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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 13:42




 

 

DAKAR (AFP) - vendredi 06 novembre 2009 - 23h21 - Plusieurs milliers de Sénégalais ont manifesté, vendredi à Dakar, à l'appel de l'opposition, pour "demander la démission" du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, présenté comme "le président corrupteur" depuis l'affaire des 133.000 euros offerts à un agent du FMI, a constaté l'AFP.

En tête du défilé, un manifestant portait sur la tête une valise estampillée "Alex Segura", du nom du représentant du Fonds monétaire international (FMI) auquel la présidence avait remis "100.000 euros et 50.000 dollars", selon le FMI.

Le chef de l'Etat avait expliqué que son aide de camp s'était "trompé sur la somme" à donner au fonctionnaire en guise de traditionnel "cadeau" d'adieu.

"Na dem" ("qu'il parte", en langue ouolof) était le nouveau slogan de cette manifestation organisée par la coalition d'opposition Benno Siggil Senegaal ("S'unir pour un Sénégal debout"), qui avait remporté les élections locales de mars dans plusieurs grandes villes, dont la capitale, Dakar.

Portant des vêtements ou des brassards rouges, couleur de la contestation, des militants faisaient signer "une pétition pour la démission" du président. Dans son texte intitulé "10 raisons pour faire partir Wade", l'opposition avait placé en premier "mal gouvernance au quotidien : un président corrupteur".

Sur une pancarte, un manifestant demandait "des éclaircissements sur l'Anoci", agence nationale présidée par le fils du président, Karim Wade, dont la gestion avait été très contestée dans un récent livre d'enquête.

Mais les mères de familles, venues en nombre, se plaignaient surtout que "tout soit si cher", "qu'on ne puisse plus faire trois repas par jour" ou "qu'autant de jeunes soient au chômage".

Deux jours plus tôt, le président Wade, âgé de 83 ans et au pouvoir depuis 2000, s'était déclaré sûr d'être réélu en 2012, sans même avoir besoin de faire campagne.

L'opposant Abdoulaye Bathily (Ligue démocratique) a au contraire estimé que cette manifestation marquait "le début de la fin" pour le régime, en déclarant : "ces mêmes jeunes qui avaient porté Wade au pouvoir en 2000 sont aujourd'hui dans la rue pour exiger sa démission".

"Wade veut instituer un régime monarchique, il veut installer son fils à la tête du pays, mais le Sénégal n'est pas une république bananière", a protesté M. Bathily devant la presse.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall (Parti socialiste), a assuré que "10.000 à 15.000 personnes" étaient dans la rue, tout en appelant à amplifier la mobilisation. "Depuis longtemps, on n'avait pas bougé. Ce coup d'essai est un coup de maître", a-t-il néanmoins estimé.

Des femmes brandissaient le portrait d'un dirigeant de l'opposition absent, l'ex-Premier ministre (2004-2007) Macky Sall. Le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng, ne participait pas non plus au rassemblement.

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:27






Centrafrique
 : Pas de fumée sans feu....



Le Confident 4 novembre 2009

C'est le moins que l'on puisse dire. Apparemment, il y aurait eu entre Ange Félix Patassé, ancien président de la République Centrafricaine, et l'actuel locataire du Palais de la Renaissance, un pacte secret aux contours plus ou moins flous. Le pacte aurait été signé en 2008 lorsque l'ancien président Ange Félix Patassé était venu prendre part au Dialogue politique inclusif (DPI).


Un véritable marché de dupes

Selon les lettres de ce deal qui lie les deux hommes, Ange Félix Patassé devrait : reconnaître le pouvoir de François Bozizé, renoncer à son envie de briguer la présidence de la République en 2010 et soutenir publiquement son tombeur François Bozizé en lui apportant l'assistance nécessaire lui permettant de fragiliser le MLPC et son président de candidat, Martin Ziguélé. Pour cela, Ange Félix Patassé devra semer la zizanie au sein du MLPC pour dérouter les électeurs qui n'auront pas d'autres choix que d'adhérer à la politique de l'actuel président.

