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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 20:04


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(Sud Quotidien 04/02/2010)



L’union africaine (UA) a décidé d’imposer des sanctions aux pays instigateurs ou sympathisants des changements anticonstitutionnels dans les pays membres de l’organisation.

Cette décision entre dans le cadre d’une nouvelle approche basée sur la tolérance zéro contre les coups d’Etat en Afrique. Dans les décisions issues de son 14ème sommet ordinaire qui a pris fin ce mardi à Addis-Abeba, après trois jours de travaux, l’UA souligne qu’elle est dotée d’instruments juridiques nécessaires pour lutter contre les changements anticonstitutionnels de régimes politiques.

L’objectif est de promouvoir la mise en oeuvre effective de tels instruments par l’introduction des modifications adaptées au moment opportun, au lieu d’élaborer de nouveaux instruments. De ce fait, le sommet de l’UA plaide pour une approche globale de la question des changements anticonstitutionnels de gouvernement basée sur la tolérance zéro concernant les coups d’Etat.

Cette tolérance zéro devra s’appliquer aussi à tout type de "violations des normes démocratiques dont la persistance ou le recours pourraient déboucher sur des changements inconstitutionnels ». Parmi d’autres décisions préconisées en cas de changement illégal de l’ordre constitutionnel, figurent des "sanctions économiques punitives" et d’autres mesures qui se révèleront adéquates, en plus d’exclure les prévaricateurs des élections destinées à restaurer la légalité.

Par ailleurs, tous les pays membres de l’UA sont appelés, après un changement inconstitutionnel de gouvernement dans un pays donné, à s’abstenir de donner toute accréditation aux autorités de fait dans les organes internationaux non- africaines, dont les Nations unies. Cette diligence vise à renforcer la mesure de suspension automatique adoptée par l’UA contre les pays où ont eu lieu les changements inconstitutionnels de gouvernement.

A cet effet, la conférence a exhorté les pays membres de l’UA, qui ne l’ont pas encore fait, à ratifier ou à adhérer "sans tarder" à la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance qui "renforce considérablement les dispositions sur les changements anticonstitutionnels de gouvernement".

L’UA invite aussi ses pays membres à respecter le principe de la légalité et à s’en tenir à leurs propres Constitutions nationales "spécialement quant à l’introduction de réformes constitutionnelles" sous peine de créer des "situations tendues qui, à leur tour, peuvent déboucher sur des crises politiques".

(Pana)


© Copyright Sud Quotidien

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:53


armement

 

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


JOHANNESBURG, 2 Février 2010 (IRIN) - Un rapport du vérificateur général d'Afrique du Sud qui est une organisation non gouvernementale de surveillance du commerce des attributs de gouvernement, a révélé un sérieux manque de contrôles sur les exportations de son arsenal d'armes classiques, «ne pouvait pas être dérangé ".

«Le vérificateur général de l'Afrique du Sud montre que le contrôle d'armes du régime est dans un état de crise avancées, avec le résultat que les ventes d'armes sud-africaines pourraient alimenter les dictateurs brutaux et les États voyous», a déclaré dans un communiqué un porte-parole de l'opposition de l'Alliance démocratique (DA), David Maynier.

«Le rapport du [le vérificateur général] montre qu'au moins 58 transactions d'armes avec les clients d'au moins 26 pays ont eu lieu sans l'apport légalement tenu par les départements gouvernementaux compétents ... sur au moins 17 transactions il n'ya pas de certificats de vérification de livraison, ce qui signifie que des armes auraient pu être vendues à des Etats voyous, dans certains cas, le certificat indiquant l'utilisateur final est manquant ".

Selon un rapport publié par un quotidien national dimanche, City Press, des armes ont été vendues entre autres, au Soudan, au Gabon, à Djibouti, à l'Éthiopie, l'Algérie, l'Egypte et la République centrafricaine. Ils ne sont pas tous engagés dans une guerre de rébellion ou d'oppression, mais des armes peuvent facilement transiter par eux pour alimenter des guerres  dans certaines zones dévastées.

Le gouvernement ANC a hérité de l'industrie des armes - qui à une époque, était capable de produire des armes nucléaires - quand l'apartheid a pris fin en 1994, et comprenait un arsenal allant de l'hélicoptère d'attaque Rooivalk, (state-of-the-art) à des systèmes d'artillerie et de lance-roquettes aux fusils d'assaut.

La dernière version du G6-52 Rhino 155 mm, un obusier automoteur a été dévoilé en 2003 au niveau du salon des Emirats Arabes Unis; un seul véhicule est capable de couvrir une superficie d'environ 1720 kilomètres carrés d'une position de déploiement, et les feux de huit coups à la minute.

L’Égypte et l’Afrique du Sud sont les principaux producteurs du continent pour les armes conventionnelles, mais la plupart des autres Etats africains dépendent des importations pour couvrir leurs besoins.

L’industrie des armes de l’Afrique du Sud a été établie dans la période qui a précédé la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, a décentralisé sa production de munitions et d’armements.

Le pays a connu un isolement international croissant en raison de sa politique de séparation raciale (apartheid) et l'imposition d'un embargo sur les armes des Nations unies en 1977, qui ont stimulé l'expansion de l'industrie de l'armement.

Dans un effort pour parvenir à l'autosuffisance, le développement rapide des capacités militaires a été accéléré par un mépris pour les brevets et les accords de licences, et par les partenariats établis avec d'autres, puis des Etats parias comme le Chili, Israël et Taiwan.

