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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:03




Centrafrique : Ziguélé-Patassé, la guerre des chefs

Jeune Afrique 03/11/2009 10:48:46  Propos recueillis par Georges Dougueli

 

L’ancien Premier ministre de Centrafrique, Martin Ziguélé, âgé de 52 ans, a été désigné, à la mi-juin, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) pour le scrutin présidentiel de 2010. Mais l’ancien président Ange-Félix Patassé n’est pas d’accord.

Jeune Afrique: Pourquoi Ange-Félix Patassé vous dispute-t-il le leadership du parti?

Martin Ziguélé: Il veut rester un acteur politique majeur, et c’est très bien. Mais, pour nous, il n’y a pas matière à polémique. Nous ne nous disputons pas le parti. Car la situation est claire. J’ai été désigné candidat à la présidentielle par les instances du MLPC lors d’un congrès conforme aux statuts. Il faut respecter les décisions du parti. 

Est-ce que vous prenez au sérieux sa menace de convoquer un congrès extraordinaire pour invalider votre candidature?

Le droit est de notre côté. Pour autoriser le congrès qui m’a élu, le ministre de l’Intérieur avait exigé que les différentes tendances opposées s’accordent. Ce qui a été fait. Mais, à la fin des assises, des partisans de Patassé ont attaqué les résolutions devant les tribunaux. Ils ont été déboutés. Ils tentent maintenant une manœuvre dilatoire en introduisant un sursis à exécution devant la Cour de cassation. En toute logique, l’administration ne devrait donc pas autoriser un nouveau congrès convoqué par Patassé. 

Comment réagirez-vous si le pouvoir décide de l’autoriser?

Son retour à Bangui est déjà une initiative du pouvoir. En conséquence, nous n’excluons pas une manœuvre politicienne de cette nature. D’autant que le ministre de l’Intérieur laisse ses partisans tenir des réunions publiques, en dépit des décisions de justice qui leur ont été notifiées. Il n’est pas sage de favoriser la division de notre parti pour l’affaiblir. Personne n’y gagnera. 

Mais Patassé tient à se représenter à la présidentielle…

Il en a le droit. Il peut en effet se présenter en indépendant ou pour le compte d’un autre parti. Mais il est exclu qu’il le fasse au nom du MLPC. J’insiste sur le fait que notre parti a pris des décisions. Pour nous, c’est une polémique qui n’a pas de sens. 

Envisagez-vous de dialoguer avec lui?

On verra bien. Mais nous ne cautionnerons certainement pas une démarche exigeant du parti qu’il fasse machine arrière sous la pression d’un seul individu. Pour l’instant, nous ne nous parlons pas.

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:56




 

A peine quarante huit seulement après le retour de Patassé à Bangui, ce qui ne faisait jusqu’ici que l’objet de supputations et de conjecture semble se vérifier à savoir : selon un contrat secret entre eux, Patassé devrait rouler désormais pour le compte de Bozizé en semant le maximum de zizanie au sein de son ancien parti le MLPC, maintenant dirigé par Martin Ziguélé qui a été désigné en juin dernier comme l’unique candidat de ce parti aux prochaines élections présidentielles de 2010.

En effet, selon des informations dignes de foi d’une source souhaitant garder l’anonymat et ayant pris part à une réunion tenue dimanche matin dernier au quartier Boy-Rabé par la clique des Gbaya partisans purs et durs de Bozizé, l’actuel député KNK du 4ème arrondissement de Bangui, Edouard Patrice Ngaïssona y aurait déclaré que c'est eux (ndlr : les tenants du pouvoir) qui auraient décidé de faire rentrer au pays l’ex président Ange Félix Patassé mais c'était convenu qu'il venait pour soutenir Bozizé afin de diviser davantage le MLPC pour affaiblir son candidat Martin Ziguélé. Sa déclaration de candidature depuis Lomé est de ce point, considérée comme une violation du contrat qui les lie et cela les rend furieux.