A charge pour l'actuel président François Bozizé de rendre à Patassé tous ses biens perdus lors du coup d'Etat du 15 Mars 2003 y compris ses comptes bancaires. Puis, de ne pas le livrer à la Cour pénale internationale si le besoin se faisait sentir, étant entendu que les deux personnalités ont un avenir commun : s'expliquer devant la Cour pénale internationale pour leurs rôles respectifs dans la commission des crimes contre l'humanité sur le territoire centrafricain durant l'année 2002.

Le marché conclu, Ange Félix Patassé avait publiquement reconnu, lors du DPI, François Bozizé comme le président de la République Centrafricaine. Là encore, Ange Félix Patassé, en fin politicien, ajoute à sa déclaration que c'est pour la paix qu'il a décidé de reconnaître celui qui l'a chassé dans les conditions que l'on sait le 15 mars 2003. Rentré au Togo pour faire ses valises et regagner définitivement son pays, l'intraitable et imprévisible barbu national, piqué par quelle mouche on ne sait, décide à son corps défendant d'annoncer sa candidature à la présidentielle et de se réfugier derrière un soi-disant « appel incessant du peuple centrafricain en faveur de sa candidature ». On croit rêver en fait puisque Patassé et Bozizé, c'est bonnet blanc, blanc bonnet comme le dirait l'autre! Car en Centrafrique, tout comme Patassé qui soutient revenir dans la course présidentielle suite à l'appel du peuple, François Bozizé avait en son temps utilisé les mêmes arguments pour justifier sa candidature aux présidentielles de 2005.

Mis devant les faits et devant certainement affronter le Barbu national même comme indépendant aux échéances futures avec tout ce que cela comporte comme risque, les princes du pouvoir font chanter l'ancien président et menacent de le livrer à la CPI comme s'il leur revenait le droit d'ordonner la délivrance des mandats d'arrêts internationaux à l'encontre des accusés de la Cour. Un chantage balayé d'un revers de la main par Patassé qui affirme se rendre si besoin était à la Cour en tant qu'accusateur et non accusé puisque son « pouvoir », acquis des « mains de Dieu » comme il se le disait à l'époque, lui avait été « volé » par François Bozizé. Que faire alors pour contourner cette triste réalité et l'imposture de Ange Félix Patassé ?

Le débauchage des cadres des partis politiques et députés de l'Opposition bien implantés dans leur zone semble être retenu comme alternative. Mais bien avant de peaufiner petitement mais sûrement cette stratégie qui a déjà commencé, il fallait tout mettre en œuvre pour éviter un quelconque vide constitutionnel au-delà de 2010. Lequel ouvrirait la voie à une transition consensuelle qui réduirait les prérogatives du président de la République. L'imagination fertile étant le propre du Centrafricain, le cap a été mis sur la prorogation des mandats présidentiel et législatif pour au moins une année nécessaire à la finalisation de la « stratégie de guerre », pour 2010.

Une prorogation qui permettrait à François Bozizé de conserver ses prérogatives de Chef d'Etat et d'éviter la cohabitation contraignante de l'opposition au cas où les élections de 2010 seraient repoussées. D'obstacles en obstacles, de stratégies en stratégies, les échéances de 2010 n'ont pas encore fini de nous livrer leurs inconnues.


Juliette Abandokwe: Le moins que l'on puisse dire est que les sieurs Patassé et Bozizé prennent les centrafricains pour des imbéciles. Leur pacte n'est pas secret, au contraire, il est une évidence!

Outre les échéances électorales de 2010, nous ne savons toujours pas qui a commandité notamment l'assassinat de Maître Goungaye Wanfiyo. Et personne n'ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, par manque de preuve bien sûr, mais aussi par peur. La mort de Wanfiyo, et ainsi l'interruption des poursuites précises et crédibles qui pesaient notamment sur Patassé, a bien arrangé les deux compères, puisque frères ennemis, mais frères quand même, surtout dans les exactions et la manière d'exercer leur pouvoir!
L'impunité a encore de beaux jours devant elle! Et les pactes soi-disant secrets aussi!

