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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 22:22

 

 

Boz-en-campagne.jpg

 

 

Ai- Rca- Samedi, 07 Août 2010 17:21  - Le Président de la République François Bozize a présidé aujourd'hui à Zila PK 11 Route de Mbaiki dans la commune de Bimbo une double cérémonie. La première est liée à la pose de la première pierre de construction de la Société Centrafricaine de Cimenterie (SOCACIM) et la seconde consacrée au lancement des activités de la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU).

C’était  en présence du président de l’assemblée nationale  Leroy Gaombalet et du consul de l'Inde en Centrafrique Sakajit Jakati

De sources officielles,  la cérémonie de ce jour, augure sans équivoque la marche décisive vers la réalisation de l’un des cinq verbes légendaires du feu président fondateur de la République Centrafricaine Barthélemy Boganda à savoir « LOGER » et « l'ère de mobilité de centrafricains ».

Pour le maire de la ville de Bimbo, Julien Imanza, la nature de l'événement interpelle indiscutablement la conscience nationale dans sa globalité. Car, selon lui, la population a été de temps en temps  victimes des tribulations et d’annonces bredouilles.

« Durant des temps immémoriaux, les ciments de Bobassa, celui de Fatima ainsi que d’autres richesses souterraines de la République Centrafricaine n’étaient signifiés à la population que par des effets d’annonces bredouilles, des tribulations de répétitives visibles uniquement à travers les cartes et des timbres postaux » a indiqué M Imanza pour qui,  il est temps que les centrafricaines en témoignent la différence entre le Président Bozize et ceux qui l’ont précédés.

« De l’action pour que le mode bâtir nos maisons soient profondément amélioré, de l‘action pour que le transport urbain de la RCA retrouve un niveau de modernisation et de maturation digne du cinquantenaire de l’indépendance. De l’action,  encore de l’action pour que triomphe à jamais les idéaux du Kwa Na Kwa (KNK, parti au pouvoir, ndlr) » a conclu le président de la délégation spéciale de la Ville de Bimbo

Le consul de la République de l'Inde à Bangui Sakajit Jakati a quant à lui déclaré que « cette cérémonie est  l'aboutissement heureux et un aboutissement rapide, un aboutissement économique surtout,  sur lequel vous avez mis un accent particulier depuis votre accession à la magistrature de suprême ».

Et de poursuivre : « la construction de cette cimenterie moderne d’une  capacité de production de 400 tonnes  par jour et la mise en circulation de 100 autobus de transport urbain et interurbain a partir d'aujourd'hui en témoigne ».

Pour le consul,  le rendez est dores et déjà pris pour voir sortir le premier sac de ciment centrafricain.  « Dans dix mois,  nous nous retrouverons  ici pour la  coupure  du  ruban symbolique de la nouvelle usine de ciment en  République Centrafricaine», a-t-il dit.

M Jakati a souligné que cette cérémonie a été une occasion pour  le Président de la République  de ressusciter les bonnes relations de coopération qui existaient entre les deux pays dans les années 70.

Il a même souhaité que cela se perpétue par la réouverture de l'ambassade de la RCA en Inde.

Le Président de République François Bozize a dans son discours de circonstance précisé que la construction de la cimenterie et la mise en circulation des 100 autobus de la société nationale de transport urbain sont les éléments de réponses aux différentes et nombreuses réactions des compatriotes centrafricains quant à la flambée des prix du ciment. « Cette flambée à une conséquence sur la vie sociale  et rend difficile l’accès à un habitat décent et qui laisse apparaitre des spectacles affligeants à de nombreux habitats inachevés et des terrains non bâtis ».

Pour le chef de l'état, la cimenterie centrafricaine avec sa production de 400 tonnes par jour mettra la RCA a l'abri de la dépendance de l'importation du ciment avec tous les aléas qui en découlent.

En ce qui concerne  le transport urbain, le chef de l’Etat s’est  dit très frappé par  les épreuves que constituent les difficultés de transport urbain et interurbain dans le pays.

