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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:34

 

 

MINURCAT

 

La République centrafricaine a demandé mardi au Conseil de sécurité de l'Onu de l'aider à faire face aux rébellions qui secouent le pays alors que la Minurcat, la force de paix de l'Onu, doit se retirer de la région d'ici la fin de l'année. "Il est nécessaire de protéger l'avenir de cette partie du pays (...) qui peut à tout moment sombrer de nouveau dans la violence en raison de nombreux facteurs de déstabilisation" a déclaré le ministre centrafricain des Affaires étrangères. "L'annonce du retrait de la mission des Nations unies en République centrafricaine (...) aura de dangereuses conséquences si nous n'y prenons garde" a-t-il ajouté.

JDD 10/08/2010 - 19:44

 

 

Conseil de sécurité 

 

CS/10008                                       

6371e séance – matin

 

LE CHEF DE LA MINURCAT SOULIGNE LA NÉCESSITÉ DE RENFORCER LES FORCES DE SÉCURITÉ TCHADIENNES ET CENTRAFRICAINES EN VUE DU RETRAIT DE LA MISSION, LE 31 DÉCEMBRE 2010

 

Le Représentant spécial et Chef de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), M. Youssef Mahmoud, a assuré, ce matin, les membres du Conseil de sécurité que la Mission, dont le retrait sera achevé le 31 décembre prochain conformément à la résolution 1923, avait entamé la réduction de ses effectifs militaires dans l’est du Tchad et au nord-est de la République centrafricaine. 

 

« La pérennisation du Détachement intégré de sécurité (DIS) au Tchad, qui sera un processus long et laborieux, demandera toute l’attention du Gouvernement et de ses partenaires, et il faudra combler le vide sécuritaire après le départ de la MINURCAT du nord-est de la République centrafricaine », a prévenu M. Mahmoud.

 

Le Chef de la MINURCAT a d’abord souligné qu’en dépit de la complexité persistante de la situation en matière de sécurité dans l’est du Tchad, le Gouvernement tchadien, à la suite de la suspension des patrouilles et des escortes de la Mission avait, le 27 mai, commencé à assumer la pleine responsabilité de la protection des civils et des travailleurs humanitaires dans la zone.  « Le DIS a ainsi accru ses escortes de travailleurs humanitaires à l’intérieur et autour des camps de réfugiés et dans les principales villes de l’est du Tchad », a-t-il précisé. 

 

M. Mahmoud a ajouté que, de son côté, la force conjointe du Tchad et du Soudan avait, au cours de la période considérée, continué à patrouiller le long de la frontière entre les deux pays en vue de juguler le trafic d’armes et le flux de réfugiés soudanais.  La situation humanitaire au Darfour voisin, qui reste préoccupante, a entraîné l’arrivée de réfugiés au Tchad, a-t-il indiqué.  « Quelque 70 ONG fournissent l’assistance à 255 000 réfugiés soudanais et à 168 000 personnes déplacées dans l’est du Tchad ainsi qu’à 150 000 réfugiés centrafricains dans le sud-est du pays », a-t-il rappelé.  Depuis le mois d’avril, 20 000 réfugiés sont retournés dans leur pays, a-t-il ajouté.

 

Le Chef de la MINURCAT a assuré que la Mission poursuivait, dans ce contexte, la mise en œuvre de son mandat dans les domaines de l’état de droit, de la justice, des droits de l’homme, de la protection des civils et de la lutte contre la violence sexuelle.  « La Mission discute avec l’équipe de pays de l’ONU sur les moyens à mettre en place pour absorber ses activités dans le Plan-cadre de l’ONU pour l’aide au développement du Tchad », a-t-il également indiqué. 

 

De l’avis de M. Mahmoud, « le renforcement du Détachement intégré de sécurité devra faire l’objet d’une attention particulière de la part du Gouvernement tchadien ».  Les autorités tchadiennes et l’ONU, a-t-il indiqué, ont créé à cet effet un groupe de travail technique chargé d’établir un plan clair, dont le Gouvernement devrait exposer les grandes lignes au Conseil de sécurité. 

 

Se référant ensuite au rapport* du Secrétaire général, M. Mahmoud a évoqué les deux options que pourrait examiner le Conseil à la suite du retrait de la MINURCAT du nord-est de la Centrafrique.  Il a expliqué que le Président centrafricain, M. François Bozizé, et le Secrétaire général privilégiaient l’option prévoyant le renforcement des capacités des Forces de sécurité nationales plutôt que le déploiement d’une opération de maintien de la paix dans la zone, dont les coûts de fonctionnement, a-t-il dit, seraient compris entre 98 et 122 millions de dollars par an. 