Toujours selon nos sources, ils (ndlr : la clique au pouvoir) vont sommer Patassé ces jours-ci de soutenir publiquement Bozizé faute de cela, ils vont le livrer à la CPI. Terrible chantage ! Depuis son retour, même les affidés locaux de Patassé n'ont pas accès à lui à cause du dispositif sécuritaire renforcé autour de sa résidence du PK 11. Le premier cercle sécuritaire serait composé des éléments de la  Micopax, puis dans le second cercle, on trouverait des soldats de la Garde présidentielle de Bozizé  déguisés en FACA.

Notre source nous signale aussi que les durs des durs auprès de Bozizé sont désormais un certain Gbappé (ex-steward d'Air Afrique, ex-MLPC, ex-PAD, groupusculaire parti de Laurent Ngon-Baba, actuel ministre de la justice), qui a remplacé à la CEI pour le compte de KNK le Pasteur Louis Oguéré Ngaikoumon nommé ambassadeur au Cameroun, et qui est le Raspoutine du ministre de l’Administration du territoire Elie Ouéfio. Ce monsieur serait leur stratège en matière de fraude électorale. Bozizé et Ouefio l’écouteraient comme un Dieu. Ensuite, il y aurait également un certain Touazoumbona et un dénommé Zandanga, cadet de Bozizé et Trésorier Général de la CEI et non moins agent subalterne au trésor de son état.

C'est ce Zandanga qui serait chargé de recruter de force les cadres Gbaya dans leur nouvelle KNK pur qui devrait semble-t-il, changer d’appellation lors de leur prochain congrès prévu à Mbaïki le 14 novembre courant. Elie Ouefio disposerait d'un fonds d'action politique de plus de 400 millions de francs CFA mis à disposition par Bozizé pour les différents achats de conscience. Ils auraient ainsi déjà acheté l’ancien chef rebelle du MLCJ Abakar Sabone qui est aussi membre de la CEI et le marché continue, en visant les autres entités de la CEI, les responsables des comités locaux de la CEI, etc....

Si après le faux pasteur Joseph Binguimalet, la liste des membres de la CEI corrompus et achetés à coup de centaine de millions par Bozizé, doit ainsi s’allonger,  à quoi sert-il qu’il y ait encore des élections ? La CEI n’a que d’ores et déjà se réunir et déclarer Bozizé vainqueur des élections initialement prévues en 2010. On gagnerait du temps et économiserait beaucoup d’argent qui pourrait servir plus utilement ailleurs.

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 19:20




RCA : Les dessous du retour au bercail de l’ex président Ange Félix Patassé

Un coin du voile commence à se lever sur les conditions dans lesquelles l’ex président Patassé a subitement mis fin à son exil loméen et précipitamment quitté le Togo pour un autre séjour mouvementé de deux mois en Libye. Chose curieuse, en dehors du président de l’assemblée nationale togolaise Abbas Bonfoh, du fait de ses relations familiales avec la défunte épouse de Patassé Angèle, aucune autre personnalité officielle du Togo ne l’a reçu pour ses prétendus adieux. Aucun membre du gouvernement togolais, ni le premier ministre, et encore moins à plus forte raison le président Faure Gnassingbé.

A l’occasion du 40ème anniversaire de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, le colonel Moammar Khadafi avait tenu à inviter tous les Chefs d’Etat africains signataires de la Charte de création de l’Union Africaine à Syrte le 9 septembre 1999, qu’ils soient en fonction ou pas. C’est ainsi que plusieurs anciens Chefs d’Etat africains dont Ange Félix Patassé et autres Mathieu Kérékou, Joachim Chissano, Moussa Traoré, Goukouni Weddeye, ont été invités.

 C’est donc en sa qualité d’ancien Chef d’Etat centrafricain signataire de cette Charte qu’Ange Félix Patassé avait été invité mais lui, avait une autre idée derrière la tête. Il a demandé aux autorités libyennes de lui envoyer un avion pour son déplacement. Un avion est alors dépêché à Lomé et contre toute attente et à la grande surprise des Libyens, Patassé annonce avec fracas la fin de son exil togolais et son retour définitif au bercail via Tripoli. Il débarque alors à Tripoli avec toute sa famille (13 personnes) et tous ses bagages.

