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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 15:43




 


(Africa Guinee 22/10/2009)

Les forces vives guinéennes ont dénoncé mardi le silence des chefs d'Etat africains face à la crise guinéenne. Le leader de l'Union des forces de changement (UFC) et porte-parole du Forum des "Forces vives" de Guinée, Aboubacar Sylla, a critiqué ce qu'il qualifie de "syndicat des chefs d'Etat" parce qu'il rechigne à condamner" les collègues qui commettent des crimes de sang et violent les droits de l'Homme.


Parlant de la récente visite à Conakry du Secrétaire général-adjoint des Nations unies, chargé des questions politiques, M.Hailé Menkerios, le porte-parole des forces vives a exprimé leur inquiétude pour la sécurité des personnes qui vont témoigner au cours de l'enquête sur le massacre du 28 septembre."En dépit des assurances données à l'émissaire du Secrétaire général des Nations unies par les pouvoirs publics, nous sommes inquiets pour la sécurité des personnes qui seront appelées à témoigner (...)", a souligné M.Aboubacar Sylla.


Au nom de l'opposition guinéenne, il a qualifié de "ridicule" la décision du chef de la junte de s'en remettre à l'arbitrage du président Blaise Compaoré, concernant sa candidature.

Par ailleurs, le porte-parole des forces vives guinéennes a déclaré qu'il a confiance dans les différentes condamnations et autres mesures prises par la communauté internationale notamment la mise en place d'une commission d'enquête internationale et la prise de sanctions ciblées contre la junte.


A noter que ce mercredi à Bruxelles, l'Union européenne a décidé de prendre des sanctions ciblées contre la junte du Capitaine Moussa Dadis Camara.


Nous y reviendrons.


Mamadou Camara


Pour Africaguinee.com

 

© Copyright Africa Guinee

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 15:36






(Le Point 22/10/2009)


Les nombreux coups de force effectués sur le continent africain depuis 2000 ont mis à jour une nouvelle manière de conquérir le pouvoir par la force « légitimée » ensuite par l’organisation d’élections dites « libres et transparentes ». Cette nouvelle approche de la conquête du pouvoir a désorienté puis dérouté les théoriciens et les observateurs de la vie démocratique.
La communauté internationale après balbutiement finit par reconnaître les régimes issus de ces coups de force.

Ces « coups de forces démocratisées » (selon l’expression du spécialiste sénégalais Ndiawar Soumaré (1)) revêtent plusieurs formes.

Au Madagascar le coup de force de Marc Ravalomanana lors de son installation a revêtu le caractère populo militaire. Son successeur à la tête de l’Etat malgache, Andry Rajoelina a utilisé la même méthode pour le chasser du pouvoir.

Au Togo, Faure Eyadema a profité de la mort de son père Gnassingbe Eyadema, autocrate proclamé, pour effectuer un triple coup d’état (militaire, constitutionnel puis électoral).
Après quelques tergiversations au niveau international, l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Cedeao, l’Union Africaine ont toutes finies par reconnaître ce pouvoir « hérité » par la force et légitimé par des « élections » contestées.

Au Gabon la situation est assez ressemblante avec le Togo, mais avec moins de morts, et des condamnations issues principalement des sociétés civiles à travers le monde dénonçant toutes un coup de force héréditaire.

En Mauritanie, le premier putsch qui a écarté Ould Taya puis installé par les urnes Sidi Ould Cheikh a été reconnu par la communauté internationale.

Le second putsch qui a écarté ce dernier et installé Mohamed Ould Abdel Aziz, a été d’abord condamné puis reconnu, après légitimation par des élections contestées au niveau interne, par la communauté internationale.

Si nous nous arrêtons sur ces quelques cas de coups de forces démocratisées, un constat saute aux yeux : l’impuissance de l’Union Africaine et de la communauté internationale face au processus d’installation de ces niveaux types de pouvoirs. Comment empêcher une passation héréditaire du pouvoir légitimé par les urnes ? Comment faire barrage au processus de légitimation d’un putschiste civil, militaire ou électoral ?

L’Union africaine semble désorientée, car si elle a pu intervenir militairement sur l’île d’Anjouan, pouvait-elle le faire en RDC, en Madagascar, au Togo, en Mauritanie, au Gabon ? Peut-elle le faire en Guinée, en Madagascar ?

En Tunisie, après son coup d’Etat médical du 7 novembre 1987, Zine El Abidine Ben Ali va être réélu pour la 5ème fois le 25 octobre prochain, après avoir exclu les candidats gênants par des lois temporaires.

Le dilemme est réel en Afrique et dans le monde et aucune solution ne semble pointer à l’horizon, sinon la sempiternelle condamnation, exclusion puis acceptation !

En guinée c’est ce même processus de condamnation, exclusion puis finalement acceptation qui est en cours. Comment empêcher la légitimation du coup de force de la junte dirigée par le soldat Dadis ? Tel est le dilemme de la Cedeao, de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Etats-Unis !


James Black traduit de l’anglais par Marco Passerelle


(1) Directeur du Centre Stratégique Africain, Think Thank africain basé à Johannesburg il est économiste et juriste sénégalais spécialiste des questions internationales.