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 18:20




 

Koaci.com Par Aghu Lomé  06/11/2009  11:13:02

Les Forces Armées Togolaises ont présenté le jeudi 05 novembre dernier, leur « Grand rapport » en Présence du chef de l’Etat. La cérémonie s’est déroulée pour une première fois à la Présidence de la République.

C’est au grand complet des officiers et en présence des généraux à la retraite que le contenu du « Grand rapport » des FAT a été présenté au Chef de l’Etat. Les officiers étaient tous en treillis. Une cérémonie qui rappelle de triste mémoire, celle de la présentation d’allégeance des militaires à Faure Gnassingbé, au lendemain du décès du feu Gnassingbé Eyadéma.

Les militaires dans leur rapport ont énuméré les actes posés par le Chef de l’Etat, qu’ils ont vivement salué. « Vos efforts contribuent à améliorer le cadre de travail des militaires ont-ils souligné avant d’ajouter, c’est avec beaucoup de peine que nous avons appris la tentative de coup d’Etat. Une action dont le but est de remettre en cause les réformes et les efforts de réconciliation », a déclaré Mba Koffi Batanta, porte-parole des FAT.

Les militaires confirment ainsi la tentative d’attentat à la sûreté de l’Etat, dont le principal accusé n’est autre que le demi-frère du Chef de l’Etat et ancien ministre de la défense nationale, Kpatcha Gnassingbé. Ce dernier est en détention depuis le 15 avril 2009, suite à son arrestation devant l’Ambassade des USA où il tentait de se réfugier.

Cette déclaration qui intervient au lendemain d’une conférence de presse au cours de laquelle les avocats de Kpatcha Gnassingbé, ont réfuté la thèse du complot et avancé plutôt celle d’une tentative d’assassinat de l’ancien député, sonne comme une réponse à la défense de Kpatcha Gnassingbé. Selon les avocats, l’ancien ministre de la défense les a mandatés pour initier une conciliation entre son frère de Chef d’Etat et lui.

On se demande dans ces conditions, quelle réponse le Chef de l’Etat fera à la demande de conciliation dont les avocats de Kpatcha Gnassingbé, ont saisi Mrg.. Nicodème Barrigah, président de la « Commission Vérité – Justice – Réconciliation ». Au demeurant, Me. Djovi Gally et consorts ont donné 10 jours à Faure Gnassingbé pour réagir. C’est donc avec beaucoup de curiosité que les Togolais attendront cette échéance.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:59




 

APA Bangui 06-11-2009 (Centrafrique) Le Vice-président du Comité de suivi des recommandations du dialogue politique inclusif (CSRDPI), Pascal Koyamené, a déploré, vendredi à Bangui, le laxisme du Comité de suivi de l’accord global de Libreville qui consiste à gérer les différends opposant le gouvernement centrafricain et les mouvements rebelles.

A l’issue d’une audience auprès du ministre d’Etat en charge du suivi de dialogue, Cyriaque Gonda, M. Koyamené a souhaité la réactivation imminente du Comité de suivi de l’accord global de paix de Libreville, afin de régler les problèmes de l’heure, notamment le processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui piétine.

Selon lui, si le Comité de suivi de l’accord global de paix de Libreville fonctionnait, le Front démocratique du peuple centrafricain d’Abdoulaye Miskine n’aurait pas dénoncé les accords de Syrte et l’acte d’adhésion au processus de paix qui fragilisent le DDR.


NDLR : No coment !
 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:24





BANGUI, République Centrafricaine, 6 novembre 2009/African Press Organization (APO)/ — Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme DDR et notamment la signature d’un Accord technique qui pourrait faciliter la mobilisation de ressources additionnelles, pour le déploiement des Observateurs Militaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), une rencontre du Comité de Pilotage du DDR et du Secrétariat Général de la CEEAC a eu lieu ce jour, jeudi 05 novembre 2009, à 11 heures, au BONUCA. en présence du Secrétaire Exécutif de la CEMAC, l’Ambassadeur AKENDENGUE et du Général TCHOMO, Commandant de la Force de la MICOPAX.


