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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 18:29

 

 

Carte-Centrafrique-Generale-

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Août 2010 14:30

 

Un prisonnier a été tué mardi 10 août 2010, à Baoro, ville située à 65 kilomètres de Bouar (ouest de Centrafrique), suite à un tir de sommation sur 15 prisonniers évadés composés de braqueurs, coupeurs de routes et criminels.

Selon les autorités judiciaires de la localité interrogées par Radio Ndeke Luka, l’incident a eu lieu au moment de la distribution de la ration alimentaire.15 prisonniers sur les 35 pensionnaires de la prison ont voulu profiter de l’occasion, pour tenter de s’évader.

La population de la ville, informée de l’incident, dénonce la lenteur des procédures judiciaires, qui sont selon elle la cause de l’évasion, la maison carcérale ne répondant pas aux normes recommandées par les organisations des droits de l’homme.

Signalons que l’évasion des prisonniers dans cette localité est devenue monnaie courante, faute d’infrastructures carcérales appropriées.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 18:26

 

 

Saragba F

 

L’accord portant adoption du chronogramme révisé ,relatif au processus électoral de 2010 et signé par les différentes entités politiques est un accord scandaleux, abject et irresponsable.

On a beau être pour l’organisation au plus tôt de ces élections, il n’en demeure pas moins que l’on ne peut accepter tout et n’importe quoi.  Une sorte de déclaration amicale pompeusement affublée du qualificatif « accord » . En somme , un véritable pacte contre nature  que l’on peut sans forfaiture qualifié d’hérésie politique. Un accord pourtant déterminant sur lequel nos compatriotes et la communauté internationale à travers l’union Européenne attendaient beaucoup en retour. Malheuresement cet accord qui devrait être salvateur est adopté à minima, dans sa plus simple expression . Celui-ci n’est assorti d’aucune véritable garantie, voir d’aucun garde fou. La Volonté coûte que coûte de bénéficier rapidement  du financement de l’union européenne a aveuglé nos signataires de l’opposition démocratique. Ceux-ci ont finalement après avoir réillégitimer en acceptant sans condition la prorogation du mandat d’un président qui n’a pas su organiser les élections dans un délai légal, voilà que toute cette opposition démocratique dans son ensenble vient à présent de le consacrer. Désormais , le régime en place à les mains libres avec la complicité de l’opposition démocratique pour utiliser à volonté l’argent du financement de l’union européenne et en même temps la liberté d’organiser comme bon lui semble ces élections. Quid des questions qui fâchent. Qui va gérer cette manne financière ? Comment va être gérer cet argent ? En cas de mauvaise gestion  comment faire ? qu’en est-il du gouvernement de consensus ? Appartient-il à ce même gouvernement d’organiser ces élections ? Qui veillera et controlera le compte de campagne des différents candidats ? Peut-on utiliser les véhicules et autres biens de l’état pour battre campagne ? etc…  

L’accord sur le chronogramme fait planer le spectre d’autres accords qui étaient bafoués par le régime et des recommandations du dialogue politique encore  non appliquées.

Il ne fait aucun doute que l’accord sur le chronogramme fait planer le spectre des recommandations du dialogue politique inclusif encore  non appliquées, des accords combien de fois signés et maintes fois bafoués , des promeses jamais tenues par le général-président dont on sait par  expérience depuis le 15 mars 2003 qu’il n’est pas homme à tenir parole. Pourquoi, l’opposition démocratique a-t-elle refait pour la ènième fois preuve d’amnésie en faisant intégralement  confiance aux promesses du général-président ?

Pour une fois encore ,  après le coup foireux du dialogue politique inclusif , cet accord permet au général président Bozizé de demeurer le seul maitre à bord de la maison centrafricaine. Pourtant l’union européenne avait donné le ton à travers ses conditionnalités. Hélas ! elle ne peut pas tout faire en lieu et place de l’opposition démocratique. Mais que fait alors l’opposition démocratique ? A quoi joue t’elle ? Au nom de quoi et de quel principe donne t’elle encore un blanc seing au général Bozizé ?  Hier, les mêmes acteurs de l’opposition démocratique qui ont lamentablement échoué lors du dialogue politique inclusif pour ne pas avoir su se prémunir d’un certain nombre de garantie commettent aujourd’hui les mêmes erreurs. A ce jour et à regret d’ailleurs, on constate que seulement 30% des recommandations du dialogue politique inclusif ont été appliquées . D’une manière incompréhensible, cette classe politique de l’opposition ne dit rien à moins qu’elle se contente de si peu afin d’accompagner main dans la main le général dans sa quête forcée pour un nouveau mandat en 2011.

Le régime illégitime du général Bozizé a imposé finalement sa volonté comme lors du dialogue politique inclusif

Le conclave politique tant réclamé initialement par toute l’opposition démocratique et tant attendu par les centrafricains afin d’aboutir à un protocole d’accord politique avec tout ce que cela comporte en terme d’engagement , de garantie , de suivi, de sanction immédiate mais aussi de rigueur  n’a finalement pas eu lieu. Il a accouché seulement et seulement d’un mini accord. Toute l’opposition démocratique n’a-t-elle pas  manquer d’audace et d’imagination à ce moment-là ? N’a-t-elle pas fait preuve d’un  manque de sens poltique ? d’autant plus que l’union européenne a conditionné son appui d’un montant d’environ 4,3 milliards de Fcfa au processus électoral à la conclusion d’un véritable accord global susceptible de garantir la tenue d’élections libres ,transparentes et crédibles.