En 1995, le National Conventional Arms Control Committee (NCACC) a été créé pour veiller à ce que "un ensemble de principes directeurs et des critères ... qui fera en sorte que le commerce des armes et des politiques de transfert soient conformes aux pratiques internationalement acceptées» serait suivi, selon le site internet du Ministère sud-africain des relations internationales et de coopération.

Les stipulations de la NCACC pour assurer un contrôle administratif des ventes d'armes comprennent des multinationales et des processus d'examen ministériel de recommandation des demandes de permis, supervisé par un ministre qui préside le corps, et qui n'a pas une ligne d'intérêt à la fonction concernant le commerce des armes, la responsabilité ultime incombe au Conseil des ministres, indique le site.

Selon la presse de la ville, les ministres responsables du contrôle de ventes d'armes "ne comprennent pas et ne savent pas qui exercent leur responsabilité de surveillance liées à la délivrance des permis et des contrôles connexes. Les permis sont délivrés sans autorisation appropriée, à la délégation ou de la ratification de la NCACC", dit le rapport du vérificateur général.

«C'est une preuve solide de fusion administrative dans le NCACC", commente Maynier le DA. «Le pays ne peut se permettre d'avoir des offres les plus douteuses, des dictateurs du monde, tombant à travers les mailles du filet administratif très large  du NCACC.

«Ces décisions portent sur les armes avec lesquelles les gens sont tués, et sur les lois qui sont censées empêcher que ces armes meurtrières tombent entre les mains de bandits et d’États voyous», dit-il. « Pour corriger la situation, la NCACC doit se réunir régulièrement, faire son travail, et en rendre compte pleinement, tel que requis par la loi."

Rob Thomson, professeur de sciences actuarielles à l'Université de Witwatersrand et président de la Arms Reduction Groupe de travail - une unité de cessez-le feu, une surveillance des ONG de l'Afrique du Sud le commerce des armes - a déclaré à IRIN que la NCACC était «en plein désarroi", et les commissions de contrôle - qui devraient garantir la transparence - étaient "l'utilisées dans l'autre sens [pour la non-transparence]".

Il a dit que l’ONG a engagé une action judiciaire pour la publication de renseignements concernant le commerce des armes de l'Afrique du Sud.

Maynier a déclaré à IRIN que dans les trois ans, jusqu'en 2009, lorsque le comité était présidé par l'ancien ministre Mufamadi Sydney, les rapports annuels de la NCACC n'ont pas été rendus publics. Le Comité est actuellement présidé par le juge constitutionnel et le ministre du Développement Jeff Radebe.

Thomson a déclaré que pendant l'apartheid, la sécurité nationale était le principal souci de l'industrie d'armement, mais avec l'avènement de la démocratie, le profit était devenu la préoccupation majeure.

Guy Lamb, a déclaré à IRIN que les armes dans la gestion du programme de l'Institut d'Etudes de Sécurité (ISS), le groupe Denel, une entreprise semi-publique et la plus importante manufacture d'armement du pays constructeur, a continué à enregistrer des pertes et a dû trouver des marchés à l'exportation pour faire du profit.

"Le groupe Denel a déclaré des pertes de 549 millions de Rand (US $ 72 millions) et 347 millions de Rand (US $ 45 millions) respectivement en 2007 et 2008. Le chef de la direction de Denel, cependant, attend de la société de devenir financièrement viable en 2012, " indique un analyste ISS, le commerce des armes conventionnelles et de son contrôle en Afrique, édité par Lamb.

«En 2008, la South African National Conventional Arms Control Committee a délivré des permis d'exportation d'armes à la valeur de 5.9 milliards de Rand (US $ 776 millions) pour quelque 88 destinations de pays différents", a noté l'analyse de ISS.

Le porte-parole Radebe a déclaré aux médias locaux que le ministre avait répondu au parlement après le rapport du Vérificateur général, mais sa réponse n'était pas encore présenté au Comité du portefeuille.


NDLR : On comprend pourquoi et comment le dictateur sanguinaire centrafricain François Bozizé a profité de toutes ces carences et failles lumineusement décrites ici pour s'approvisionner au maximum en armement de guerre dans ce pays. Le gouvernement sud africain doit prendre conscience de ce que des armes de guerre provenant des manufactures de ce pays sont actuellement entre les mains d'un dangereux tyran qui les utilise déjà et continuera de le faire contre son peuple.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:51


Boziz--en-train-de-voter.jpg


Les deux piliers de la démocratie sont le bulletin de vote et la liberté de l’information. Ajoutons-y l’indépendance de la justice, appelée à les garantir. Nous savons que, dans les pays développés, la représentation des citoyens est souvent plus formelle que réelle, nous savons que les canaux de l’information sont monopolisés par des intérêts qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général. Mais ces libertés publiques fondamentales sont quand même, grâce aux luttes des peuples, un fait établi, qui doit cependant toujours être défendu et perpétuellement réassuré.

Nous parlons de pays où ces piliers de base sont absents, non pas qu’ils seraient incompatibles avec je ne sais quelles traditions locales, comme des théoriciens racistes et intéressés essaient de le faire croire, mais parce que les intérêts étrangers qui dominent ces pays sabotent toutes les tentatives de les édifier. Les systèmes politiques mis en place sont des despotismes de clan fondés sur l’enrichissement par la corruption de l’État, qui ignorent absolument tout de la notion de bien public, et pour cause : le peuple n’a pas de voix pour s’exprimer. L’enracinement de ces despotismes a beau exhiber le résultat mortifère de sa totale incapacité à développer les pays, à créer la moindre prospérité publique, à fournir les dispositifs élémentaires de services pour la vie collective, il n’en est pas moins assuré dans sa pérennité par le soutien des puissances de tutelle, anciens colonisateurs ou modernes institutions internationales, qui ont le front, par ailleurs, de proclamer leur foi en la démocratie.

