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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 18:42

 

 

bad

 

 

Ai- Rca- Mercredi, 11 Août 2010 17:35 -  Le nouvel administrateur de la Banque Africain de Développement (BAD) André Nzapayéké en mission de consultation  dans les cinq pays membres qu’il représente au sein du conseil d’administration, est arrivé ce jour  à Bangui.

Selon une source anonyme proche du pouvoir, le but de  cette visite est tout d’abord de remercier le gouvernement et le président de la république pour leur appui et ensuite,  leur rendre compte de la mission qu’il a eue  à effectuer au Cameroun, au Congo, en  Rd Congo et probablement,  dans les tout prochains jours au  Burundi.

« Le rôle de l’administrateur c’est de défendre les intérêts des pays qu’il représente au sein du conseil d’administration de la BAD. Mais on ne peut pas le défendre sans être en contact  régulier avec les autorités nationales » a confié M Nzapayéké.

Il a tenu à préciser qu’avant d’entamer cette mission de consultation,  des contacts avaient  été pris au plus haut niveau d’abord avec le président de la banque et ensuite  ses  collègues administrateurs avec qui  il a eu des échanges sur des questions liées à la sous- région en général et la République Centrafricaine en particulier.

« Je viens poser ces problèmes aux autorités nationales,  les écouter,  afin de  mieux cerner  leur vision pour le pays, la politique qu’elles comptent mettre en œuvre pour le développement de la RCA afin de pouvoir m’en servir pour défendre ses  intérêts  au sein du conseil» a-t-il souligné.

Pour le nouvel administrateur, en tant que centrafricain, le pays a besoin de beaucoup d’argent et  de soutien technique, dans le domaine des infrastructures routière, sociales et scolaires.

« C’est vrai, la RCA est un pays potentiellement riche, mais ces potentialités doivent être transformées en réalité  pour avoir un impact positif sur la vie  de la population » a indiqué  M Nzapayéké.

En tant centrafricain, son rôle est, selon lui,  d’une part d’aider le gouvernement à développer des visions et des stratégies susceptibles de mobiliser des ressources à l’extérieur et d’autre part de susciter sur le plan national des nouveaux dossiers à être examinés lors des prochains conseil d’administration.

En ce qui concerne les dossiers à soumettre au conseil,  figure en bonne place la question de la représentativité de la RCA au sein de cette institution financière.   « Il y a seulement deux experts centrafricains au sein de la BAD », a-t-il regretté.

Il convient de préciser que, les nouveaux membres du Conseil d'administration du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), élus au mois de mai dernier ont pris fonction, le 1er juillet 2010, à Tunis,  lors d’une réunion informelle du Conseil présidée par le président Donald Kaberuka.

Kabongo, Ai Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 18:16

 

 

Pomodimo Paulin-copie-1

 

 

Echanges de vues entre le président François Bozize et le nonce apostolique   

Bangui, 11 août 2010 (Apic) La situation de l’Eglise catholique de Centrafrique a été au centre des discussions, en début de semaine, entre le président centrafricain, François Bozizé, et le nonce apostolique local, Mgr Judes Thaddeus Okolo.

Depuis 2009, l’Eglise catholique traverse une crise, marquée par la « démission » de Mgr Paulin Pomodimo, archevêque de Bangui sur forte pression du Vatican pour « faute lourde ». A la suite de cette démission, le Saint-siège avait nommé un administrateur apostolique en la personne du père Nzapa-La-Ayinga, qui était en service à la paroisse Notre-Dame d’Afrique de Bangui. Il jouissait d’une bonne réputation auprès des catholiques. Les évêques centrafricains avaient protesté contre ce choix

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 18:01

 

 

archers-peuls.jpg

 

archer-Mbororo.jpg

 

Reportage

Vincent Munié, Envoyé spécial pour Le Monde Magazine 7 août 2010

C'est le Far West. La latérite de la rue principale de Yelowa s'envole sous le vent de l'après-midi. Il fait très chaud. Quelques chèvres er­rent entre les maisons de terre rouge tandis que, depuis la terrasse de la mai­rie, un gendarme oublié là attend que sa journée s'écoule en écoutant du reggae. Une voiture est passée hier. La première depuis une semaine. C'était le 4 x 4 de la communauté d'élevage qui remontait depuis Carnot vers De Gaulle, le village du nord. Ensuite, le silence est revenu, partiellement rompu par les allers et venues des quelques mobylettes de la commune.

Le pick-up a laissé à Yelowa trois visiteurs de marque. Ils sont là, qui traversent la poussière de la ville en face de la mosquée. Avec leur accoutrement de bric et de broc, bonnet sibérien, lourde veste en velours, bottes de caoutchouc, chapeaux de brousse et gilet de photographe, ils ressemblent un peu aux Pieds Nickelés. Mais les trois hommes portent en bandoulière un arc, un carquois rempli de flèches et, à leur boutonnière, une médaille artisanale siglée : « Archer anti­zaraguinas ». C'est qu'ils sont chacun « général », à la tête d'une compagnie d'archers peuls. Car il ne faut pas s'y tromper: malgré l'ambiance, les arcs, les flèches, la température et la torpeur du lieu, Yelowa ne se trouve pas dans un western, mais en République centrafricaine, au croisement de l'oubli et de la pauvreté, de la savane et de la forêt équatoriale, où les villages portent encore le nom d'hommes politiques français, au fin fond d'une Afrique sans âge.

