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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:02




 

Bangui 05-11-2009- APA (Centrafrique) La Chine est intéressé par l'exploitation des nappes de pétrole se trouvant à cheval sur la frontière centrafricano -tchadienne, a appris APA.

« Vous avez du pétrole dans le nord, près de la frontière du Tchad et celle avec le Soudan. Si vous pouvez transformer cette riche ressource naturelle en atout de développement économique, le peuple va vivre à l'aise, le pays n'aura plus de rébellion », a déclaré l'ambassadeur de Chine en Centrafrique, M. Shi Hu, au cours d'un point de presse à Bangui.

Le diplomate chinois a ajouté qu'en plus de l'exploitation pétrolière, son pays est prêt à aider la République centrafricaine à réaliser la centrale hydraulique de Boali et son projet de construction d'une cimenterie.

La réalisation de ces trois projets par le gouvernement chinois, dans le cadre de renforcement de la coopération sino-africaine, bénéficiera énormément au peuple centrafricain et au gouvernement centrafricain, a-t-il affirmé.

M. Shi Hu a annoncé l'arrivée à Bangui en 2010, d'une délégation d'hommes d'affaires privés chinois pour une visite d'études, dans la perspective de la réalisation de ces projets.

« La chine à la volonté sincère d'aider la République centrafricaine en tant qu'ami », a-t-il souligné.

Evoquant la 4ème conférence ministérielle du forum sur la coopération sino-africaine qui se tiendra du 8 au 9 novembre à Charm EI­Cheickh, en Egypte, le diplomate chinois a estimé que « cette conférence revêt une importance capitale dans un nouveau contexte où la Chine et l'Afrique doivent relever ensemble les défis du présent et du futur, en discutant ensemble du projet vital de développement de l'avenir ».

« Je suis convaincu que cette 4ème conférence fera progresser davantage le développement des relations sino-africaines, jetant ainsi un jalon important dans les annales de l'histoire de l'amitié et de la coopération sino-africaine », a-t-il conclu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 16:59




APA Bangui 05-11-2009 (Centrafrique) Le fonds français d’Aide alimentaire programmé (AAP) a octroyé jeudi une subvention de 131.191.415 de FCFA (200.000 euros) à l’ONG « Première urgence » pour secourir les populations vulnérables de la préfecture de l’Ouham Pendé, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a appris APA.

Le financement devrait permettra d’acheter 117 tonnes de vivres pour les 2.380 familles des sous-préfectures de Bocaranga et de Ngaoundaye, afin de leur permettre de tenir pendant la période de préparation des parcelles pour la nouvelles saison culturale.

La France a déjà alloué à la RCA 984 millions de FCFA d’aide alimentaire d’urgence par l’intermédiaire des ONGs « Solidarités » (73.000 euros) et « Triangle génération humanitaire » (215.000 euros).

Paris a également versé 749.999 euros (491,3 millions de FCFA) au Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre du financement de l’Intervention prolongée des secours et des redressements (IPSR).

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 16:53




APA-Paris 05-11-2009 (France) Kofi Yamgnane, ancien Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales et à l’Intégration de François Mitterrand, a expliqué lundi à Paris sa candidature à la prochaine élection présidentielle togolaise par sa volonté de mettre un terme à « la situation politique et économique chaotique » dans laquelle vivent les populations.

« Les Togolais savent qu’ils souffrent et ils le disent. Partout dans le pays la pauvreté galope, elle est très prégnante. Il y a des gens qui se lèvent le matin et qui ne sont pas assurés d’avoir à manger. Les gens ne peuvent pas se soigner, il n’y a pas de médecins ni d’hôpitaux. Donc il faut mettre fin à cette souffrance », a déclaré M. Yamgnane au cours d’une conférence de presse.

A l’en croire, l’autre fléau qui justifie la « situation politique et économique chaotique » est la corruption qui a atteint un niveau tel que les ressources du pays sont exclusivement entre les mains des tenants du pouvoir qui les dilapident à leurs guise.

« Au Togo, tout le monde est corrompu. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe au port de Lomé où l’argent ne va pas au trésor public mais directement au Palais présidentiel », a t-il laissé entendre dénonçant la « dictature » qui dirige le pays.

« Le Togo est une dictature absolument sans pitié où tout le monde a peur de tout le monde, où personne ne parle à personne de politique », déclare t-il précisant que « les généraux et les colonels qui sont à la base de tout cela sont eux-mêmes espionnés et j’ai pu le vérifier moi-même ».