La fonction de ces pouvoirs est de garantir la meilleure exploitation possible des ressources et de la gestion des pays par les sociétés étrangères qui y sont implantées. Mamadou Tanja, président du Niger, peut être désavoué par les Institutions locales dans son projet de pérennisation de son pouvoir, il n’en a cure puisqu’il ne se heurte pas à l’opposition d’Areva et du pouvoir politique français, bien présents au Niger et dont la voix compte plus que celle du peuple nigérien. Les conditions de la compétition pour le pouvoir sont iniques. Le despotisme est assuré de sa pérennité par tous les dispositifs mis en place. L’élection du président par la majorité simple à un tour, comme au Togo, au Gabon, au Cameroun, est suffisamment significative. Il suffit de financer quelques soi-disant opposants pour assurer la reconduite du pouvoir en place. La faillite administrative s’étale dans l’absence de tout recensement crédible de la population. Que dire de l’organisation matérielle du vote, listes et cartes électorales, toujours étroitement contrôlée par le pouvoir en place à travers différents organismes sous influence.

Ce que l’information internationale refuse de voir et que l’information locale a l’interdiction de répercuter c’est le désaveu massif que les populations infligent au système par leur abstention, seule forme d’expression relativement libre malgré la concussion régnante. La dernière touche électorale du système consiste en ces fameux observateurs internationaux, dont la complaisance constitue le scandale suprême.

Certains pensent, avec un certain bon sens, que le boycott est la seule réponse logique à ces conditions grossières de parodie démocratique. Pourquoi s’engager dans une compétition qu’on sait truquée ! En tout cas c’est la position qui est la plus redoutée par le pouvoir et ses protecteurs. C’est aussi l’arme non violente par excellence, utilisée par Gandhi et Martin Luther King pour permettre au peuple de s’exprimer simplement, de façon irréfutable, envers et contre tout. Contre cette arme la violence du pouvoir s’est, elle, toujours exercée, montrant son essence anti-démocratique.


© Source : Odile Tobner  Survie.org 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:44


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APA-Cotonou 04-02-2010 (Bénin) Plusieurs hommes politiques du Bénin, notamment des députés et mêmes des anciens ministres, suscitent déjà la candidature de l’actuel président de la Banque Ouest Africaine de développement (BOAD), M Abdoulaye Bio Tchané, à la présidence, à moins de 13 mois des élections de mars 2011.

« Ministre du gouvernement de la République, directeur/Afrique à Washington du Fonds monétaire International (FMI), puis Président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), vous avez acquis un bel éventail d’expériences nationales, internationales et régionales, qui serviront à l’épanouissement du Bénin », a déclaré, l’ancien ministre Roger Gbégnonvi.

L’ancien ministre de l’Alphabétisation de l’actuel chef de l’Etat, Yayi Boni, a estimé, dans une déclaration publiée ce jeudi à Cotonou, que le président de la BOAD, est doté des capacités intellectuelles et humaines pouvant lui permettre de diriger le Bénin au cours du prochain quinquennat.

« Abdoulaye Bio Tchané est un homme d’ouverture, capable d’imaginer pour le Bénin une politique de grandeur, et cela me rassure », a-t-il estimé.

L’ancien ministre Roger Gbègnonvi pense qu’Abdoulaye Bio Tchané aura en face de lui, trois tâches fondamentale dès qu’il accèdera au pouvoir en avril 2011.

« Dès que vous accéderez au pouvoir en avril 2011, vous aurez à faire face à la triple tâche de restauration de l’unité nationale, de rétablissement de la justice et de l’éradication de l’analphabétisme », a-t-il indiqué.

En dehors de cette déclaration du l’ancien ministre Roger Gbègnonvi, plusieurs élus du peuples, notamment des députés et des conseillers communaux, multiplient depuis ces derniers mois, des déclarations, des concertations et organisent même des marches de soutien pour susciter la candidature de l’actuel président de la BOAD à la magistrature suprême du pays.

Outre ces déclarations, des calendriers de poche, des porte-clés, frappés de l’effigie du président de la BOAD se distribuent actuellement dans le pays.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:35


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Source: Government of Cameroon; International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies (IFRC); United Nations Children's Fund (UNICEF); United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR); United Nations Population Fund (UNFPA); United Nations World Food Programme (WFP)

Date: 31 Jan 2010

I. RESUME EXECUTIF

Les réfugiés centrafricains (Mbororos, Gbaya et autres) affluent au Cameroun depuis l'année 2005 jusqu'à ce jour. Le dernier recensement/enregistrement du HCR d'octobre 2009 indique qu'ils sont installés dans 72 sites ou villages dont 33 dans l'Adamaoua et 39 à l'Est. La population totale de réfugiés vivant dans ces sites est estimée à 80 711 personnes pour 16 072 ménages dont 6 209 (43%) dans l'Adamaoua et 9 863 à l'Est (57%).

Ces réfugiés bénéficient depuis juillet 2007, d'une assistance alimentaire, sanitaire, nutritionnelle et non alimentaire, assurée respectivement par le PAM, le HCR, l'UNICEF ainsi que par d'autres partenaires (FICR, MSF, IMC, IRD, PU, Plan International) dans le cadre d'une opération d'urgence (EMOP) qui a été prorogée pour la deuxième fois jusqu'au 31 juillet 2010.