A l’issue des festivités du 40ème anniversaire de la Révolution de la Grande Jamahiriya, puisque le Guide recevait individuellement chaque invité après les cérémonies, il s’est présenté à l’audience avec la veuve du défunt Pr Simon Bédaya Ngaro qu’il présente au colonel Moammar Khadafi comme sa nouvelle épouse, et sollicite son appui financier pour les prochaines élections de 2010 en Centrafrique en prétextant que de nombreuses sollicitations lui parviennent du pays et que cette situation le contraignait à être candidat. De son côté sa compagne ex Mme Angéline Bédaya Ngaro va demander au leader libyen, une maison à Bangui et une voiture.

 Le colonel Khadafi demande alors à Patassé de ne plus chercher à revenir au pouvoir mais de se comporter comme un Père de la nation, en renonçant par conséquent à ses ambitions politiques et de rentrer au pays pour œuvrer pour la paix sans interférer dans la vie politique centrafricaine. Pour les dispositions pratiques à prendre pour son retour au pays, Khadafi recommande à Patassé de prendre attache avec ses proches collaborateurs. Après cet entretien, une enveloppe contenant une certaine somme d’argent, quelques dizaines de milliers de dollars US lui est remise. Khadafi promet aussi en outre, de remettre une voiture à la compagne.

Après cette entrevue, Ange Félix Patassé revient vers les collaborateurs de Khadafi avec de nouvelles exigences avant son retour :

- il voulait un avion spécial pour son retour à Bangui et des agents de sécurité libyens

- il voulait un avion et trois hélicoptères pour sillonner la RCA

 - il voulait enfin de l’argent pour sa future campagne électorale

 Les collaborateurs de Khadafi lui rappellent les conseils de ce dernier et s’en suit une vive discussion mais toutes les requêtes de Patassé sont purement et simplement rejetées. Les Libyens ne retiennent que le principe de mettre à sa disposition un avion pour le ramener à Bangui mais il n’est pas question de lui redonner de l’argent, ni des avions ni des agents de sécurité.
 
En réalité, le premier voyage pour Bangui était prévu le 22 octobre mais a dû être annulé par Patassé lui-même qui a prétexté que ses partisans à Bangui n’avaient pas fini les préparatifs de son retour. Le 28 octobre, veille de son retour annoncé, il a encore vainement insisté pour voir Khadafi afin de lui demander encore de l’argent mais une fin de recevoir lui est fermement opposée. Il est donc in fine, rentré bredouille à Bangui…

 Correspondance particulière à Tripoli

Dimanche 1 Novembre 2009

Source : lindependant-cf.com

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 18:58




 

Incontournables questions après le retour au bercail de Patassé


Le retour effectif au bercail de l’ex président Patassé permettra d’en savoir un peu plus dans les prochains jours sur l’attitude politique du président Bozizé à l’égard de ce dernier. Des questions difficilement contournables se posent qui appellent de promptes réponses. On a jusqu’ici prêté à Bozizé l’intention de coopérer avec la CPI si celle-ci décide de demander quelques comptes au commanditaire de l’intervention des troupes du MLC de Jean-Pierre Bemba en 2002 et 2003 en Centrafrique avec les dégâts que l’on sait. Le procureur Moreno Ocampo de la CPI doit également clarifier sa position à l’égard de l’ancien président Patassé. Emettra-t-il un mandat d’arrêt à son encontre ou pas ; voudra-t-il seulement l’entendre comme témoin dans le dossier Jean-Pierre Bemba ou non ? A ces questions, des réponses claires du parquet de la Cour Pénale Internationale doivent être apportées sans ambiguïté ces prochains jours afin d’édifier l’opinion. Cela pourrait aussi avoir d’évidentes conséquences sur le calendrier du procès de Jean-Pierre Bemba.

