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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 01:41


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BANGUI – (L’Indépendant) – 07 février 2010 – Le directeur national de la documentation, l’un des nombreux services de renseignement de François Bozizé, Aristide-Briand Reboasse, serait en détention pour malversation financière, a-t-on appris samedi d’une source proche de la présidence centrafricaine.

M. Reboasse serait arrêté sur les instructions du président centrafricain, qui reprocherait à son chef de renseignement « ses pratiques mafieuses » et sa mauvaise gestion des « fonds alloués » à son service.

À en croire une autre source proche du dossier, Aristide-Briand Reboasse se serait spécialisé depuis sa prise de fonction dans « l’extorsion de fonds » aux commerçants musulmans particulièrement libanais. « Il menaçait de les accuser d’atteinte à la sureté de l’État pour leur faire peur. Et il repassait pour exiger des espèces sonnantes et trébuchantes », indique la source.

Selon nos informations, M. Reboasse se serait également brouillé avec son mentor Firmin Feïndiro, procureur de la république de Bangui, qui l’avait pourtant présenté à François Bozizé avant sa nomination à la tête du bureau national de la documentation (BND), alors qu’il travaillait comme caissier dans une station service de Tours (France).

Difficile pour l’heure actuelle d’avoir la confirmation de l'arrestation de ce dernier auprès des autorités centrafricaines, qui ne souhaitent pas s’exprimer. Toutefois, une source gouvernementale indique il serait détenu à la SRI (section recherche et information), de triste réputation et dirigé par le fils Bozizé, Papy.

À rappeler que le bureau national de la documentation est un service de renseignement rattaché directement au cabinet du président centrafricain. Il est dirigé depuis sa création il y’a deux ans, par M. Reboasse.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 01:33


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 Je lisais une correspondance sur internet, dont l’auteur ne voyait pas la nécessité d’investiguer la mort de Charles Massi, vu qu’"un rebelle est un ennemi de l’Etat et de la nation centrafricaine". Je me suis dit que c'était une belle simplification, et un sacré culot, je dirais même plus, une tentative de falsification de l’Histoire. Une clarification du vocabulaire est vraiment nécessaire d'abord, sinon, le néophyte ne comprendrait même pas pourquoi tous ces centrafricains demandent une enquête sur la mort de Charles Massi en détention, un simple rebelle qui ne fait qu'ennuyer le pouvoir!

  Pour ce faire, il donc utile d'abord de se demander ce qu'est un rebelle centrafricain...

  Le mot "rebelle" est tout d'abord le terme utilisé pour qualifier quelqu'un qui n'est pas d'accord avec le pouvoir central, et qui se rebelle donc. Evidemment ça ne va pas arranger ce pouvoir central et sa clique, donc il va pourchasser le-dit rebelle.

  La question suivante est de savoir ce qu'on entend par "nation centrafricaine". Est-ce le-dit pouvoir central, dont le chef est arrivé au pouvoir par les armes en tant que rebelle? Donc le fait d'avoir réussi son coup d'état, il n'est plus un rebelle accessoirement. Il est maintenant devenu "président". Belle métamorphose à vrai dire. Car on l'a compris, le rebelle est en réalité un fauteur de trouble, qu'il faut éliminer à tout prix. Pourquoi? mais parce que justement, par un tour de polichinelle, il peut se retrouver président du jour au lendemain.

  La "nation centrafricaine" peut aussi vouloir dire "la société civile centrafricaine".

  Quand on a un président qui s'impose par la force, on peut bien s'imaginer que le peuple ne le suivra pas forcément. Quand il s'agit en plus d'un général qui ne connait que le langage de la violence et du pillage systématisé, on peut d'autant plus s'imaginer que la société civile ne voudra pas vraiment de lui comme chef d'état. Donc pour rester chef, il doit frauder les élections. Obligé !

  De fil en aiguille on peut donc se demander ce que signifie être ennemi de l'Etat ou ami de l'Etat.

  De toute évidence, l’état-nation du président d’aujourd’hui n'est pas l’état-nation des centrafricains. Il y a  même incompatibilité évidente. Le siège présidentiel et le butin de guerre d’un côté, et le peuple de l’autre. Comme tout président est sensé gouverner le pays pour le bien du peuple, et non pour le bien de sa poche, il devient évident que ce président - ancien rebelle n'est pas vraiment l'ami de son peuple. S'il n'est pas ami de son peuple, au vu des exactions économiques faramineuses envers le peuple centrafricain, on pourrait même oser dire qu'il est l'ennemi du peuple… Peu le disent tout fort, les autres craignent la bastonnade nationale qu’ils risquent de recevoir s’ils s’expriment… La vie est déjà un tel combat quotidien pour la société centrafricaine, alors inutile d’en rajouter ! Avec une espérance de vie à la naissance de 37 ans, on s’imagine un peu l’âpreté du combat…

  On pourrait même s’imaginer que l’ennemi du pouvoir – le rebelle - pense plus au bien-être du peuple centrafricain que le pouvoir. Le facteur « intérêt » est évidemment une possibilité non négligeable, mais on ne peut pas généraliser sans preuves.

  Et ne dit-on pas que l’ennemi de mon ennemi est mon ami ?