 

Le Ministre des affaires étrangères, M. Antoine Gambi, qui prenait part à la réunion de ce matin, a confirmé que le Président Bozizé appuyait cette option.  Les efforts visant à renforcer les capacités nationales dans les domaines de la sécurité et de l’état de droit auront, a-t-il estimé, un impact plus durable dans cette partie encore fragile du territoire centrafricain qui risque, de nouveau, de basculer dans la violence, le banditisme, l’insécurité transfrontalière et le conflit interethnique ».  M. Gambi a indiqué que le Président centrafricain avait demandé au Secrétaire général que des instructeurs et observateurs issus de la MINURCAT aident son Gouvernement à former et à appuyer logistiquement les Forces armées centrafricaines.  Il a insisté sur l’importance de cette aide dans la période cruciale de transition que traversent son pays et la sous-région. 

 

Le Ministre a ainsi évoqué la préparation des élections générales de janvier prochain dans son pays, la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), la persistance de l’insécurité régionale, marquée par la crise du Darfour et la présence d’éléments de l’Armée de résistance du Seigneur, le référendum à venir sur l’indépendance du Sud-Soudan ou encore les contraintes financières auxquelles est confronté le Gouvernement centrafricain.  « C’est au Conseil de sécurité d’assurer le maintien de la paix et de la sécurité internationales et c’est pourquoi, la République centrafricaine compte sur son appui pour faire face aux nombreux défis auxquels elle est confrontée », a affirmé M. Gambi.  Il a conclu en estimant que « la paix n’a pas de prix dans un contexte où la vie de milliers de personnes est menacée ».

 

À son tour, le Représentant permanent du Tchad auprès de l’ONU, M. Ahmad Allam-Mi, a réaffirmé  que son pays était engagé à protéger les civils, notamment les réfugiés et les personnes déplacées jusqu’à leur retour volontaire dans leur foyer d’origine.  « Cela implique, sans l’ombre d’un doute que le Détachement intégré de sécurité, qui avait été créé par le Tchad avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), soit maintenu et renforcé en effectifs, en moyens financiers et techniques et en soutien des Forces de défense et de sécurité tchadiennes », a-t-il insisté.  M. Allam-Mi a demandé que les infrastructures promises soient réalisées au profit du Détachement intégré de sécurité et des institutions judiciaires et pénitentiaires.  Le Fonds d’affectation spéciale doit, a-t-il estimé, continuer à fonctionner après le retrait de la Mission pour répondre aux besoins du Détachement intégré de sécurité.

 

* S/2010/409

 

LA SITUATION AU TCHAD, EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET DANS LA SOUS-RÉGION

 

Rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) ( S/2010/409)

 

Dans ce rapport, le Secrétaire général aborde en particulier les conséquences du retrait militaire de la MINURCAT de la République centrafricaine, qui devrait être terminé d’ici au 31 décembre 2010.  Il rappelle que la Mission, dans le cadre du mandat qui lui avait été confié par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1861 (2009), devait, au nord-est du pays, effectuer des opérations de caractère limité en vue d’extraire des civils et des travailleurs humanitaires en danger et protéger le personnel et les locaux des Nations Unies. 

 

Il note que la situation générale en matière de sécurité dans la zone continue de pâtir du conflit interethnique, du banditisme et des activités criminelles transfrontières.  L’absence d’autorité de l’État, la faible présence et les capacités limitées des Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que le manque de progrès réalisés dans la mise en œuvre des accords de paix entre le Gouvernement et les groupes rebelles de la République n’ont pu contribuer à améliorer la situation de manière durable, estime-t-il. 

 

M. Ban Ki-moon souligne qu’il faudra quelque temps au Gouvernement pour renforcer ses capacités et que, dans l’intervalle, « il est à craindre que le retrait du contingent de la MINURCAT ne renforce les groupes armés de la région et se traduise par une aggravation de la criminalité et une dégradation de la situation humanitaire ».  « Pour remédier à ces problèmes, il faudra une volonté politique, des progrès importants au niveau de la réconciliation nationale et l’appui des partenaires internationaux de manière à ce que le Gouvernement puisse asseoir son autorité dans la région, notamment en renforçant les forces armées, la police et le régime de droit », indique le Secrétaire général.