 

Un ministre d’Etat de Bozizé dans le collimateur de la justice




                         Anicet Parfait Mbay

Un juge d’instruction du pôle financier auprès du tribunal de grande instance de Bangui détient un dossier de malversation financière au niveau du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) impliquant le ministre d’Etat chargé des transports Anicet Parfait Mbay. Un proche du dossier déclare à notre rédaction que l’inculpation de Mbay ne dépend plus que de Bozizé qui doit signer le décret mettant l’intéressé à la disposition de la justice. On se demande donc ce qu’attend encore Bozizé à qui on prête également l’intention de procéder à un prochain remaniement gouvernemental avant d’entrer en campagne électorale. Toujours selon nos informations, Bozizé devrait semble-t-il, se séparer de deux importantes personnalités dont le ministre d’Etat Anicet Parfait Mbay qui est précisément dans le collimateur des juges et Cyriaque Gonda notamment. Pour ce dernier, les divergences politiques avec Bozizé ne sont plus un mystère. Elles porteraient sur les ambitions de l’actuel ministre d’Etat chargé de la Communication et de la Réconciliation nationale de briguer la présidence en 2015 afin de faire échec au funeste projet de Bozizé de voir son fils Jean Francis lui succéder au pouvoir.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 18:23



 

 

Source : Koaci.com  dimanche 1er novembre 2009

L’ancien président de la République Centrafricaine (RCA), est revenu dans son pays vendredi soir. Après plus de 5 ans d’exil. Il revient dans l’espoir de reconquérir le pouvoir qu’il a perdu en 2003 suite à un coup d’état de l’actuel président, le général Bozizé.

C’est un retour qui ne fait pas forcément plaisir. Non seulement, ce retour est de nature à agacer le président Bozizé qui est le tombeur de Patassé et dont le retour pourrait réveiller les vieux démons, mais aussi, c’est un come back qui devrait irriter l’ancien premier ministre Martin Ziguélé. Ce dernier ayant été investi par le congrès du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, parti de Patassé) comme candidat pour le scrutin présidentiel de 2010. Un choix bien sûr contesté par l’ancien président qui avait, après cette investiture, annoncé qu’il convoquerait un congrès extraordinaire de ce parti dès son retour à Bangui, la capitale de la RCA.

Les mécontents devront s’y faire car il est enfin à Bangui. L’avion ramenant l’ancien chef de l’Etat, qui regagne ainsi son pays après 6 années d’exil à Lomé au Togo, s’est posé à 19h 20 sur la piste de l’aéroport de Bangui M’poko "quadrillé pour l’occasion par un imposant dispositif de sécurité, qui a tenu à bonne distance les partisans d’Ange Félix Patassé ainsi que les curieux et les journalistes venus assister à l’évènement" selon l’agence centrafricaine de presse.

"Encadrée par des véhicules de la Force de maintien de la paix de la CEEAC (MICOPAX) et de la gendarmerie centrafricaine, une camionnette bleue nuit de marque japonaise a conduit l’ancien président à 11 km au nord de la ville de Bangui, dans un établissement religieux situé au pied de la colline du Bas-Oubangui qui surplombe la capitale centrafricaine et dont l’accès a été formellement interdit par les éléments de sécurité, au grand dam des journalistes et autres photographes" indique l’agence de presse.

Ce retour annonce des manoeuvres et batailles politiques en perspective. D’abord au sein du MLPC où l’ancien président devra ferrailler avec Martin Ziguélé pour le contrôle du parti. Ensuite, avec son tombeur, le général président François Bozizé dans l’optique de l’élection présidentielle de 2010 à laquelle il a l’intention de participer. A moins que des ennuis judiciaires ne se déclenchent contre lui. Comme ce fut le cas pour l’ancien président centrafricain Jean Bedel Bokassa qui fut arrêté et jugé pour trahison, meurtre, cannibalisme et détournement de fonds à son retour d’exil après son renversement.