« Le pays est sous écoute. L’espionnage est partout et vous ne pouvez pas téléphoner sans être écoutés, y compris les ambassades accréditées », a t-il ajouté.

Pour lui, la situation du pays est arrivée à un tel point que se serait une faute de sa part de rester sans réaction même s’il n’était pas, à cause de sa formation, destiné a priori à la politique.

« C’est cette situation qui est devenue insupportable pour moi. Je ne suis pas un politicien. Mais si je fais ça, c’est parce que j’aime les hommes. Et c’est parce que cette situation me paraît insupportable que j’ai décidé de demander aux Togolais de me donner la possibilité de proposer autre chose que ce qui existe aujourd’hui », a dit Kofi Yamgane.

« Naturellement, j’ai des difficultés quand je vais parler aux gens, parce que les autorités ne voient pas les choses comme ça », a t-il révélé précisant « avoir, comme toute personne peur pour (sa) vie ».

 « Il n’y a aucune raison que je n’ai pas peur parce que je suis un homme normal. Mais l’enjeu en vaut la chandelle », a relativise M. Yamgnane pour qui « il faut à un certain moment que des gens se sacrifient pour leur peuple, même la France l’a fait ».

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 16:50




 

 

NAIROBI (AFP) - jeudi 05 novembre 2009 - 10h36 - Le procureur de la Cour pénale internationale s'entretenait jeudi midi à Nairobi avec le président et le Premier ministre kényans des modalités de poursuites de la CPI contre les instigateurs des violences post-électorales de 2008, a constaté un photographe de l'AFP.

Luis Moreno-Ocampo, arrivé dans la capitale kényane jeudi vers 07H00 (04H00 GMT), rencontrait à la mi-journée le président Mwai Kibaki et le Premier ministre du gouvernement de coalition Raila Odinga, dans les bureaux du président situés en centre-ville.

Les services de M. Moreno-Ocampo mènent depuis février 2008 un "examen préliminaire" sur les violences politico-ethniques qui ont fait 1.500 morts et 300.000 déplacés après la réélection controversée de M. Kibaki le 27 décembre 2007.

Le procureur a prévenu qu'il était déterminé à faire comparaître devant la CPI les principaux responsables des violences de 2008 au Kenya et de laisser un tribunal spécial kényan juger les accusés de second plan.

La liste des principaux suspects n'a pas été officiellement dévoilée, mais elle inclut plusieurs ministres de haut rang et plusieurs parlementaires, selon la presse kényane.

Les entretiens du procureur de la CPI avec MM. Kibaki et Odinga devraient notamment porter sur les modalités d'entrée en action de la CPI: soit l'exécutif kényan en fait la demande formelle, soit il laisse le soin à la CPI d'user de ses prérogatives et de se saisir elle-même de ce dossier.

Les deux leaders kényans, rivaux lors de l'élection présidentielle de décembre 2007, pourraient être réticents à saisir eux-mêmes la CPI et prendre ainsi le risque d'être perçus comme étant à l'origine de poursuites judiciaires contre des membres influents de leurs camps respectifs.

Dans un communiqué publié mercredi à Nairobi, à la veille de l'arrivée de M. Moreno-Ocampo, l'Union européenne s'est félicitée de cette visite, "une étape cruciale vers la fin de l'impunité au Kenya", tout en appelant le Kenya "à coopérer pleinement avec la CPI".

Mercredi, le procureur général du Kenya, Amos Wako, a admis lors d'une conférence de presse qu'il était le premier responsable kényan visé par une interdiction de voyage aux Etats-Unis, qui lui reprochent de faire obstacle aux réformes décidées à la suite des violences post-électorales.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 16:47




APA-Douala 05-11-2009 (Cameroun) Le président camerounais, Paul Biya, qui célèbre vendredi le vingt septième anniversaire de son accession à la tête du pays, a demandé dans une tribune libre à la presse locale, d’adopter « l’esprit des Lions indomptables » pour relever le défi du développement.

Le chef de l’Etat qui a réitéré sa volonté d’aller au bout de « la moralisation des comportements » en mettant un accent sur la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics a demandé à ses compatriotes de travailler d’arrache-pied pour faire avancer le pays vers la voie du progrès.