 

M. Ban évoque ensuite les deux options que pourraient envisager le Conseil de sécurité pour ce qui est du nord-est de la République centrafricaine.  Le Conseil pourrait soit créer une force de maintien de la paix pour prévenir l’insécurité dans la région, soit continuer d’appuyer les efforts déployés pour renforcer les capacités de l’État dans le domaine de la sécurité et à prendre des mesures pour améliorer les moyens d’action des forces armées dans la zone.  Le Secrétaire général note que le Président centrafricain, M. François Bozizé, estime qu’une option qui miserait sur les capacités nationales « aurait un impact plus durable que le déploiement de personnel de maintien de la paix ».

 

Dans ses observations, le Secrétaire général considère que les problèmes humanitaires et les problèmes de sécurité dans l’est du Tchad et dans le nord-est de la République centrafricaine continueront à retenir « sans aucun doute » l’attention du Conseil de sécurité après la fin de la Mission.  « Néanmoins, l’amélioration des relations entre le Tchad et le Soudan, l’efficacité grandissante des patrouilles communes le long de leur frontière commune et les efforts entrepris par le Gouvernement tchadien pour renforcer les capacités nationales de protection augurent bien de l’avenir », fait-il remarquer. 

 

M. Ban se félicite du fait que le Gouvernement tchadien et l’ONU ont depuis l’adoption de la résolution 1923 (2010) entretenu des relations constructives pour résoudre les problèmes persistants de protection de la population dans l’est du Tchad.  Saluant ce qu’a fait le Gouvernement tchadien pour s’acquitter de ses obligations internationales en la matière, il déplore toutefois la poussée récente de criminalité qui a conduit des travailleurs humanitaires à suspendre leurs opérations dans l’est du pays.  « Je demande instamment aux autorités locales et centrales de continuer à adresser des signaux sans ambiguïté, pour bien convaincre ces criminels que les attaques contre la vie et les biens des travailleurs humanitaires et des populations vulnérables ne seront pas tolérées », prévient ainsi le Secrétaire général.

 

Le Secrétaire général demande aux Gouvernements tchadien et centrafricain de continuer à apporter le soutien voulu à la restructuration en cours de la Mission et au retrait des militaires.  Il convient en outre, « avec le Président Bozizé », que le maintien de la paix n’est pas le meilleur instrument pour résoudre les problèmes auxquels est confrontée la République centrafricaine.  M. Ban encourage, par conséquent, le Gouvernement centrafricain et les acteurs multilatéraux et bilatéraux de la consolidation de la paix et du développement à continuer à étudier la deuxième option.  Il se dit prêt à les aider en exerçant ses bons offices.

 

 

 

 

NDLR : Depuis que la question du départ de la MINURCAT avait été soulevée par le Tchad, les autorités centrafricaines sont toujours restées mutiques comme si le problème ne les concernait pas. C'est donc maintenant qu'elles se réveillent pour commencer à poser le problème des inévitables conséquences de ce retrait sur la situation dans leur pays. Il a d'ailleurs fallu que ce soit Mme Zewde du BINUCA qui puisse attirer leur attention et plaidé auprès de la communauté internationale pour la nécessité du maintien de la MINURCAT pour la RCA. Peut-on appeler cela des dirigeants d'un pays ?

PLUS QUE JAMAIS BOZIZE DOIT PARTIR !

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:02

 

 

carte admin RCA

 

 

Ai-Rca Mardi, 10 Août 2010 18:41 - Signé ce jour après moult débats, par les leaders politiques, parties prenantes au processus électoral en Centrafrique, cet accord qui compte 6 articles se veut une feuille de route pour la poursuite des opérations du nouveau chronogramme du processus électoral en Centrafrique établi par la CEI.

Le texte en son article 1er stipule que, les entités approuvent le chronogramme révisé, paraphé et le calendrier électoral présenté par la CEI qui fixe le 1er et le Second tour respectivement les 23 et 20 mars 2011.

Et de poursuivre dans son article 2 que, les cosignataires encouragent le gouvernement à poursuivre les efforts tout en mettant à la disposition de la CEI des moyens nécessaires et ceci conformément à l’article 18 du code électoral centrafricain afin de parachever le processus.