© Copyright Le Point

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 15:02




APA Bangui 22-10-2009 (Centrafrique) Le Gabon et la Centrafrique ont exprimé leur inquiétude quant à l’incursion de la rébellion ougandaise de l’Armée de libération su Seigneur (LRA) dans le sud-est de la République centrafricaine et la nouvelle menace qu’elle constitue pour la sécurité de ce pays, selon le communiqué final ayant sanctionné la visite de travail et d’amitié effectuée mercredi à Bangui par le nouveau président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Selon le communiqué signé des deux ministres des affaires étrangères gabonais et centrafricain, le président Ali Bongo Ondimba et son homologue centrafricain François Bozizé ont réaffirmé leur attachement à la position de l’Union africaine (UA) quant à l’intégrité territoriale des Etats africains.

Par ailleurs Bozizé et Ali Bongo Ondimba se sont dit « vivement préoccupés » par les conséquences de la crise financière internationale et ont exprimé leur détermination à œuvrer pour l’établissement rapide d’un nouvel ordre économique dans le monde qui protège l’Afrique des conséquences des politiques macro-économique des pays développés, poursuit le communiqué.

Sur le plan bilatéral, les deux chefs d’Etat ont décidé de mettre en place un mécanisme qui sera chargé de promouvoir une coopération rénové et agissante dans les domaines d’intérêt commun.

Ils se « se sont félicités de l’esprit de fraternité, de coopération qui existe si heureusement entre la République centrafricaine et la République gabonaise et des résultats particulièrement positifs auxquels il a abouti.

Après avoir examiné la situation des ressortissants centrafricains au Gabon, ils ont procédé à un échange de vue sur les problèmes économiques et commerciaux, ajoute le communiqué, soulignant que Bozizé et son hôte se sont félicités de leurs identités de vue sur l’ensemble des questions abordées au cours de leurs entretiens sur la coopération bilatérale, la situation dans la sous-région de l’Afrique centrale et les questions internationales ».

Le nouveau président gabonais Ali Bongo Ondimba est arrivé mercredi en milieu de matinée à Bangui pour une visite de travail et d’amitié de quelques heures dans la capitale centrafricaine.

Fils du président Omar Bongo Ondimba, décédé le 8 juin dernier, Ali Bongo, investi dans ses nouvelles fonctions de chef d’Etat, le vendredi 15 octobre, a été accueilli à l’aéroport Bangui Mpoko, par son homologue centrafricain François Bozizé, président en exercice de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

Avant son investiture, il avait effectué une mini-tournée en Afrique centrale et australe notamment au Cameroun, au Tchad, au Congo Brazzaville, en République démocratique du Congo en Angola et à Sao Tomé et Principe.

Mercredi, le nouveau président a décidé de se rendre en Centrafrique et en Guinée-Equatoriale, deux pays qu’il n’avait pas visités.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 02:48




 

Source: United Nations Children's Fund (UNICEF)


Par Brigitte Stark-Merklein

BANGUI, République centrafricaine, 20 Octobre 2009 - Directrice exécutive adjointe de l'UNICEF Hilde Johnson a appelé la communauté internationale à soutenir les enfants en République centrafricaine (RCA) qui supportent le poids de la richesse en déclin du pays.

«Les enfants en République centrafricaine sont dans l'œil du cyclone", a déclaré Mme Johnson quand elle a visité le pays la semaine dernière. «Les problèmes auxquels ils font face aujourd'hui ne pourront être qu’exacerbés par la triple menace de l'instabilité, la diminution du budget de l'Etat et la baisse des subventions des donateurs».

Des années de conflit ont eu un lourd impact. Les indicateurs de bien-être des enfants sont parmi les pires au monde. Environ un enfant sur six meurt avant l'âge de cinq ans. Le système de soins de santé est l'un des plus faibles dans le monde entier et des services de base sont presque inexistants. Seuls 38 pour cent des filles et 53 pour cent des garçons en âge officiel d'école primaire sont scolarisés, et beaucoup abandonnent avant de terminer la dernière année du primaire.

La crise économique cause du tort aux enfants

La crise économique mondiale a un impact sérieux sur la République centrafricaine. Selon des sources gouvernementales, le budget public du pays a diminué de 40 pour cent cette année. La crise se fait sentir plus sévèrement dans la partie sud-ouest du pays, où la perte de revenu à partir du bois s'est effondrée et les industries d'exportation de diamants ont augmenté la pauvreté. La malnutrition a dépassé les seuils des taux d'urgence à telle enseigne que les parents ne sont plus capables de subvenir à leurs petits.

Pour ajouter à ce sombre tableau le financement de l'aide humanitaire a connu un déficit de 39 pour cent.

" La République centrafricaine a été un moment donateur d’orphelin ", a déclaré Mme Johnson, "mais à ce stade, le risque d’une nouvelle crise est trop important pour être ignoré. Les ressources disponibles dans ce pays sont limitées et ne sont nullement en rapport avec les énormes besoins et les indicateurs lugubres. L'engagement politique, financier et diplomatique de la communauté internationale sont nécessaires pour garantir les droits des enfants centrafricains et de renforcer leur protection. "

Libérer les enfants

Un espoir pour la paix et la stabilité réside dans le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants, y compris les enfants associés aux groupes armés. Mme Johnson a discuté de la libération de ces enfants avec les autorités locales et les représentants du groupe rebelle Armée Populaire pour la Restauration de la République et la démocratie (APRD), qui ont confirmé leur engagement en faveur du désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) - lequel est également une condition préalable pour que les élections prévues pour le début de 2010.