 Il s’agissait d’aplanir les dernières difficultés liées au déploiement de 31 Observateurs Militaires devant surveiller le bon déroulement de la première phase du DDR. On se souvient qu’une mission avait été dépêchée à Kinshasa, dirigée par la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Mme Sahlé-Work ZEWDE, dans le cadre de la 14ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC, qui avait permis d’évoquer au plus haut niveau, la question du déploiement des Observateurs Militaires (Milobs) de la CEEAC et de finaliser, avec les responsables du Secrétariat général, les dispositions pratiques, en vue de ce déploiement.


 La signature de l’Accord Technique s’est déroulée à la Présidence de la République, en présence du Chef de l’Etat, le Général d’Armée François BOZIZE, du Secrétaire Général de la CEEAC, M. Sylvain NGOMA, du Ministre d’Etat Cyriaque Gonda de la Communication, du Ministre Délégué à la Défense, M. Francis BOZIZE et de M. Stanislas MBANGOT, pour le gouvernement, de M. Gani ARE, Représentant Mme Sahlé-Work ZEWDE, Représentante Spéciale du SGNU, Présidente du Comité de Pilotage du DDR, de la Directrice Pays du PNUD, Mme Anne-Marie CLUCKERS, du Délégué de la Commission de l’Union Européenne, M. Guy SAMZUN, du Représentant de l’Union Africaine, M. Pascal Yao KONAN et du Conseiller Militaire de l’Ambassade de France. Cet Accord permet de déterminer les missions et responsabilités des parties, dans la mise en œuvre du Programme DDR et de faciliter la mise à disposition des moyens et troupes additionnels.


 Les membres du Comité de pilotage avaient convenu de la nécessité d’engager dès ce mois de novembre, le processus de regroupement des combattants, sous la responsabilité totale et le contrôle de leurs mouvements respectifs, afin de permettre leur prise en charge alimentaire par le gouvernement, en attendant l’arrivée des Observateurs Militaires. Tous les représentants des groupes politico-militaires, présents à la signature de l’Accord : M Jean-Jacques DEMAFOUTH de l’APRD, M. Abacar SABONE du MLCJ, M. Achimène SULEYMAN de l’UFDR, M. Ringui Le GAILLARD du FDPC, ont montré leur satisfaction face à ce grand pas en avant fait en direction du bon déroulement du processus du DDR.

 

SOURCE 
: Bureau de l’Organisation des Nations Unies en République Centrafricaine Mission de l’ONU en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT)

 

NDLR : La signature de cet accord technique est une bonne chose. Il n'empêche que le problème de l'enveloppe de 5 milliards de F CFA de la CEMAC prévue pour financer le programme DDR et volatilisée depuis, reste toujours posée. Les coups de menton de Bozizé n'y changeront rien, cet argent doit être remis au BONUCA pour financer effectivement le DDR. La pression sur lui doit se poursuivre pour qu'il remette cet argent.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 01:20




 On le sait déjà. Des cadres en service à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) ont mis sur pied un vaste réseau qui a permis la distraction de près de 18,5 milliards Fcfa appartenant aux Etats de la communauté économiques et monétaire de l’Afrique Centrale. Dans un rapport commandé par le Fonds monétaire international (Fmi), l’on apprend que 101 employés de la Beac sont de près ou de loin mêlés à ce scandale. Même si l’on peut de prime abord considérer que le gros contingent de ces présumés détourneurs sont de ressortissants gabonais, il n’en demeure pas moins que tous les autres Etats membres ont leurs citoyens impliqués dans ce scandale. Quid du Cameroun?

 

Environ une dizaine de Camerounais sont suspectés dans ces détournements. Le premier compatriote cité dans cette affaire n’est autre que Roger Kemadjou. Aujourd’hui suspendu de ses fonctions, il a été délégué du gouverneur entre 1998 et 2008, puis directeur adjoint aux relations internationales de la Beac à Yaoundé.

 
Selon les missions d’enquête, Roger Kemadjou aurait bénéficié de quelques chèques et virements frauduleux pour un montant de 14.000 euros, soit environ 10 millions de francs Cfa. Ce qu’il ne reconnaît cependant pas, selon le rapport d’enquête de la Beac. Le deuxième Camerounais impliqué n’est autre que Sabine Tiako, agent de bureau d’ordre.