  Charles Massi n’est certainement pas l’ennemi du peuple juste parce que le régime le considère comme un trouble-fête. Il faudrait d’ailleurs demander au peuple ce qu’il en pense avant d’avancer des arguments simplistes. Une enquête sur sa disparition, demandée d’ailleurs globalement par la classe politique opposante au pouvoir (ennemie de l’Etat également ?), et certainement par beaucoup de centrafricains qui n’ont pas forcément le pouvoir de s’exprimer de façon à être entendu, servirait surtout à confirmer la gouvernance assassine du pouvoir. Car Massi n’était pas n’importe quel rebelle : comme par hasard, le président ne le portait pas dans son cœur, déjà avant qu’il ne devienne véritablement rebelle. En confirmant l’implication du pouvoir dans sa mort, nous aurions affaire plus précisément à un règlement de compte.

  En Afrique centrale en général, les opposants aux régimes brutaux et définitivement anti-patriotiques que nous connaissons aujourd’hui, sont souvent à 10 000 lieues d’être des ennemis du peuple. Des ennemis de la clique au pouvoir oui, mais pas de la société civile dont ils sont d’ailleurs généralement issus.

  Certes il y a les opportunistes opposants, et c’est une race qu’on commence à bien identifier. Ce ne sont pas des opposants au vrai sens du terme et leur pseudo-opposition n’est que très ponctuelle. Je les appellerais plutôt « les frustrés de la mangeoire…. ». Mais c’est un autre débat. Je parle de ceux – minoritaire à vrai dire - qui cherchent véritablement à marquer de leur empreinte le développement socio-économique et le destin de leur pays.

7 février 2010 

Source : blog de Juliette Abandokwe

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 00:46


gl André Kolingba

Né le 12 août 1936 a Bangui oü il Effectué ses études primaires et secondaires, il rejoint très tôt pour l'École Militaire Préparatoire des Enfants de Troupe de Brazzaville. Puis il est incorporé dans les forces françaises le 12 octobre 1954. Après deux ans de formation théorique et pratique, il part pour l'École d'Application des Transmissions de Montargis en France.

1965: Il est nommé Officier des Transmissions de l'Armée Française à Brazzaville. L'officier André Kolingba demandera plus tard son reversement dans les rangs des Forces armées centrafricaines dont il a  contribué à mettre en place les structures de premières.

1966: Il Prend le commandement du 1er Bataillon des Transmissions des Forces armées centrafricaines (BTFAC). Il restera 9 ans à ce poste cumulants lune formation des jeunes sous-officiers des transmissions en tant que professeur et directeur de cette institution. Il dispense alors des cours de mathématiques, électricité générale et de la technique de la radioélectricité.

1975: Au sortir d'une de ses nombreuses assignations à résidence, d'intimidations, d'arrestations arbitraires sous le règne de Jean Bedel Bokassa, Ce dernier finit par l'envoyer au Canada en qualité d'ambassadeur à Ottawa.

1979: Il est nommé  toujours comme ambassadeur à Bonn en Allemagne Fédérale.

Après la chute de Bokassa, par Encourager fortement l'ex-Premier ministre Bernard Christian Ayandho, Le Général André Kolingba regagne le pays où il est alors nommé Chef d'Etat Major  puis promu Général d'Armée le 24 juillet 1981.

1er septembre 1981: Le pays se trouve au bord de la guerre civile. Le président David Dacko ramené dans les soutes d'un Transall de l'armée française par le Pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing, est malade et incapable de faire face à ses nouvelles charges présidentielles. Le pays est en proie au désordre. Il se voit contraint de remettre le pouvoir au chef d'État-major des Faca qui n'est autre que Le Général André Kolingba. Celui-ci dissout tous les partis politiques et forme Une junte appelée Le Comité Militaire de Redressement National (CMRN) et promet de restituer le pouvoir six mois plus tard aux civils mais l'appétit venant en mangeant, il gardera jalousement ce pouvoir Douze ans pendentif .

Mars 1982: Prenant prétexte sur une radiophonique déclaration irresponsable d'un autre Général pourtant Ministre de l'information dans le CMRN, François Bozizé, le président Kolingba, croyant qu'il s'agissait d'une tentative de coup d'Etat de Patassé, fera abattre une répression aveugle et impitoyable sur les membres du MLPC et tous les citoyens assimilés à ce parti et des ressortissants des préfectures de l'Ouham et surtout de l'Ouham-Pendé.

1985: Il s'attelle à la rédaction d'une nouvelle Constitution.

Prenant Encore Prétexte sur la présence du Général Alphonse Mbaikoua et ses éléments dans la région, le président André Kolingba ordonne à nouveau une répression sanglante et politique de terre brûlée à Paoua et ses environs que le Général Lucien  Guillaume Ndjengbot est chargé d'exécuter.

 28 novembre 1986: Elle est Soumise par référendum au peuple, par référendum qui valait aussi opportunément plébiscite du président Kolingba.

6-7 février 1987: Il crée le Rassemblement démocratique centrafricain (le RDC).

31 juillet 1987: Il fait doter la RCA d'une Assemblée Législative avec des députés élus au suffrage universel direct .

10 novembre 1987: Création du Conseil Economique et Régional.

28 mai 1988: Il procède aux élections municipales.