D’ailleurs, la déclaration du porte parole du gouvernement , publié le 11 août 2010 dans le numéro n°3433 du journal le citoyen est révélateur et sans équivoque : « …Donc, tout le monde tournait autour d’un accord politique. Nous ne sommes pas venus ici pour un accord politique , mais pour approuver un chronogramme avisé et nous avons remis la pendule à l’heure et nos compatriotes, ceux de l’opposition démocratique, de l’opposition armée et la société civile et les autres partis ont compris… »  Voilà qui est clair.

Un chronogramme arrêté à la légère qui sucite néanmoins quelques légitimes intérrogations

Le chronogramme arrêté à la légère suscite néanmoins de notre part quelques légitimes intérrogations. L’on peut s’intérroger sur les différentes dates relatives au processus électoral qui sont arrêtées au terme de cet accord.

        Ainsi, du 1er au 30 septembre 2010, la commission électorale indépendante procédera au recensement des électeurs. Nous sommes déjà à mi août. Cela veut dire concrètement qu’il va falloir dans deux semaines pacifier tout le territoire en mettant fin entre autres et surtout aux assassinats de la LRA , régler et boucler le programme DDR. Il faudrait donner des gages de garanties, de confiance à tous les réfugiés afin qu’ils réintègrent leur village respectif.

         Du 19 au 24 décembre 2010 : distribution des Cartes d’électeurs et affichage des listes électorales. C’est dire que la commission électorale indépendante ne dispose finalement que de 5 jours pour distribuer les cartes et afficher les listes sans compter les recours. Il faut savoir que le 24 décembre est un jour où le centrafricain a surtout la tête à préparer le réveillon de noël.

         Jusqu’au 08 novembre 2010 : réception, enregistrement et traitement des dossiers de candidatures.

 A quand la date officielle de la réouverture  des  candidatures ?

         29 décembre 2010 : publication de la liste définitive des candidats

En cas de recours, la commission électorale mixte disposera t’elle assez de temps pour corriger l’erreur ?

                 20 janvier 2011 : vote des militaires

Curieux tout de même que les militaires effectuent leur vote alors que la campagne électorale ne prend fin que le lendemain.

         23 janvier 2011 : premier tour des élections.

Pourquoi le deuxième tour est-il fixé le 20 mars c'est-à-dire deux mois après le premier tour ? Alors que les résultats du premier tour  sont connus à peine deux semaines après.

En définitive, le régime illégitime du général Bozizé et l’opposition démocratique mènent le même combat contre les centrafricains.

Franck SARAGBA

« De l’esprit Fini Kodé »

        

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 15:16

 

 

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Bangui (Xinhua) vendredi 13 août 2010 - Le procureur de la République centrafricaine Firmin Féïndiro a annoncé jeudi n’avoir obtenu aucun élément portant à croire que l’ancien ministre d’Etat Charles Massi aurait trouvé la mort dans une prison centrafricaine.

 

Les résultats d’une "enquête régulière" menée par la Section de Recherches et Investigations (SRI) de la gendarmerie indique qu’" aucun élément matériel plausible de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l’assassinat de M. Charles Massi dans les locaux du camp de Roux ou de la prison de Bossembélé" n’était disponible, selon un communiqué de presse du procureur publié par la radio nationale.

 

"Plusieurs personnalités civiles, militaires ainsi que de simples citoyens ont été entendues", précises le communiqué, qui relève qu’aucun membre ni proche parent de M. Massi ne s’est présenté aux enquêteurs "malgré la promesse de leur conseil de faire auditionner un des leurs censés détenir des informations fiables".

 

"Nous sommes encore dans l’hypothèse d’une présomption d’absence dont la durée est de 10 ans à compter de la décision du tribunal dans le cas où la partie civile a engagé une procédure y relative. Pendant cette période, l’absent est présumé vivant", conclut le procureur, en référence à plusieurs dispositions du Code de la Famille. Il se réserve toutefois "le droit de reprendre l’enquête en cas de survenance de faits nouveaux".

 

Interrogé par Xinhua, l’avocat de la famille Massi, maître Barthélemy Morouba a déclaré que cette enquête "orientée" de la gendarmerie a montré ses limites et donne raison à ceux qui réclament une enquête internationale. Selon lui, deux armées (tchadienne et centrafricaine) sont impliquées dans cette affaire pour laquelle plusieurs personnes mises en cause doivent être entendues. C’est pourquoi "nous demandons une enquête internationale", dit-il.