Ici, on ne fait pas de cinéma, la violence est bien réelle, la population le sait. Dans la région, les archers en sont devenus l'unique rempart. Si les trois généraux sont venus de­puis leurs villages éloignés à Yelowa, en pleine saison sèche, profitant d'un déplacement de circonstance, c'est que ce petit bourg perdu à 600 kilomètres de Bangui est un peu la « Mecque des archers ». Il y a vingt ans, c'est ici que des éleveurs peuls ont commencé à se défendre avec leurs flèches, sous l'autorité du jeune général Zamozi. Depuis, on vient consulter celui qui est devenu le «vieux ».

Dans la parcelle, cinq cases de pisé sont impeccablement posées autour de la cour. Une pour chacune des quatre femmes de Zamozi. Le général, lui, se tient assis devant la dernière maison, tandis que quelques-uns de ses vingt enfants jouent bruyamment sur la terre battue. Engoncé dans une épaisse vareuse, il arbore ostensiblement à la poitrine l'insigne des archers, dessiné à la main.

Il sourit en nous présentant ses hôtes: il y a là Adamou Noumoui, le plus impressionnant. Ses traits, secs lorsqu'ils se durcissent, lui donnent l'apparence d'un guerrier impitoyable. Il est le chef de la compagnie de Kella. «Lui, c'est l'avenir. C'est un jeune, mais un homme sans concession, entièrement dévoué à la « cause », explique Zamozi.              

« COURAGE, PAIX, ÉLEVAGE, CORAN »

A ses côtés, Mamouni Laolo. En réalité, Mamouni ne se définit pas comme général, mais comme sergent ou capitaine, selon son humeur. Quoi qu'il en soit, «son aptitude au combat est notoire, et il commande naturellement les hommes en opération .. ». Comme il n'existe COL que deux grades chez les archers - simple soldat ou général -, ses collègues le traitent d'égal à égal. Et puis le troisième, c'est Abdoulaye Ousmane, chef de la compagnie de Bouar. Il ressemble à l'un des frères Marx. Peut-être Chico. Mais il ne faut pas s'y fier: « C'est le meilleur tueur de buffles du pays. Un excellent chasseur"; le gouvernement le connaît et l'a souvent félicité ... Il a sauvé des troupeaux en­tiers, lorsqu'un buffle solitaire s'en prenait aux vaches. »

Les quatre hommes semblent bien se connaître et s'apprécier. Pour être dissémi­nées un peu partout dans la région, leurs compagnies d'archers mènent une lutte commune, tout entière baignée de la philosophie des Peuls: « Courage, paix, élevage, Coran ». Il leur est même arrivé de partir en opération ensemble. Mais quel combat peut-on mener avec des arcs et des flèches au cœur de l'Afrique d'aujourd'hui? Celui de la guerre des plus pauvres: celle des zaraguinas, les « coupeurs de routes ». Malgré cette simple appellation de brigands, depuis cinq ans, à eux seuls ils ont ensanglanté la République centrafricaine.

Dans les années 1980, le phénomène des zaraguinas est déjà connu. Il s'agit de petites bandes armées qui opèrent dans une large GR zone autour des frontières Tchad-Cameroun et le Centrafrique. Ces bandits de grand chemin - des nomades nigériens, tchadiens, camerounais ou centrafricains - errent entre les p frontières au gré des saisons et des transhumances pour s'attaquer sporadiquement aux c éleveurs peuls de la région.  

A partir de 1991, le phénomène s'accroît et à se radicalise. Désormais, en plus de voler des vaches, les zaraguinas s'en prennent aux populations. Viols, meurtres, embuscades, leur Il palette d'exactions s'étoffe. Le nord de la Centrafrique bascule alors pour des années dans la terreur. Aux confins d'un pays livré à lui-même, les coupeurs de routes prolifèrent. Leur violence, ciblée contre les M'bororos (les Peuls établis en Centrafrique), s'inscrit dans la vie quotidienne jusqu'à bouleverser l'économie de la région.

« Ils exigeaient des rançons exorbitantes en d échange de leurs otages, femmes et enfants, explique, depuis Bangui, Ousmane Shehou, secrétaire général de la Fédération nationale de l'élevage centrafricain (FNEC). Pour payer, les éleveurs s'empressaient de partir vendre leurs vaches au marché, où des acheteurs "informés" leur imposaient le prix le plus bas. Et puis des troupeaux entiers étaient volés ... Du coup, le cours s'est effondré, les vaches ne valaient plus rien. L'impact sur l'économie du pays a été considérable. » Il connaît bien l'histoire du général ! Zamozi : « Un jour de 1993, alors qu'il était aux champs, des zaraguinas ont attaqué Yelowa et ont enlevé sa sœur et deux de ses enfants. Lorsqu'il a appris ça, Zamozi a saisi son arc traditionnel et a suivi avec quelques bergers, les malfrats dans la brousse. Il les a attaqués au campement; avec ses flèches, en a tué beaucoup et a libéré sa famille ... »

Dix-sept ans plus tard, devant sa maison, le « général» est trop modeste pour répéter sa propre légende. Il sourit gentiment à l'évocation de ses faits d'armes. Pourtant, c'est comme cela que tout a commencé: «Apprenant la nouvelle, le président Patassé l’a convoqué à Bangui, l’a félicité et lui a ordonné de créer une troupe d'archers ... », ajoute Ousmane Shehou.

