes Africains à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s'est selon lui accrochée au pouvoir, à l'exemple du Zimbabwéen Robert Mugabe qu'il a durement critiqué.

Pour célébrer le 50e anniversaire de l'accession à l'indépendance de 17 pays d'Afrique sub-saharienne, les autorités américaines, plutôt que de réunir des chefs d'Etat ou de gouvernement, avaient convié 115 jeunes à la Maison Blanche pour discuter avec M. Obama de "leur vision de l'Afrique pour les 50 ans à venir".

 

Recevant à la Maison Blanche plus d'une centaine de jeunes Africains pour un forum à l'occasion du demi-siècle des indépendances africaines de 1960, M. Obama a exprimé l'espoir que "certains d'entre vous deviendront un jour dirigeants de vos pays".

 

"Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents se battaient pour l'indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu'ils étaient pour la démocratie", a rappelé le président lors d'une séance de questions-réponses avec ces jeunes.

 

"Et ce qui s'est produit, c'est que lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites +j'ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place+".

 

"Et c'est comme cela que l'on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants. Et bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d'avenir et de promesses, sont devenus ce qu'ils avaient combattu", a regretté M. Obama, en citant en exemple la démocratie américaine, "dans laquelle les institutions sont plus importantes qu'un individu".

 

"Et cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits, nous avons aussi beaucoup de problèmes", a reconnu le président, tout en estimant que "vos pays doivent aussi prendre confiance dans le processus démocratique".

 

Pour célébrer le 50e anniversaire de l'accession à l'indépendance de 17 pays d'Afrique sub-saharienne, les autorités américaines, plutôt que de réunir des chefs d'Etat ou de gouvernement, avaient convié 115 jeunes à la Maison Blanche pour discuter avec M. Obama de "leur vision de l'Afrique pour les 50 ans à venir".

 

Et à l'occasion d'une question posée par un ressortissant du Zimbabwe, M. Obama s'en est pris au président Robert Mugabe, 86 ans dont 30 au pouvoir.

"J'ai le coeur brisé quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe. Mugabe est un exemple de dirigeant qui est arrivé (au pouvoir) en tant que combattant de la liberté, et je vais être très brutal: il ne sert pas bien son peuple, c'est mon opinion", a-t-il indiqué.

 

En écho au discours qu'il avait prononcé lors de sa jusqu'ici seule visite en Afrique noire en tant que président, en juillet 2009 au Ghana, M. Obama, né aux Etats-Unis de père kényan, a répété que "la bonne gouvernance est au coeur du développement".

 

Réaffirmant que "le destin de l'Afrique sera déterminé par les Africains", il s'est néanmoins engagé à "faire en sorte que vos voix soient entendues pour que vous puissiez saisir ces opportunités".

La rencontre de mardi s'effectuait au premier jour d'une conférence de trois jours à Washington réunissant ces jeunes Africains "dirigeants de la société civile et du secteur privé", et organisée par le département d'Etat.

Avant M. Obama, la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait elle aussi exhorté ces jeunes à confier plus de pouvoir aux citoyens.

 

"Nous sommes à la recherche de dirigeants qui savent que le fait de donner plus de pouvoir aux citoyens est dans l'intérêt de tous", a dit Mme Clinton

 

Dans le monde actuel, "un pouvoir basé sur un rapport hiérarchique allant du sommet à la base n'est plus tenable", a-t-elle poursuivi.

 

© 2010 AFP

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:26

 

 

Dadis-et-Toumba.jpg

 

 

03-08-2010 - Le chef de la junte militaire guinéenne, Dadis Camara a démenti l’information selon laquelle il aurait déménagé à Bamako, la capitale malienne, depuis plus de trois semaines dans une interview accordée au quotidien privé guinéen, La République.

Dans sa dernière parution, ce journal barre à sa Une en gros caractères : Interview de Dadis : "C’est archi- faux, je ne suis pas à Bamako ", avec sa photo où on peut le voir assis, le menton posé sur ses mains croisées et le regard tourné ailleurs.

A la question de savoir s’il réside toujours à Bamako, comme annoncé par la presse, Dadis Camara répond que c’est "archi- faux" et "ce n’est pas réel "

"Je suis à Ouagadougou à l’heure où je vous parle.... ce genre de rumeur est de nature défavorable. C’est comme si je ne suis pas bien entretenu à Ouagadougou. Cependant, je suis bien entretenu" a-t-il indiqué.

Questionné sur son intention de venir s’installer un jour ou l’autre au Mali, il déclara : "Rien ne m’a été dit encore officiellement. Pour le moment, je suis à Ouagadougou".

Parlant de son éventuel retour en Guinée, Dadis Camara a dit que son plus grand souci est la tenue des élections libres, transparentes et crédibles.

"En ce moment, je suis fier de rentrer en Guinée, mais tant que le pays n’est pas sur une bonne voie, (...), je ne serais pas du tout à l’aise. Parce que c’est rentrer dans une situation que je ne souhaite pas" s’est-il défendu.

Parlant du second tour de la présidentielle guinéenne, Dadis Camara précise que les Guinéens devraient garder la sérénité, avant de préciser que ce n’est pas son devoir de donner une consigne de vote :

"J’apprécie les deux leaders, leurs programmes et pour le reste, c’est la population qui peut se déterminer" a-t-il signifié.

Moussa Dadis Camara est arrivé au pouvoir en décembre 2008, suite à un coup d’Etat.

Il réprimera une manifestation pacifique de l’opposition radicale hostile à sa candidature, le 28 septembre 2009 à Conakry.

Mais il sera victime d’une tentative d’assassinat physique. Le lendemain, il sera évacué au Maroc pour y subir des soins intensifs.

Suite à l’amélioration de son état sanitaire, il sera encore transféré au Burkina Faso, en janvier dernier.

A Ouagadougou, un accord de sortie de crise en Guinée avait été signé le 15 Janvier 2010, prévoyant entre autres le maintien en convalescence de Dadis au Burkina Faso et le passage du pouvoir à son intérim, Sékouba Konaté.

 

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