La gouvernance du Général Kolingba est de plus en plus mauvaise et la situation générale du pays »s'en ressent». Le tribalisme est érigé en mode de gestion. L'appareil d'Etat, la grande administration, l'armée, l'appareil judiciaire, les principales sociétés d'Etat et d'économie mixte, truffes Sont des ressortissants de la même ethnie que le président Kolingba. Le Gouvernement  ccumule plusieurs mois d'arriérés de salaires des fonctionnaires. Le mécontentement de la population va grandissant. Une pétition géante est organisée qui recueille les signatures les plusieurs citoyens mais déclenche une véritable chasse aux sorcières qui déchirer Encore Le pouvoir du Général de plus en plus impopulaire.

1989: Il fait enlever dans des circonstances  rocambolesques son ancien ministre François Bozizé accusé d'avoir tenté un coup d'Etat en mars 1982 et alors exilé à Cotonou (Bénin), par un commando monté par son ministre de l'intérieur le colonel Christophe Grélombé et son conseiller béninois Octave Houdégbé avec la complicité du pouvoir de Mathieu Kérékou. Pieds et poings liés, embarqué à bord de la Caravelle du Gouvernement centrafricain avec quelques uns de ses proches, Bozizé est incarcéré, torturé, puis jugé avant d'être acquitté au bout de deux années de cauchemar.

1991: La chute du mur de Berlin, la vague des conférences nationales souveraines dites et le vent de la démocratie qui a soufflé après la conférence France Afrique de La Baule avec le discours historique de François Mitterrand  affirmant désormais que la France n'aiderait plus que les pays africains qui feraient de réels efforts de démocratisation et de bonne gouvernance, contraindront Kolingba, également sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d'autoriser le Multipartisme.

Après l'expiration de son mandat, André Kolingba dut accepter une brève transition dirigée par un Conseil Politique Provisoire de la Nation composée de lui-même, de l'ancien président David Dacko et des principaux candidats à l'élection présidentielle comme le Pr. Abel Goumba, Ange Félix Patassé, Entre autres, avant d'organisateur en 1992 des élections générales pluralistes dont les résultats du premier tour du scrutin annulés seront. Un deuxième scrutin aura lieu de nouveau en 1993 où il arrive en quatrième position, André Kolingba aura encore la tentation d'en annuler les résultats mais connaitra la ferme opposition de la France. C'est le candidat Ange Félix Patassé qui remportera à la régulière ces élections à l'émission d'un affrontement au deuxième tournée avec le pr. Abel Goumba. André Kolingba quittera non sans amertume le devant de la scène politique et laissera durablement dans l'opinion, l'image d'un président sortant aura qui organisateur des présidentielles les élections pour les perdre.

1996: A tort ou à raison, les trois mutineries  d'une partie de l'armée centrafricaine Bangui qui éclatent lui sont attribuées par le régime du président Patassé.

1999: André Kolingba de nouveau candidat à l'élection présidentielle mais arrivent loin derrière.

28 mai 2001: Il revendique sur RFI la tentative de coup d'Etat contre le président Patassé qui fera plusieurs victimes civiles et militaires et fuit à Kampala en Ouganda ou l'asile politique lui est accordé. Le Président Patassé une rencontre sa tête à prix pour la somme de 25 millions de francs CFA. Son épouse et certains de ses proches ainsi que quelques anciens dignitaires de régime fils se réfugient à la résidence de l'Ambassadeur de France à Bangui.

26 août 2002: Le Général André Kolingba, Et une vingtaine de militaires centrafricains sont condamnés à mort par contumace à Bangui dans le cadre du procès des auteurs Présumés du coup d'Etat du 28 mai 2001. Ii a été reconnu "coupable du crime d '« «atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat», Selon le verdict lu par le président de la Cour criminelle de la République centrafricaine. Il ne remettra pied au pays  qu'à la faveur du coup d'Etat du 15 mars 2003 de François Bozizé qui décide de l'amnistier pour qu'il puisse assister à la clôture des travaux du prétendu dialogue national de la fin de l'année 2003.

2005: Il est de nouveau candidat à la mascarade électorale des présidentielles remportées par François Bozizé. Entre les deux tours du scrutin, André Kolingba incité dit-on par son épouse, exige dans un mémorandum la somme de cinq milliards de F CFA avant d'appeler  les électeurs à voter pour Bozizé. L'histoire ne dit pas cette s'il avait obtenu cette somme d'argent.

7 février 2010: Décès à Paris du général André Kolingba

 

 

NDLR: Récemment encore, on prêtait au général André Kolingba l'intention de s'aligner aux prochaines présidentielles dont on ne connaît pas encore la date, mais la mort en aura décidé autrement. Ces derniers temps, très peu de monde avait pu rencontrer le vieux général. Même certains anciens dignitaires de son parti, parfois venus exprès de Bangui à Paris pour le voir,  ainsi que certains de ses proches, n'étaient plus parvenus à le rencontrer. Il vivait quasiment reclus ceci d'autant plus que son état de santé le nécessitait et son épouse Mireille Kolingba, avait aussi érigé une infranchissable  barrière autour de lui.

Les dernières décisions maladroites concernant la direction de son parti RDC qui étaient attribuées au général Kolingba, semblent n'avoir été que des montages savamment élaborées par elle même et un groupuscule constitué d'un illustre inconnu, Gabriel Goloumo (qui vient d'ailleurs de semer le désordre dans la Commission électorale à Bangui) et un certain Simon Alalengbi, qu'elle manipulait à sa guise dans l'ombre.