« Je voudrais vous faire une confidence. Lorsqu’il m’arrive de m’interroger sur nos enjeux nationaux, et notre destin commun, comme c’est le cas pour chacun d’entre vous, je pense aux Lions indomptables qui ne sont aussi forts qu’en période de doute et qui savent se relever à chaque fois de chaque faux pas perpétré », a déclaré Paul Biya.

« C’est ce que j’appelle « l’esprit des Lions. Nous devons nous en inspirer en toutes circonstances pour déjouer toutes les manœuvres funestes, éviter les nombreux pièges qui sont tendus, en particulier ceux du découragement et de la démobilisation, mais surtout relever les multiples défis qui nous sont lancés », a-t-il indiqué.

Malgré les obstacles qui jalonnent le quotidien des Camerounais, Paul Biya se veut confiant pour l’avenir, rappelant fort opportunément à ses concitoyens selon une formule consacrée que « impossible n’est pas camerounais ».

Arrivé au pouvoir le 6 novembre 1982 suite à la démission du président Ahmadou Ahidjo alors au pouvoir depuis 1960, Paul Biya qui a essuyé un putsch en avril 1984 et surtout la contestation politique au début des années 90 avec le phénomène de vent d’Est, a pu se maintenir au pouvoir au point d’être réélu tout le temps.

La sortie médiatique du président camerounais âgé de soixante seize ans alors qu’il commémore son 27è anniversaire à la tête du pays, apparaît pour de nombreux observateurs, comme une manière pour lui de préparer les Camerounais pour son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2011.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 23:36




                    Baba Laddè

 

Source : blog de Makaila Mercredi 4 novembre 2009

 

L'état-major du Front Populaire du Redressement(FPR), se veut formel de marcher sur la localité tchadienne de Moissala au sud Tchad, si jamais l'armée gouvernementale persiste  et signe de s'aventurer,  de lancer des nouvelles attaques contre leurs positions à la frontière avec la RCA.

Selon le colonel Ramadan,  qui dirige l'état-major du mouvement armé, il n'est pas exclu que ses élèments dans leurs contre-offensives  et leurs droits de poursuites contre l'armée régulière, de progresser jusqu'à la ville de Moissala. Il l'a affirmé par télèphone satelitaire depuis la zone forestière au sud du pays.

"Rien ne nous empêchera de marcher sur cette ville de Moïssala, si les forces tchadiennes ne se privent ou ne s'arrêtent pas d' attaquer notre base" a-t-il dit avec un ton ferme, ce chef rebelle tchadien, qui,  en l'absence de son leader le Général Baba Laddé, arrêté et écroué à Ndjaména,  dirige désormais  le FPR.

Selon un analyste politique basé, à Dakar, l'ouverture d'un nouveau front de lutte armée au sud du Tchad, mettra en difficulté le régime d'Idriss Deby, dont les troupes seront obligées de faire face à plusieurs zones de conflits, qui deviendront des véritables abcés de fixation incurrables.

A suivre............


NDLR : Moissala (Sud Tchad) se trouve à un jet de pierre et quasiment en face de la ville centrafricaine de Batangafo. C'est de là que les hordes de la rébellion de Bozizé avaient lancé leur expédition du 25 octobre 2002.
 

 


Alliance des Bororos de Centrafrique et du Tchad (ABCT) demande la démission de Deby et Bozizé

Lundi 2 novembre 2009

Nous des jeunes Peulhs Bororos de Centrafrique et du Tchad avons fait une réunion à Dekoa en République Centrafricaine. Nous avons décidé de créer l'Alliance des Bororos de Centrafrique et du Tchad- ABCT, dans le but de faire conaitre nos revendications politiques et sociales.

- Nous souhaitons créer des liens fraternels entre tous les Peulhs, de la Mauritanie à la Centrafrique.

- Nous souhaitons créer des liens fraternels avec tous les groupes ethniques vivant au Tchad et en Centrafrique. Que tous ces peuples apprennent à se connaitre, à vivre ensemble en se respectant.

- Nous souhaitons faire connaitre la culture peule à tous les Tchadiens et Centrafricains.

- Nous souhaitons que s'unissent dans une Fédération la République du Tchad et la République Centrafricaine. Nous y reviendrons ultérieurement.

- Nous souhaitons que les autorités combattent fermement les zaraguinas et autres bandits.