Un adoubement présidentiel confirmé par le prêt de deux pick-up pour le transport d'urgence des archers. Le général « tueur de buffles» semble fier en évoquant le cadeau du président de l'époque. Pourtant, ces deux voitures, depuis longtemps des épaves, restent encore à ce jour l'unique aide gouvernemen­tale conséquente accordée aux archers. Par la suite, devant l'exemple de Yelowa, les éleveurs (dans leur quasi-totalité des Peuls) décidèrent de prendre en main leur propre sécurité.

Il faut dire que les forces armées centrafri­caines, en plus de traîner une réputation détestable, ont toujours brillé par leur absence du territoire. Le gouvernement avait alors beau jeu de déléguer vaguement leur propre sécurité à quelques éleveurs qui, de toute façon, ne menaceraient jamais le pouvoir avec leurs flèches traditionnelles. Et puis, au fond, il n'y avait là rien de nouveau: les gardiens de troupeaux avaient toujours utilisé des arcs pour défendre leurs vaches des prédateurs de la savane. Cette fois, leurs nouvelles cibles seraient des hommes, ces coupeurs de routes qui faisaient tant de mal à leur communauté. Vers 1998, une trentaine de « compagnies» d'autodéfense se constituèrent spontanément dans le nord du pays. Sans grande concertation, leur organisation restait anarchique et, surtout, l'absence de moyens les réduisait à protéger de petits territoires. Néanmoins, au début des années 2000, une certaine accalmie apparut sans gue personne ne puisse vraiment affirmer qui, des archers ou d'une éphémère nouvelle donne nationale, avait refoulé les bandes de zaraguinas vers le Cameroun voisin.

Puis le pays retomba dans la guerre, la vraie. En mars 2003, à l'issue d'un second coup d'Etat, François Bozizé chassa Ange-Félix Patassé du pouvoir, appuyé par son armée de « libérateurs » tchadiens. Dès l'année suivante, une partie de ces soldats se dissémina dans le nord du pays avec armes et, pour tout bagage, l'attente de leur solde. En se mêlant aux bandes de zaraguinas en pleine recrudes­cence, ces ex-« libérateurs » augmentèrent un peu plus encore la confusion autour de Bouar et Paoua. « La situation était terrible. On ne pou­vait plus circuler, ils kidnappaient, tuaient sans cesse, demandaient des rançons impossibles et, surtout, surtout, ils attaquaient directement les villages ... », se souvient Zamozi.

Pour toute réponse, le gouvernement livra la région à ses redoutables « GP », la garde présidentielle, unité d'élite des forces armées centrafricaines. Les exactions redoublèrent. Car, désormais, à la peur des zaraguinas, s'ajoutait la terreur des « bérets verts ». Pour rajouter à l'imbroglio, les GP usaient de la confusion entre leur action de police contre les zaraguinas et la guerre menée contre l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), rébellion active dans la zone. Une crise humanitaire d'ampleur se développa dans l'indifférence du monde: en 2003, 150 000 réfugiés avaient fui au Tchad et au Cameroun, 138 000 autres, simples déplacés, s'agglutinaient près des quelques grandes villes dans l'attente d'une hypothétique sécurisation des campagnes.

AMULETTES EN BANDOULIÈRE

Dans ce contexte, les archers tentaient tant bien que mal de protéger leurs villages. Utilisant leur connaissance du terrain, ils réussirent quelques opérations d'éclat, pourchassant des groupes de zaraguinas jusqu'à leur campement pour les attaquer et récupérer leurs biens. « Il y a eu des opérations communes avec l'armée. Elle nous utilisait comme éclaireurs. Mais souvent, au combat, les soldats fuyaient et c'est nous qui devions nous battre. » Devant Zamozi, les généraux approuvent avec fierté. « La force des archers repose sur l'arc, la vitesse de déplacement dans la brousse et sur­tout sur le blindage. »

La case du général est envahie d'un épais brouillard de fumée. Un petit feu crépite devant sa paillasse. Dans un faitout mijote une mixture noirâtre. Devant les flammes qu'il attise tout le monde tousse. Zamozi, lui, sourit en se martelant la poitrine: « Oui, nous sommes blindés! » Puis il ouvre son épaisse vareuse pour nous montrer: à même le corps, le général porte en bandoulière un fatras de ceintures, lanières et multiples pochettes de cuir. « Voilà pourquoi nous sommes meilleurs au com­ba0 c'est grâce à notre médecine traditionnelle. »

Il ouvre l'une des petites pochettes. Elle renferme un ensemble d'amulettes garnies d'une matière graisseuse indéfinissable. « Dans chaque groupe d'archers, c'est le général qui prépare la médecine traditionnelle. C'est pour voir les recettes de Zamozi que nous sommes ve­nus à Yelowa. Avec le blindage, pendant l'assaut;, il ne peut rien nous arriver, les balles nous glissent dessus ... » On aimerait le croire, Adamou, mais lorsqu'on lui fait remarquer qu'il y eut déjà des archers tués au combat, il concède: «Ah ... là, ce n'est pas pareil : c’est le destin ... »

Enfin, Zamozi extirpe de sa marmite une étrange matière gélatineuse. Chacun des généraux en badigeonne tour à tour ses attributs et la pointe des flèches. « Un poison mortel ... Il suffit d'être touché pour mourir. » C'est qu'ils en revendiquent, des morts, les archers. A les croire, chacune de leurs sorties fut victorieuse et impitoyable. Pour preuve: cette photo célèbre de 2007 prise sur la place de Bouar, où des combattants exhibent la tête coupée de quatre zaraguinas ...