Par conséquent l’article 3 qui emboite le pas à l’article 2, souligne que les signataires exhortent la communauté internationale à mettre à la disposition de la CEI l’enveloppe budgétaire prévue.

L’article 4 par contre met l’accent sur les éventuelles modifications significatives du chronogramme électoral révisé qui ne devraient se faire que suite à la demande et sur rapport de la CEI à laquelle participent tous les entités représentées au Dialogue Politique Inclusif. Et de préciser que cette modification sera entérinée par un décret pris en conseil des ministres.

« Les cosignataires conviennent d’adopter dès la clôture des candidatures, un code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral pendant et après la période électorale » indique l’article 5 de cet accord

Les signataires de cet accord sont :

Opposition démocratique : Gamba Louis Pierre, Marcel Loudegue et Patrice Poune

Mouvement Politico Militaire : Jean Jacques Démafouth

Majorité Présidentielle : Kiticki Kouamba, Michel Zabolo et Bouba Inousse

Pouvoirs publics : Laurent Ngon Baba Ministre de la Justice et Fidèle Gouandjika, de la Communication

Autres Partis : Timothée Malendoma

Société Civile : Rodonne Siribi Clotaire

 

Kabongo, Ai Bangui.

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:48

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Ai-Rca Mardi, 10 Août 2010 18:27 - Le protocole d’accord politique relatif au processus électoral 2010-2011 a été signé ce jour au siège de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Bangui.

C’était en présence du Ministre de la Justice Laurent Ngon-Baba et du Ministre porte parole du gouvernement Fidèle Goaundjika.

«C’est pour moi un honneur et réel plaisir de prendre la parole en ce jour mémorable du 10 août 2010 pour vous rendre un vibrant hommage pour le grand geste patriotique combien significatif que vous venez de poser», a déclaré le Président de la CEI dans son discours de clôture des travaux pour l’adoption de ce protocole qui a démarré depuis hier au siège de la CEI.

Pour Binguimale, la signature de cet accord met un terme à toutes les divergences sur le chronogramme et ses conditions techniques de mise en œuvre. Et de poursuivre : « cette signature permet à la CEI de relancer le processus électoral sans encombre».

Il a en outre exhorté les leaders des entités à s’assumer non seulement devant l’histoire du pays, mais aussi aux yeux du monde, observateur averti, une responsabilité individuelle et collective.

«Le paradigme du consensus a une fois de plus prévalu ici, ce qui nous a permis d’appesantir tous sur l’essentiel, à savoir offrir aux centrafricaines et centrafricains des élections crédibles et apaisées les 23 janvier et 20 mars 2011 respectivement pour le 1er et le second tour», a-t-il conclu.

Kabongo, Ai Bangui

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:45

 

 

37694_pape-une.jpg

 

 

Mardi, 10 Août 2010 18:05

Ai- Rca- Le Nonce Apostolique a été reçu en audience  ce jour  au palais de la Renaissance par le Président de la République François Bozize, a appris l’agence Ai.

Selon une source proche de la présidence,  la situation de l'Eglise Catholique en Centrafrique caractérisée par l'indiscipline de certains membres du clergé centrafricain a été examinée au cours de la rencontre entre le Chef de l'Etat François Bozize et le nonce apostolique Mgr Judes Thadeus Okolo.

« Il voulait avoir une idée de  la situation de l'Eglise Catholique en Centrafrique», a déclaré Mgr Judes Thadeus Okolo au sortir de l’audience.

« Je lui ai donné assurances quant au calme qui règne dans l’église catholique et que le St Père  prête son attention paternelle et  cordiale au peuple centrafricain et surtout  aux églises en Centrafrique », a-t-il renchéri.

A en croire le nonce apostolique, pour ce qui est  des sanctions,  le Saint siège concilie la justice et  la miséricorde. Car, selon lui, les deux  vont ensemble.

« Dire que nous allons chasser tous les prêtres n’est pas juste. Ce sont  les journaux qui répandent cette nouvelle»,  a spécifié M Okolo, confirmant cependant que  quelques prêtres avaient été déjà sanctionnés pour des fautes comises. « Parce que dans l’Eglise,  il faut instaurer  une discipline», a fait savoir le nonce.

« Les prêtres ne doivent pas utiliser l’argent du pauvre à d’autres fins. Cela n’est pas  juste », a déploré M Okolo.

Il convient de préciser que, le nonce apostolique a présidé lundi dernier une rencontre avec tous les prêtres.

Kabongo, Ai Bangui.