Mme Johnson a rencontré environ 40 garçons remis par l'APRD il y a trois semaines à  Paoua, qui sont en cours de préparation à la réinsertion dans leurs communautés dans un centre de transition dirigé par le Conseil danois pour les réfugiés avec l'appui de l'UNICEF.

Mme Johnson a vu l'impact de la violence quand elle a visité deux villages dans la Nana-Grébizi qui ont été attaqués plus tôt cette année par des cavaliers armés. Les villageois lui ont raconté comment ils avaient fui dans la brousse où les attaquants ont brûlé leurs maisons et volé leur bétail. Beaucoup ont peur de revenir et se cachent encore, mais ceux qui sont revenus sont en train de s'organiser pour nettoyer l’école refaite avec l'appui de l'UNICEF pour que leurs enfants puissent commencer l'année scolaire.

Surmonter les traumatismes

Mme Johnson a également rencontré une équipe de l'International Rescue Committee qui repère et aide les victimes de violence sexuelle et sexiste à Kaga Bandoro. Elle a parlé à un groupe de femmes de la minorité Peulh à Paoua qui profitent d'un programme de Conseil danois pour les réfugiés qui les aide à surmonter le traumatisme de la violence ethnique ciblée contre leurs familles et enseigné les activités génératrices de revenus. La stigmatisation et l'exploitation des personnes Peulh dans le nord et Aka, ou «peuples pygmées dans le sud Ouest est systématique et fait que ces femmes sont particulièrement vulnérables.

La visite de Mme Johnson en RCA a été la première escale d’une mission dans deux pays, la RCA et le Tchad.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 18:09




 

 

Kinshasa, 21/10/2009 digitalcongo.net Politique

La Cour pénale internationale organise à son bureau de Bangui un programme de sensibilisation du public centrafricain sur ses actions, compétences et méthodes de travail, manière perçue comme une démarche de favoriser la collaboration de ces populations à la bonne instruction du dossier de JP Bemba pour en accélérer ainsi le procès.

Le bureau de la « CPI à Bangui vient de lancer, le lundi 13 octobre 2009, un nouveau programme de sensibilisation dénommé « demandez à la Cour. Ce programme met en combinaison une série de visites dans l’arrière pays ainsi que la diffusion, à travers les médias audiovisuels, de 13 épisodes de 4 à 5 minutes portant sur le dialogue entre les membres de la CPI et le public centrafricain.

Destinées à la diffusion

Les vidéos diffusées ont d’abord été visionnées par un groupe de journalistes centrafricains. Elles seront lancées à la télévision nationale entre octobre 2009 et janvier 2010. Elles montrent, entre autres, le président de la CPI, M. Sang Hyun Song, le greffier Silvana Arbia et le chef de la division compétence Béatrice Le Frapper en train de répondre à une série de questions directement posées par des personnalités et des anonymes.

Les questions concernent principalement le président El Béchir du Soudan et Jean-Pierre Bemba. En rapport avec le premier, la CPI s’échine à expliquer comment le président soudanais continue à voyager à travers le monde, en dépit du mandat d’arrêt délivré contre lui. Ensuite, vient une autre série d’explications en liaison avec la comparution des personnes qui exercent des fonctions officielles devant la Cour Pénale Internationale. En ce qui concerne le second cas, il est question de Jean-Pierre Bemba, de ses complices, de la réparation attendue pour les victimes ainsi que d’une longue série de détails, dont le lieu de détention  d’un criminel après condamnation.

Le programme « demandez à la Cour » fait suite à un premier programme radio intitulé « Mieux comprendre la Cour Pénale Internationale ». Ce dernier a fait l’objet, de juillet à octobre 2009, d’une longue diffusion en sango (langue nationale de la Centrafrique). Des estimations avancent qu’environ 700 mille personnes ont été touchées par ce programme.

Le chant du cygne

Ce retour un peu musclé de la CPI à Bangui laisse présager que le procès Bemba est imminent. Le délai choisi pour la sensibilisation coïncide assez curieusement avec les prévisions chronologiques de plusieurs experts en rapport avec le délit du procès de Bemba. Beaucoup avaient avancé le premier trimestre de l’année prochaine. Cela paraît probable. La Haute Cour ayant donné le signal d’une campagne de sensibilisation de grande envergure au pays de Bozizé.

Le but de cette grande activité est nul ne l’ignore, de préparer l’opinion publique centrafricaine à l’échéance du procès Bemba. Dans cette affaire,    des témoignages décisifs sont attendus de la population, principale victime des exactions imputées aux troupes du Mlc. Pour éviter des rétractions, des parjures et des reniements comme on a eu à le constater dans le cas du procès Lubanga, la Cour Pénale Internationale voudrait parer contre toute éventualité.