Par ailleurs on prête à Mireille Kolingba l'intention de faire don de sa personne à la RCA aux prochaines élections présidentielles. Elle aurait aussi décidé d'aligner  sa fille Cécile Kolingba, épouse d'un citoyen gabonais, aux législatives à Gambo dans la préfecture de la Basse-Kotto, contre un autre candidat déjà proposé par le RDC. L'objectif recherché par Mireille Kolingba, toujours selon nos informations, serait à terme, de faire en sorte que l'une de ses filles devienne aussi ministre comme un des fils de son mari, Désiré Kolingba qui est actuellement membre du Gouvernement Bozizé .

Après Barthélemy Boganda, Jean Bedel Bokassa, David Dacko et Abel Goumba, la disparition du général André Kolingba laisse un vide supplémentaire dans le cercle restreint des dinosaures de la politique dont les antagonismes et les ambitions personnelles empoisonnent depuis des lustres, le paysage politique du pays et pèseront quelques années encore sur la vie de la République centrafricaine. Elle clarifiera aussi, à n'en pas douter, beaucoup de choses sur ce très complexe échiquier politique centrafricain qui se prépare justement à se rendre aux urnes, encore sait-on quand ?

 

  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 19:11


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L’ancien président centrafricain, le général d’armée André Kolingba est mort ce jour 7 février 2010 à 13 heures à Paris, apprend-t- on de sources proches de sa famille. L’état de santé du vieux général qui s’était brusquement détérioré ses derniers temps était devenu une grande source de préoccupation pour sa famille et les dirigeants du parti, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) dont il fut le président fondateur. Sa disparition à l’âge de 74 ans aura inévitablement une certaine influence sur la donne politique en République centrafricaine.

La rédaction reviendra ultérieurement sur cet acteur majeur de la politique centrafricaine qui vient de s’éteindre.


Centrafrique décès en France de l'ancien président André Kolingba



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BANGUI (AFP) - 07.02.2010 19:59

L'ancien président centrafricain André Kolingba (1981-1993) est décédé dimanche à Paris à l'âge de 73 ans, a appris l'AFP à Bangui auprès du président du directoire de son parti, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Gabriel Goloumo.

"Nous avons la confirmation de la mort du président-fondateur de notre mouvement en fin d'après-midi à Paris", a déclaré M. Goloumo qui n'a pas précisé les raisons de ce décès.

Né le 12 août 1936 à Bangui Kolingba, ancien général d'armée, avait renversé par un coup d'Etat en 1981 le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa.

© 2010 AFP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:38


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François Bozizé continue de nier que l'opposant Charles Massi ait été tué par son armée.


Enquête exclusive.

Investi l'année dernière à la tête du mouvement rebelle - la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), à dominante ethnique runga, le colonel Charles Massi, ancien ministre d'Etat qui a la double nationalité centrafricaine et française, serait décédé le 30 décembre à la prison de Bossembélé à la suite de tortures.

Ce décès a été confirmé à des membres de sa famille installés à Bouar par deux officiers enquêteurs de la gendarmerie, proches du ministre centrafricain de la justice, Laurent N'Gon Baba. Selon nos sources, Charles Massi s'était installé au mois d'octobre 2009 dans la région de Baminguin-Bangoran pour réanimer une poche de résistance. Au mois de décembre, ses hommes ont tenté de couper la route stratégique qui relie Sido à Bangui. Au Tchad, le CPJP bénéficie du soutien des tribus sara-kaba, aux alentours de la ville de Kyabe (Moyen-Chari).

A la fin de l'année dernière, au lendemain de la visite à Moundou (sud du Tchad) du président Idriss Déby, une patrouille militaire tchadienne a pénétré en Centrafrique et s'est emparé de Charles Massi, près de Sido. Massi a été trahi par un membre de son état-major. L'opposant a ensuite été remis par le président tchadien à son homologue François Bozizé. Ce dernier aurait alors garanti à Idriss Déby qu'il n'arriverait rien de fâcheux à Massi, membre de la loge "Amour et solidarité" dont le président est le vénérable grand maître...

Le capitaine Vianney Semdiro, commandant de la compagnie "Eclair", ainsi que l'attaché militaire du Tchad en Centrafrique auraient d'abord conduit Massi à Bongossi, village natal du Chef de l'Etat, puis à la prison de Bossembélé sous la surveillance du capitaine Eugène Ngaïkouessé et du lieutenant Alaroum. Son épouse, Denise Massi, demande la création d'une commission d'enquête indépendante. Les anciens collègues de Massi à l'Ecole navale de Bordeaux se sont aussi mobilisés pour connaitre la vérité sur sa disparition.


Source : La Lettre du Continent n° 581, du 4 février 2010.

 


Affaire Charles Massi  un témoignage exclusif RFI


Par
  RFI 5 février 2010

  Nouveau témoignage dans le dossier Charles Massi, cet ancien ministre du président Bozizé devenu chef rebelle et dont sa famille n’a plus de nouvelles depuis plus d’un mois et demi. Il s'agit de celui du commandant Ali Souleymane qui se trouvait avec lui le jour de son enlèvement le 18 décembre.

Selon son épouse, Denise Massi, interrogée sur RFI le 27 janvier 2010, Charles Massi serait mort des suites des tortures qu’il aurait subies dans une prison en Centrafrique. Le gouvernement centrafricain dément.

Nous vous proposons un nouveau témoignage : celui d’un des hommes qui se trouvait avec Charles Massi le 18 décembre 2009, date de sa disparition. Cet homme s’appelle commandant Ali Souleymane. Il affirme que Charles Massi a été arrêté au Tchad, tout près de la frontière centrafricaine, par l’armée tchadienne. Ali Souleymane a, avec lui, le téléphone satellitaire de Charles Massi.