GUERRE SANS FRONT

En fait, il n'existe pas de données précises sur les actions menées par les Peuls. On en est réduit aux simples récits de leurs exploits, qui s'entrecroisent ou se contredisent parfois. Au gré des discussions, une chose apparaît pourtant: le prestige des archers est très important parmi la population. Et puis, surtout, la région est redevenue calme depuis plusieurs mois. Les observateurs internationaux le confirment: « Indéniablement la situation a évolué. Il faut attendre la saison sèche [de novembre à avril] pour vraiment l'affirmer, mais il semble que le Nord-Ouest soit redevenu plus sûr. Il est difficile de dire quel mécanisme a découragé les coupeurs de routes, mais avec la sécurité les déplacés et réfugiés pourront revenir chez eux. Les mois à venir nous le diront… » nous affirme un cadre de l'ONU en poste à Bangui.

De fait, dans une guerre sans front, faite d'embuscades, d'attaques éclairs et de rapts, rythmée par les saisons, sèches et humides, objet de rumeurs non vérifiées, il est bien difficile de cerner l'impact réel des compagnies anti-zaraguinas. Le retour des déplacés devient alors la seule mesure objective de la situation. « Les archers ont sécurisé la région. Ce sont eux qui  avec leurs actions de représailles et leur surveillance des villages et des troupeaux, ont réduit l'activité des coupeurs de routes ... » Au moins, Aladi Souadibou, maire de la communauté d'élevage de Bouar, est péremptoire.

Son collègue de la FNEC Ousmane Shehou ajoute: «La République centrafricaine est un pays d' d'élevage. En 1990, il y avait 4 millions de vaches. Avec la terreur des zaraguinas, le chiffre est tombé à 2,3 millions. Il remonte en ce moment à 2,7 millions. Grâce aux archers. Les éleveurs sont tous des M'bororos, il est logique que ce soit eux qui protègent les troupeaux ... » Ce faisant, Ousmane Shehou relève une autre facette de l'activité des cf. archers: les compagnies défendent aussi  l'identité peule, face aux autres ethnies nationales, en particulier les Gbayas. Car, en République centrafricaine, l'argument ethnique est le- sous-jacent, on dirait « en sommeil ». Si les gens vivent ensemble, ils s'identifient souvent suivant leur origine. Dans une situation de crise, les groupes ont vite fait de resserrer des liens, parfois combattants.

Mais comment une nation peut-elle abandonner ses tâches de police à une milice d'autodéfense, communautaire, fût-elle seulement armée de flèche Tout simplement car ici, hormis dans les villes, l'Etat n'existe pas. Alors, au milieu d'immenses zones de non­droit, où les incursions de l'armée sont aussi redoutées que celles des rebelles et des bandits de toute engeance, l'autodéfense devient une nécessité. Pourtant, même dans une le guerre sans moyens, les flèches seules ne peuvent suffire. Ousmane Shehou le sait: «Nous espérons maintenant que le gouvernement va donner des moyens aux compagnies, par exemple, des voitures, et les dédommager, puisque les archers ont au moins sa reconnaissance ... »

Mais quelle reconnaissance? Car pour ajouter à la confusion, Elie Ouéfio, qui fut ministre de l'intérieur jusqu'en avril, affirmait: «Les compagnies d'archers sont des petits groupes d'autodéfense apparus spontanément. Mon gouvernement ne les reconnaît pas. Aucune tâche de police ne leur a été confiée. Ils devraient d'ailleurs être intégrés au processus DDR (désarmement. démobilisation, réintégration) mis en œuvre avant les élections ... » On le voit, dans un pays au fonctionnement parfois ubuesque, les archers exercent dans une espèce d'univers juridique flou, où l'Etat tolère voire bénéficie de leur action, sans la reconnaître, ce qui consacrerait son impuissance à administrer le territoire national.

Comme toute visite officielle l'exige, le séjour de nos trois généraux à Yelowane peut s'achever sans une démonstration de la compagnie locale. Dans la rue principale, ils sont soudain tous là autour de Zamozi, leur général, sans que l'on puisse vraiment savoir à quel signal ils ont réagi. Une trentaine d'archers prêts. Au combat, petite armée mexicaine où chacun s'accoutre au mieux pour porter le « blindage» au plus près du corps. En majorité de jeunes hommes, et deux ou trois vieillards.

La valeur militaire de ces derniers inquiète un peu, mais Zamozi affirme que leur expérience fait la différence. « Laforce des archers, c'est la mobilité et la connaissance du terrain.» Admettons. Un cri en foulfouldé et voici la colonne serpentant au petit trot entre les cases du village pour s'avancer dans la savane. C'est un peu la pagaille. Zamozi se tient dans le groupe mais, rapidement, c'est Laolo qui donne des ordres. Ce ne sont pas ses hommes, mais cela est plus fort que lui: il doit commander. « Ça ne fait rien, la stratégie est la même », reconnaît Zamozi avec le sourire. Une « stratégie» réduite à sa plus simple expression: s'avancer dans les hautes herbes en courant, l'arc pointé vers l'avant, une flèche engagée. Cerner sans trop se dissimuler l'endroit voulu, puis à l'ordre donné, y décocher une volée.