En prélude à la fin de cette opération d'urgence, il est apparu nécessaire d'anticiper sur les types de réponses à apporter au terme de I'EMOP en cours. Ainsi, une évaluation approfondie axée sur l'autosuffisance alimentaire et les conditions socioéconomiques a été entreprise pour guider l'ajustement, l'élaboration et la planification des interventions, projets ou opérations d'assistance en faveur desdits réfugiés.

L'évaluation en question s'est déroulée en novembre 2009, sous la forme d'une JAM composée des administrations publiques (MINEPAT, MINADER, MINSANTE, MINATD), des agences des Nations Unies (HCR, PAM, UNICEF, UNFPA), et d'autres partenaires à l'opération (FICR, IRD, PU, Croix Rouge, etc.).

Les informations collectées au cours de cette mission proviennent principalement de trois sources, à savoir: i) une enquête auprès de 300 ménages de réfugiés, ii) des discussions de groupes avec les réfugiés et les populations hôtes, et iii) la documentation, notamment les rapports des quatre précédentes JAM et de la PDM.

Les résultats obtenus ont conduit à trois principaux résultats portant sur l'état des lieux de la sécurité alimentaire des réfugiés, les perspectives de résilience desdits réfugiés, et les stratégies nécessaires en rapport avec la fin de I'EMOP 10735.

On peut cependant relever que les enquêtes de terrain se sont déroulées au lendemain du mois du ramadan. Cette période implique en effet pour les musulmans, un accroissement des dépenses et de la consommation alimentaire, ce qui pourrait biaiser la perception générale de leur capacité à se nourrir ainsi que celui de l'évolution de leurs revenus.

Toutefois, il est apparu que sur le plan qualitatif, la consommation alimentaire des réfugiés s'est améliorée depuis la dernière évaluation de février 2009. Ainsi, en février 2007, 34,2% des ménages avaient une alimentation pauvre alors qu'en novembre 2009, ces ménages ne représentent plus que 26% du groupe. De même, 25% des ménages avaient une alimentation acceptable. En novembre 2009, 43% ont une consommation acceptable. Cette amélioration résulterait d'une distribution alimentaire plus régulière et d'un renforcement des conditions de distribution de celle-ci. Evaluation approfondie de la sécurité alimentaire et de l'autosuffisance des réfugiés centrafricains dans les régions de l'Adamaoua et de l'Est du Cameroun (Novembre 2009)

Mais la préoccupation demeure sur le plan quantitatif. Sous cet angle, seuls 30% des réfugiés sont estimés en sécurité alimentaire, alors que 39% d'entre eux sont en insécurité alimentaire sévère, il s'agit là d'une dégradation de leur situation alimentaire depuis leur arrivée au Cameroun, dans la mesure où ces mêmes proportions étaient de 54,5% et 10% respectivement. Cette dégradation serait liée au décalage constaté entre le nombre de réfugiés enregistrés, bénéficiaires de l'assistance alimentaire et le nombre réel de réfugiés en accroissement constant de près de 25%. L'enquête PDM signale à cet effet que la solidarité entre les populations concernées a entraîné une redistribution de l'aide octroyée.

Pour ce qui est des capacités de résilience des réfugiés, trois facteurs ont été pris en compte, à savoir :
i) les sources de revenus,
ii) les sources d'approvisionnement alimentaire, et
iii) les stratégies de survie.

En ce qui concerne les sources de revenus pour lesquels il n'y a pas d'interdiction formelle aux réfugiés de s'en procurer, l'analyse comparée montre que la classe des ménages en sécurité alimentaire est dominée par les vendeurs de produits d'élevage (14%) tandis que les ménages des travailleurs manuels, artisans et pratiquants de petits métiers (12%) sont très souvent en insécurité alimentaire, Il ressort en effet que les réfugiés gagnent en moyenne environ 29 722 FCFA par mois, mais avec de fortes disparités entre les groupes socioéconomiques. On relève ainsi que les revenus moyens par type d'activité sont les suivants par ordre d'importance :
i) vendeurs des produits d'élevage: 92 510 FCFA,
 ii) petits commerçants et pratiquants d'autres activités : 27 970 FCFA, iii) vendeurs des produits agricoles : 20 163 FCFA,
iv) travailleurs manuels : 15 579 FCFA,
v) vendeurs de bois de chauffe: 14 696CFA, et
vi) personnes assistées : 10 135 FCFA.
Comparés au salaire minimum inter-catégoriel (SMIC) en vigueur au Cameroun (28 000 FCFA), les vendeurs des produits d'élevage ont un revenu mensuel au-dessus de ce seuil ; les petits commerçants ont des revenus équivalents. Ensemble, les deux groupes représentent plus du quart des ménages (26%). Parallèlement, les personnes assistées ou dépendant totalement de l'assistance alimentaire gagnent en moyenne 10 135 FCFA par mois, ou 338 FCFA environ par jour, ce qui est deux fois moins que le seuil de pauvreté au Cameroun.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 02:20


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Formé par Pasqua, le Foccart de Levallois-Perret s’est lancé à l’assaut du continent, de ses chefs d’Etat et de ses matières premières

Il débarque à Bangui pour parler uranium. Joue les humanitaires en Centrafrique et les touristes au Katanga. Reçoit des militaires guinéens à Paris. Accompagne Sarko en Libye. Mi-Foccart, mi-Livingstone, Patrick Balkany est-il le nouveau « Monsieur Afrique » de l’Elysée ? Cette question plonge dans une fureur noire certains conseillers du président. « Balkany n’a aucun mandat pour représenter la France, fulmine l’un d’eux. Il n’est pas qualifié pour cela et le signalons fréquemment aux  responsables africains qu’il rencontre. Possible. En attendant, Sarko, lui, ne dit pas un mot pour freiner cette diplomatie parallèle.