 Le commandant Ali Souleymane raconte...

Charles Massi et lui sont arrivés à la frontière, côté tchadien, avec une quinzaine d'hommes le 18 décembre 2009. Ils étaient venus récupérer du «matériel de guerre» avant de rentrer en RCA, lorsqu'ils ont été attaqués par l'armée tchadienne. Il dit avoir réussi à s'enfuir, mais pas Charles Massi qui a été emmené, derrière une moto

« Nous sommes arrivés à la frontière, c’était le 18 décembre… Charles et moi… quinze personnes… Ils ont capturé le président Charles Massi… je suis un chanceux, je me suis échappé... »

Le clan BOZIZE cache la vérité.

 

Selon les informations recueillies à Bangui, les «démentis», de Jean Francis BOZIZE – Ministre délégué à la Présidence de la République, Chargé de la Défense Nationale – et de François BOZIZE – Président de la République Centrafricaine, Chef de l’Etat, Ministre de la Défense Nationale, concernant l’enlèvement, la torture et l’assassinat de Charles MASSI par les autorités centrafricaines, visent à « cacher la vérité ».

Le fait,  pour « Jean Francis BOZIZE » et « François BOZIZE », de déporter « manu militari » Mme Denise MASSI vers la France le jeudi 14 janvier 2010, alors que celle-ci, « Franco-Centrafricaine »,  était arrivée la veille pour connaître la vérité sur le sort qu’ils ont réservé à son époux, est un aveu supplémentaire de leur culpabilité.

Invoquer, lors de cette opération commandée par ces « hautes instances », la «  sécurité d’Etat »pour s’en prendre à une femme seule et dans la détresse, est un acte d’une lâcheté telle qu’elle prouve, à elle seule, que les autorités centrafricaines connaissent et cachent la vérité concernant l’enlèvement, la torture et l’assassinat de notre Président-Fondateur, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI. D’ailleurs, à qui d’autre pourrait bien profiter la disparition de Charles MASSI ?

Le FODEM rappelle que Charles MASSI n’a été à l’origine de la création d’aucune des rébellions qui ont fait appel à lui pour ouvrir une Médiation pour la Paix.  Charles MASSI a conditionné son engagement à l’arrêt immédiat des exactions sur la population et à la recherche d’une solution de paix pour tous.  François BOZIZE a refusé la médiation de Paix proposée via le Président Idriss DEBY ITNO au mois de juillet 2009.

Au lieu d’orchestrer, à la Radio Nationale, une campagne de désinformation visant à « diaboliser » le « rebelle » Charles MASSI et à préparer l’opinion publique nationale et internationale à l’annonce de son décès du fait de mercenaires ou de coupeurs de routes dans la zone des trois frontières (Tchad, Cameroun, Centrafrique) ; les autorités centrafricaines feraient mieux d’apporter leur concours à la manifestation de la vérité et de la justice, dont François BOZIZE est le garant. Dans un Etat dit de « droit », c’est au Ministre de la Sécurité Nationale et de l’Ordre Public : Général Jules Bernard OUANDE (étrangement silencieux) qu’il revient d’assurer la protection de tous les citoyens et au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : M. Laurent NGON BABA (étrangement silencieux) d’ordonner une enquête.

Charles MASSI a toujours demandé et proposé des solutions pacifiques de sortie de crise, afin de permettre aux dizaines de milliers de réfugiés centrafricains de rentrer chez eux et à la nation de retrouver la quiétude, nécessaire et indispensable au développement et à l’épanouissement de notre pays.

Charles MASSI a été désigné le 10 avril 2009 Président du Conseil Politique de la CPJP par le Conseil Suprême de la CPJPafin de permettre l’instauration de la Paix pour Tous.

Malgré les nombreuses démarches engagées, le Président François BOZIZE persiste dans sa stratégie de « réduire au silence » tous ceux qui disent non au retour de l’empire et croient en la dignité du peuple centrafricain.

Le FODEM lance un ultime appel à la compassion du Président François BOZIZE et du Ministre Faustin Archange TOUADERA afin qu’ils permettent à une ONG ou une personnalité indépendante de rencontrer Charles MASSI et d’apporter des nouvelles rassurantes à sa famille, ses parents et ses amis.

Nous demandons aux députés de l’Assemblée Nationale d’ouvrir une « commission d’enquête »afin de préciser les raisons pour lesquelles le Gouvernement n’a pas présenté Charles MASSI aux Institutions Judiciaires de la République.

Le FODEM lance un appel à toutes les Forces Vives de la Nation, aux Présidents des Pays de la CEMAC et aux représentations des pays partenaires de la République Centrafricaine afin qu’ils se mobilisent et nous assistent pour obtenir la vérité concernant la situation de notre Président Fondateur, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI.

Fait à Paris, le 4 février 2010.

Pour le Bureau Politique du FODEM
Le Président du FODEM France

Saturnin NDOMBY

www.fodem.org – contact@fodem.org
Tél : 06 09 12 95 50 – 
satndomby@hotmail.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:34


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BANGUI 5 février 2010 (AFP)  — Mgr Paulin Pomodimo, médiateur de la République centrafricaine, négocie avec des représentants du pouvoir et de l'opposition pour tenter de sauver le processus électoral, après le retrait de l'opposition de la Commission électorale indépendante (CEI), a appris l'AFP vendredi.