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 17:00

 

 

URNE EN BOIS

 

Elections en RCA : un accord politique en discussion

Radio Ndéké Luka Mardi, 10 Août 2010 13:27

 

Les délégués des partis qui composent la Commission Electorale Indépendante (CEI) vont probablement signer dans le courant de ce mardi 10 août  un accord sur le nouveau chronogramme des élections groupées en Centrafrique. En milieu de journée, la concertation se poursuivait encore  dans les locaux de l’Assemblée Nationale à Bangui.

 

 Selon le reporter de Radio Ndeke Luka qui a rendu compte des travaux dans le journal de 13H de ce jour, les discussions se poursuivent dans une ambiance nettement apaisée contrairement à la veille.

 

 Les points débattus portent entre autres sur la nouvelle date du dépôt de candidatures, l’application effective du code électoral en rapport avec le nouveau chronogramme, la révision de la liste électorale.

 

 Les élections présidentielles et législatives sont prévues pour le 23 janvier 2011. Elles étaient initialement fixées les 25 avril, puis reportées au 15 mai 2010.

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, l'accord politique a été bel et bien signé par l'ensemble des protagonistes après que les bozizistes aient pinaillé des heures durant sur l'appellation "Protocole d'Accord" préférant plutôt le terme de "Déclaration commune". Cet accord devrait en principe permettre que l'Union européenne puisse décaisser le financement des élections prévues pour le 23 janvier 2011. C'est l'une des conditions exigées par l'UE. Il reste maintenant la réalisation du recensement du corps électoral avec délivrance des cartes d'électeurs informatisées ainsi que le nouveau décret portant découpage des circonscriptions électorales aux législatives et les questions de sécurité et de désarmement du territoire.

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 16:58

 

 

avocats centrafricains

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 10 Août 2010 13:33

Les avocats Centrafricains ont repris leurs activités ce 09 août 2010 après plus de 2 mois de boycott des audiences. Ils avaient suspendu toute activité depuis le 10 juin dernier, au lendemain de l’incendie du supermarché Rayan. Ils entendaient protester contre l’immixtion des autorités dans l’enquête et l’arrestation suivie du transfert à la prison de Bossangoa (près de 4àà kms de Bangui) d’une soixantaine de personnes dont certains proches des avocats en question.

Selon certains avocats, cette reprise est provisoire. C’est à l’issue de l’assemblée générale du samedi 7 août que la décision a été prise.  Ils estiment qu’une partie de leurs revendications est satisfaite dans la mesure où un juge d’instruction indépendant a pris en charge l’instruction de l’affaire.

Quant à la population, elle se dit très satisfaite de cette reprise. La grève des avocats leur a causé beaucoup de retard dans le traitement de leur dossier en jugement. Maintenant qu’ils  ont repris, elles espèrent rattraper le temps perdu.

 

Les avocats centrafricains mettent fin à deux mois de boycott des audiences

BANGUI -(Xinhuanet 10/08/2010) - Les avocats du barreau de Bangui ont repris le travail lundi après deux mois de boycott de toutes les audiences destiné à protester contre ce qu'ils estiment être des "violations flagrantes des droits humains et des libertés garantis par la Constitution" de la part des pouvoirs publics.

Dans un communiqué de presse publié à l'issue d'une assemblée générale tenue le 7 août dernier, l'ordre des avocats justifie cette décision de reprise par le fait que le dossier de l'affaire à l'origine de leur mouvement soit "désormais confié à un juge indépendant", à savoir le Doyen des juges d'instruction, Alain Tolmo.

Contacté par Xinhua, un avocat a confié sous couvert de l'anonymat que la transmission du dossier au juge Tolmo est intervenue après qu'enquête de gendarmerie eut accouché d'une souris. Selon lui, "un juge indépendant instruit à charge et à décharge" tandis qu'une enquête de gendarmerie instruit uniquement à charge.

Suite à l'incendie d'un supermarché dans la nuit du 9 au 10 juin dernier, le procureur de la République, Firmin Féïndiro, avait engagé, à la demande du président de la République François Bozizé, des poursuites à l'encontre de plusieurs personnes, y compris le bâtonnier de l'ordre des avocats, maître Symphorien Balemby, dont le cabinet est situé dans un bâtiment voisin du supermarché incendié.