C’est là tout le sens du contenu des vidéos destinées à la diffusion publique. Par exemple, à travers le décryptage du cas El Béchir, la cour voudrait rassurer la population centrafricaine sur le pacte de l’impunité qui fonde le statut de Rome. Car au-delà de ce cas, c’est toute une jurisprudence qui s’impose sur le plan international. Partant, les Centrafricains craignent de tomber dans le piège de l’absurdité. Ils savent que Ange Felix Patassé devra, d’une manière ou d’une autre, répondre un jour, comme témoin à charge et à décharge, dans l’affaire Bemba. Pourtant, à la faveur de la présidentielle de 2010 qui s’annonce à Bangui, rien n’exclut un retour en force de l’ancien président. Surtout que Kadhafi a pris le parti de le défendre sans réserve.

Pourtant, toute l’opinion centrafricaine tient le président déchu pour complice de Jean-Pierre Bemba. Que se passerait-il si ce dernier revenait aux affaires? Ne tentera-t-il pas, tout le long du procès Bemba, de brouiller toutes les pistes au grand dam des populations? Il suffit de déclencher une chasse impitoyable à l’homme pour faire taire tous les témoins à charge au sein de la population. C’est toute la raison de la question se rapprochant, primo, au sort réservé aux complices de Bemba, et secundo, à la comparution des autorités en fonction. Comme on peut le constater, la CPI sait qu’il y a beaucoup de zones d’ombre qui risquent d’éteindre sur le bon déroulement du procès Bemba. Elle essaie donc de les éclaircir en amont.

Pas dupes

En vérité, les Centrafricains ne sont pas des enfants de choeur. Tant qu’ils n’auront pas la garantie que Patassé sera poursuivi dans l’affaire Bemba, ils ne pourront croire à la justice internationale. Car, quel que soit l’angle où l’on prend le problème, il serait absurde de s’en prendre au vice-président congolais pendant que celui qui l’a invité à Bangui se la coule douce ou à tout le moins, n’est pas entendu sur l’affaire. La situation prendrait tout de suite l’allure d’une vilaine comédie. Cela reviendrait à arrêter le fumeur de chanvre pendant que le fournisseur effectue une promenade de santé dans la cité. La Cour Pénale Internationale a du pain sur la planche.


Le Palmarès

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 03:44




Voici un remarquable billet, tel que seul Me Zarambaud en a le secret, publié dans les colonnes du quotidien Le Citoyen de Bangui n° 3230 du 19 octobre 2009. Nous n’avons pas résisté à la tentation et au plaisir de le partager avec nos internautes tellement il dégouline de saveur et de vérité. En un mot, il est tout simplement excellent ! L’ancien bâtonnier y dépeint magistralement les tares et les vices congénitaux du régime dictatorial du général président et non moins faux pasteur François Bozizé, qui n’en a absolument rien à cirer des indescriptibles conditions de vie de ses concitoyens. Pendant que des centaines de milliers d’enfants meurent de faim dans le Sud-Ouest du pays et que d’autres sont à la limite de la survie, la célébration de son 63ème anniversaire le 14 octobre courant a donné lieu à d’hallucinantes louanges dithyrambiques radiodiffusées concoctées par ses thuriféraires de la presse présidentielle aux connaissances bibliques douteuses et approximatives, ce que Me Zarambaud relève avec une ironie suave. Les indécentes festivités de cet anniversaire présidentiel au sein du Palais présidentiel de Bangui ont fourni le prétexte à une distribution à la volée de nombreux billets de banque tout neufs à quelques enfants de la rue et autres handicapés attirés et réunis par l’insolite événement. Contrairement au bâtonnier, nous souhaitons au niveau de la rédaction de Centrafrique-Presse que pour son prochain anniversaire du 14 octobre 2010, Bozizé ne soit plus à la tête du pays afin qu’il ne puisse plus le célébrer au sein du Palais de la Renaissance.         

Rédaction C.A.P

 

            Le journaliste français François de Closet à publié un livre intitulé «toujours plus» pour railler ceux qui, voulant faire toujours plus, font malheureusement toujours moins.

            C'est le cas du Directeur de la j presse présidentielle; n s'est emparé de sa brosse à reluire pour souhaiter un bon anniversaire au Président de la République, en commençant par rappeler que le Président de la République est né le 14 octobre 1946 à Mouila au Gabon, mais il s’est ensuite égaré dans des digressions sujettes à caution.

            Il n'a évidemment pas manqué de claironner que, sous la clairvoyante direction du Président de la République, la République centrafricaine s'est résolument engagée sur la voie du développement, et qu'elle a, d’ores et déjà, remporté des succès éclatants, laissant déduire qu'en conséquence le Peuple centrafricain baigne dans le bonheur comme un beignet dans l’huile. Les Centrafricains seraient-ils des gens heureux qui s'ignorent? Dieu merci, le Président de la République l'a lui-même sèchement démenti le même jour, en avouant dans son discours de revue du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) que «les Centrafricains souffrent».

            Le contraste était saisissant et révoltant entre les vieux retraités affamés et malades qui manifestaient, couchés dans la rue, les chemises relevées et frappant leurs ventres flasques, d'un côté, et les hordes du Président de la République sillonnant la ville et jetant à la volée des milliers de billets de banque neufs et craquants à des foules médusées, de l'autre.