 

Ministre des Mines avant d’être condamné à mort sous le régime de l’ancien président Ange Félix Patassé (1993-2003), Charles Massi a été ministre d’Etat dans plusieurs gouvernements du président Bozizé, avant d’entrer en rébellion contre ce dernier, prenant la tête, en 2009, du conseil politique de la Convention des patriotes pour la justice (CPJP), groupe armé opérant dans le Nord-est de la République centrafricaine.

 

Il n’a plus donné signe de vie depuis le 18 décembre 2009, ce qui alimente des rumeurs faisant état de son arrestation par l’armée tchadienne et son transfèrement à la prison de Bossembélé (157 km au nord de Bangui), où il aurait succombé à des tortures le 8 janvier 2010.

 

 

 

NDLR : Quel cynisme !

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 17:14

 

 

Carte-Centrafrique-Generale-

 

Ai- Rca- Jeudi, 12 Août 2010 16:38 - Le Premier ministre Archange Touadera a conféré aujourd'hui avec les ambassadeurs, chefs des missions diplomatiques, consulaires et les représentants des organisations internationales.

En présence des membres de son  gouvernement il s’est appesanti sur  les dernières inondations enregistrées dans la partie Nord de la République centrafricaine, précisément à Bossangoa dans l'Ouham

« Quelques 412 familles dont  1925 personnes sont sans abris dans les villes de Bossangoa et de Nana Boguila situées respectivement à 305 KM  et 489 KM au Nord de Bangui, après des importantes pluies et inondations dans cette partie du pays » a indiqué le chef du gouvernement.

Avant d’apporter des éclairages sur le nombre de sinistrés de la Ville de Bossangoa et de ses environs.  «La Croix Rouge Centrafricaine basée à Bossangoa a dénombré entre le 11 juillet et le 7 août un total de 234 maisons entièrement détruites, 104 maisons partiellement détruites et 76 maisons sérieusement fissurées  faisant au moins 1925 personnes sans abris, hommes, femmes et enfants confondus », a-t-il expliqué, déplorant  le manque criard du strict minimum, notamment des couvertures,  des  bâches  et des vivres.

A l’en croire, depuis le 11 juillet,  il pleut en moyenne un jour sur deux, les pluies durent souvent plusieurs heures. La situation de ces personnes est précaire parce qu'elles ont du  mal à s'abriter et il n'arrête pas de pleuvoir.

« Cette situation de détresse interpelle naturellement le gouvernement qui doit sécuriser ces familles devant cet état d'urgence. Mais en raison des moyens limités  de l'Etat, je me vois obliger au nom du gouvernement de lancer un appel aux bonnes volontés pour qu'elles puissent venir en aide à ces personnes sinistrées » a confié le premier ministre.

« J’en appelle à votre participation  pour nous permettre de sécuriser ces familles qui comprennent plusieurs personnes vulnérables en particulier les femmes, les enfants et les personnes de troisième âge qui sont actuellement sans abris», a-t-il lancé à destination des hommes et des femmes  de bonne volonté.

Il convient de préciser que la Ministre des affaires sociales Bernadette Sayo a été  désignée par le chef du gouvernement  pour coordonner les aides.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 17:12

 

 

Joseph Kony et un de ses adjoints

 

 

KINSHASA - AFP / 12 août 2010 11h53 6 La rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) a enlevé près de 700 personnes, dont un tiers d'enfants, lors d'attaques en RD Congo et en Centrafrique voisins depuis février 2009, a rapporté jeudi l'ONG Human Rights Watch (HRW).

La LRA "a enlevé au cours des derniers 18 mois au moins 697 adultes et enfants dans le cadre d'une campagne, peu documentée, menée en République centrafricaine et dans le district du Bas-Uélé voisin, dans le nord de la RDC", affirme HRW dans un communiqué reçu par l'AFP.

"Près d'un tiers des personnes enlevées sont des enfants, dont beaucoup sont obligés de servir comme soldats ou sont utilisés comme esclaves sexuels par les combattants du groupe armé", a précisé l'organisation, au terme d'une enquête effectuée du 12 juillet au 11 août 2010 dans les deux pays.

HRW, qui dit avoir interrogé 520 civils "dont 90 anciennes victimes d'enlèvements", affirme en outre que "la LRA a tué brutalement les adultes et les enfants qui tentaient de s'échapper, marchaient trop lentement, ou étaient incapables de supporter les lourdes charges qu'ils étaient contraints de transporter".

Le mode opératoire de la rébellion ougandaise, similaire dans les deux pays, selon l'ONG de défense des droits de l'homme, consiste à attaquer "les villages tôt le matin ou bien en fin de journée, lorsque les habitants sont susceptibles de se trouver chez eux".

"Les combattants de la LRA s'emparent de leurs victimes et les attachent les unes aux autres par la taille, en créant ainsi de longues chaînes humaines. Les enlèvements sont généralement suivis de pillages de nourriture, de vêtements, du sel et autres effets", décrit HRW.

Fin mai, au cours de l'une de leurs dernières incursions en date dans le nord-est de la RDC, les combattants de la LRA ont "attaqué de nombreux villages à proximité d'Ango, la capitale territoriale (du district du Bas-Uélé), enlevant 23 personnes, dont 16 enfants", note HRW.