Redoutant des démêlés avec la justice et les forces de l'ordre, maître Balemby est entré depuis dans la clandestinité, alimentant une controverse entre l'ordre des avocats, les défenseurs des droits de l'homme et les pouvoirs publics.

L'incendie du supermarché a occasionné des dégâts estimés provisoirement à quelque 7 milliards Fcfa.

© Copyright Xinhuanet

 

NDLR : En attendant, toutes les personnes arbitrairement arrêtées dans cette affaire et déportées tout aussi arbitrairement à la prison spéciale de Bossembélé continuent d'y végéter dans des conditions qui ne cessent de se dégrader, selon nos informations. Et avec cela, Bozizé prétend qu'il n'y a pas de prisonniers politiques aujourd'hui en RCA. La prison spéciale de Bossebélé doit disparaître !

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 00:41

 

 

Boz-et-Hu-Jin-Tao.jpg

 

 

Dimanche 8 Août 2010 - 12:45

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait annoncé huit nouvelles mesures à prendre pendant la période 2010- 2012, en faveur de la coopération entre la Chine et l'Afrique.

Parmi les nouvelles mesures on peut citer l'établissement du partenariat sino-africain sur le changement climatique, le lancement de 100 projets d'énergie propre, et de lancer 100 projets de recherche dans le cadre de la coopération dans la science et la technologie, la fourniture de 10 milliards de dollars de crédits préférentiels aux pays africains et un milliard de dollars aux PME africaines.

La Chine a ouvert davantage son marché aux produits africains en offrant le tarif douanier zéro à 95% des produits des pays les moins avancés africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine et a annulé les dettes de ceux-ci à la fin de 2009, selon M. Wen.

Dans le cadre de la coopération agricole, la Chine va mettre en place 20 centres agricoles de démonstration technique en Afrique, d'y envoyer 50 équipes techniques agricoles et former 2.000 agronomes africains.

Dans le domaine de la santé, la Chine va fournir des équipements et d'autres matériels médicaux, d'une valeur de 5 milliards de yuans RMB (plus de 700 millions de dollars), à 30 hôpitaux et 30 centres de prévention et de traitement contre le paludisme africains, et à former 3.000 médecins et infirmières africains.

D'ici en 2012, le gouvernement chinois projette de construire 50 écoles d'amitié sino-africaine en Afrique et de fournir 5.500 bourses aux étudiants africains et de former 1.500 directeurs et enseignants d'écoles africaines.

La coopération sino-africaine un plan d'action pour la période 2010-2012 est en cour.

Selon des chiffres officiels chinois, le commerce sino-africain a atteint 106,8 milliards de dollars en 2008. Il y a pourtant une baisse de 28,7% entre janvier et juillet 2009 à cause de la crise financière, la valeur totale étant de 44,9 milliards de dollars.

 Quelque 1.600 entreprises chinoises ont investi en Afrique et le montant de leurs investissements s'élèvent à 7,8 milliards de dollars.

Le Président François Bozizé Yangouvonda réaffirme l'attachement ferme de la Centrafrique à la politique d'une seule Chine et son soutien à la position de principe de la Chine sur les questions liées au Tibet et au Xinjiang.

 

 

Mamadou Bello nommé Chargé d’affaires en pied pour la République centrafricaine au Koweït

La coopération centrafricano-koweïtienne est exaltée par la nomination depuis le 2 juillet 2010 de Mamadou Bello, avec rang et prérogatives d’ambassadeur.

Depuis 1988 la république centrafricaine a quitté l’Irak, sa diplomatie refait surface avec cette nomination au Koweït.

Le Koweït est représenté pour le moment par son ambassadeur qui réside à Khartoum au Soudan.

Mamadou Bello a été tour à tour ministre du monde arabe sous le gouvernement Dologuélé, conseiller spécial auprès du premier ministre Martin Ziguélé. Avant cette nomination occupait le poste d'ambassadeur de la république centrafricaine au Soudan.

Source : Centrafrique Le Défi

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 00:39

 

 

50 ans RCA 2010

 

 

Ai-Rca Lundi, 09 Août 2010 17:33 - «Nous tenons à ce cycle de conférence débat pour diagnostiquer notre retard ». C’est en termes que le Président de la république François Bozize a, lors d’une cérémonie organisée ce jour, ouvert la conférence débat sur les acquis ou non des 50 ans de l’indépendance de la RCA.