Pas  facile, il est vrai, de s’y retrouver parmi tous les représentants officiels et autres « sorciers blancs » qui sillonnent le continent en se recommandant de Paris. Il y a les émissaires authentiques, envoyés par Claude Guéant ou par la cellule africaine de l’Elysée. Il y a ceux de l’équipe Kouchner. Et ceux de Joyandet. Autant d’ « éminences » qui se tirent joyeusement dans les pattes. Sans oublier les conseillers de l’ombre, et particulièrement de Sarko, comme Robert Bourgi, les débris des réseaux Pasqua, les restes de ceux de Chirac, les délégués du Medef, de la Francophonie, des grands groupes français, les affairistes multicartes.

C’est pourtant Balkany qui, ces derniers temps, a tenu la vedette dans la presse africaine. Selon certains confrères, il est au cœur de la négociation qui réunit Areva, numéro mondial de l’exploitation des mines d’uranium, et l’Etat centrafricain. Il y a deux ans, Areva a racheté le gisement de Bakouma et concédé quelques miettes aux indigènes : 12% des bénéfices de l’exploitation, laquelle doit commencer cette année ou l’an prochain.

Le Katanga en joli jet privé

Sans revenir sur ce généreux accord, le gouvernement du président François Bozizé tente d’obtenir une rallonge, sous forme de taxes diverses. Sa méthode : inspirer quelques articles mettant en cause Balkany, tout en s’interrogeant sur les manigances de l’intime de Sarko avec l’homme d’affaires belge George Forrest.

« Balkany s’est poussé du col, explique-t-on à la direction d’Areva. Pas besoin de lui pour faire notre travail. En revanche, nous avons discuté avec Forrest qui possédait des permis d’extraction autour de Bakouma. » Ce même Forrest a aidé le groupe nucléaire à négocier, avec le président de la République Démocratique du Congo, une autorisation d’exploration et d’exploitation de l’uranium valable sur son immense territoire. Là encore, Balkany, sans jouer de rôle majeur, s’est débrouillé pour être sur la photo : il accompagnait Sarko, en mars 2009, à Kinshasa, lors de la signature de cet accord.

Richissime entrepreneur implanté en République démocratique du Congo (mines, cimenteries, travaux publics et…munitions), Forrest est, depuis trois ans, un poisson pilote de choix pour Balkany. « C’est un ami, confie l’homme d’affaires belge au « Canard ».

J’ai mis mon avion à sa disposition depuis Paris pour circuler en Afrique, mais je ne lui ai pas demandé ce qu’il voulait y faire. Je ne suis pas son associé. » Geste désintéressé, bien sûr : grâce à ce coucou de luxe (un Falcon), le globe-trotter de Levallois-Perret a visité l’Afrique centrale et élargi le cercle de ses relations, de Bangui (où il a rencontré en tête à tête le président Bozizé) à Lubumbashi (Katanga).

En réalité, Patrick Balkany n’est pas un blanc-bec sur le continent. Ses premiers contacts remontent aux années 90, lorsque Charles Pasqua, patron des Hauts de Seine  y entretenait des réseaux d’affaires à dominante corse. En 1992, il accompagne le boss sur l’île de Sao Tomé, au large du Gabon, pour une étonnante aventure : Charly voulait transformer ce petit Etat en zone franche (à la fiscalité très libérale), histoire d’y commercer plus tranquillement avec l’Afrique. Une mesquine intervention de la Banque mondiale contrariera ce projet humanitaire.

Deux ans plus tard, lorsque la candidature présidentielle de Balladur se précise, Balkany, là encore adoubé par Pasqua, se découvre une vocation d’ambassadeur. Il rend visite au président camerounais, Paul Biya, et à celui du Gabon, Omar Bongo. Puis, avec l’avion de ce dernier, s’en va saluer une autre grande conscience de la région : Mobutu. A cette époque, Balkany fréquente aussi deux chefs d’Etat qui doivent tout à la France : le Centrafricain Ange-Félix Patassé et le Tchadien Idriss Déby.

Nos amis les putschistes

Battu à Levallois, condamné pour avoir confondu employés municipaux et personnel de maison, celui qui se définit alors comme « l’homme le plus honnête du monde » choisit l’oubli des tropiques et se met au vert à Saint-Martin. Mais l’élection de son ami de quarante ans réveille son goût pour l’Afrique. Particulièrement pour ses régimes démocratiques, tels le mali, le Ghana, le Bénin, etc ? Non, plutôt la Libye – où l’emmène Sarko après la libération des infirmières bulgares -, le Gabon, la Centrafrique, les deux Congos, le Tchad. Des Etats qui présentent deux particularités : un sous-sol regorgeant des richesses et un régime allant de l’autoritaire au dictatorial.

Balkany, qui a écouté les discours du candidat Sarko promettant d’en finir avec les réseaux affairistes, va-t-il s’emparer de cette juste cause ? En septembre 2007, il participe à une mission parlementaire dressant le bilant de la politique africaine de la France. Selon son collègue UMP Jean-Louis Christ, « Balkany n’a pas été présent à la moindre audition ».

A la même période, notre africaniste à gros cigare rencontre un « communicant », Laurent Taïeb, directeur de la revue « L’Essentiel des relations internationales », qui édite de luxueux « numéros spéciaux » à la gloire des régimes africains. Taïeb le présente à George Forrest et à quelques autres experts (banquiers, notamment) du continent. Et il enrôle Renaud Guillot-Corail, conseiller de Balkany (voir ci-contre), dans sa revue. Cette amitié ne le dessert pas : en 2008, l’agence de Taïeb Prestige Communication est chargée par la télé publique France 24 de lui apporter des publicités africaines.