Renversé par le général François Bozizé le 15 mars 2003 après près de 10 années à la présidence de la République Centrafricaine, Ange Félix Patassé a annoncé, en août dernier depuis le Togo, son intention de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle prévue pour mars-avril 2010.


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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 17:51




30-10-2009

Faustin-Archange Touadera, le premier ministre de Centre-Afrique en déplacement dans la région pour le 9ème forum Eurafric, n’a pas pu rencontrer les représentants locaux et territoriaux. C’était pourtant la personnalité la plus importante du forum.

Le premier ministre de Centre-Afrique est parti comme il est venu. Soit, quasi-incognito. Arrivé en France un jour plus tôt pour rencontrer la communauté Centrafricaine à Vaulx-en-Velin, en marge du forum, le chef de gouvernement a été accueilli par Michel Forissier, maire de Meyzieu, ville comptant à peine plus de 30 000 âmes. Pourtant, le maire de Lyon, le président du département, le président de la région et le préfet étaient au courant de sa visite. Faustin-Archange Touadera figurait parmi les éminences présentes au forum Eurafric pour l’eau et l’énergie, qui s’est tenu à la Cité internationale du 27 au 30 octobre. De plus, c’est un client potentiel pour les entreprises locales spécialisées dans ces domaines.

Loin de vouloir créer la polémique, le premier ministre centrafricain a simplement déclaré que son pays a « un défi à relever, celui de l’approvisionnement en eau et en énergie. Le forum est l’occasion de tisser des relations et de développer des partenariats pour combler notre déficit en matières énergétiques. Nous proposons ainsi de nombreux projets. La région Rhône-Alpes est riche d’une diversité industrielle et agricole qui pourrait nous permettre de mettre en valeur nos terres arables non exploitées et de réduire nos coûts en électricité. Nous avons aussi des ressources naturelles à transformer. Pour cela, il faut de l’énergie ». Il n’est pas venu en touriste, alors pourquoi les autorités locales et territoriales l’ont-elles snobé ?

Le chef du gouvernement Centrafricain, accompagné d’une délégation de sept personnes dont le ministre des PME et le ministre délégué aux énergies et à l’hydraulique, souhaitait rencontrer Gérard Collomb. Mais le maire de Lyon, qui connait pourtant bien l’Afrique et le protocole d’usage, a prétexté avoir un certain nombre d’impératifs avant de décliner l’invitation. « A Ouagadougou, et dans la plupart des pays où il s’est rendu, il a été reçu comme un roi » précise une source proche du sénateur-maire. Par ailleurs, aucun service de sécurité n’a été déployé à l’aéroport Saint-Exupéry, à l’arrivée de la délégation Centrafricaine comme au départ.


Abdelwahid Djaballah

 

Source : http://www.lyonmag.com/article/12423/pas-de-tapis-rouge-pour-le-premier-ministre-centrafricain

 
NDLR : En réalité, selon des informations dignes de foi, le premier ministre Faustin Archange Touadéra s'était surtout rendu à Lyon pour récupérer sa mère qu'il avait laissée chez un de ses parents pour des soins médicaux dans cette ville lors de son escale en France en partance pour représenter Bozizé à la dernière Assemblée Générale des Nations Unies à New York en septembre dernier. Véritable potiche et figurant dans le régime de Bozizé, les traitements humiliants qui  sont faits au premier ministre Touadéra ainsi que le nombre de couleuvres qu'on lui fait avaler, lui importent peu. C'est par un véritable accident de l'hisoire qu'il a été porté à la tête du gouvernement de la RCA par Bozizé. Il se fait fort aujourd'hui d'être le complice de ce dernier dans sa quête de rempilage en 2010.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 17:12




 

APA Bangui 31-10-2009 (Centrafrique) L’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé a regagné Bangui vendredi, après un exil de six ans à Lomé, au Togo, a constaté APA.