 

 Cette conférence débat qui se tient à quatre jours du 13 août, date des festivités marquant le cinquantenaire de l'indépendance de la RCA visait à faire le bilan, secteur par secteur, pour enfin dégager les perspectives d’avenir.

 

Etaient présents à cette cérémonie, les trois compagnons de lutte du feu Président Fondateur de la République Barthélemy Boganda, le premier président de l’assemblée nationale Adama Tamboux, l’ancien ministre d’Etat Marcel Douzima et le premier secrétaire général du Mouvement pour l’Evolution Social de l’Afrique Noire (Mesan, parti politique) de Boganda.

 

Le président de la République a, dans son discours d’ouverture, demandé une minute de silence en mémoire des feux Président Barthélémy Boganda, du Président David Dacko, de l’Empereur Jean Bédel Bokassa, du Président André Kolingba et « de tous les autres compagnons de lutte pour l’indépendance qui ne sont plus de ce monde ». Avant d’implorer la bénédiction divine : « que Dieu fasse que leur esprit en ce mois d’août 2010 apporte plus de paix, de tolérance et de concorde entre les centrafricains et surtout entre l’élite politique de notre pays ».

 

« Cependant, a-t-il ajouté, le 13 août sera consacré à la réflexion, au retour du Centrafricain sur lui-même ».

Le chef de l’Etat s’est félicité de la présence de ces trois personnalités qui sont selon lui « des mémoires, des bibliothèques vivantes de l’histoire de la République centrafricaine indépendante ».

Il a appelé la jeunesse à tirer profit de ces trois jours de débats. « Nous demanderons à la jeunesse de profiter de cela pour se projeter à l‘avenir une république Centrafricaine radieuse », a-t-il dit, ajoutant que, c’est en souvenir des anciens que la génération actuelle a pris la décision de reporter les festivités du 13 août 2010 au 1er décembre prochain.

« Il faut suivre l’exemple de David Dacko qui humblement a préféré s’effacer pour donner plus de poids à la fête du 1er Décembre, date de proclamation de la République Centrafricaine » a souligné François Bozize.

Pour le président de la république, ce cycle de débat est une occasion des bilans, secteur par secteur, afin d’en dégager les perspectives d’avenir qui seront une feuille de route pour les 50 ans à venir.

« L’accession à l’indépendance de notre pays, la RCA, est survenue 21 mois après la proclamation de la République Centrafricaine (RCA) le 1er décembre 1958 par le feu Barthélemy Boganda hélas 17 mois après sa disparition tragique » a déclaré le Ministre de l’Education Nationale Ambroise Zawa joint au téléphone par l’Agence Ai.

Pour le membre du gouvernement, 50 ans est synonyme de la maturité, de la capacité de se prendre en charge et de la conduite de sa propre destinée.

Et de conclure : « la commémoration des 50 ans de l’indépendance est l’occasion à jamais pour les Centrafricains en général et les intellectuels en particulier de se mobiliser pour diagnostiquer ensemble les événements socio économiques et politiques qui ont marqué positivement et négativement la République Centrafricaine »

Il convient de préciser que, les festivités marquant la fête du 13 août 2010 de l’indépendance de la RCA sont reportées au 1er décembre 2010.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR: A-t-on vraiment besoin d'une conférence pour se rendre compte que les cinquante ans de prétendue indépendance n'ont été qu'un cinglant échec pour notre pays dans presque tous les domaines. C'est un secret de polichinelle que Bozizé n'aime pas les intellectuels et ne manque jamais une occasion pour les décrier. C'est très curieux que pour le cinquantenaire, il puisse leur lancer un appel pour diagnostiquer les causes du très grand retard de la République centrafricaine. La principale cause de la régression de ce pays est essentiellement la soif effrénée du pouvoir de quelques fils du pays qui n'hésitent devant aucun moyen pour accéder au fauteuil présidentiel afin de s'en mettre plein les poches tandis que le plus grand nombre meurt de faim. 

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 06:13

 

 

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Ai- Rca- Dimanche, 08 Août 2010 11:53 - 9 morts dont deux bébés et 37 blessés, tel est le bilan provisoire d’un accident de circulation survenu le 7 août au Village Ombella,   Route Damara.Il était  environ 7H 43 quand un véhicule de marque Renault immatriculé BK 522 BG a quitté Kaga Bandoro  le  6 aout à destination de Bangui. De sources indépendantes, il transportait   à son bord des passagers et des marchandises.