- Nous demandons que les présidents Déby et Bozizé démissionnent et que la démocratie s'installe. L'ABCT est prête à participer à des négociations de paix entre les rebellions et les actuels dirigeants.

- Nous demandons que le général Baba Laddé soit libéré ainsi que tous les combattants de la liberté emprisonnés au Tchad et en RCA.

- Nous demandons que les autorités de Bangui et de N'djamena rompent les relations diplomatiques qu'elles entretiennent avec la Guinée. Le dictateur guinéen Moussa Dadis Camara vise spécifiquement les Peulhs dans sa répression. Ce criminel a une haine particulière contre les Peulhs comme l'ont prouvé les enquêtes des ONG.

- Nous souhaitons qu'il y ai une union dans une Fédération des républiques du Tchad et de Centrafrique car cela serait bénéfique pour les deux états. L'armée et la police pourraient plus facilement combattre les zaraguinas. Les personnes et les marchandises pourront également circuler plus facilement et créer plus de richesses. Au plan militaire, nous n'auront plus besoin de forces étrangères pour protéger les frontières et les populations. Au plan international, la Fédération aura une puissance bien plus importante qu'actuellement les deux états divisés.

Les Tchadiens et les Centrafricains sont frères et aiment vivre ensemble. Nous proposons que Sarh soit choisit comme capitale fédérale de ce nouvel état.

Memorandum de la réunion fondatrice de l'Alliance des Bororos de Centrafrique et du Tchad- ABCT

Contact :
abct35@gmail.com

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 23:16




NDLR : Malgré l’arrêt favorable au Bureau Politique du MLPC présidé par Martin Ziguélé rendu par la Cour d’Appel de Bangui en décembre 2008, on assiste à un refus évident du pouvoir politique de Bangui de faire respecter cette décision de justice par la clique de Sosthène Guétel et Ange Félix Patassé qui continue hélas de s’agiter au nom de leur prétendu MLPC, avec la complicité manifeste du ministre Elie Ouéfio de l’Administration du territoire. C’est la preuve s’il en était besoin, de l’existence d’un pacte secret entre le clan Bozizé et l’ex président Ange Félix Patassé pour torpiller Martin Ziguélé en divisant davantage le MLPC. C'est ce pacte secret qui permet à la clique Patassé-Guétel de violer impunément les décisions de justice. Cette fâcheuse situation a contraint le Bureau Politique autour de Martin Ziguélé à décider de publier la note que voici :

 

 

Note relative à la situation juridique du MLPC et la non-application des décisions de justice dans l’affaire Luc Dondon Konamabaye, Guétel Dilamkoro et autres contre le Bureau Politique du MLPC Présidé par Martin ZIGUELE

 

******************

 

En mars 2006, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a connu des dissensions internes liées au disfonctionnement entretenu par sieur Luc Apollinaire DONDON-KONAMABAYE,  Premier Vice Président du Parti de l’époque.

 

Suite à un débat franc et ouvert au sein du Bureau Politique et conformément aux statuts et règlement intérieur du Parti, sieur DONDON-KONAMABAYE a été suspendu de toute activité au sein du Parti jusqu’au prochain Conseil Politique National (CPN), organe qui gère le Parti entre deux (2) Congrès.

 

Irrité par cette décision de suspension, sieur DONDON KONAMABAYE a déposé le 30 Mars 2006, une plainte en référé contre le Bureau Politique à l’effet de se donner une légitimité et de s’accaparer de la direction du MLPC.

Cette tentative a échoué et le Tribunal de Grande Instance de Bangui a rendu le  Jugement n° 122 du 24 Mai 2006 qui a débouté ce dernier de sa demande comme mal fondée, et l’a condamné aux dépens. Par ailleurs le Tribunal a demandé aux parties de s’en remettre aux statuts et règlement intérieur du Parti pour régler leurs différends.

 

Devant cette situation, le Parti était obligé de convoquer une session extraordinaire du Conseil Politique National en juin 2006. C’est au cours de ces assises que le Conseil Politique National décida, conformément aux statuts, de transformer ses assises en Congrès extraordinaire, dont la principale décision fut de remplacer Ange-Félix Patassé par Martin ZIGUELE à la tête du Parti. De même DONDON KONAMABAYE  fut suspendu de son poste de premier Vice-président du Parti et remplacé par Gabriel Jean-Edouard KOYAMBOUNOU.