 
Le quotidien Mutations n° 2522 du lundi 2 novembre 2009, indique qu’elle était la première personne en contact avec le courrier «arrivée», et qu’elle ne pouvait pas ne pas être impliqué dans les détournements de courriers, relevés de comptes bancaires, chèques, chéquiers, etc. Notre confrère va plus loin en précisant qu’elle a bénéficié des largesses d’Armand Brice Ndzamba, le principal suspect dans cette affaire. Il aurait mis à la disposition de cette dame un véhicule privé. A quelles fins ?

 
Informations comptables

 
Il y a aussi le cas de Jacques Nsolé, l’adjoint au directeur de la comptabilité de 2001 à 2008. Le rapport d’audit précise qu’il a entretenu sur une longue période, de fausses informations comptables sur le compte de la Beac. Il assume toujours selon les enquêteurs, la défaillance dans les rapprochements bancaires et le non provisionnement des suspens de rapprochements recommandés par les commissaires aux comptes.

 
Les autres Camerounais cités sont: Réné Libong, Robert Prosper Nken, Jean Marie Yana, Ali Adamou du cabinet Kpmg (Cameroun), Jérôme Minlend, Pdg de Cameroun Audit Conseil anciennement Ernst and Young, premier commissaire aux comptes de la Beac pour les exercices allant de 2000 à 2005, Moïse Wanji, chef de service de la comptabilité générale. Le comité d’audit a procédé à la fin du mois d’octobre à l’audition des personnes sus-citées au siège de la banque centrale à Yaoundé. Au regard du rapport d’enquête dont nous avons eu accès difficile pour le moment de savoir avec exactitude jusqu’à quel point ce deuxième groupe de Camerounais sont impliqués dans ce scandale.

 
Pour ce qui concerne les détournements proprement dits, progressivement, l’on y voit plus clair. Les résultats du cabinet Mazars et Théodore Dabanga révèlent ainsi que le Bureau extérieur de Paris (Bep) a reçu de janvier 2004 à mars 2009 des approvisionnements de l’ordre de 36,174 milliards Fcfa. Pendant cette période, les enquêteurs ont pointé 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux. Le rapport estime à 18,5 milliards Fcfa le montant du préjudice subi par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).

Source : cameroon-info.net 05-11-2009   

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 00:58




 

Par Tiburce Konamna au quartier Fouh à Bangui

En accédant démocratiquement au pouvoir en 1993 après deux scrutins des plus transparents qui soient en Centrafrique, Patassé avait suscité d’immenses espoirs de changement dans le sens du progrès pour le pays. Ingénieur agronome, son passage comme ministre de l’agriculture dans le gouvernement Bokassa avait permis au pays d’atteindre les niveaux records que la RCA n’ait jamais connus à ce jour dans la production cotonnière par exemple.  Devenu président de la République, on devait logiquement s’attendre à ce que le secteur agricole fasse d’autres exploits. Il n’en sera hélas rien. Très rapidement, tous les espoirs soulevés par l’élection de 1993 seront déçus. Les Centrafricains iront de cauchemars en cauchemars.

Patassé, un démagogue hors catégorie

Même si les nombreuses mutineries et autres rébellions qui ont, il est vrai, gravement nuit à sa gestion et mis le pays par terre, peuvent être évoquées à sa décharge, qu’a réellement fait Patassé pour le développement de son pays en presque deux mandats de président de la République ? Pratiquement rien. D’où la question de savoir : avec un tel bilan, pour quelles raisons veut-il encore briguer la magistrature suprême dans ce pays ? En presque dix années de pouvoir, pourquoi n’a-t-il rien pu faire de ce qu’il voudrait faire maintenant ? Pourtant, il n’était pas avare de projets agro-alimentaires et industriels, en foresterie, en pêcherie, en élevage, en pisciculture et autre élevage de crevettes, dans le domaine minier où il a passé le plus clair de son temps à dresser des cartes géologiques et minières de tout le territoire centrafricain pour le diamant, le pétrole, le coltan, etc…Aucun de ses projets n’a véritablement vu le jour ni connu le moindre début du commencement de réalisation. Il n’a jamais pu parvenir à donner à manger à leur faim aux Centrafricains. Pour un ingénieur agronome, c’est un échec sur toute la ligne. Mais aussi paradoxal que cela puisse être, plus il échouait, davantage il faisait encore rêver ses partisans et le pauvre bas peuple. En cela, il est un démagogue hors pair qui manie à la perfection l’art d’abuser de la naïveté des simples gens.