"Les enfants enlevés sont généralement séparés des adultes et gardés à proximité des commandants de la LRA. Ils sont rarement relâchés. Ils apprennent vite à obéir aux règles" du mouvement rebelle, souligne l'ONG.

Dirigée par Joseph Kony - qui est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité - la LRA est considérée comme l'une des guérillas les plus brutales au monde.

Elle est entrée en activité en 1988 dans le nord de l'Ouganda, avant de s'étendre dans l'extrême nord-est de la RDC en province Orientale depuis une dizaine d'années, puis en 2008 en Centrafrique.

Elle sévit également au Sud-Soudan.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 17:10

 

 

afrique

 

 

11 août 2010 – Réunis au centre de conférence de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) de l'ONU à Addis-Abeba, en Ethiopie, des experts en statistiques ont été appelés à présenter des « recommandations pratiques » pour l'amélioration de l'état civil et des statistiques, véritable enjeu de la mise en œuvre des politiques publiques en Afrique.

« Ces systèmes contribuent à l'efficacité de la gouvernance », a déclaré le ministre éthiopien de la Justice Hailu Berhan qui a appelé les experts à fournir des mesures concrètes lors de la séance préparatoire de la première Conférence des ministres africains chargés de l'Etat civil qui se tiendra du13 au 14 août prochain à Addis-Abeba.

Il a insisté sur la nécessité croissante d'améliorer les systèmes statistiques nationaux. Ces données statistiques sont indispensables pour prendre des décisions et mettre en place des politiques publiques. La Conférence devrait permettre de jeter les bases d'un système d'administration publique moderne en Afrique. Le continent souffre d'un manque de statistiques démographiques et sanitaires et de systèmes de gestion de l'information actualisés, universels et durables.

Un grand nombre d'Africains viennent au monde, vivent et meurent sans laisser aucune trace dans un registre juridique ou statistique, tout simplement parce que la plupart des pays africains ne disposent pas de systèmes efficaces, juridiques ou statistiques, pour l'enregistrement des naissances, des décès, des mariages et des divorces. En l'absence de ces statistiques précises, la plupart des pays ne disposent pas des données nécessaires pour évaluer l'importance et la nature des besoins essentiels de la population.

Les statistiques fournies par les systèmes d'enregistrement de l'état civil sont les pierres angulaires pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d'en assurer le suivi. C'est pourquoi le thème de la Conférence s'intitule : 'Vers l'amélioration des systèmes d'information des faits d'état civil en vue d'une administration publique et d'une production de statistiques des faits d'état civil efficaces pour le développement national et le suivi des OMD en Afrique'.

La réunion préparatoire qui se déroule du 10 au 12 août, a pour objectif de proposer un programme d'action régional qui soit adopté par les ministres africains. La conférence est organisée par la Commission économique pour l'Afrique (CEA), la Commission de l'Union africaine et la Banque africaine de développement (BAD).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 17:04

 

 

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Par Carine Frenk (RFI)

 

1903 : L’Oubangui-Chari devient une colonie française qui est intégrée en 1910 à l’Afrique équatoriale française. De tous les territoires de l’empire colonial français, l’Oubangui-Chari fut probablement celui qui connut la colonisation la plus brutale. Ce qui provoqua en 1928-1931, la révolte des Gbayas contre le recrutement forcé lors de la construction du chemin de fer Congo-Océan.

En 1938, Barthélémy Boganda est ordonné premier prêtre catholique de l’Oubangui-Chari. Le 10 novembre 1946, il est élu député de l’Oubangui-Chari à l’Assemblée nationale française.

28 septembre 1949 : Barthélémy Boganda crée son propre parti, le Mouvement pour l’évolution sociale de l’Afrique noire (MESAN). Incarcéré en 1951 pendant deux mois et demi pour avoir organisé une action de protestation après l'assassinat d'un chef de village, il est réélu le 17 juin 1951 puis le 2 janvier 1956 aux législatives et reste député au palais Bourbon où il dénonce « la chicotte et les travaux forcés ». Maire de Bangui le 18 novembre 1956, il devient en 1957 président du Grand Conseil de l'AEF, l’Afrique équatoriale Française.

1er décembre 1958 : Barthélemy Boganda proclame la naissance de la République centrafricaine. Son territoire est limité à l'Oubangui-Chari. Boganda devient le président (selon l'idée de Barthélemy Boganda, Président du Grand Conseil de l'AEF, la République Centrafricaine devrait se constituée des quatre territoires : le Gabon, le Moyen-Congo, l'Oubangui-Chari et le Tchad, auxquels devait s'ajouter un territoire englobant le Cameroun, en passant par le Rwanda jusqu'en Angola) - se désolidarisant de la position du leader centrafricain, les trois proclamèrent leur République le 2 novembre 1958.

Le 16 février 1959, l'Assemblée territoriale adopte une constitution démocratique. Mais le 29 mars, Barthélemy Boganda est tué dans un crash d'avion. Accident ou attentat ? Aujourd’hui encore la question se pose. Quoi qu’il en soit, Barthélemy Boganda reste pour les Centrafricains le père de l’Indépendance, le père de la Nation. David Dacko devient président.