L'ancien archevêque de Bangui a rencontré la semaine dernière les dirigeants de l'opposition et de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, un des principaux mouvements rebelles) ayant constitué le "Collectif des forces du changement" pour s'enquérir de leurs exigences.

Mgr Pomodimo a ensuite eu des entretiens avec des membres de la CEI et poursuit cette semaine ses rencontres avec des représentants de la majorité présidentielle, des pouvoirs publics, des rebelles et des membres de la société civile, a-t-on appris auprès de son entourage.

Le médiateur de la République n'a pas souhaité faire de déclaration avant l'issue des rencontres.

Le 13 janvier, les partis d'opposition membres de la coalition dénommée l'Union des forces vives de la nation (UFVN), ceux des partis modérés réunis au sein de l'entité appelée les "Autres Partis", et l'ex-rébellion de l'APRD, ont suspendu leur participation exigeant la démission du président de la CEI, le Pasteur Joseph Binguimalé qu'ils jugent "impartial".

Ils ont également exigé la dissolution des comités locaux de la CEI mis en place, selon eux, sans tenir compte des quotas de représentativité.

Créée fin août, la CEI a été installée en octobre. Elle doit normalement organiser les élections présidentielles et législatives prévues cette année en Centrafrique à une date encore non fixée officiellement.

Ces scrutins doivent normalement se tenir avant fin avril 2010 selon les délais constitutionnels.

Les dernières élections générales ont été organisées en mai 2005. François Bozizé, qui avait renversé deux ans plus tôt le président Ange-Félix Patassé, a remporté la présidentielle, et sa coalition une majorité relative aux législatives.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:18


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BANGUI (AFP) - 05.02.2010 18:28 - La campagne de sensibilisation sur les opérations du désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le cadre du processus de pacification du pays a débuté vendredi dans trois de six préfectures centrafricaines, a-t-on appris de source officielle.

La campagne de sensibilisation sur les opérations du désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le cadre du processus de pacification du pays a débuté vendredi dans trois de six préfectures centrafricaines, a-t-on appris de source officielle.

La campagne de sensibilisation sur les opérations du désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le cadre du processus de pacification du pays a débuté vendredi dans trois de six préfectures centrafricaines, a-t-on appris de source officielle.

"La campagne de sensibilisation sur le DDR commence dans les préfectures de la Nana Gribizi, de l'Ouham et de l'Ouham Pendé (au nord et au nord-ouest)", a indiqué dans un message radiodiffusé le ministère en charge du Dialogue politique inclusif (DPI), le forum rassemblant tous les acteurs (pouvoir, opposition, groupes rebelles et société civile).

"L'objectif de cette campagne de sensibilisation est d'expliquer aux ex-combattants les critères d'éligibilité pour bénéficier des avantages du DDR (...) de sensibiliser les groupes politico-militaires sur le processus et informer les responsables administratifs et locaux, ainsi que les communautés locales sur leur rôle dans le soutien à la réintégration des démobilisés", selon le communiqué.

Trente observateurs militaires venus de six pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) participeront aux opérations. Ils doivent notamment "vérifier les listes des combattants soumises par les groupes politico-militaires; vérifier le statut du combattant et des membres des groupes politico-militaires et enfin, soutenir la campagne de sensibilisation, d'information et de communication et la liaison permanente avec les responsables locaux des groupes politico-militaires".

Lancé officiellement mi-août 2009, le DDR, doit permettre la démobilisation d'environ 6.000 ex-combattants.

Le DDR fait partie des résolutions adoptées lors d'un forum sur la paix qui a réuni gouvernement, opposition, société civile et rébellions centrafricains en décembre 2008 pour tenter de sortir le pays de plusieurs années de guerre civile.

© 2010 AFP


NDLR : Une première campagne de sensibilisation avait déjà été effectuée tambour battant il y a quelques mois qui s'était achevée par une grande et coûteuse ripaille organisée dans un restaurant de la capitale sous le patronnage du ministre d'Etat Cyriaque Gonda. Les rebelles attendaient après impatiemment que leur soit versées des primes d'alimentation ainsi que leur cantonnement. Ayant malheureusement attendu vainement, ils ont tranquillement remis les barrières pour rançonner à nouveau la population dans les zones sous leur contrôle. Ce n'est pas encore d'une énième campagne de sensibilisation que le pays a besoin main d'un véritable désarmement des rebelles afin que la sérénité puisse revenir dans l'arrière pays. En continuant de thésauriser les huit milliards de F CFA destinés au financement du DDR, Bozizé compromet la réalisation effective de ce programme préalable et si capital à un bon déroulement des élections. Telle est la vraie question qui se pose aujourd'hui.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:08


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Bangui, 4 février 2010 – Les Nations Unies ont annoncé jeudi l'octroi de 20 millions de dollars supplémentaires par le Fonds pour la consolidation de la paix à la République centrafricaine, destinés à soutenir la réforme du secteur de la sécurité, la revitalisation de l'économie et l'état de droit dans le pays.

 

Cette déclaration intervient  un jour après l’arrivée de la  Sous-Secrétaire Générale des Nations Unies et Chef du Bureau des Nations Unies à l’appui de la Consolidation de la Paix (PBSO), Mme. Judy Cheng-Hopkins, à Bangui.