Excès d’enthousiasme ? Le griot de Levallois franchit parfois la ligne blanche. Par exemple en défendant ostensiblement les putschistes mauritaniens (qui viennent de renverser un régime pluraliste). Ou, le 17 septembre dernier, en déclarant à des représentants du président guinéen Camara (auteur, lui aussi, d’un coup d’Etat) : « Le Quai d’Orsay est à côté de la plaque (…), la candidature de Moussa Dadis Camara (à la prochaine présidentielle) ne pose pas de problème (…), les problèmes de l’Afrique ne se posent pas en termes d’élections. »

Manque de bol, onze jours plus tard, le gentil Camara fait tirer à Conakry sur la foule désarmée, tuant plus de 150 manifestants. Cette fois, devant les hurlements de Kouchner, le Président a passé un savon à Balkany. Des propos à l’emporte-pièce comme ceux du 17 septembre peuvent faire perdre beaucoup de crédit à la France. Et peut-être encore plus de contrats.

Jean-François Julliard et Hervé Liffran

 

Le quai d’Orsay de Levallois

Depuis l’élection de Sarko, des émissaires venus de la « Françafrique » se pressent à la mairie de Levallois-Perret. Le bureau de Patrick Balkany et celui de son conseiller Renaud Guillot-Corail ne désemplissent pas. « Je reçois tous les jours des Africains qui viennent passer des messages car ils savent que le maire a l’oreille de Nicolas Sarkozy », avoue ce dernier au « Canard ».

Fabien Singaye, le conseiller du président centrafricain, François Bozizé, a ainsi pris ses habitudes dans cette mairie de banlieue. Au point de demander un jour à Balkany de lui attribuer un HLM municipal pour lui servir de pied-à-terre parisien. Les représentants du président tchadien, le fervent démocrate Idriss Déby, sont eux aussi accueillis à bras ouverts. Toujours prévenant, Balkany a mis des bureaux municipaux à leur disposition pour y déménager l’ambassade du Tchad en cours de rénovation. Ces bureaux, propriété de la Semarelp (société d’économie mixte de Levallois-Perret), accueillent également Tonic Company, une boîte de parfumerie dirigée par Vanessa Balkany, fille de son père. Et aussi India Trade centre, une société présidée par Dan Oiknine, l’époux de Vanessa.

Des hommes d’affaires implantés en Afrique ont pris, eux aussi, les quartiers à l’hôtel de ville. Georges Forrest, pédégé du groupe belge du même nom et ami très cher de Balkany, compte ainsi parmi les visiteurs réguliers.

Tout ce ballet diplomatico-affairiste est censé rester clandestin. A la mairie, Renaud Guillot-Corail, supposé se consacrer exclusivement à Levallois, est toujours entre deux avions : Bangui, N’djaména, Kinshasa et Brazzaville figurent parmi ses destinations favorites.

Ce brave garçon exerce aussi ses talents dans le secteur des…farces et attrapes. Sa société Wordex International, basée à Hong-Kong et à Saint-Domingue, commercialise des gadgets fabriqués en Asie. Mais ce Talleyrand de carnaval compte peut-être fourguer en Afrique ses stocks de poudre à éternuer, de confettis et de langues de belle-mère…

Source : Le Canard enchaîné mercredi 3 février 2010

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 02:18


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N’Djaména, 3 février 2010

Situations de crise politique dans l’espace francophone et catastrophe en Haïti à l’ordre du jour de la réunion du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie a réuni son Bureau à N’Djaména (Tchad), les 2 et 3 février 2010, à l’invitation de Nassour Guélengdouksia Ouaïdou, Président de l’Assemblée nationale du Tchad.

Les travaux se sont déroulés sous la présidence d’Yvon Vallières, Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Président de l’Assemblée nationale du Québec, avec la participation de Présidents d’Assemblée, députés et sénateurs d’une vingtaine de parlements de tous les continents.

Une délégation du Bureau a été reçue par SEM Idriss Deby Itno, Président de la République tchadienne. L’entretien a notamment porté sur la situation du Darfour. Il a informé de ses projets immédiats dans ce domaine. A cette occasion, Son Excellence a été élevé à la dignité de Grand croix de l’Ordre de la pléiade.

Les parlementaires ont exprimé leur immense émotion devant le séisme sans précédent aux conséquences dramatiques qui a ravagé Port-au-Prince et ses environs et réitèrent leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes. M. Yvon Vallières a demandé à tous les invités d’observer une minute de silence afin d’honorer la mémoire des nombreuses victimes de la catastrophe lors de la cérémonie solennelle d’ouverture de la réunion.

Le Bureau a fait part de son indéfectible solidarité au peuple haïtien qui fait preuve d'un courage hors du commun. Il appelle à une forte mobilisation de la communauté internationale pour les opérations de reconstruction et demande à tous les parlementaires des sections de l'APF d'intervenir en ce sens auprès de leur gouvernement. Il a également décidé de mettre en place un fonds destiné à apporter une assistance au Parlement haïtien, ce fonds étant alimenté par des contributions spéciales volontaires versées par les sections.

Le Bureau a examiné plusieurs situations de crise dans l’espace francophone et a levé la suspension de sa section mauritanienne.

Il a réitéré sa désapprobation après la tenue des élections législatives du 20 octobre 2009 au Niger  auxquelles l’opposition n’a pas participé. Il déclare ne pas reconnaître en l’état le parlement et se dit disponible pour contribuer à l’aboutissement du dialogue politique.