 

Monsieur DONDON saisit à nouveau le Ministre de l’Intérieur qui, après enquête et concertation, a adressé au MLPC, le 26 Juillet 2006, une correspondance sous le n° 033/MICSP/CAB demandant la tenue obligatoire d’un Congrès dans un délai de trois (3) mois en vue de trouver une solution définitive aux dissensions internes au Parti.

 

La nouvelle direction s’attela donc  à préparer le congrès ordinaire statutaire de juin 2006. A quelques semaines du congrès, le Ministre de l’Intérieur nous recommanda à nouveau de nous réconcilier avant ces assises, y compris avec le MLPCO. Le Président DOBOZEDI avait donc réuni les trois « tendances » à cette fin pendant plusieurs jours à son domicile.

A l’issue des débats, le MLPCO a accepté de se joindre à la direction légitime du Parti, mais DONDON refusa de la faire. Constatant que deux « tendances «  sur trois étaient réconciliées, le Ministre de l’Intérieur autorisa la tenue du Congrès ordinaire statutaire des 21, 22 et 23 juin 2009.

 

A l’issue de ce Congrès Ordinaire qui a connu la participation de toutes les fédérations de provinces et de l’extérieur, une nouvelle direction du Parti  dénommée Bureau Politique a été  démocratiquement  élu et placé sous la Présidence du Camarade Martin ZIGUELE.

 

Ce Congrès ordinaire placé également sous le signe de la refondation a pris plus de dix (10) résolutions, dont la résolution n° 2 a exclu du Parti Sieur DONDON KONAMABAYE Luc Apollinaire, Sosthène GUETEL DILAMKORO et autres, conformément aux Statuts et Règlement Intérieur du MLPC.

 

Suite à ce Congrès, Monsieur DONDON KONAMABAYE adressa à nouveau une correspondance au Ministre de l’Intérieur pour contester la tenue de ce congrès et pour demander l’annulation de toutes ses résolutions.

 

Le Ministre de l’Intérieur répondit à Monsieur Dondon-Konamabaye  pour confirmer en tous points les décisions du Congrès. Sa correspondance conclut en ces termes : «  Désormais, le Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique ne reconnaît que les structures issues du Congrès Ordinaire du MLPC des 21, 22 et 23 Juin 2007 car, les organes mis en place par le Congrès de 2004 sont arrivés à leur terme et que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Tout acte contraire aux présentes prescriptions sera considéré comme incitation au trouble à l’ordre public et  son auteur sera sévèrement sanctionné ».

 

En réaction à la lettre du Ministre de l’Intérieur,  Monsieur DONDON KONAMABAYE saisit, au nom et pour le compte de Patassé,  le Tribunal  de Grande Instance de Bangui. Par son jugement rendu le 3 juin 2008, le Tribunal  de Grande Instance de Bangui l'a débouté de sa demande, condamné aux dépens et interdit d'agir ni de parler au nom du MLPC.

 

Mécontent de cette décision, Monsieur DONDON KONAMABAYE interjeta appel contre le jugement du Tribunal de Grande Instance de Bangui, rendu le 3 juin 2008. La Cour d'Appel de Bangui, dans son arrêt rendu le 26 décembre 2008, a confirmé en tous points la décision du Tribunal de Grande Instance de Bangui.

 

A ce jour, Luc Apollinaire Dondon- Konamabaye, agissant toujours pour le compte de Patassé, a introduit un pourvoi en Cassation, demandant à cette Haute juridiction de surseoir à l'exécution de l'arrêt de la Cour d'Appel, et nous attendons sa réponse.

 

Cependant, il est constant qu'un pourvoi en cassation n'est pas suspensif de la décision de la Cour d'appel. Par conséquent, ni Dondon ni Patassé ni leurs représentants ne doivent ni parler ni écrire au nom du MLPC, conformément à l'arrêt de la Cour d'Appel.

 

Fort est néanmoins de constater que le pouvoir les laisse parler, publier des communiqués sur des médias publics et privés et se réunir dans un siège interdit par la justice, malgré nos nombreuses plaintes auprès du Premier Ministre et du Ministre de l'Administration du Territoire. Ils continuent à ce jour d’utiliser illégalement et allégrement le nom et autres attributs du parti en violation des décisions de justice devenues définitives, semant ainsi la confusion dans les esprits de nos militants et les observateurs de la vie politique nationale.