UN AIMABLE PETIT QUINQUAGÉNAIRE

La portée des flèches est relativement limitée jusqu'à 30 mètres tout au plus. Mais sur­tout leur précision est assez aléatoire. Il faut dire que loin de la sophistication des arcs olym­piques ou de l'arc à poulie, l'arme des archers reste d'une simplicité néolithique. En réalité, pour expliquer leurs victoires face à des hommes équipés de kalachnikovs, il n'y a que la surprise. Ce que Zamozi reconnaît. « La technique, c'est de venir les surprendre au campement, quand ils se reposent ... » Alors qu'il se dissimule derrière un buisson, l'archer posté derrière lui casse son arme. « C'est normal, il a été puni car il ne faut jamais armer son arc derrière le chef.. » Laolo ne cherche pas à expliquer plus que ça cette règle immanente, sanctionnée par on ne  sait quel trait des forces spirituelles qui ser­vent de moteur aux archers. Car leur mission s'inscrit dans la tradition de leur communauté et répond aux croyances qui les protègent de tout temps: « Ici, les archers sont tous des éleveurs ou des bergers. S'ils s'engagent dans les compagnies, c'est pour protéger les leurs, comme nos parents l'auraient fait. » Un engage­ment qui n'a certes rien à voir avec les rigueurs de la vie de soldat. Sans casernement, les archers sont libres de participer ou non aux activités du groupe, même si les généraux tentent tant bien que mal d'organiser des tours de patrouille ou l'accompagnement des troupeaux en transhumance. Mais les hommes risquent leur vie et en cas de mort ou de blessure aucun soutien du foyer de la victime n'est à espérer du gouvernement. «ça, (c'est vraiment un problème, mais nous n'avons (pas le choix ... Tous ces hommes sont d'anciens éleveurs qui ont dû vendre leurs vaches et n'ont pas pu en racheter, ils vivent comme ils peuvent, ils n'ont que ça à faire : se défendre. »

De retour à Yelowa, les trente hommes de la compagnie se sont allongés sous un manguier au centre du village. Un étrange concert s'élève, celui de cet art des Peuls de boire le thé en l'aspirant très bruyamment. Les quatre généraux sourient et se chahutent. On a peine à voir en cette bande de bergers allongés sur les nattes les redoutables guerriers impitoyables qu'ils affirment être. Zamozi a retiré son chapeau, son arc, ses chaussures et son blindage. Devenu un aimable petit quinquagénaire épuisé par l'exercice, il soupire: «Nous, ce que nous voulons, c'est la paix. Au fond, je ne crois pas qu'il soit souhaitable qu'un jour nous soyons dans l'armée, équipés de kalachnikovs. Nous restons des Peuls, des éleveurs, les arcs nous suffisent largement ... »Trente mètres de portée. Pas de quoi renverser un gouvernement.

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:53

 

Binguimalé

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Août 2010 14:23

 

Les acteurs du processus électoral en Centrafrique réunis au sein de la Commission Electorale Indépendante (CEI), ont signé  le mardi 10 août à l’Assemblée Nationale à Bangui un accord politique pour la relance de la machine du scrutin dans le pays.

Il s’agit d’un nouveau chronogramme électoral qui  porte notamment sur  le renforcement de la CEI en moyens humains et matériels,  l’adoption d’une  nouvelle date du dépôt de candidatures et d’un code de bonne conduite, puis la révision de la révision de la liste électorale.

Selon ces acteurs, toute modification dudit chronogramme ne peut se faire que par consensus et suite à une demande de la CEI et sur la base d’un rapport circonstancié de cette structure.

Aux termes de cet accord, voici quelques grandes dates du processus électoral :

-         Du 1er au 30 septembre 2010 : recensement des électeurs

-         Du 19 au 24 décembre 2010 : distribution des Cartes d’électeurs et affichage des listes électorales

-         Jusqu’au 08 novembre 2010 : réception, enregistrement et traitement des dossiers de candidatures

-         29 décembre 2010 : publication de la liste définitive des candidats

-         Du 08 au 21 janvier 2011 : campagne électorale

-         20 janvier 2011 : vote des militaires

-         23 janvier 2011 : premier tour des élections.

-         07 février 2011 : proclamation des résultats définitifs du premier tour

Les signataires de cet accord politique sont l’Opposition démocratique, les Pouvoirs publics, la Majorité présidentielle, les Autres partis, la Société civile et les Mouvements politico-militaires.

Les élections étaient initialement fixées à la date du 25 avril 2010, puis reportées au 15 mai 2010.

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 15:34

 

 

carte admin RCA

 

 

ACCORD PORTANT ADOPTION DU CHRONOGRAMME REVISE

Relatif au processus électoral de 2010

 

Considérant la Constitution du 27 décembre 2004, modifiée et complétée par la Loi constitutionnelle N° 10.005 du 11 mai 2010 ;

Considérant la Loi N° 09.016 du 2 octobre 2009 portant Code électoral  de la République Centrafricaine;        -

Considérant le Décret N° 09.316 du 8 octobre 2009 portant mise en place de la Commission Électorale Indépendante;

Considérant les conclusions du Rapport du Comité de suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif;

Considérant le Rapport de la Commission Électorale Indépendante du 29 avril 2010 proposant le report technique des élections et invitant les acteurs politiques et les autorités nationales à lui faire des propositions justes, réalistes et adaptées au contexte centrafricain, en vue de la reprise des travaux ;

Considérant les différentes consultations faites par le président de la CEI auprès des entités et les observations écrites reçues en retour;

Considérant le nouveau chronogramme et le nouveau calendrier électoral ci-après en annexe;

Considérant le Décret N° 10.224 du 30 juillet 2010 portant convocation du corps électoral;

 

LES CO-SIGNATAIRES DU PRESENT PROTOCOLE D'ACCORD POLITIQUE CONVIENNENT CONSENSUELLEMENT DE CE QUI SUIT

 

Article 1er: Les entités approuvent le chronogramme révisé et ses modalités techniques de mise en œuvre, présenté par la CEI qui fixe le premier TOUR des élections au 23 janvier 2011 et le deuxième TOUR au 20 mars 2011.