Le Bureau se réjouit de l’accord de normalisation intervenu entre le Tchad et le Soudan en janvier 2010, assorti d’un protocole de sécurisation des frontières.

Il salue les efforts importants menés par le gouvernement tchadien pour atteindre un accord de paix avec le Soudan.

 Les situations en Guinée, à Madagascar, en Côte d’Ivoire, en République centrafricaine, au Liban et au Proche-Orient ont également été examinées et ont fait l’objet de résolutions.

Le Bureau a adopté le budget de l’APF pour 2010, ainsi que son programme de coopération. Il a en particulier entendu M. Pierre-André Wiltzer, ancien ministre français, sur l’évaluation des programmes jeunesse.

Le Président de l’APF a annoncé la tenue, du 30 janvier au 4 février 2011, d’une Conférence interparlementaire internationale portant sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles, organisé conjointement par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et l’Assemblée nationale du Québec.

La prochaine réunion du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie aura lieu à Dakar le 4 juillet 2010 avant sa XXXVIe Session.

 

Contact : Marjorie Houle

         Chargée des communications

         Tél. :  33 (0) 1 40 63 91 60

         Tél. :  33 (0) 6 88 87 90 16

         Fax :  33 (0) 1 40 63 91 78

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 02:03


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Paris 2 février 2010 (Pana) - L'ancien Premier ministre tchadien, Abdelkerim Fidèle Moungar, a affirmé que la corruption au Tchad est un problème structurel, réagissant à l'approbation jeudi dernier par le Parlement tchadien de la mise en accusation de trois membres du gouvernement, qui sont soupçonnés d'être impliqués dans un scandale de détournement de fonds.

"Au Tchad, les méthodes d'investissement ne répondent pas à un appel d'offres. Il n'y a pas de transparence. C'est tout le système de gestion du régime en place qui est en cause. Il faut s'attaquer à tous les symptômes si on veut guérir la maladie", a déclaré Abdelkerim Fidèle Moungar dans un entretien accordé à la PANA à Paris.

Le Gouvernement tchadien a entrepris depuis quelques mois, sous la houlette du ministère du Contrôle d'Etat et de la Moralisation, une lutte anticorruption qui a déjà touché de nombreuses hautes personnalités dont trois membres du gouvernement, soupçonnés d'être impliqués dans le scandale de la passation d'un marché de fourniture de matériel scolaire d'un montant de 2 milliards de FCFA.

M. Moungar, tout en saluant l'action du gouvernement, a estimé cependant qu'il faut faire attention, car, a-t-il indiqué, "si c'est une vraie opération de lutte contre le gaspillage et la corruption, c'est une bonne chose. Le Tchad en a besoin et il faut étendre cette lutte à tout le pays pour combattre la mal gouvernance", a dit Fidèle Moungar qui a été Premier ministre sous Idriss Déby Itno entre avril et novembre 1993.

"Mais si c'est un exercice de style, un ravalement de façade simplement destiné à l'opinion publique, alors je m'inquiète qu'on livre des lampistes à la vindicte populaire", a-t-il affirmé.

L'ex-Premier ministre a déclaré que "malgré les richesses du Tchad, le pays est mal classé. En 2008, il s'est classé 170ème sur 177 pays alors qu'en 2007 le Tchad avait empoché des recettes de l'ordre de 1,2 milliard de dollars US. Il n'y a eu pas de progrès et le niveau de vie a baissé".

"Le PIB par habitant au Tchad était de 650 en 2007 et un an plus tard, il est tombé à 550 dollars. Il y a une déréglementation totale dans le pays, l'Etat est défaillant et la corruption est la conséquence de cette défaillance", a souligné M. Moungar.

Abdelkerim Fidèle Moungar, chirurgien de profession, partage sa vie entre la France et le Tchad. Il est Secrétaire général du Parti action tchadienne pour l'unité et le socialisme (ACTUS) qui dispose d'un député à l'Assemblée nationale du Tchad. Il travaille dans des hôpitaux en France.





NDLR : L’analyse que développe ici l’ancien Premier Ministre tchadien est aussi valable pour appréhender le phénomène de la corruption en Centrafrique où l’opposition démocratique regroupée au sein de l’UFVN vient de prendre quasiment la main dans le sac, ces cinq délégués au sein de la commission électorale indépendante. Ceux-ci ont accepté de vendre leur âme pour des enveloppes de cinq cent mille F CFA que le pouvoir de Bozizé leur a distribuées pour s’assurer leur collaboration et complicité quant à leur travail à la CEI. C’est du reste sur cette propension à se laisser acheter par l’argent que compte Bozizé et son parti le KNK pour gagner les prochaines élections en Centrafrique. Il n’y a plus de valeurs morales devant la pauvreté et la misère ambiantes. Tout le monde cherche à « manger », quitte à tourner le dos ou s’asseoir sur les nobles idéaux et les valeurs. Bozizé qui est conscient de l’extrême faiblesse de ses compatriotes face à l’argent n’arrête pas d’acheter des silences et des individus. Son entourage est peuplé de faux-culs et de faux-jetons qui choisissent de fermer leur gueule pour « bouffer » soi-disant. Les personnages qu’il a choisis pour en faire des PM ne sont jusqu’ici que des « béni oui oui » et des gens qui ont un grand faible pour les espèces sonnantes et trébuchantes. L’actuel président de l’Assemblée nationale de Centrafrique, un certain Célestin Leroy Gaombalet est l’exemple le plus caricatural. Pour un ancien banquier déjà à la retraite, il n’en demandait pas tant quand Bozizé est allé le chercher pour en faire un Premier Ministre. Il a compris d’emblée qu’il n’y a pas lieu à contrarier en quoi que ce soit son bienfaiteur bien au contraire, l’aplatissement devant lui est la règle. Ce genre de situation, si elle fait le bonheur des heureux bénéficiaires, est loin de faire les affaires du pays qui pendant ce temps, s’enfonce inexorablement.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 01:31