 

Il convient  de rappeler aussi que le Tribunal de Grande Instance leur avait ordonné le retrait de la pancarte du MLPC au quartier GBENGUEWE sous astreinte journalière de 10.000 f, leur faisant par ailleurs interdiction d’utiliser les noms, emblème et autres attributs du MLPC.

 

A la lumière de ces prescriptions du Ministre de l’Intérieur, Chargé de la Sécurité Publique, le Bureau Politique élu démocratiquement en juin 2007 pour un mandat de trois (3) ans, a adressé au Ministre d’Etat Chargé de la Communication le 21 Avril 2009, une lettre de protestation pour s’élever contre la diffusion sur les ondes de la Radio Centrafrique des Communiqués et déclarations faits par sieur DONDON KONAMABAYE Luc Apollinaire, GUETEL DILAMKORO Sosthène et autres au nom du MLPC.

 

De même, une plainte contre ces derniers pour inobservation des décisions de Justice a été déposée auprès du Procureur de la République le 21 Avril 2009.

 

Ils continuent délibérément d’utiliser les attributs du Parti sans que des sanctions ne leurs soient infligées conformément à la loi.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC), élu démocratiquement et reconnu officiellement, par le Ministère de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire s’interroge sur la non- application des décisions de Justice par les pouvoirs publics.

 

Le Bureau Politique du MLPC dégage toute responsabilité de ce qui adviendrait dans l’exercice illégal des activités des sieurs DONDON KONAMABAYE Luc Apollinaire, GUETEL DILAMKORO Sosthène et autres, exclus du Parti.

 

En outre, si les attributs du MLPC continuent  d’être utilisés au mépris des décisions de Justice rendues au nom du Peuple Centrafricain, le Bureau Politique se verra dans l’obligation de saisir d’autres instances nationales et  supranationales.

 

Bangui le, 3 novembre 2009

 

Le Bureau Politique

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 22:35




LA LETTRE DU CONTINENT  05/11/2009 N°575


CENTRAFRIQUE


Jean-Paul Paloméros et le camp Birao en Centrafrique


Devant les députés de la commission de la défense nationale et des forces armées, le général Jean-Paul Paloméros, chef d'état-major de l'armée de l'air, a révélé le 7 octobre "qu'il y a peu, un pilote de chasse, aux commandes d'un Mirage F1, a décollé de la base aérienne de N'Djamena pour appuyer une section de l'armée de terre française en proie au feu rebelle dans le camp de Birao, en République centrafricaine. Cela leur a ainsi permis de reprendre l’initiative et probablement sauvé la vie. Merci qui ?


Bozizé veut aller aux élections en temps et en heure


























Bozizé
a réuni ce mercredi 4 novembre sa majorité parlementaire pour lui faire comprendre qu’il n’approuvait pas pour l'initiative des députés Luc Apollinaire Dondon Konamabaye de Paoua 3 et Paul Abouka d’Alindao 1visant à proroger son mandat ainsi que ceux des députés de l’actuelle Assemblée nationale par la voie parlementaire. Comme sa machine à frauder est au point, il semble maintenant vouloir aller aux élections aux dates prévues. Il ne suivra pas ceux qui sont pour l'initiative de Dondon et Abouka.

Tout autre chose,  le congrès de KNK initialement prévu pour se tenir à Mbaiki le 12 mais se tiendrait finalement plutôt le 13 novembre 2009, date jugée meilleure selon leurs oracles.On suppose que la délégation du KNK dirigée par Mme Solange Pagonendji Ndakala alias "Arôme Maggi" partie se former en Chine à l'école du parti communiste chinois depuis une quinzaine de jours, devrait être rentrée à temps pour prendre part à cette importante assise du "travaillisme" centrafricain à la Bozizé.

 

 

Patassé par-ci, Patassé par là !






L’ex président Patassé se plaint d'être mal logé au PK 10 là où il a échoué et l’aurait fait savoir. Sosthène Guétel a emmené ce jour, une poignée de ses partisans du quartier Sara pour soi-disant « garder » leur vedette mais les soldats de la MICOPAX sur les lieux qui ne l’entendaient pas de cette oreille et les ont pourchassés. C'était la débandade générale dans le quartier du PK 10.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 22:07


 

Source : gaboneco 03-11-2009   

La Commission de surveillance des marchés financiers en Afrique centrale (COSUMAF) a rejeté à l'unanimité la saisine de la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC) pour le maintien de son directeur général, Willy Ontsia. Le 29 juillet dernier, la COSUMAF avait demandé le limogeage de Willy Ontsia pour faute grave. Ce dernier avait ignoré cette sanction en arguant de l'incompétence de la COSUMAF à prendre cette décision.