 

Arrivée en Centrafrique le mercredi 03 février, Madame Cheng-Hopkins, dont la mission  devait lui permettre d’échanger avec les partenaires sur la mise en œuvre des projets financés et planifiés, dans le cadre du Fonds de la Consolidation de la Paix en RCA, était accompagnée de Mr. Bisrat Aklilu, Coordonateur exécutif du  Fonds d’Affectation Multi- donateurs (MDTF).

 

Durant sa visite, la Sous-secrétaire générale chargée de l'appui à la consolidation de la paix, Judy Cheng Hopkins, a estimé que ces nouveaux fonds permettraient de distribuer les dividendes de la paix à toute la population. Ce financement vient en appui aux trois piliers  que sont l’Etat de droit et la Bonne gouvernance, la sécurité et la relance de l’économie.

 

Pour les élections, dans ses volets sécurité et éducation civique, une enveloppe de 1,5 million de dollars est mise à disposition. Dans le domaine de la sécurité, ces fonds permettront de lancer la construction de deux casernes de police et de deux nouvelles prisons.

 

Ils seront également alloués à un projet conjoint de retour pour les déplacés, en coopération avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Pour la RSS : 5 millions  sont affectés à ce volet. Pour Justice et Droits humains : 5 millions 500 USD sont réservés à cet effet.  Et enfin 8 millions de dollars seront alloués à la  Relance économique.

 

La RCA est dans l’Agenda de la Commission de Consolidation de la Paix, qui coordonne les ressources fournies par la Communauté Internationale dans le cadre de l’appui aux pays post conflit.

 

D'autres sources de financement sont espérées par les Nations Unies pour asseoir l'aide à la République centrafricaine. En décembre dernier, la Représentante spéciale du Secrétaire général dans le pays, Sahle-Work Zewde, avait averti le Conseil de sécurité que l'aide internationale était essentielle pour que le pays ne retombe pas dans la crise politique,  alors qu'il se prépare à des élections cette année.

 

La République centrafricaine, déchirée par des conflits entre les forces gouvernementales et des rebelles, ainsi que par des incursions de mouvements armés depuis les pays voisins qui ont entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes, a déjà reçu 10,8 millions de dollars du Fonds, mis en place en 2006 dans le cadre de la réforme de la Commission de consolidation de la paix de l'ONU.

 

Source: BINUCA


Le Fonds de consolidation de la paix en Centrafrique reçoit 20 millions de dollars de l’ONU

 

APA Bangui 05-02-2010 (Centrafrique) Les Nations unies ont débloqué 20 millions de dollars supplémentaires au profit du fonds pour la consolidation de la paix en Centrafrique, a annoncé la Sous-Secrétaire des Nations unies, Mme Judy Cheng Hopkins.

 

Le financement est destiné à soutenir la réforme du secteur de la sécurité, la redynamisation de l’économie et l’Etat de droit en Centrafrique, a indiqué Mme Hopkins, dans une déclaration, jeudi à Bangui, à l’issue d’une audience auprès du président François Bozizé.

 

Mme Judy Cheng Hopkins a estimé que le nouveau financement, qui vient en appui aux trois piliers que sont l’Etat de droit et la Bonne gouvernance, la sécurité et la relance de l’économie, devrait permettre de distribuer les dividendes de la paix à toute la population.

Une somme de 1,5 million de dollars sera défalquée pour les élections, la sécurité et l’éducation civique.

 

Le financement de l’organisation mondiale prendra aussi en compte la construction de deux nouvelles prisons et le retour des déplacés qui sera conjointement géré par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la science et la culture (UNESCO).

 

Cinq millions de dollars seront affectés à la Réforme du secteur de la sécurité, 5 millions 500 dollars à la justice et aux droits humains et 8 millions de dollars à la Réforme économique.

 

La RCA a déjà reçu 10,8 millions de dollars par le biais du fonds de consolidation de la paix mis en place en 2006, dans le cadre de la réforme de la Commission de consolidation de la paix de l’ONU.





RCA : 20 millions de dollars pour la consolidation de la paix

Source: United Nations Radio

Date: 04 Feb 2010


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Les Nations Unies ont annoncé jeudi l'octroi de 20 millions de dollars supplémentaires par le Fonds pour la consolidation de la paix à la République centrafricaine, destinés à soutenir la réforme du secteur de la sécurité, la revitalisation de l'économie et l'état de droit dans le pays.

Réfugiés en République centrafricaine

Durant une récente visite, la Sous-secrétaire générale chargée de l'appui à la consolidation de la paix, Judy Cheng Hopkins, avait estimé que ces nouveaux fonds permettraient de distribuer les dividendes de la paix à toute la population.

La RCA déchirée par des conflits entre les forces gouvernementales et des rebelles, ainsi que par des incursions de mouvements armés depuis les pays voisins qui ont entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes, a déjà reçu 10,8 millions de dollars du Fonds, mis en place en 2006 dans le cadre de la réforme de la Commission de consolidation de la paix de l'ONU.

Dans le domaine de la sécurité, ces fonds permettront de lancer la construction de deux casernes de police et de deux nouvelles prisons.

Ils seront également alloués à un projet conjoint de retour pour les déplacés, en coopération avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Enfin, une commission des droits de l'homme sera mise en place.

D'autres sources de financement sont attendues par les Nations Unies pour asseoir l'aide à la République centrafricaine.