Une gestion scabreuse des affaires du pays

Ses deux mandats ont été émaillés de ténébreuses et sulfureuses affaires de corruption et aussi de trafics de tous genres avec une grande implication de son beau frère René Kofi Bondombossou dans les filières du diamant et autour de la commercialisation de produits pétroliers, notamment à travers l’affaire Zongo-Oil SICOTRANS avec le tristement célèbre Sani Yalo et surtout celle du don libyen de carburant offert par le colonel libyen lorsque le pays avait connu une grave et brutale pénurie de produits pétroliers vers la fin de son second mandat. Ces sombres affaires ont en effet mis en jeu de solides et mafieuses ramifications, tant à Bangui qu’à l’étranger, autour de personnages souvent très proches de lui qui en ont bien profité. Son cabinet était truffé d’une pléthore de conseillers dont la plupart étaient corrompus jusqu’à la moelle. C’était de notoriété publique que certains d’entre eux émargeaient littéralement chaque semaine et recevaient très régulièrement des enveloppes chez les commerçants libanais de la place.

Un affairisme effréné

Tout président de la République qu’il était, Patassé avait créé de nombreuses sociétés dont il était lui-même propriétaire et actionnaire. Un mélange de genres que la constitution centrafricaine qu’il a lui-même promulguée interdit mais dont il n’en avait rien à foutre. C’est ainsi qu’avaient éclos comme des champignons après la pluie, les fameuses sociétés comme Colombe-Mines pour le diamant, Colombe-Forêt pour le bois, en joint-venture avec des Chinois de Hong-Kong, Trans-Oil pour la commercialisation du carburant dont la gestion était confiée à certains de ses obscurs amis expatriés et ses propres enfants etc…Aujourd’hui, Bozizé ne fait pas autre choses que de marcher sur les plates bandes de Patassé. Il suffit de remplacer les noms de certains enfants de Patassé dans l’exploitation commerciale de certaines stations d’essence tant à Bangui qu’en province par les noms des enfants de Bozizé et le tour est joué. 

Une incapacité réelle à diriger un pays

S’il est vrai que Patassé a essuyé plusieurs tentatives de renversement qu’on pourrait mettre à sa décharge - constituées de mutineries dans l’armée, de coups d’Etat ratés, de rébellions - il n’en est pas moins vrai aussi que cet état de fait résulte d’une incompétence voire incapacité certaine de sa part à diriger un pays, qu’il le veuille ou non et n’en déplaise à ses partisans. A trois reprises au moins - la France l’a tiré d’affaire en mâtant plus ou moins directement les mutins avant d’ex-filtrer les principaux leaders - mais Patassé a toujours été incapable d’en tirer leçon pour mieux gérer les affaires du pays et de son pouvoir par la suite. Il a toujours trouvé des prétextes pour se brouiller avec les différents gouvernements de la France jusqu’à ce que Bozizé ait pu en tirer profit pour finir par le renverser définitivement à la faveur de son absence du pays pour prendre part à un sommet de la CEN-SAD à Niamey.

Les raisons de sa nouvelle candidature à la présidentielle de 2010

Avec un tel palmarès, on ne peut que s’interroger sincèrement sur la pertinence d’une nouvelle candidature de Patassé à l’élection présidentielle en 2010. Que peut-il apporter réellement à ce pays et à son peuple qu’il n’ait pu apporter durant les presque dix années de pouvoir au plus haut niveau qu’il a exercé ?  A-t-il des regrets ? Lesquels ? Quelles erreurs ou fautes est-il prêt à reconnaître ? A l’entendre, il n’aurait commis aucune faute pendant toutes ces années, même pas d’erreurs. Ce serait toujours les autres qui lui en veulent parce qu’il serait très populaire et qu’on fait tout pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle car sa victoire serait indiscutable.