 Le Renault, après avoir passé la nuit du 6 aout à Sibut tenait absolument à   rattraper son retard.

C’est ainsi qu’il quitte au petit matin  du  7 août Sibut pour Bangui.

Après avoir roulé sur plusieurs Kilomètres et selon des témoins  « à toute  vitesse », a amorcé  une descente non loin  d’un virage.  Tellement surchargée,  le poids des personnes et des marchandises a entrainé la Renault d’abord vers la gauche et ensuite  vers la droite. La non maitrise du volant par le chauffeur a  débouché sur un drame.

Sur  le champ, on a dénombré  8 morts et 37 blessés. Les  populations  ont accouru  sur le site du drame pour  porter secours aux  passagers.

De sources hospitalières, les blessés et les morts ont été transportés à Bangui par l’ambulance de l’Hôpital de Damara.

Les enfants de moins de 17 ans ont été   conduits  et admis au Complexe Pédiatrique pour des soins Les autres ont été internés  à l’Hôpital  Communautaire.

Les gendarmes de la Brigade Territoriale de Damara, située non loin du lieu  de l’accident s’y  sont rendus pour sécuriser les bagages et  ramené le chauffeur de la Renault à Damara pour être entendu, selon des témoins.

Aux dernières nouvelles, l’un des accidentés aurait  finalement succombé de ses blessures.

Kabongo, Ai Bangui.

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 01:32



Blaise Compaoré

OUAGADOUGOU (AFP) - 07.08.2010 17:10 -
Le parti du chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a appelé samedi à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels, lors d'un congrès qui l'a investi candidat à l'élection du 21 novembre.

Le parti du chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a appelé samedi à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels lors d'un congrès qui l'a investi candidat à l'élection du 21 novembre.

Réuni à Ouagadougou, le congrès extraordinaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a investi en son absence, "par acclamation et à l'unanimité", Blaise Compaoré candidat du CDP pour la présidentielle, dont il est le grand favori.

Le parti a "convenu de la suppression de la limitation des mandats présidentiels par la révision de l'article 37" de la Constitution, selon un "rapport de synthèse" lu par la secrétaire générale Marie Achille Tapsoba.

Aux termes de l'article 37 de la Constitution votée en 1991, "le président du Faso est élu pour cinq ans" et "rééligible une fois".

Depuis plusieurs mois, de hauts responsables du parti majoritaire ont appelé à "revisiter" la Loi fondamentale pour supprimer cette limitation à deux quinquennats présidentiels, au grand dam de l'opposition et de l'Eglise catholique.

M. Compaoré, 59 ans, a été porté au pouvoir le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'Etat au cours duquel a été tué le président Thomas Sankara, dont il était le numéro deux.

Elu pour la première fois en 1991, cet ex-capitaine de l'armée a été réélu pour un second septennat en 1998 puis un quinquennat en 2005.

Pour appuyer sa demande de révision constitutionnelle, le CDP souligne qu'"il revient au peuple souverain de renouveler ou non sa confiance à un candidat".

La Constitution peut être révisée par voie référendaire ou à la majorité absolue des députés.

Le CDP dispose actuellement de 73 députés à l'Assemblée nationale, en plus des 12 de la mouvance présidentielle et des 14 de l'Alliance pour la démocratie et la fédération (ADF/RDA), son allié au gouvernement.

L'opposition compte seulement 12 députés.

Le parti présidentiel n'a pas donné de méthode ni de calendrier pour cette révision souhaitée de la Constitution.

Il a appelé par ailleurs à créer un Sénat et à ce qu'il ne soit exigé d'un candidat à la présidence que d'être burkinabè de naissance.

La Constitution stipule que pour être candidat à la magistrature suprême, "il faut être burkinabè de naissance né de père et de mère eux-mêmes burkinabè de naissance".

© 2010 AFP

NDLR : C’est exactement à ce genre de manipulation constitutionnelle que voudrait aussi se livrer Bozizé si par le plus grand des malheurs, il parvenait à se succéder à lui-même à l’issue des prochaines élections en Centrafrique. Bozizé a en effet l’intention de gagner l’élection présidentielle dès le premier tour ; de remporter au moins les deux tiers de sièges de la future Assemblée nationale afin de procéder facilement à cette modification constitutionnelle pour faire sauter le verrou de l’article 108 qui limite le nombre de mandat du président centrafricain et pouvoir ainsi rester au pouvoir jusqu’à plus soif.

 

 

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