Article 2: Les co-signataires du présent protocole d'accord politique exhortent le gouvernement à poursuivre les efforts entrepris en mettant les moyens financiers, matériels et humains à la disposition de la CEI, .conformément à l'article 18 du Code électoral, afin de lui permettre de parachever le processus électoral.

Article 3 : Les entités exhortent la Communauté Internationale à mettre à la disposition de la CEI l'enveloppe budgétaire prévue à l'effet de garantir les chances de succès du processus électoral.

Elles saluent son implication constante dans le processus électoral.

Article 4 : Toute modification significative du Chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur Rapport de la Commission Électorale Indépendante à laquelle participent toutes les entités représentées au Dialogue Politique Inclusif.

Article 5 : Les co-signataires conviennent d'adopter, dès la clôture des candidatures un Code de Bonne Conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral pendant et après la période électorale.

Article 6: Le présent Protocole d'Accord Politique qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera publié partout où besoin sera.

Fait à Bangui, le 10 août 2010

Ont signé:

- L'Opposition Démocratique

Henri Pouzère (UFVN), Marcel Loudégué (MLPC), Louis Pierre Gamba (RDC), Patrick P. Poune (ADP)

- Les Pouvoirs Publics

Laurent Ngon-Baba, Ministre de la Justice, Fidèle Gouandjika, Porte parole du Gouvernement)

- La Majorité Présidentielle

Joseph Kiticki-Kouamba, (KNK), Michel Zabolo, GPPMP), Bouba Inousse, Partis alliés, PNCN

- Les« Autres Partis»

Timothée Malendoma

- La Société Civile

Clotaire Rodonne Siribi

- Les Mouvements Politico-Militaires

Jean Jacques Demafouth

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 15:09

 

 

afrique

 

 

YAOUNDE - Un navire néérlandais sillonne actuellement les côtes ouest-africaines dans le but de se débarrasser de sa cargaison de "déchets toxiques dangereux", a annoncé mercredi le ministre camerounais de l'Environnement dans un communiqué reçu par l'AFP.

"Des informations qui nous sont parvenues font état d'un navire hollandais dénommé N.V. Nashville, No UE/SU 4635950, transportant des déchets toxiques dangereux qui sillonne les côtes ouest-africaines dans le but de se débarrasser de ces déchets", indiqué le ministre, Pierre Hélé.

Aucun détail n'a été fourni sur la position ou la direction du bateau.

(©AFP / 11 août 2010 15h11)

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 15:03

 

 

URNE EN BOIS

 

En Centrafrique consensus pour la présidentielle en janvier 2011

BANGUI (AFP) - 11.08.2010 12:01 - Après deux reports et de nombreuses tergiversations, pouvoir, opposition et ex-rebelles sont tombés d'accord sur la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives que l'opposition espère transparentes et dans un climat "apaisé".

Les élections devaient initialement se tenir le 25 avril et avaient été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die, au-delà de la fin du mandat constitutionnel des parlementaires et surtout du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, élu en 2005 pour cinq ans et candidat à sa propre succession.

Après deux reports et de nombreuses tergiversations, pouvoir, opposition et ex-rebelles sont tombés d'accord sur la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives que l'opposition espère transparentes et dans un climat "apaisé".

L'accord signé entre toutes les parties dans la nuit de mardi à mercredi fixe le second tour au 20 mars et prévoit aussi l'adoption d'un "code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral, pendant et après la période électorale", selon le texte.

"Le consensus a prévalu depuis le Dialogue politique inclusif (DPI, forum sur la paix réunissant toutes les parties en 2008) et il n'est pas question de nous détourner de tout ce qui doit nous unir pour le bien de la République centrafricaine", a résumé Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN), principale coalition d'opposition.

Les élections devaient initialement se tenir le 25 avril et avaient été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die, au-delà de la fin du mandat constitutionnel des parlementaires et surtout du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, élu en 2005 pour cinq ans et candidat à sa propre succession.

Le président avait fin juillet fixé arbitrairement la date du 23 janvier, ignorant alors une proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) qui préconisait le 24 octobre. Plus sur la forme que sur le fond, cette décision sans concertation avait irrité l'opposition qui avait menacé de boycotter le scrutin.

"Cet accord qui vient d'être signé doit nous permettre d'aller aux élections dans de bonnes conditions. C'était notre souhait pour que ces élections se déroulent dans la transparence et de manière apaisée", a précisé Me Pouzère.

Jean-Jacques Demafouth, le leader de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une des principales ex-rebellions, représentant l'ensemble des politico-militaires dans la CEI, s'est également déclaré "satisfait que toutes les parties prenantes au DPI aient accepté de signer cet accord".