« J’ai en mémoire l’image de ce grappe humaine, d’hommes, femmes, et enfants et nourrissons agrippé en équilibre précaire au sommet des véhicules de transport de marchandises, victimes de nombreux accidents aux conséquences dramatiques » a souligné M Bozize.

Pour mémoire,  la RCA disposait il y a 40 ans d’une société de transport centrafricain appelée SOTRECA. Compte tenu de l’étroitesse de sa flotte,  elle n’a pas pu satisfaire le peuple centrafricain. 10 dix ans plus tard,  la Compagnie Nationale de Transport CNTR a succédé à la SOTRECA. Mais avec une durée de vie très éphémère.

« Pendant trente années, la RCA ne dispose pas d’une entreprise de transport urbain de personnes digne de ce nom. Et pour combler ce vide et  face à la situation qui devenait de plus en plus alarmante, nous avons  décidé  de créer la SONATU » a indiqué le chef de l’état.

« SONATU est une société d’Etat avec un capital social de 480 millions de FCFA, une flotte de 100 autobus qui  va assurer un transport urbain en commençant par Bangui et ses environs et interurbain. Elle va desservir vers le Sud la ville de Mbaiki, vers l'Ouest Boali, Bossembélé et Yaloké, vers l'Est Damara et Sibut »,  a expliqué M Bozize.

Il convient de préciser que, c’est la société indienne « jaguar » qui va construire l’usine de la cimenterie. Elle a également  doté la SONATU de ces autobus de fabrication indienne « A. Mazda ».

Kabongo, Ai Bangui.

 

NDLR: Tout cela est bien beau. Les machines destinées à produire du ciment fonctionnent avec du courant électrique. A l'heure où les habitants de la capitale ne savent pas où donner de la tête avec les coupures de courant et autres délestages sauvages de l'ENERCA, avec quellle source d'énergie tournera cette cimenterie ? 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 22:20

 

 

La-Chine.jpg

 

 

Ai- Rca- Samedi, 07 Août 2010 15:39  - Une délégation de l’Université de Nyala venue du  Soudan, forte de trois personnes et conduite par le Vice Recteur, le Pr Abbakar Ali Idris, est en visite de travail à Bangui du 6 au 12 août.

 Selon une source universitaire, le but de leur mission est de  signer des accords  entre les deux universités (Nyala au Soudan et Bangui) et en même temps d’étudier  les possibilités du prolongement du chemin de fer depuis Nyala jusqu’à Birao, localité où est située  l’université chinoise d’Afrique.

Selon la même source,  le même jour de leur arrivée à Bangui, s’est tenue  une réunion tripartite regroupant la délégation de l'université de Bangui, conduite par le Recteur, le Pr  Gustave Bobossi, la délégation de l'Université de Nyala au Soudan conduite par le Vice Recteur le Pr Abbakar Ali Idris et la délégation de l'ambassade de Chine en Centrafrique conduite par l'ambassadeur Shi Hu.

Au centre de  la  réunion, la construction du chemin de fer long 300 kilomètres et la construction de l'Université  chinoise d'Afrique (UCA) à Birao.

« Nous sommes ici pour mettre en place un plan d'action dans le cadre d’une  coopération entre les deux universités », a dit le  Pr Abbakar Ali Idris.

Selon le vice recteur, chef de la délégation soudanaise, c'est depuis 2002 que l'Université de Nyala tente de nouer  une relation de coopération avec l'Université de Bangui qui malheureusement  n'a pas marché.

« Cette fois-ci,  nous sommes là pour élaborer  un plan d'action et engager sans attendre  la coopération entre nos deux universités » a souligné  M Abbakar.

A l'en croire, le Soudan soutient fermement  l'idée du prolongement du chemin de fer qui ira de Nyala jusqu'à Birao. « Cette ligne sera une opportunité d'échange entre les deux pays,  échanges économique et culturel surtout », a-t-il renchéri.

Avant de faire remarquer que : « Ce chemin de fer va faciliter la libre circulation des personnes et des biens ». Il a tenu à  rassurer la partie centrafricaine que «  de retour au pays, nous allons parler de ce chemin de fer au gouvernement ».