13 août 1960 :
David Decko proclame l'indépendance. Il fera du MESAN en mai 1963 le parti unique du pays et se fera élire le 5 janvier 1964 avec 99,99% des voix, alors qu’il est seul candidat en lice.

31 décembre 1965 : David Dacko fête la Saint-Sylvestre chez son ami le député Samba, à 17km de Bangui. A 3h20 du matin, l'armée prend le contrôle de tous les points stratégiques de la capitale. Sur les ondes de la radio nationale, le colonel Jean-Bedel Bokassa se déclare président de la République centrafricaine. Commencent alors les grands chantiers mais aussi la folie des grandeurs qui atteint son paroxysme le 4 décembre 1977 lorsque Jean-Bedel Bokassa s'auto-couronne empereur de Centrafrique, après s'être autoproclamé président à vie (2 mars 1972) et maréchal (19 mais 1974).
En 1979, Jean-Bedel Bokossa décide d'imposer le port de l'uniforme à l'école alors que les fonctionnaires ne sont plus payés depuis trois mois. En janvier puis en avril, les élèves et étudiants se révoltent. La répression est sanglante. La chute de l'empire est annoncée.

20-21 septembre : Alors que l'empereur est en Libye, la France organise l'opération « Barracuda » à l'issue de laquelle il est renversé. L'ancien président David Dacko est rétabli, la République centrafricaine restaurée.

Jean-Bedel Bokassa sera condamné à mort par contumace en 1980. Cela ne l’empêchera pas de revenir en RCA le 24 octobre 1986. Un deuxième procès s’ouvre en 1987 : Jean-Bedel Bokassa est condamné à mort mais sa peine est commuée en détention à perpétuité le 29 février 1988, puis à dix ans de réclusion. Le 1er août 1993, le président Kolingba amnistie Bokassa. Il est libéré. Jean-Bedel Bokassa meurt le 3 novembre 1996.

Le 15 mars 1981, David Decko remporte l'élection présidentielle avec 50,23% des voix devant Ange-Félix Patassé, ancien Premier ministre de Jean-Bedel Bokassa, chef de l'opposition et leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MPLC).

1er septembre 1981 : David Dacko est renversé par le général André Kolingba qui instaure un Comité militaire de redressement national (CMRN). Les partis sont interdits. Ministre de la Défense sous Dacko, le général François Bozizé est nommé ministre des Communications.

3 mars 1982 : Tentative de coup d'Etat d'Ange-Félix Patassé et de François Bozizé. A la radio nationale, François Bozizé appelle l'armée à se soulever. C’est le fameux « coup d’Etat radiophonique ». Quelques jours plus tard, Ange-Félix Patassé se réfugie à bicyclette à l’ambassade de France déguisé en religieuse. Quant à François Bozizé, il fuit par le nord du pays, vers le Tchad. S'ensuivra une chasse aux sorcières et une véritable politique de terre brûlée dans cette région. Réfugié ensuite à Cotonou, François Bozizé sera extradé en 1989 puis emprisonné à Bangui. Acquitté, il ne sera libéré qu’en décembre 1991.

19 septembre 1993 : Après avoir instauré le multipartisme en 1991, le général André Kolingba est bien obligé de reconnaître sa défaite à la présidentielle. Le 22 août, le premier tour donne Ange-Félix Patassé en tête des suffrages (30 %), André Kolingba n’est qu'en quatrième position (avec 13 %). Le 28 août, le général Kolingba signe une ordonnance modifiant le code électoral dans le but d'invalider les élections. Mais les contestations de l'opposition et la suspension par la France de sa coopération poussent le chef de l’Etat à reconsidérer son aventurisme. Le 30 août, il annule ces ordonnances.

 Le 19 septembre, deuxième tour des élections : Ange-Félix Patassé (38 %) est élu président de la République face à David Dacko (21 %) et Abel Goumba (20 %).
Le président Ange-Félix Patassé fait face en 1996-1997 à trois mutineries au sein de l'armée (les deux premières en avril et mai 1996, la troisième en novembre 1997), suite notamment au non paiement des arriérés de salaires. Ces mutineries donnent lieu à de violents affrontements à Bangui entre mutins et loyalistes, ce qui désorganise la vie politique, économique et sociale. Intervention militaire française pour soutenir le président Ange-Félix Patassé. Le 12 février 1997, une force interafricaine, la Mission d'intervention et de surveillance des accords de Bangui (
MISAB), remplace l'intervention militaire française. Le 15 avril 1998, la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINURCA) prend le relais de la MISAB. Une force de 1 350 hommes est chargée de renforcer la sécurité et du maintien de l'ordre (jusqu’au 15 février 2000, date de son départ définitif). Une série de grèves paralyse le pays.
Le 19 septembre 1999, Ange-Félix Patassé est réélu pour 6 ans avec 51,6 % des voix. Son parti le Mouvement pour la libération du peuple centrafricain remporte les législatives lors d'un scrutin contesté.

De novembre à avril 2001, les fonctionnaires qui cumulent les arriérés de salaires (jusqu’à 36 mois à la fin des années Patassé !) sont en grève.