Le retour de Patassé s’est fait dans la discrétion. L’ancien président est arrivé à bord d’un vol spécial en provenance de la Libye qui s’est posé à 19h20 sur la piste de l’aéroport de Bangui M’poko qu’arrosait une pluie fine.

L’aéroport était quadrillé par un imposant dispositif de sécurité qui tenait à bonne distance les partisans de M. Patassé qui arboraient des tee-shirts à son effigie, ainsi que des badauds et des journalistes.

Une fois descendu de l’avion, l’ancien président a pris place à bord d’une voiture blanche. Suivi par un cortège des véhicules de la Force de maintien de la paix de la CEEAC (MICOPAX) et de la gendarmerie centrafricaine, la voiture a pris la direction d’un établissement religieux situé au pied de la colline du Bas-oubangui, à 11 km de Bangui.

C’est dans cet établissement que va d’abord résider M. Patassé qui fut renversé le 15 mars 2003, par un coup d’Etat fomenté par le général François Bozizé, son ancien chef d’état-major, devenu depuis lors le président de la République centrafricaine.



Centrafrique: l'ex-président Patassé de retour à Bangui

 

BANGUI (AFP) - vendredi 30 octobre 2009 - 22h19 – L’ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, exilé au Togo depuis 2003 et qui projette de participer à la présidentielle de 2010 dans son pays, est rentré vendredi à Bangui, a appris l'AFP auprès d'un de ses proches.

 

Vers 17H30 locales (16H30 GMT), "il est arrivé à bord du premier avion qui a atterri. Il a ensuite été conduit dans le salon d'honneur de l'aéroport", a affirmé à l'AFP Sosthène Nguetel, un proche de l'ancien président présent dans le salon.

 

La presse a été repoussée à environ un km de la zone aéroportuaire par un important dispositif sécuritaire composé de gendarmes et de militaires, a constaté un journaliste de l'AFP sur place. M. Patassé, qui arrivait en provenance de Libye, n'a pas fait de discours ni de déclarations à la presse.

 

L'ancien président, qui avait annoncé fin août son intention de revenir dans son pays disputer la présidentielle, a présidé la Centrafrique de 1999 à mars 2003, quand il a été renversé par François Bozizé, toujours au pouvoir.

 

Selon son entourage, il devrait "rencontrer rapidement, dans les prochains jours, le président François Bozizé" avant de s'exprimer ensuite "longuement devant la presse et ses partisans", selon des déclarations de son entourage en France à l'AFP.

 

M. Patassé a quitté l'aéroport vers 19H00 locales, encadré par une importante escorte vers un lieu tenu secret. Deux logements ont été préparés par ses proches dans le 4e et le 8e arrondissement de Bangui, mais il est possible que les autorités jugent qu'il doive dormir ailleurs, selon son entourage en France.

 

Lors de son premier retour au pays pour le Dialogue politique inclusif (DPI, forum rassemblant gouvernement, opposition et rébellions) en décembre, M. Patassé avait été conduit en hélicoptère à Boali (100 km au nord de Bangui). A l'époque, une importante foule était présente pour l'accueillir.

 

Cette fois-ci, seule une centaine de partisans et badauds étaient présents à son arrivée initialement prévue jeudi et reportée à vendredi en raison d'un problème d'avion. "L'important dispositif sécuritaire et le passage incessant de véhicules a sans doute dissuadé de nombreux partisans de venir", a estimé un observateur.

 

Mercredi, M. Patassé avait annoncé dans un communiqué qu'il rentrait, "après sept années d'exil au Togo". Il remerciait les "chefs d’Etat (...) qui l'ont fortement encouragé à regagner le sol national pour prendre part aux futures élections devant marquer un tournant décisif pour l'instauration de la véritable démocratie en République Centrafricaine".

 

M. Patassé affirmait au "gouvernement centrafricain son entière disponibilité à contribuer pour la paix dans un climat fraternel et serein, favorable au processus d’élection crédible, juste et fiable de 2010". Il demandait aussi "à tous ses militants et sympathisants" de respecter "scrupuleusement l'ordre et la discipline" à son arrivée à Bangui.