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REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité - Dignité - Travail

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

DECLARATION RELATIVE A LA RENCONTRE DU SAMEDI 30 JANVIER 2010 AU PALAIS DE LA RENAISSANCE

 

Sous le Très Haut Patronage du Président de la République Chef de l'Etat, une rencontre réunissant les Institutions de la République, les Partis Politiques, les Associations et la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante (CEI) avait eu lieu au Palais de la Renaissance le 30 Janvier 2010 en présence des membres du Corps Diplomatique.

Cette rencontre portait sur 2 points :

. L'examen de la crise du processus électoral née du retrait temporaire de trois entités de la CEI

. L'affaire de la disparition non élucidée de Charles MASSI

A/ Concernant la crise de la CEI

Après les explications fournies par la CEI et le Collectif des Forces du Changement, il se dégage la conclusion suivante:

1)      Des fautes graves et des irrégularités indéniables ont été commises par la Coordination Nationale de la CEI

2)      Le Chef de l'Etat a décidé de la dissolution des comités locaux illégalement installés dans le pays ainsi que les Comités d'Ambassade et de Consulat.

3)      Le Chef de l'Etat a ordonné un audit de la gestion des fonds mis à la disposition de la Coordination Nationale de la CEI

4)      La saisine du Conseil National de la Médiation comme seul cadre institutionnel approprié pour les discussions portant sur les autres revendications du Collectif des Forces du Changement.

B/ S'agissant de l'Affaire de disparition du Colonel Pharmacien Charles MASSI

Le Collectif des Forces du Changement maintient son exigence de la mise en place d'une  commission d'enquête internationale dont la mission est de faire la lumière sur les circonstances de la disparition et du probable décès de Charles MASSI.

Le Collectif saisira officiellement dans les prochains jours, les Organisations Internationales Gouvernementales et non Gouvernementales en vue de la création de cette structure indépendante afin que la vérité soit connue.

En définitive, le Collectif des Forces du Changement:

1° Salue la sagesse du Chef de l'Etat et le félicite pour sa neutralité dans la recherche d'une solution de sortie de crise au niveau de la CEI.

2° Exprime sa disponibilité à poursuivre les discussions avec le Conseil National de la médiation.

3° Note avec satisfaction que le Chef de l'Etat n'est pas opposé à la mise en place d'une Commission d'Enquête Internationale chargée d'investiguer dans l'affaire Charles MASSI.

 

Fait à Bangui, le 1er Février 2010

 

1) ENTITE: OPPOSITION DEMOCRATIQUE

ADP        :        C E  KEZZA KOYANGBO

 

ASD        :       

 

LONDO    :

 

MLPC      :      Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

 

2) ENTITE: AUTRES PARTIS

 

CRPS     :        Me Nicolas TIANGAYE

 

FC           :      Gl Timothée MALENDOMA

 

PATRIE  :



3) ENTITE: MOUVEMENT POLITICO - MILITAIRES

 

APRD   :     Jean Jacques DEMAFOUTH

 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 03:44


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LIBREVILLE (AFP) - 02.02.2010 22:57 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a souhaité la mise en liberté provisoire de son ex-allié Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité en Centrafrique, dans un entretien à une télévision diffusé mardi.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a souhaité la mise en liberté provisoire de son ex-allié Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité en Centrafrique, dans un entretien à une télévision diffusé mardi.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a souhaité la mise en liberté provisoire de son ex-allié Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité en Centrafrique, dans un entretien à une télévision diffusé mardi.

"Notre voeu, c'est que Bemba puisse recouvrer cette liberté provisoire", a déclaré M. Patassé, président de 1993 à 2003, dans cet entretien à la chaîne à vocation panafricaine Africa24.

"Moi, je fais confiance au procureur (de la CPI). Je pense que c'est un homme très équilibré, qui saura rendre justice", a-t-il ajouté, répondant à une question sur un éventuel soutien manifesté à M. Bemba durant sa détention.

Jean-Pierre Bemba, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) devenu parti d'opposition en République démocratique du Congo, avait appuyé le régime de M. Patassé pour contrer une tentative de coup d'Etat entre 2002 et 2003.

Arrêté en mai 2008 à Bruxelles sur la base d'un mandat de la CPI, M. Bemba est détenu à La Haye, où siège la Cour qui doit le juger pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique par les hommes du MLC.

Il réfute ces accusations. Son procès est prévu à partir du 27 avril. En août 2009, une instance de la CPI avait ordonné sa mise en liberté provisoire. Cette décision a été annulée en appel en décembre.

Lors des audiences de confirmation de charge en janvier 2009, M. Patassé avait été mis en cause par les avocats de M. Bemba. Ils ont nié toute responsabilité de leur client dans les crimes attribués à sa milice, expliquant que matériel de combat, véhicules, carburant et uniformes avaient été fournis sur instruction directe de M. Patassé.

Les avocats de M. Patassé soutiennent, eux, que leur client n'a aucune responsabilité pénale devant la CPI et qu'il n'est visé par aucune poursuite dans cette affaire.

Dans son entretien à Africa24, Ange-Félix Patassé a assuré n'avoir pas peur de se voir rattrapé par la justice dans le dossier.

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