28 mai 2001 : Une tentative de coup d'Etat échoue. Sur RFI, l’ancien président André Kolingba revendique le putsch depuis l’Ouganda où il vit en exil. La répression s’abat sur les Yakoma, l’ethnie d’André Kolingba.

En octobre 2001, François Bozizé, alors chef d’Etat-major du président Patassé, est accusé de tentative de coup d'Etat. Il se réfugie au Tchad où il organise une rébellion.

 25 octobre 2002 : Les hommes du général Bozizé arrivent aux portes de Bangui. Ange-Félix Patassé fait appel aux combattants congolais de Jean-Pierre Bemba qui entament la reconquête du pays et se rendent coupables d’exactions sur la population civile. En décembre, la Communauté économique et monétaire des Etats d'Afrique centrale (CEMAC) décide le déploiement d'une force multinationale en Centrafrique, la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC), pour assurer un environnement sûr à la population et soutenir la formation des forces armées centrafricaines (FACA). La FOMUC compte environ 350 militaires de trois pays africains (Congo, Gabon et Tchad).
 

15 mars 2003 : Coup d'Etat du général François Bozizé. L'avion du président Ange-Félix Patassé, qui devait regagner Bangui en provenance de Niamey, est dérouté vers Yaoundé. Du Cameroun, Ange-Félix Patassé se réfugie au Togo. Le 16 mars 2003, le général Bozizé s'autoproclame "président de la République" par la voix de son porte-parole (lire le texte de l'allocution). Il annonce la suspension de la Constitution, la dissolution de l'Assemblée, le limogeage du gouvernement, ainsi qu'une transition consensuelle associant « toutes les forces vives de la nation ». La France déploie le détachement Boali, environ 300 militaires, en soutien de la FOMUC et des FACA.
Scènes de liesse à Bangui et de pillages. Le 23 mars, l’opposant
Abel Goumba devient Premier ministre du gouvernement de transition.

En septembre et en octobre, le dialogue national est organisé à Bangui en l’absence d’Ange-Félix Patassé. Son parti et André Kolingba, de retour au pays, demandent « pardon au peuple centrafricain » pour les crimes commis sous leurs mandats. L’ancien président David Dacko demande lui aussi pardon. Il se réconcilie avec son rival de toujours, Abel Goumba.

Janvier 2005 : Le procureur de la Cour pénale internationale annonce qu’il est saisi par la République centrafricaine d’une enquête pour les graves crimes commis sur son territoire par les partisans de Patassé (le Congolais Jean-Pierre Bemba est actuellement détenu à la CPI sur ces charges).

Le 8 mai, le général François Bozizé est proclamé vainqueur de l’élection présidentielle avec 64,6% des voix. Mais quelques mois après, de nouveaux groupes rebelles se forment. D’abord dans le quart nord-ouest avec les premières attaquent de l’APRD (l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) puis, en 2006, dans le quart nord-est, avec l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) qui attaquent à deux reprises la ville de Birao. L'armée française intervient à deux reprises (en novembre 2006 et mars 2007) pour suppléer les forces armées locales.

L’organisation Human Rights Watch publie un rapport accablant pour le régime, sur les exactions des FACA, les forces armées centrafricaines, accusant l’armée d'avoir tué depuis mi-2005 des centaines de civils, incendié plus de 10 000 maisons et provoqué un exode massif dans le nord du pays, également en proie aux rebelles et aux coupeurs de route.

Juin 2008 : A Libreville, signature d'un accord de paix global ente le gouvernement, les rebelles de l'APRD et de l'UFDR. Un autre groupe rebelle, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine qui avait pourtant signé un accord de cessez-le-feu, refuse d’apposer sa signature sur le document. Le 12 juillet 2008, la force multinationale de la FOMUC devient la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), armée par 550 hommes originaires de quatre pays (Cameroun, Congo, Gabon et Tchad) et un détachement centrafricain.

En septembre, une amnistie est décrétée pour les crimes depuis 1999.
Du 1er au 20 décembre à Bangui, se tient le dialogue politique inclusif en présence de l’ancien président Patassé rentré d’exil pour l’occasion. Tous les groupes poltico-militaires et les partis d’opposition participent à ce forum de la paix (
voir le compte-rendu). Alors que le programme de désarmement des ex-rebelles prend du retard, un nouveau groupe rebelle apparaît, la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) dans la zone de Ndélé, dans le Nord-est du pays. Charles Massi, un ancien ministre du président Bozizé devenu chef rebelle, prend la direction du mouvement. En septembre, une amnistie est décrétée pour les crimes commis depuis 1999.
 

16 janvier 2010 : Denise Massi, l'épouse de Charles Massi, affirme que l'ancien allié du général Bozizé a été torturé à mort par les autorités centrafricaines. Son mouvement, la CPJP, exige une preuve de vie de Bangui. Charles Massi aurait été arrêté par des militaires tchadiens avant d'être transféré en République centrafricaine.