Ange-Félix Patassé est de retour à Bangui

par  RFI  le 31/10/2009

L'ancien président centrafricain est arrivé vendredi dans la soirée à Bangui. Ange-Félix Patassé a présidé la Centrafrique de 1993 à mars 2003, date à laquelle il a été renversé par François Bozizé, l'actuel président au pouvoir. Exilé au Togo depuis 2003, il avait annoncé fin août son intention de rentrer pour disputer la présidentielle fixée au premier semestre 2010.

Une arrivée discrète, sans bain de foule ni déclaration à la presse. Pour cause de dispositif sécuritaire imposant. C'est en catimini qu'Ange-Félix Patassé fait son grand retour au pays. Un retour annoncé avec pour objectif non dissimulé de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le mandat de son successeur au pouvoir, François Bozizé arrive à expiration en mai prochain. Et même si les élections ne sont pas formellement annoncées, elles doivent avoir lieu au plus tard d'ici la fin du premier semestre 2010.

D'ici-là, Ange-Félix Patassé aura du pain sur la planche. Avant même de penser à affronter François Bozizé, un autre combat l'attend. Le parti qu'il a fondé, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), a aujourd'hui un nouveau chef, Martin Ziguélé, son ancien et dernier Premier ministre.

C'est Martin Ziguélé qui a mis en ballotage et affronté au deuxième tour des dernières élections présidentielles, François Bozizé. Or Ange-Félix Patassé revendique toujours la présidence et l'investiture du MLPC.

Sera-t-il reconquérir ses militants alors que Martin Ziguélé et lui ont le même fief, le nord-ouest du pays dont ils tirent l'un comme l'autre l'essentiel de leurs suffrages ?



Centrafrique: Accueil mitigé pour Patassé

Le Journal du Dimanche 31/10/2009 - 16:30

A son retour du Togo vendredi soir, à Bangui, l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 lors d'un coup d'État militaire, a juré de participer aux élections de 2010. Des dizaines de milliers de partisans ont bravé l'important dispositif de sécurité en promettant de le remettre en selle dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, l'un des plus déshérités et oubliés du continent. D'autres Centrafricains se sont souvenus des atteintes aux droits de l'homme perpétrées par ses forces et leurs alliés durant les combats qui ont débouché sur sa chute. "On peut nous empêcher de l'accueillir à son retour au pays, mais personne ne nous empêchera de le réélire à la présidence en 2010", scandait la foule en colère sous des trombes d'eau

 

 

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 03:59


 

Publié le 29 octobre 2009 par VOA

L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé qui vit en exil au Togo a annoncé son retour à Bangui pour se présenter à la prochaine présidentielle. Joint à Paris par la Voix de l’Amérique au téléphone, son avocat Maitre Lin Bamikepa estime qu’il est légitime qu’à un moment donné, M. Patassé « rentre tout simplement chez lui… Pas pour polémiquer ou créer des troubles, mais seulement en tant que centrafricain.»

S’agissant de la question de son éventuelle candidature à la présidence, maître Bamikepa a estimé que nulle juridiction, à ce jour, ne lui a signifié une interdiction d’exercer ses droits civiques, y compris le droit d’éligibilité. Ce sont, dit-il, des opportunités, des éventualités, une question qui relève exclusivement de la volonté des militants du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), dont il est le président légitime.

Les autorités à Bangui ont affirmé à l’AFP attendre confirmation du retour de M. Patassé. « C’est la énième fois que le retour de l’ex-président Patassé est annoncé (…) Au niveau du gouvernement nous attendons que cela se confirme pour que les dispositions nécessaires soient prises », a affirmé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Cyriaque Gonda



NDLR : Selon des témoins sur place à l'éroport Bangui-Mpoko, le général Jules Bernard Ouandé, ministre de la sécurité publique était lui-même à l'aéroport. Toujours d'après les mêmes témoins, une certaine irritation était perceptible chez certains partisans de Patassé qui commencent à douter sérieusement de la venue de leur vedette avec tous ces nombreux reports.
 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 22:46





LIBREVILLE - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, exilé au Togo depuis 2003 et dont le retour à Bangui était annoncé pour jeudi après-midi, a dû remettre son voyage à vendredi en raison de problèmes d'avion, a appris l'AFP auprès de son porte-parole.