            A un fonctionnaire qui a saisi le Conseil d’Etat d'une demande de dommages intérêts contre l'Etat parce qu'il n'a pas reçu ses salaires et n'a donc pas remboursé .un crédit bancaire, le Conseil d'Etat a répondu par arrêt du 18 mai .2009, «que le non paiement des salaires est dû à une situation de déconfiture générale de l'économie du pays; que l'intéressé n'est pas un cas isolé. Ainsi la déconfiture générale de l'économie du pays est une vérité judiciaire passée en force de la chose jugée.

            Le Directeur de la presse présidentielle a bien évidemment passé sous silence les faits suivants:

            - Depuis 2006, les rébellions de Centrafricains ont fleuri comme des champignons sur du fumier après la pluie et certaines parties du pays sont occupées par des rebelles tchadiens (à qui l'on déroule le tapis rouge), soudanais et surtout ougandais dans le Haut-Mbomou.

            - Des filles impubères du Haut-Mbomou ont été enlevées et emportées pour servir d'esclaves sexuelles; des hommes ont été enlevés et emportés pour servir d’esclaves porteurs de leurs propres biens pillés; des' adolescents ont été enlevés et 7 emportés pour servir de rebelles forcés.

            Tout ce monde n'est toujours pas de retour et le Haut-Mbomou demeure toujours sous une criminelle occupation étrangère, mais on ira, néanmoins, s’y empiffrer et festoyer avec orchestre; on sera bien protégé à cette occasion par des centaines de militaires qu'on a concentrés à Bangui ou qui baillent sur les innombrables barrières routières pour rançonner la population et les usagers de route, au lieu de les envoyer au front pour défendre les frontières et libérer le Pays.

            Il est vrai que les militaires soudanais et ougandais font le travail en lieu et place de nos militaires qui ne demandent pourtant pas- mieux qu'à défendre leurs compatriotes et l’honneur de la Nation.

            Bien entendu, on ramènera les militaires à Bangui quand les lampions seront éteints et l'on abandonnera les populations du Haut-Mbomou à la merci des hordes meurtrières et esclavagistes de Joseph Koni. On nous serinera néanmoins qu'on a valeureusement repoussé les hordes de Joseph Koni, comme on la serine depuis des mois.

            - Le Président de la République a fermé militairement les locaux de la Cour Constitutionnelle, en a expulsé les membres pendant 6 mois sans salaires, il a piétiné une décision de cette institution et celle-ci s'est contentée de l'«inviter» frileusement à bien vouloir se conformer à ladite décision si bon lui semble.

            - Enhardi par une décision de la Cour Constitutionnelle qui s'était déclarée incompétente pour le destituer pour avoir cumulé ses fonctions avec celle de Ministre de la Défense nationale et de dirigeant d'un groupement politique, le Président de la République a ouvertement présidé à Boali le Congrès de transformation de ce groupement en parti politique. Il s'est ensuite, rendu en Chine pour demander un jumelage de son Parti avec le Parti Communiste Chinois. Dans la même période, un Chef d'Etat africain s'est aussi rendu en Chine, mais il a traité exclusivement des besoins de son pays et a obtenu une subvention de 40 milliards de francs.

            Pastichant l’ancien Ministre français des Affaires étrangères, l'Inclassable Michel Jobert, qui se demandait si «tenter de remettre les pieds chez soi constitue forcément une agression intolérable», le Président de la République a dû se dire : «Est-ce que saupoudrer la démocratie avec une pincée de «dictamolle» constitue forcément une «dictadoure», comme diraient les Espagnols, ces maîtres de la nuance ?

            - Le Président de la République a posé la première et la dernière pierre d'innombrables projets aussi pharaoniques que chimériques, dont la fameuse et fumeuse Cité lumière.

            - Le Président de la République protège ses sbires qui violent ouvertement, massivement et constamment les droits de l'homme. Pour ne prendre qu’un seul mais édifiant exemple, un valeureux Commissaire de police a été publiquement passé à tabac jusqu'à ce que mort s'ensuive; à ce jour, nul n'a été jugé pour ce crime crapuleux. Bien au contraire, le Chef de la horde qui a ôté la vie à ce valeureux Commissaire de police est libre comme un cheval de prairie; il vient d'agresser des gendarmes qui ont eu l'outrecuidance de tenter de contrôler un de ses nombreux taxis, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes. Dans les locaux de la SRI, ce même individu a copieusement insulté et tenté d'agresser un compatriote venu de France dont il a détourné les deux véhicules, puis il a impunément, copieusement et longuement frappé les parents de ce compatriote, sous les fenêtres du Parquet qui n'a évidemment pas bronché.     

            - Le Président de la République a fait déporter à la prison de Bossembélé les personnes relaxées par le Tribunal Correctionnel de Bangui dans l'affaire Raikina et autres; ces personnes ont subi des traitements inhumains et dégradants proscrits par la Constitution, comme avant leur procès où ils avaient comparu qui avec des brûlures, qui avec un bras cassé en écharpe, sans que cela n'émeuve personne.

            - Le Président de la République n'a pratiquement nommé que des personnes d'une même ethnie aux fonctions de Directeur de Cabinet et de Directeur, notamment au Ministère de Mines et au Ministère du Développement Rural.