Après la réunion extraordinaire du 22 juillet dernier qui annonçait le limogeage du directeur général de la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC), Willy Ontsia, la Commission de surveillance des marchés financiers d'Afrique centrale (COSUMAF) a confirmé sa décision la semaine dernière en rejetant à l'unanimité la saisine du Conseil d'administration de la BVMAC pour son maintien.

Réunie à Douala en marge de l’atelier régional sur le développement du marché financier en Afrique centrale, la COSUMAF a examiné la demande de révision formulée par la BVMAC sur la décision de la COSUMAF portant interdiction définitive à monsieur Ontsia d'exercer ses fonctions.

La COSUMAF a estimé sur la base de l’article 14 de son règlement général que la demande était recevable sur la forme, mais l'absence d'éléments nouveaux a mené au rejet unanime de la saisine.

Les faits qui étaient reprochés au directeur général de la BVMAC concernent «son attitude menaçante et agressive au cours de la mission d'inspection entamée le 6 juillet 2009», lors de laquelle monsieur Ontsia s'était rendu «coupable d’entrave à ladite mission, avec circonstances aggravantes caractérisées par l'agression physique d'un inspecteur en mission, ayant entraîné de graves blessures et une incapacité de travail de huit jours».

«Monsieur Willy Ontsia a reconnu avoir porté un coup de poing ayant provoqué des blessures au chef de la mission d’inspection de la COSUMAF», mais «n'a exprimé aucun regret quant aux faits qui lui sont reprochés», avait déploré la COSUMAF, estimant que cette attitude empêche toute collaboration avec la BVMAC.

La COSUMAF avait donc prononcé à l’encontre de Willy Ontsia une «interdiction définitive» d’activité en qualité de directeur général de la BVMAC et avait demandé au conseil d’administration de la BVMAC de procéder à son remplacement.

Dans la foulée de cette première décision de la COSUMAF, le conseil d’administration de la BVMAC avait pris acte de la décision limogeant son directeur général et avait par la même occasion introduit un recours afin de le maintenir dans ses fonctions.

En attendant l’examen du recours, le conseil d’administration avait désigné l’actuel directeur général de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Gabon (BICIG), monsieur Ayo Inguenda, pour expédier les affaires courantes.

A la BVMAC, on s'était insurgé contre cette déclaration jugée «abusive», puisque la COSUMAF n'aurait pas le pouvoir de limoger le directeur général de la BVMAC, un pouvoir qui appartient au seul Conseil d'administration de la bourse sous-régionale.

Monsieur Ontsia aurait par ailleurs saisi la Cour de justice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à N’djamena, au Tchad, pour statuer sur ce différend.

 

NDLR : L’attitude du Conseil d’administration de la BVMAC est proprement scandaleuse. Même si la COSUMAF n’a pas le pouvoir de limoger le DG de la BVMAC, comment le Conseil d’administration de cette dernière peut – elle cautionner un DG voyou comme ce Willy Ontsia dont le comportement n’honore guère cet établissement. Cette solidarité malsaine entre Gabonais doit absolument cesser dans les institutions communautaires sous-régionales. Le comble des scandales serait que la Cour de justice de la CEMAC donne raison au DG voyou contre la COSUMAF. Vivement que le prochain sommet de Bangui de la CEMAC règle ce problème de la BVMAC et de la COSUMAF.  

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:23





(Le Messager 04/11/2009)


Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain Slimane Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ».

Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

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Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée.

Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le gouvernement d’autre part. J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.

Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.

Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo

Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l’hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le président gabonais dit qu’il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle. Lorsque au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et des médias.

A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola, en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination. Pendant la guerre, les affaires continuaient…Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.

L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.

Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.

La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des Ong, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?

L’indépendance en Afrique : une mascarade

Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest. L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses. La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.

Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés. Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-Est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Magrheb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…

La France de 1789, incompatible avec la françafrique

La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.

Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.


* Le titre et les inter-titres sont de la rédaction


Extrait de

La force qui nous manque

Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages

© Copyright Le Messager

 

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