"L'avion qui devait emmener le président Patassé à Bangui avait des problèmes techniques. Un autre avion a été affrété mais il n'est arrivé qu'en fin d'après-midi en Libye. Le président ne voulait pas arriver de nuit à Bangui pour des motifs de sécurité. Il partira demain (vendredi)", a affirmé par téléphone à l'AFP Guy Simplice Kodegue depuis l'aéroport de Tripoli.

"Le président veut que son retour se passe bien. Il ne veut pas de dérapages ou de problèmes, c'est plus prudent d'arriver en plein jour. A la nuit tombée, la situation sécuritaire n'est plus sûre", a ajouté M. Kodegue.

L'avion de M. Patassé devrait quitter Tripoli vendredi à 09h00 locales pour arriver à Bangui en début d'après-midi (4 heures de vol environ), selon la même source.

M. Patassé, qui avait annoncé fin août son intention de revenir dans son pays disputer la présidentielle, a présidé la Centrafrique de 1999 à mars 2003, quand il a été renversé par François Bozizé, toujours au pouvoir.

A Bangui, une cinquantaine de journalistes s'étaient déplacés à l'aéroport pour attendre l'ancien président. Des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été prises avec un déploiement important des forces de l'ordre. Les journalistes ont été refoulés à plusieurs centaines de mètres du salon d'arrivée avant que le report du vol ne soit connu.

Mercredi, M. Patassé avait annoncé dans un communiqué qu'il rentrait, "après sept années d'exil au Togo". Il remerciait les "chefs d'Etat (...) qui l'ont fortement encouragé à regagner le sol national pour prendre part aux futures élections devant marquer un tournant décisif pour l'instauration de la véritable démocratie en République Centrafricaine".

M. Patassé affirmait au "gouvernement centrafricain son entière disponibilité à contribuer pour la paix dans un climat fraternel et serein, favorable au processus d'élection crédible, juste et fiable de 2010".

Il demandait aussi "à tous ses militants et sympathisants" de respecter "scrupuleusement l'ordre et la discipline" à son arrivée à Bangui.

"Il n'y a jamais eu de problème par rapport au retour de l'ex-président Patassé dans son pays", avait déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Cyriaque Gonda.

M. Gonda avait toutefois prévenu: "C'est un ancien chef d'Etat, cela (le retour) doit se faire dans l'ordre (...) Nous ne voulons pas que ce retour soit instrumentalisé aux fins de présenter le gouvernement comme un obstacle".

(©AFP / 29 octobre 2009 18h58)

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:59




 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR) 26 Oct 2009


Points saillants

- Près de 250 nouveaux refugiés congolais à Zémio - Ali Bongo, nouveau Chef d'Etat Gabonais en visite de travail à Bangui - « Demandez à la cour », le nouveau programme de la Cour Pénale Internationale - L'Université de Bangui dotée d'une salle de lecture alimentée par les Nations Unies


Contexte et sécurité

Des refugiés en provenance de la RDC à Zémio

Selon les autorités locales, 250 personnes en provenance de la localité de Sukadji en République Démocratique du Congo (RDC) sont arrivées le 25 octobre à Zémio dans le sud-est de la RCA. Avec l'arrivée de cette dernière vague de refugiés congolais, ils sont maintenant au nombre de 400 dans la ville. Cet afflux de refugiés congolais vers la ville de Zémio avait débuté le 15 octobre. Ils étaient alors 158 à fuir les exactions commises par les éléments de Lord's Resistance Army (LRA).

Contactez benamse@un.org pour plus d'informations. Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

 

 

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