"Nous, politico-militaires, avons estimé que l'accord donne des assurances que les élections seront transparentes, démocratiques et libres. C'est un accord que nous avons adopté de manière consensuelle. Tout s'est bien passé et les Centrafricains ont démontré qu'ils étaient capables de surmonter leurs divergences et faire montre de maturité", a affirmé M. Demafouth, également candidat à la présidentielle.

"Nous insistons cependant sur le fait que, le Code de bonne conduite qui doit régler tout différend ou malentendu pendant et après la période électorale, est ce qui est primordial", a précisé M. Demafouth. "Les politico-militaires restent pointilleux là dessus. Il nous faut des règles de bonne conduite après tout ce que ce pays a connu et la solution réside bien dans ce Code".

Fidèle Ngouandjika, ministre Porte-parole du gouvernement, parle lui de "victoire pour la démocratie". "Nous sommes parvenus à un accord consensuel. La classe politique, les pouvoirs publics, la société civile, les politico-militaires ont prouvé que nous voulons tous aller à des élections libres, apaisées, transparentes et démocratiques", a-t-il dit.

"Maintenant que cet accord est signé, nous pensons que nous pourrons rapidement avoir le financement de ces élections promis par la Communauté internationale", a ajouté le ministre.

La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix réunissant pouvoir, opposition et ex-rebellions pour tenter de mettre fin à des années d'instabilité et d'insécurité.

 

© 2010 AFP

 

Centrafrique: accord général pour des élections le 23 janvier

BANGUI - Pouvoir, opposition et ex-rebelles ont entériné dans la nuit de mardi à mercredi la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, avec un second tour le 20 mars, a appris l'AFP de source officielle et auprès des différentes parties.

"Les parties prenantes au Dialogue politique inclusif (DPI, forum sur la paix réunissant toutes les parties en 2008), notamment l'opposition démocratique, les pouvoirs publics, la majorité présidentielle, (...) la société civile et les mouvements politico-militaires, ont convenu de ce que la date du second tour des élections soit fixée au 20 mars. La date du premier tour reste inchangée", a déclaré Rigobert Vondo, rapporteur et porte-parole la Commission électorale indépendante (CEI).

Fin juillet, le président François Bozizé avait fixé la date du scrutin au 23 janvier, ignorant l'avis de la CEI qui préconisait le 24 octobre. Cette décision sans concertation avait alors agacé l'opposition sur la forme. L'opposition avait menacé de boycotter ces élections, si cette date n'était pas arrêtée de manière consensuelle.

"Cet accord qui vient d'être signé (dans la nuit) doit nous permettre d'aller aux élections dans de bonnes conditions", a affirmé à l'AFP Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN).

"C'était notre souhait pour que ces élections se déroulent dans la transparence et de manière apaisée", a-t-il poursuivi soulignant: "Le consensus a prévalu depuis le DPI et il n'est pas question de nous détourner de tout ce qui doit nous unir pour le bien de la République centrafricaine".

L'accord, en six points, stipule que "toute modification significative du chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur rapport de la CEI", selon M. Vondo.

Par ailleurs, "les co-signataires conviennent d'adopter dès la clôture des candidatures, un code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral, pendant et après la période électorale", a-t-il ajouté.

L'accord "exhorte la Communauté internationale à mettre à la disposition de la CEI l'enveloppe budgétaire prévue à l'effet de garantir les chances de succès du processus électoral", a précisé M. Vondo.

(©AFP / 11 août 2010 11h21)

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 15:01

 

 

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lundi 2 août 2010 - Le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti du défunt président André Kolingba, accepte la nouvelle date des élections fixée au 23 janvier 2011, a déclaré lundi à l’AFP Honoré Nzessiwé, son secrétaire général adjoint.

 

"Le RDC juge que la nouvelle date des élections qui vient d’être fixée par décret présidentiel est raisonnable. Il croit que ce délai va suffire à notre pays pour organiser ces élections et tourner la page des institutions républicaines transitoires", a affirmé M. Nzessiwé.

"Nous croyons que la CEI (Commission électorale indépendante) mettra tout en oeuvre pour tenir ce délai, afin que ces élections qui ont fait l’objet de reports successifs puissent enfin se tenir, dans la transparence, l’équité et la liberté", a-t-il ajouté.

Le président centrafricain François Bozizé a fixé vendredi au 23 janvier 2011 les élections présidentielle et législatives, déjà reportées à deux reprises, ignorant la proposition de la Commission électorale indépendante et suscitant la colère d’une partie de l’opposition.

Deuxième formation politique membre de l’opposition (six députés), le RDC, alors parti unique, avait dirigé le pays de 1986 à 1993. Au début de l’année, il a claqué la porte de l’Union des forces vives de la nation (UFVN), la principale coalition de l’opposition, pour faire cavalier seul.

Source : www.essor.ml

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:53

 

 

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10 août 2010 – Il est urgent de trouver une solution « pour combler le vide sécuritaire » au nord-est de la République Centrafricaine après le retrait de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), a estimé mardi le Représentant spécial de la Mission, Youssef Mahmoud, devant le Conseil de sécurité.

« La menace envers les civils, les déplacés, les réfugiés et les travailleurs humanitaires au nord-est de la République centrafricaine (RCA) reste réelle », a déclaré Youssef Mahmoud devant les 15 membres du Conseil de sécurité.

« Le manque de progrès durables dans le lutte contre les menaces à la sécurité au nord-est de la RCA est principalement le résultat de la faible présence de ses forces armées et le manque de moyens et de logistique pour ses opérations », a-t-il ajouté.