Un homme bourré de contradictions

 Un seul exemple : Patassé doit être conscient au fond de lui-même qu’il est le principal témoin du procès du leader du MLC Jean-Pierre Bemba. Parfois il déclare qu’il est prêt à aller témoigner à la CPI mais pour autant, il n’apprécie pas qu’on puisse pointer du doigt ses responsabilités dans la venue en RCA des hordes du MLC dont les crimes et exactions font aujourd’hui l’objet des poursuites judiciaires contre Bemba devant la CPI. Le procès en préparation de Jean-Pierre Bemba doit être aussi celui de Patassé qui a fourni en quelque sorte l’arme du crime en commanditant la venue des troupes du MLC. Il prétend même que devant la CPI, c’est lui qui serait l’accusateur. On ne voit pas très bien par quel coup de baguette magique ni qui il va accuser mais seul lui sait comment. (à suivre…)

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:23




DAKAR (AFP) - jeudi 05 novembre 2009 - 20h52 - Plusieurs dirigeants de l'opposition en Guinée, craignant pour leur sécurité à Conakry, ont prévu de rester à l'étranger, après avoir présenté mercredi à Ouagadougou leurs propositions de sortie de crise au médiateur Blaise Compaoré, a-t-on appris auprès d'eux.

"Nous préférons nous mettre d'abord à l'abri, pour ne pas risquer notre vie en Guinée, où n'importe qui peut faire n'importe quoi", a expliqué à l'AFP l'ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo (Union des forces démocratiques de Guinée, UFDG), joint au téléphone depuis Dakar.

M. Diallo devait quitter Ouagadougou jeudi soir à destination de Paris, tout comme l'ancien chef de gouvernement Sidya Touré (Union des forces républicaines, UFR).

François Lonsény Fall (Front uni pour le changement démocratique, Fudec) était déjà arrivé jeudi soir à Abidjan.

Alpha Condé (Rassemblement du peuple de Guinée, RPG), absent de la Guinée depuis plusieurs mois, a quant à lui préféré se "reposer" quelques jours à Ouagadougou, avant de partir vers une destination qu'il n'a pas annoncée.

L'un des leaders de l'opposition a déclaré à l'AFP, sous couvert de l'anonymat: "on ne se mettra pas dans la gueule d'un loup affamé".

"Nous allons continuer le combat, même à l'étranger, pour sauver le peuple de Guinée en détresse, prise en otage par une bande armée, auteur des pires massacres de l'histoire de notre pays", a-t-il ajouté.

Le président burkinabè Blaise Compaoré avait été nommé médiateur dans la crise guinéenne après le massacre d'au moins 150 manifestants de l'opposition, perpétré le 28 septembre à Conakry sous le commandement d'officiers de la garde présidentielle.

La junte a été internationalement condamnée après cette répression sanglante d'une manifestation d'opposants qui disaient "non à la dictature" et "non" à l'éventuelle candidature de Dadis à la présidentielle.

Les émissaires de l'opposition guinéenne avaient remis, mercredi, au président burkinabè leurs propositions de sortie de crise. Ils demandent le départ du pouvoir du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et la mise en place d'"une autorité de transition" pour six mois.

M. Compaoré devrait ensuite recevoir une délégation de la junte, "mardi prochain", selon un de ses proches.

A Conakry, une source proche de la junte a indiqué jeudi: "nous, nous sommes prêts à la discussion, mais entre Guinéens".

"Le problème guinéen est un problème qu'on peut facilement règler entre Guinéens. Il suffit que chacun de nous soit réaliste. Mais dire qu'il faut absolument que le chef de l'Etat parte est une atteinte à la sûreté de l'Etat", a affirmé cette source.

"De toutes façons, de quels moyens disposent-ils (les opposants) pour faire partir le président (Dadis Camara)? Arrêtons de gesticuler et allons à l'essentiel", a déclaré cette source.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:13




 

LA HAYE, 05 novembre 2009—(AFP) –  Le procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 27 avril 2010 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a annoncé jeudi celle-ci.