« En ce qui concerne la construction de l'Université Chinoise Africaine, nous avons signé des accords avec cinq Universités chinoises et nous soutenons fortement la naissance de cette université » a-t-il précisé.

Et pour joindre l'acte à la parole,  le Vice Recteur Abbakar a déclaré : « nous sommes prêts à payer notre part dans l'accomplissement de cette idée ».

Kabongo, Ai Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 21:50

 

 

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Ai- Rca- Samedi, 07 Août 2010 13:32 - « Officiers, sous officiers, gradés gendarmes et soldats de l’état major gabonais, de l’Unité de Police Constituée(UPC) et du détachement gabonais,  au moment de nous quitter,  vos détachements conduits respectivement  par le lieutenant colonel major Akaga Jean Félix et le Commandant Rodrigue Moulougui  peuvent être fiers du travail effectué ».

 Cette déclaration  a été faite le 6 août par le général de Brigade Hector Marie Tchémo, commandant de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (Fomac). C’était  lors de la cérémonie  de départ de l’état major gabonais , de la compagnie gabonaise  et de l’Unité de Police Constituée (UPC) de la République du Congo présidée par le représentant spécial du chef de l’Etat, Responsable de la Mission de la paix en République Centrafricaine Pierre Akendengué.

Etaient aussi présents à cette cérémonie de fin de séjour, l’ambassadeur de la République de la Guinée Equatoriale  et une délégation de l’ambassade de la République du Congo à Bangui conduite par son chargé d’affaires.

Le général de brigade Hector Marie Tchémo, le Com Force  a dans son allocution  déclaré  que la compagnie gabonaise s’est distinguée par sa faculté d’adaptation à un contexte multinational exigeant.  Et surtout par sa constance dans l’exécution des différentes missions qui lui sont confiées au quotidien.

Quant aux éléments de l’UPC, étant à leur premier mandat au sein de la FOMAC, ils se sont  rapidement distingués par leur rigueur dans l’accomplissement de différentes tâches  qui leur ont été assignées.

« Votre appui au processus du Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR)  a été remarquablement significatif. Car vous vous êtes impliqués sans relâche  à toutes  les compagnes de sensibilisation dans les régions de la Nana Gribizi, de l’Ouham, l’Ouham-Pendé , Vakaga et Haute Kotto » a souligné le général de Brigade Tchémo.

Il les a par ailleurs demandé  à partager avec leurs collègues  les connaissances acquises  en République centrafricaine. « Vous venez d’acquérir une expérience très riche en enseignements aux cotés de vos frères tchadiens, congolais, centrafricains, camerounais et français. N’oubliez pas de la partager au Congo et au Gabon »,  a-t-il dit.

Et de Conclure : « Vous devez avoir  un comportement de vrais professionnels sur le terrain, conscients de vos responsabilités, de vos devoirs et  respectueux de vos camarades d’armes et des institutions de la république centrafricaine, Vous pouvez à présent rejoindre votre pays, satisfaits  du devoir accompli ».

Le clou de cette cérémonie s’est déroulé en deux phases. D’abord  la remise des médailles commémoratives de la force multinationale de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale aux officiers, sous officiers, gradés et soldats des différents  détachements dont leurs mandats arrivent à termes.  Ensuite, un important défilé militaire.

« Nous avons passé 6  mois et demi en Centrafrique et nous allons devoir quitter un pays que nous avons visité et côtoyés des amis dont nous  garderons  un très bon souvenir»,  a confié le lieutenant colonel major Jean Félix Akaga, de l'état-major gabonais, joint au téléphone par l’Agence Ai.

« Ce que je retiens du peuple centrafricain, c'est un peuple très accueillant.  Nous avons tissé de  très bons rapports avec des amis », a-t-il poursuivi, concluant que, « la RCA est sur le chemin de la réconciliation nationale et sur le chemin de la paix». Il a  lancé  un appel pour  une  solidarité de tous les centrafricains.