Le Représentant spécial de l'ONU pour la MINURCAT a proposé deux options envisagées par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans son dernier rapport, afin de tenter de mettre un terme à cette insécurité.

La première option prévoit le déploiement d'environ 1.000 personnes supplémentaires, militaires et civiles, afin de limiter l'insécurité jusqu'à ce que la RCA développe « les capacités adéquates pour assumer ce rôle de dissuasion ». Le déploiement d'une telle force de maintien de la paix des Nations Unies « demanderait un minimum de six mois » et le coût de cette opération est estimé « entre 98 et 122 millions de dollars par an », a indiqué Youssef Mahmoud.

La seconde option se concentrerait sur « le renforcement à long et moyen terme des capacités de la RCA pour assurer la sécurité et l'Etat de droit, couplé avec des mesures immédiates de renforcement des Forces armées centrafricaines dans le nord-est », a dit le Représentant spécial de la MINURCAT.

Cette solution nécessiterait également le déploiement d'une force conjointe en charge de patrouiller le long des frontières de la RCA et du Tchad et du Soudan. L'assistance destinée au renforcement des capacités de l'Etat pourrait être fournie par une aide bilatérale ou multilatérale notamment au travers de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avec le soutien de l'Union africaine (UA), a expliqué Youssouf Mahmoud. Il a souligné que lors de contacts préliminaires des membres de l'UA et de la CEDEAO avaient exprimé qu'ils étaient prêts à examiner cette option.

Le président de la République Centrafricaine, François Bozizé, a signalé sa préférence pour la seconde option, a indiqué le Représentant spécial.

Youssef Mahmoud a également souligné les importants efforts déployés par le gouvernement du Tchad pour combler la première vague de retrait des soldats de la MINURCAT déployés dans le pays. « Le gouvernement du Tchad n'a ménagé aucun effort pour assumer, graduellement, sa responsabilité pour la protection des civils. Lorsqu'il s'est avéré nécessaire, des actions vigoureuses ont été prises », a estimé le Représentant spécial.

Le 25 mai dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté la résolution 1923 qui prévoit la fin de la MINURCAT au 31 décembre 2010. Le retrait graduel des composantes militaire et civile ont débuté à la fin du mois de mai et la responsabilité de la protection des réfugiés et des déplacés internes a été progressivement transférée au gouvernement tchadien.

Adoptée à l'unanimité, la résolution 1923 prévoit la réduction des effectifs de la MINURCAT de 3.300 à 2.200 Casques bleus (1.900 au Tchad et 300 en RCA) d'ici au 15 juillet. La seconde phase de retrait débutera le 15 octobre et au 31 décembre 2010, tout le personnel civil et militaire de le MINURCAT aura quitté le territoire tchadien.

La MINURCAT a intensifié son travail avec la police tchadienne, notamment le Détachement intégré de Sécurité (DIS) en charge de la protection des réfugiés et des personnes déplacées dans l'est du pays, pour lui transférer la responsabilité de la sécurité, l'assister dans la relocalisation de certains camps de réfugiés et assurer la liaison et l'échange d'informations avec les acteurs nationaux, régionaux et internationaux.

« Le DIS a fait des avancées considérables, avec les autres forces de sécurité, pour assumer la protection de l'espace humanitaire », s'est félicité Youssef Mahmoud. « Cependant, beaucoup reste à faire par le gouvernement et la MINURCAT pendant les derniers mois de la Mission. De nombreux défis restent à surmonter. La pérennisation du DIS sera un processus long et laborieux, qui demandera toute l'attention du gouvernement et de ses partenaires », a-t-il prévenu.

Environ 70 organisations non gouvernementales internationales continuent à fournir une aide aux 255.000 refugiés soudanais et aux 168.000 déplacés dans l'est du Tchad et au 64.000 refugiés de RCA au sud-est du Tchad.

La MINURCAT a été créée en 2008, pour faire face à l'augmentation des troubles dans l'Est du Tchad.

 

Source:http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22657&Cr=MINURCAT&Cr1=

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:46

 

 

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APA-Libreville 10-08-2010 (Gabon) Les cinq pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se situent dans la catégorie ayant un niveau de corruption considéré comme endémique, a appris APA.

 

Dans le classement des pays les plus corrompus de la CEMAC, rendu public mardi à Libreville, par le quotidien national L’Union, le Gabon arrive en tête, suivi par le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, la Guinée-Equatoriale et le Tchad.

 

Au niveau mondial, le Gabon occupe la 97ème position, devant le Cameroun (141ème), la RCA (152ème), le Congo (161ème), la Guinée-Equatoriale (172ème) et le Tchad (173ème).

En matière de lutte contre la corruption au Gabon, le quotidien l’Union, déplore que six ans après sa création, la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLEI) n’ait toujours dévoilé aucune étude ou statistique sur le phénomène de la corruption dans le pays.

 

Le journal invite la CNLEI à suivre l’exemple de la Commission nationale anticorruption du Cameroun (CONAC) qui a publié le 26 juillet dernier le classement des départements ministériels les plus corrompus du pays. L’Union salue « une initiative courageuse qui devrait faire école ».

 

« L’exemple de la CONAC au Cameroun doit inspirer la CNLEI du Gabon, sinon elle devrait soit revoir ses missions et les limiter à la prévention, soit tout simplement disparaître », conclut le journal.

 

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