            - Le Ministre d'Etat aux Mines n’a toujours rien fait pour que notre pétrole soit enfin exploité, alors que tous les autres pays de la région produisent du pétrole, ce même Ministre d'Etat aux Mines a fait écumer les Préfectures diamantifères par des militaires armés jusqu'aux dents qui ont spolié les collecteurs de diamants et d'or, de sorte qu'une malnutrition officiellement reconnue décime à présent les enfants de ces Préfectures naguère prospères;

            - Le Ministre de l'Intérieur s'est intentionnellement bien gardé de réviser annuellement les listes électorales comme prescrit par le code électoral, , afin que les élections, si élections il y a, se passent dans le désordre.

            - Le Ministre des Postes et télécommunications et des nouvelles Technologies est devenu dans la pratique le Ministre de la Société SOCATEL, a dissous arbitrairement les organes statutaires de gestion de cette entreprise, a forgé un Comité illégal de gestion de ladite entreprise et s'en est autoproclamé Président, en violation du Traité de l'OHADA.

            - Les partis politiques de l’opposition sont interdits d'accès aux médias d'Etat et sont privés de subventions, en violation flagrante de la loi. Ils sont même interdits de voyages et de réunions dans l'arrière-pays, sous prétexte de campagne électorale prématurée. Pendant ce temps, l'é mission «Yé so é ingbi ti inga», l'émission de la diaspora et beaucoup d'autres émissions continuent impunément à faire urne campagne prématurée et calomnieuse au profit du Parti KNK, sans que les Partis politiques de l'opposition ne songent à saisir les Tribunaux pour imposer leurs droits.

            - L'on en passe et des pires, ou plutôt des meilleures, puisque nous sommes aux Merveilleux Pays des paradoxes et des records négatifs où ce qui était considéré comme le Bien est devenu le Mal et réciproquement. Mais comme dirait un compatriote bien avisé confortablement calfeutré en France, il ne faut surtout pas parler de toutes ces dérives; c'est de l'auto-flagellation. «Halte à l'auto-flagellation !

            - La question inscrite à l'ordre de du jour est, non pas -celle des élections présidentielle et législatives, mais plutôt celle de s'incruster au pouvoir «ad vitam aeternam» sans élections,  d'où l'instrumentalisation des Députés Dondon et Abouka, ci­devant opposants, pour tenter de proroger inconstitutionnellement les mandats du Président de la République et des Députés. On ne peut à la fois prétendre soutenir la candidature l’ex-Président Ange-Félix Patassé à l’élection présidentielle de 2010 et demander la prorogation du mandat du Président François Bozizé Yangouvonda. La surprenante initiative du député Luc Dondon Konamamabaye signifierait-elle que l’ex-Président Ange Félix Patassé ne reviendra pas au pays ... ou que le Député Dondon l'a lâché ? Seul l’avenir nous le dira.

            En tout cas, bravo pour le Président Bozizé, pour la finesse de la manoeuvre. Faire initier la proposition de loi constitutionnelle par l'opposition, il fallait une sacrée dose de maîtrise de la stratégie pour y penser. On n'est pas général pour rien.

            A propos des tentatives de prorogation des mandats du Président de la République et des Députés, cette manœuvre est constitutionnellement vouée à l'échec. En effet, la Constitution a été verrouillée, précisément en prévision de telles manoeuvres et la clef a été jetée dans l’Oubangui. Le vote d'une loi constitutionnelle est inopérant pour modifier la durée du mandat du Président de la République, en vertu de l'article 108 de la Constitution qui dispose:

« Sont expressément exclus de la révision:

 - la forme républicaine et laïque de l’Etat

- le nombre et la durée des mandats présidentiels

- les conditions d'éligibilité

- les incompatibilités aux fonctions de Chef de l'Etat

- les droits fondamentaux du citoyen».

 

            En ce qui concerne les mandats des Députés, le vote d'une loi constitutionnelle peut en modifier la durée, mais ce sera très difficile, à moins que l’opposition ne se saborde comme à l'expiration du mandat du Président Kolingba, en vertu des articles 106 et 107 de la Constitution qui disposent:

Article 106: L'initiative de la révision appartient concurremment au Président de ta République et a l'Assemblée Nationale statuant à la majorité des deux tiers des membres qui la composent».

Article 107: «La révision intervient lorsque le projet présenté en l'état a été voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui la composent ou a été adopté par référendum.

            Ces deux articles signifient que la proposition de loi constitutionnelle doit être signée par les deux tiers des Députés soit par 73 Députés, et que ladite proposition doit avoir été votée par les trois quarts (3/4) des députés, soit par 82 Députés.

            Tant qu'à consulter le peuple, autant le faire pour les élections au lieu de le faire pour un référendum, au demeurant inconstitutionnel en ce qui concerne le mandat du Président de la République. Quel Pays, fût-il ami, se permettrait-il d'utiliser les impôts de ses citoyennes et citoyens pour un tel gâchis?

            La Côte d'ivoire n'est qu'à moins d'un mois des élections, mais elle- continue à se battre pour remplir  les conditions nécessaires à cet effet, alors que nous, qui sommes à au r moins trois mois des élections, nous nous battons pour éviter les élections ! Encore un record négatif battu au forceps, et bravo !  