En décembre dernier, la Représentante spéciale du Secrétaire général dans le pays, Sahle-Work Zewde, avait averti le Conseil de sécurité que l'aide internationale était essentielle pour éviter au pays de retomber dans la crise politique et les combats alors qu'il se prépare à des élections cette année.

(Mise en perspective : Martial Assème)

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:06


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La première réunion de la commission mixte de coopération entre le Cameroun et la Centrafrique se réunira samedi et dimanche à Bertoua, dans l'est du Cameroun, a-t-on appris jeudi à Douala de source officielle.

«Cette première rencontre va permettre de mettre des stratégies idoines pour la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays», a déclaré le ministre camerounais de l'Administration et de la Décentralisation du territoire, Marafa Hamidou Yaya.

Le Cameroun et la Centrafrique partagent une longue frontière terrestre réputée poreuse.
Au cours de ces dernières années, les relations entre les deux pays se sont dégradées à cause de la présence de rebelles centrafricains et tchadiens dans le nord Cameroun.

 

Cameroun-RCA : la sécurité transfrontalière à l’ordre du jour

(Cameroon-Tribune 05/02/2010)

La première session ordinaire de la Commission mixte permanente de sécurité entre les deux pays s’ouvre demain à Bertoua.

Les choses se sont un peu plus précisées hier, avec l’arrivée à Bertoua du ministre centrafricain de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Elie Oueifio. Le chef de la délégation centrafricaine aux travaux de la première session ordinaire de la Commission mixte permanente de sécurité Cameroun/RCA, qui s’ouvrent demain à Bertoua, a été accueilli dans la localité de Mandjou, porte d’entrée de Bertoua, par le gouverneur de la région de l’Est, Adolphe Lele Lafrique.

L’hôte du Cameroun ouvrait ainsi le bal d’un déploiement qui s’annonce des plus importants. Aux côtés de la délégation centrafricaine, tous les ministres camerounais en charge des questions de sécurité, avec à leur tête le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, sont eux-aussi attendus à ces assises qui vont se tenir demain et après-demain.

En attendant, Elie Oueifio, qui a fait le voyage Bangui-Bertoua par route, a pu se rendre compte de quelques réalités vécues par les populations des deux pays voisins, sur le champ de la cohabitation. Certes, quelques poches de résistance du grand banditisme transfrontalier, notamment le phénomène de coupeurs de route, continuent de causer des soucis aux autorités et populations des deux pays, mais, en l’état actuel de la situation, les choses semblent marcher dans le sens du rétablissement de l’ordre et de la paix. Le déploiement dans la région du Bataillon d’intervention rapide (BIR), y est pour beaucoup. Et puis, fidèle à sa réputation de terre d’accueil, le Cameroun est certainement un refuge sûr pour les populations centrafricaines, victimes des derniers soubresauts sociaux dans leur pays.

Selon des chiffres récemment rendus publics par le HCR, environ 60 000 réfugiés, dont plus de 38 000 répartis sur 33 sites dans la seule région de l’Est, se sont ainsi retrouvés sur le territoire camerounais. En tout 70 sites, équipés d’un centre de santé, d’un forage et d’autres équipements de première nécessité, ont dû être aménagés dans les régions de l’Adamaoua et de l’Est, par le système des Nations-Unies, avec le partenariat de l’ONG française Première urgence, et le soutien de l’Etat du Cameroun.

Les réfugiés y ont droit non seulement à des soins, mais aussi à une ration mensuelle. Sur cette base, les travaux de demain et après-demain s’annoncent prometteurs. Les experts des deux pays tablent depuis le début de la semaine sur les différentes questions liées au renforcement de la stabilité si chèrement acquise, mais aussi sur le renforcement de la libre circulation des personnes et des biens de part et d’autre de leurs nombreuses frontières.

Serges Olivier OKOLE

© Copyright Cameroon-Tribune

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:00


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BRAZZAVILLE (AFP) - 05.02.2010 19:09 - La France va financer à hauteur de 578.000 euros (378 millions de FCFA) une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains, apprend-on de source officielle vendredi à Brazzaville.

La France va financer à hauteur de 578.000 euros (378 millions de FCFA) une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains, apprend-on de source officielle vendredi à Brazzaville.

La France va financer à hauteur de 578.000 euros (378 millions de FCFA) une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains, apprend-on de source officielle vendredi à Brazzaville.

Ce projet "est l’un des plus importants menés par la coopération militaire française dans le monde", précise le communiqué diffusé après la signature d'un accord par le ministre congolais de la Défense, le professeur Charles Zacharie Bowao et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette.

"Cette école (...) sera spécialisée dans les travaux publics, le bâtiment et au renforcement des capacités du service de santé des armées", indique le texte. Elle sera installée à la sortie nord de la capitale congolaise.

"Elle accueillera en septembre 2010 des stagiaires militaires en provenance de 17 pays africains pour se former aux métiers du bâtiment (électricité, plomberie, maçonnerie, menuiserie) et des travaux publics (réhabilitation ou création de pistes en terre ou en latérite)", ajoute le document.

A l’issue de leur formation, les militaires pourront mener des travaux au profit des armées et des populations et être engagés dans des opérations de maintien de la paix sur le continent africain.

Le Congo n’abrite pas de base militaire française mais bénéficie régulièrement de la coopération de la France pour la formation des éléments de ses forces armées, de la police et de la gendarmerie.

© 2010 AFP

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