Les élections présidentielle et législatives qui devaient initialement se tenir le 25 avril, sont repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die. L'opposition qui estimait que les conditions d’une élection libre et transparente n’étaient pas réunies, avaient refusé de déposer ses dossiers de candidature. A la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé - qui a expiré le 11 juin - et celui des députés est promulguée.

Le 30 juillet, le chef de l’Etat François Bozizé, fixe par décret la date des élections présidentielle et législatives au 23 janvier 2011.

 

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 22:40

 

 

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Situation des décaissements du trésor centrafricain au mois de juin en faveur de Bozizé et sa clique

 

Ci-dessous, une situation des fonds soustraits des caisses du Trésor public au mois de juin dernier pour diverses dépenses au profit de François Bozizé et deux de ses ministres, ceux qui sont précisément en charge des finances du pays ainsi que du Directeur Général du Trésor. C’est tout simplement hallucinant de constater que rien que durant le mois de juin, plus d’un milliard de F CFA ont été soutirés des caisses du Trésor.

 

Rédaction C.A.P

 

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10/06/2010  = 20 000 000  (vingt millions) F CFA; 5ème anniversaire du 15 mars; (Ndlr : Il est curieux de constater que c’est en juin qu’une dépense censée avoir été effectuée en mars ait été imputée.)

 

11/06/ 2010 = 50 497 935 (cinquante millions quatre cent quatre vingt dix sept mille neuf cent trente cinq) F CFA; Lancement travaux route Gadzi-Carnot;

 

28/06/2010 = 93 635 000 (quatre vingt treize millions six cent trente cinq mille) F CFA; Mission présidentielle cinquantenaire en République Démocratique du Congo;

 

28/06/2010  = 900 000 000 (neuf cent millions) F CFA : mission présidentielle pour les festivités du 14 juillet à Paris !

 

Soit un Total de : 1 064 132 935 (Un milliard soixante quatre millions cent trente deux mille et neuf cent trente cinq) F CFA en deux semaines.

 

Décaissements sous forme de caisse d’avance au profit du Ministre des Finances et du Budget Albert Besse sans doute, pour des missions secrètes de Bozizé. En 15 jours sortie de fonds en juin/Juillet = 93 283 753 (quatre vingt treize millions deux cent quatre vingt trois mille sept cent cinquante trois) F CFA

 

Décaissement au profit du Ministre Délégué Finances Abdallah Kadr à la même période : 29 211 288 (vingt neuf millions deux cent onze mille deux cent quatre vingt huit)  F CFA

 

Décaissement au profit du Directeur Général du Trésor à la même période : 58 548 856  (cinquante huit millions cinq cent quarante huit mille huit cent cinquante six) F CFA.

 

Comme on le voit, Bozizé n’est pas tout seul à profiter des sorties massives d’argent du Trésor national, son ministre des finances et son ministre délégué ainsi que le Directeur Général du Trésor le général Guillaume Lappo sont également les heureux bénéficiaires des décaissements en espèces sonnantes et trébuchantes du Trésor national.

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 19:21

 

 

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Tchad : la France prête à examiner les demandes de Deby sur Epervier

PARIS - La France est "prête à examiner" la demande formulée par le président tchadien Idriss Deby Itno qui a réclamé une contrepartie financière pour le maintien de son opération militaire Epervier, a annoncé mercredi le porte-parole du ministère de la Défense Laurent Teisseire.

"Si les souhaits (du président Deby) nous étaient confirmés officiellement dans le cadre de la relation bilatérale, bien évidemment, nous serions prêts à les examiner", a déclaré M. Teisseire à l'AFP.

"L'objectif de la France n'est pas de quitter le Tchad mais d'y avoir un pôle de coopération opérationelle", a-t-il cependant souligné.

La France, a poursuivi M. Teisseire, "a bien pris note des propos du président Deby qui sont nouveaux" et examinera ses demandes comme elle "examine toujours les demandes des pays qui accueillent" des forces françaises.

D'une manière générale, a encore noté le porte-parole du ministère de la Défense, la France ne maintient une présence militaires dans certains pays que "parce qu'ils le souhaitent et à leur demande".

Interrogé sur la demande plus particulière d'une "contrepartie financière", M. Teisseire a estimé que "la question (pour Paris) est d'abord de comprendre quelles sont les attentes du président Deby".

"Le soutien sanitaire et logistique est au coeur de l'accord", a-t-il également observé, interrogé sur les griefs formulés par le président tchadien qui reprochait au dispositif Epervier de se limiter à "quelques soins donnés aux malades et un appui logistique".

Toutefois, selon M. Teisseire, Paris souhaiterait que le "pôle de coopération" qui serait maintenu au Tchad ait également "une dimension régionale".

"La présence française au Tchad évoluerait pour assurer une triple mission: coopération avec le Tchad, cadre d'appui à la coopération régionale et point d'appui pour aider nos ressortissants", a-t-il expliqué.

La présence des forces françaises en Afrique, a précisé le porte-parole, serait ainsi remodelée autour de "deux bases opérationnelles avancées", Libreville et Djibouti, et des pôles de coopération, au Sénégal et au Tchad.