"La Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la date d’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo au mardi 27 avril 2010", a indiqué la CPI dans un communiqué.

Jean-Pierre Bemba, 47 ans, est accusé notamment de meurtres, viols et pillages commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique. La milice était venue y appuyer le président centrafricain de l'époque, Ange-Félix Patassé, pour contrer un coup d'Etat.

Une juge de la CPI avait ordonné le 14 août la libération provisoire de M. Bemba dans l'attente de son procès mais ordonné son maintien en détention à La Haye tant que la Cour n'aurait pas décidé quel Etat l'accueillerait.

Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo avait immédiatement interjeté appel de cette décision. Le 3 septembre, la remise en liberté provisoire de M. Bemba a été suspendue par la chambre d'appel, dans l'attente d'une décision sur le fond.

Des audiences destinées à recueillir les "observations" de six Etats (Belgique, France, Portugal, Italie, Allemagne et Afrique du sud) proposés par M. Bemba pour l'accueillir, et à déterminer les conditions de son séjour sur leur territoire, ont été reportées.

Jean-Pierre Bemba, qui a fui la RDC en avril 2007 après avoir perdu la présidentielle de 2006 face au président actuel Joseph Kabila, avait été arrêté le 24 mai 2008 à Bruxelles par les autorités belges en exécution d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI. Il avait été remis à la Cour et transféré à son siège à La Haye le 3 juillet 2008.

Au cours des audiences de confirmation des charges du 12 au 15 janvier, ses avocats avaient exclu toute responsabilité de l'ancien vice-président congolais dans les crimes commis par sa milice. Ils avaient mis en cause l'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé.

Le procès de Jean-Pierre Bemba devrait être le troisième procès de la CPI, le premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocides.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 18:37





 PARIS, France, 5 novembre 2009/African Press Organization (APO)/ — L’ancien président de la République et chef des armées, Ange-Félix Patassé, au pouvoir lorsque des crimes d’une extrême gravité, notamment des viols massifs, ont été commis contre la population civile en 2002/2003, revient en République centrafricaine (RCA) après 6 années d’exil au Togo. La FIDH souligne à cette occasion sa responsabilité présumée, ainsi que celle d’Abdoulaye Miskine, chef de l’Unité de la sécurité présidentielle, de Jean-Pierre Bemba Gombo, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et de François Bozizé, chef rebelle, pour les exécutions, viols, pillages et autres graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commis par des hommes placés sous leur autorité à cette époque. La FIDH soutient que Jean-Pierre Bemba Gombo ne doit pas être le seul suspect à répondre devant la Cour pénale internationale (CPI) des crimes les plus graves commis en République centrafricaine.


La FIDH souligne qu’à l’occasion de l’audience de confirmation des charges contre Jean-Pierre Bemba Gombo, le Bureau du Procureur de la CPI a notamment mis en lumière la responsabilité d’Ange-Félix Patassé dans certains crimes commis en RCA : « Ensemble Jean-Pierre Bemba et Patassé ont coordonné la conduite des troupes du MLC en République centrafricaine et ensemble, malgré leur connaissance, en déployant des régiments supplémentaires pour attaquer la population civile dans cinq villes, on ne peut que conclure que Jean-Pierre Bemba et Patassé souhaitaient que ces crimes aient lieu et ce dans le cadre de leur plan commun »(1).


Dans ses rapports d’enquête intitulés « Crimes de guerre en République centrafricaine (2) », et « Quelle justice pour les victimes de crimes de guerre? (3) », la FIDH avait stigmatisé l’existence de graves crimes commis contre la population civile par l’ensemble des belligérants à l’occasion du coup d’Etat de Bozizé en 2002/2003.


« Afin de démontrer le sérieux et l’impartialité de son travail sur la RCA mais également pour prouver que nul grand criminel ne peut échapper à la justice, le Procureur de la CPI doit délivrer d’autres mandats d’arrêts contre les présumés auteurs des crimes les plus graves commis en RCA. Ceci répond au souhait des centrafricains, victimes de toutes les parties au conflit »,
a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.


SOURCE 

International Federation of Human Rights (FIDH)

 

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