            La seule solution du problème consisterait à supprimer le problème, comme au Niger, en supprimant l'actuelle Constitution et en proposant une nouvelle Constitution. A Dieu ne plaise !

            Sous la Transition où j'avais eu l'insigne honneur de défendre la Constitution et les textes du processus électoral et référendaire devant le Conseil National de Transition et la Communauté Internationale, je m'étais battu pour que les mandats du Président de la République et des Députés soit n'aient pas la même durée, soit ne se terminent pas en· même temps, pour éviter tout risque de vacance simultanée des deux Pouvoirs. Je n'avais pas été, entendu et ce que je craignais risque hélas d'arriver.

            Revenons à notre Directeur de la presse présidentielle.

            Emporté par· son enthousiasme, il a cru devoir ajouter que le Président de la République est né le 14 Octobre 1946, en pleine guerre mondiale, alors que la deuxième guerre mondiale avait pris fin le 8 Mai 1945 par la signature de l'armistice. De même, il a cru devoir se référer à la Bible et parler de la marche du Peuple d'Israël vers Canaan, alors que Moise qui conduisait ce Peuple n'est jamais arrivé à Canaan. Lui seul sait ce qu'il a voulu sous-entendre par là.

            Ce n'est en tout cas pas de bon augure; certains avaient cru devoir comparer l'ex-Président Ange Félix Patassé à Moïse. On sait ce qui arriva à l'infortuné Président Patassé, qui crut devoir n'écouter que les flagorneurs et embastiller tous ceux qui faisaient des critiques objectives. Il n'empêche! Le Président de le République étant le Président de la République et l'auteur de ces lignes ayant été son Ministre, le citoyen Zarambaud lui a souhaité un bon anniversaire.

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 03:04




APA – Libreville 21-10-200 (Gabon) Le nouveau chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba va effectuer ce mardi une visite éclaire à Bangui (Centrafrique) puis à Malabo en Guinée Equatoriale, a annoncé un communiqué du protocole d’Etat gabonais.

Le texte n’a pas donné plus de détails sur ce déplacement. On rappelle qu’Ali Bongo Ondimba avant son investiture avait effectué une mini-tournée en Afrique centrale pour solliciter les conseils des leaders de la sous région.

Omar Bongo Ondimba, son papa, décédé au pouvoir à 73ans le 8 juin dernier, a longtemps été le doyen des chefs d’état de la région.

Ali Bongo Ondimba s’était rendu au Cameroun, au Tchad, au Congo Brazzaville, en République démocratique du Congo, en Angola et à Sao Tomé et Principe.

L’absence des étapes de Malabo et Bangui lors de cette première phase avait suscité des commentaires de la presse qui présageait des relations houleuses entre le nouveau chef de l’Etat gabonais et les leaders de ces pays.

Teodoro Obiang Nguéma de la Guinée Equatoriale et François Bozizé ont été parmi les huit chefs d’Etat présents à la cérémonie d’investiture d’Ali Bongo Ondimba vendredi dernier.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 19:09




APA Libreville 2009-10-20 13:48:26 (Gabon) Les membres du nouveau gouvernement gabonais formé samedi dernier par le président Ali Bongo Ondimba ont été invités à déclarer leur patrimoine auprès de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite, dans un délai d’un mois, a appris APA.

La décision entre dans le cadre des nouvelles mesures prises par le gouvernement gabonais en vue de la réduction du train de vie de l’Etat, de la lutte contre la corruption et le népotisme dans l’administration gabonaise.

Selon le communiqué final ayan sanctionné la réunion du premier conseil des ministres, présidé lundi par le président Ali Bongo Ondimba, les députés et les sénateurs ne cumuleront plus leurs activités parlementaires avec les fonctions de président de conseil d’administration de sociétés ou organismes des secteurs publics et parapublics, ainsi que des sociétés privées.

Le gouvernement a également décidé de lancer des audits sur les effectifs de la fonction publique, la masse salariale et la dette intérieure et extérieure de l’Etat, indique le communiqué, qualifiant le nouveau gouvernement de «gouvernement de l’émergence» mis sur pied pour «mettre en œuvre le projet de société « l’avenir en confiance» sur la base duquel Ali Bongo Ondimba a été élu.

«Toute l’équipe gouvernementale doit s’employer à mettre en œuvre, dès ce mois d’octobre, l’objectif de faire du Gabon un pays émergent, indique le texte, soulignant que la mise en œuvre de cet objectif fera l’objet d’un suivi permanent avec des bilans d’étapes en la forme d’évaluation tous les trois mois.

La mission de l’ensemble du gouvernement de l’émergence ne saurait être une sinécure. Il s’agit d’une tâche lourde et difficile, une sorte de sacerdoce, souligne le texte, rappelant que les membres du gouvernement sont au service du Gabon, de la nation, pour son développement, et non au service d’un clan, d’une ethnie, d’une communauté, d’une province ou d’un département.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 18:38




 Mardi 20 Octobre 2009 à 17:38:24

Le conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) s’ouvre mercredi à Kinshasa, en prélude au 14ème sommet ordinaire de la CEEAC, prévu pour le 24 octobre. Dix chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Kinshasa pour ce 14e rendez vous des dirigeants de l’Afrique centrale, rapporte radiookapi.net

 

Les dirigeants du Burundi, du Cameroun, de la Centrafrique, du Gabon, d’Angola, du Congo Brazzaville, du Congo Kinshasa, du Sao Tome Principe et du Tchad vont analyser les conséquences de la crise financière et économique internationale sur la sous région. A cet effet, les gouverneurs des banques centrales des pays membres de la CEEAC ainsi que la Banque africaine de développement (Bad) sont associés à cette rencontre.