Cette réorganisation accompagne la renégociation des accords de défense de la France avec ses partenaires africains voulue par le président Nicolas Sarkozy. Ainsi, à la demande du Sénégal, Paris fermera les bases militaires françaises dans ce pays.

Le président tchadien a remis en cause mercredi, à l'occasion du 50eme anniversaire de l'indépendance de son pays, l'opération Epervier.

Celle-ci avait été déclenchée en 1986 après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes qui soutenaient le leader Goukouni Oueddei, renversé par Hissène Habré.

La France compte actuellement 950 hommes et 3 Mirage 2000 engagés dans cette opération nationale.

(©AFP / 11 août 2010 19h06)

 

Tchad: Deby remet en cause Epervier et la présence militaire française

N'DJAMENA - Le président tchadien Idriss Deby Itno a remis en cause mercredi, à l'occasion du 50eme anniversaire de l'indépendance, l'opération Epervier, demandant une contrepartie financière à la présence militaire française au Tchad.

"Nous nous acheminons vers une révision de l'accord de siège entre Epervier et le Tchad", a déclaré le président Deby au cours d'une conférence de presse.

"Cela fait 20 ans (1986) qu'Epervier existe et il ne joue plus son rôle, à part quelques soins donnés aux malades et un appui logistique en cas d'agression quelque part", a-t-il commenté.

"Nous allons revoir l'accord de siège, puisqu'il n'existe pas un accord: la France ne paye rien au Tchad à part quelques marchandises qui entrent sous douanes. Si la France veut rester au Tchad et utiliser ses avions, entraîner ses hommes, il y a un coût à payer et l'accord de siège permettra de clarifier ce que la France doit payer au Tchad", a poursuivi le président Deby.

"Autrement dit, si la France dit qu'elle n'a pas de moyens pour payer et qu'elle veut partir, nous garderons les meilleures relations possibles mais nous n'empêcherons pas Epervier de partir", a-t-il ajouté

"Nous allons jouer à fond les intérêts du Tchad tout en gardant l'amitié avec la France".

L'opération Épervier avait été déclenchée en 1986 après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes qui soutenaient le leader Goukouni Oueddei, renversé par Hissène Habré. Les militaires français n'ont depuis plus quitté le pays gardant notamment une base sur l'aéroport de N'Djamena et une autre sur l'aéroport d'Abéché dans l'est du pays.

"Nous n'avons pas un accord de défense avec la France. Et la présence actuelle d'Epervier n'a rien à voir avec notre indépendance et notre souveraineté" a poursuivi Deby. "Epervier n'est pas ici pour aider ou soutenir un gouvernement ou un régime".

Cette remise en cause survient alors que le président tchadien a obtenu pour la fin de l'année le départ du Tchad de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat), qu'il estimait être un échec.

Parallèlement, la France qui renégocie ses accords de défense avec ses partenaires africains et le Sénégal se sont entendus, à la demande de Dakar, pour fermer les bases militaires françaises dans ce pays.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé fin juillet que la France voulait "renforcer ses défenses" au Sahel après la mort de l'otage Michel Germaneau, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'exécution.

(©AFP / 11 août 2010 16h48)

 

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 19:00

 

 

URNE EN BOIS

 


BANGUI - (Xinhuanet)  11/08/2010 15:20:48 -  Les principaux acteurs engagés dans le processus électoral en République Centrafricaine ont signé mardi à Bangui un accord approuvant le chronogramme de la Commission électorale indépendante (CEI) fixant le premier tour des élections présidentielles et législatives au 23 janvier 2011 et le second tour au 20 mars 2011.

Le chronogramme adopté mardi prévoit également un recensement électoral à réaliser durant une période allant du 1er au 30 septembre 2010.

Par la signature de cet accord, les acteurs politiques conviennent également "d'adopter, dès la clôture des candidatures, un code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes pendant et après la période électorale".

Par ailleurs, ils "exhortent la communauté internationale à mettre à la disposition de la Commission électorale indépendante l'enveloppe budgétaire prévue à l'effet de garantir les chances de succès du processus électoral".

"La signature de cet accord met un terme à toutes nos divergences sur le chronogramme et ses conditions de mise en oeuvre, permettant à la CEI de pouvoir relancer le processus sans encombre", s'est réjoui le président de la commission électorale, Joseph Binguimalé, qui a rendu aux signataires de l'accord "un vibrant hommage pour le grand geste patriotique" qu'ils ont fait.

Principal financeur des prochaines élections, l'Union européenne, qui avait annoncé une contribution de 6,5 millions d'euros (environs 4,3 milliards Fcfa), conditionnait cet appui à la conclusion d'un "accord global et consensuel" susceptible de garantir la tenue d'élections "libres, transparentes et crédibles".

L'Union européenne a signé lundi avec le gouvernement centrafricain une convention relative au déblocage de cette enveloppe.

Du côté de la CEI, on envisage d'entamer dès le 22 août prochain le déploiement des commissaires devant superviser les opérations de recensement prévues du 1er au 30 septembre.

Les élections présidentielles et législatives étaient initialement fixées les 25 avril, puis reportées au 15 mai 2010.

 

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