Une autre matière à traiter porte sur la redynamisation de la CEEAC. Beaucoup de membres, en effet, ne sont pas du tout en ordre avec la Contribution communautaire d’intégration (CCI). Les ministres vont également se pencher sur le changement climatique. Surtout que l’Afrique centrale, la RDC en tête, regorge de la deuxième réserve forestière mondiale, poumon important dans le changement climatique.


Une réunion préliminaire des experts de la CEEAC s’est déjà tenue samedi à Kinshasa pour préparer cette 14e rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement de la sous région.

La 13ème conférence ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC, rappelle-t-on, tenue le 30 octobre 2008 à Brazzaville avait recommandé notamment l’accélération du processus d’intégration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

 

Copyright Radio Okapi

 

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 18:21




 

LA CHRONIQUE  de Fréquence Terre 20-10-2009

C'était l'un des plus grands réservoirs d'eau du monde. Mais le dérèglement climatique et la forte poussée démographique ont mis en péril sa survie. Le Lac Tchad a perdu 90% de sa superficie en 40 ans. Si en 1963 il couvrait un territoire de 25 000 km², il ne s'étend plus que sur 1 500 km².

Cette baisse du niveau du lac n'est pas qu'un phénomène récent.

De tout temps, le Tchad a eu tendance à faire du yoyo, et les variations de sa profondeur et de sa superficie font partie intégrante de son histoire. Durant les siècles, il est passé allègrement et régulièrement d'un état de « grand Tchad » à un « petit Tchad », état qui est le sien actuellement. Des études tendent même à temporiser un certain catastrophisme.

Pourtant, selon la FAO, c'est une véritable catastrophe humanitaire qui se profile pour les pays riverains du lac si rien n'est fait.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture s'est dite préoccupée par le sort des populations qui vivent à proximité. Au Cameroun, au Niger, au Nigéria et au Tchad, ce sont près de 30 millions de personnes qui pâtissent de l'assèchement progressif du lac.

L'avancée du désert due au réchauffement climatique n'est pas la seule cause de ce tarissement. La main de l'homme n'y est pas pour rien. Déboisement sauvage et quasi permanent des espaces verts au profit du bois de chauffe, projets de barrage ou de détournement des cours d'eau dans les pays limitrophes, la pérennité du lac Tchad est compromise.

Privé d'une grande partie de ses eaux, il pourrait disparaître d'ici 2020 si rien n'est fait.

 Car le lac Tchad est d'un immense intérêt stratégique pour toute la région. Les capacités de productions agricoles sont fortement détériorées, la capacité de pêche a régressé, et les pâturages se sont dégradés, entraînant la baisse de production de fourrage. Ce qui a eu un effet négatif sur le cheptel et la biodiversité. Enfin, pour compléter le tableau, le désastre écologique aura des retombées dramatiques en terme humanitaire. La raréfaction de l'eau potable pourrait augmenter les cas de diarrhée, de choléra et de fièvre typhoïde.

Pour stopper l'avancée du désert et enrayer la baisse du niveau de l'eau, plusieurs solutions sont actuellement étudiées.

Le reboisement des rives fait partie des éventualités. La Commission du bassin du lac Tchad a lancé une vaste campagne de reboisement dans le Nord du Cameroun. Le ministère camerounais des Forêts et de la Faune a signé une convention de partenariat avec les municipalités limitrophes pour assurer un suivi des arbres après plantation.

Autre projet, visant lui à ralentir cet assèchement du lac : le transfert des eaux du fleuve Oubangui depuis la Centrafrique via un "pipeline" pour renflouer le lac en eau. Outre cet intérêt immédiat, ce transfert d'eau aura aussi des retombées économiques. Il permettra l'extension du réseau électrique des deux Congo, la construction de barrages et l'augmentation des capacités hydroélectriques de la région, ou encore la possibilité de construire un port, à Gaoura au Cameroun pour relier Port Harcourt au Nigeria.

 Les autorités des pays riverains du lac Tchad se réunissent aussi régulièrement pour réglementer et contrôler l'utilisation de l'eau et des autres ressources naturelles du bassin du lac. De nouveaux modèles de gestion adaptée de l'eau sont également à l'étude… Une gestion qui tienne compte à la fois des techniques agricoles traditionnelles et de la nécessité d'assurer la sécurité alimentaire des populations. Car le tarissement des ressources en eau nécessite un changement radical des techniques de gestion de l'eau et un plan d'envergure pour reconstituer le lac.

 Et comme le souligne la direction de la FAO, stopper la disparition tragique du lac Tchad, c'est sauver les moyens d'existence des millions de personnes qui vivent dans cette vaste région.

Une analyse différente sur l’assèchement du lac Tchad
L'assèchement du lac Tchad menace les moyens d'existence des riverains

Philippe pour la Rédaction

 

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