De sources militaires,  l’Unité de Police Constituée (UPC) est arrivée sur le théâtre des opérations en RCA le 29 janvier 2010 et les Officiers d’état-major gabonais et les éléments de la compagnie gabonaise le 9 février 2010.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:32

 

 

frederik bishop cook

 

Ai-Rca- Jeudi, 05 Août 2010 19:40 - L’ambassadeur des Etats Unis  en Centrafrique Frederick Bishop Cook, dont le mandat est arrivé à terme a été reçu en audience le 3 août au palais de la renaissance par le Président de la République François Bozize.

 

« Ma mission ici  en Centrafrique est arrivée à sa fin et je suis venu dire mes adieux au Président de la République, le Général François Bozize »  a confié  l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique,  Frederick Bishop Cook au sortir de l’audience

« Nous avons abordé avec le chef de l’Etat  des questions liées au  processus électoral,  la présence des rebelles de la LRA dans l’Est du pays et  au développement », a-t-il ajouté.

« Je suis très content maintenant qu’il y a une date fixée. Maintenant,  il faut que tous les Centrafricains s’engagent dans le processus électoral pour aider le pays  à avancer et pour qu’il y ait une élection crédible en 2011 »,  s’est réjouit M Cook.

« Certes, il y a des questions techniques. Mais il ne faut jamais oublier que  ces questions peuvent trouver des solutions », a-t-il ajouté.

Pour lui, seules  la bonne foi et l’unité nationale pourraient aider le pays à organiser des élections crédibles et paisibles.

« Cela ne  peut être possible qu’avec l’appui de tous les Centrafricains », a dit le diplomate américain qui s’en va après un séjour de 03 ans  à tête de la chancellerie des Etats Unis d’Amérique à Bangui.

 

Kabongo, Ai Bangui.

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:30

 

 

bossangoa

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 06 Août 2010 17:34

Après une semaine de pluies continues dans la préfecture de l’Ouham au nord-ouest, plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés. Le nouveau bilan a été rendu public ce 06 juillet 2010 à Radio Ndeke Luka par Thomas Orongaï, président de la croix rouge préfectorale de Bossangoa.

 

Après deux jours de travail, la croix rouge a enregistré 255 maison écroulées, 550 personnes touchées, 811 sans abris dont 258 hommes, 315 femmes, 365 garçon et 395 filles.

 

Elle lance à cet effet un SOS au gouvernement et aux ONG humanitaires de voler au secours de ces personnes sinistrées. La pluie est donc tombé sans arrêt du 26 juillet au 2 août et a touché plusieurs autres localités de l’Ouham dont la commune de Nangha Boguila où 144 heures de pluies ont été enregistrées, faisant 50 maisons détruites et 205 sinistrés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:27

 

 

manif-a-Bambari.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 06 Août 2010 17:18

 

« Nous voulons la paix.  La Ouaka dit oui aux élections du 23 janvier 2011. Non à l’insécurité dans l’est de la Centrafrique.  Non à un autre report des élections ». C’est ce qu’on a pu lire ce 06 août 2010 sur les banderoles à Bambari (Centre est du pays) ceci, dans le cadre d’une marche organisée par la population de cette ville. Plus de 1200 personnes issues de la société civile, des confessions religieuses et des parties politiques ont participé à cette marche.

 

Selon un leader de la marche joint par le correspondant de Radio Ndeke Luka, c’est une marche pour la consolidation de la paix et d’adhésion à la nouvelle date des élections fixée par décret présidentiel au 23 janvier 2011.

Une marche qui a duré plus de 5 heures et qui a pris fin à la résidence du préfet de la Ouaka. Un mémorandum lui a été remis par les manifestants. Dans ce mémorandum, les marcheurs ont présenté leur adhésion à la date des élections et demandé l’application des recommandations du dialogue politique inclusif de 2008.

Même son de cloche à Birao (extrême nord). Selon un sondage réalisé par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville, la quasi-totalité de la population se dit satisfaite de cette nouvelle date.

Pour un notable de la ville, à cette date, la région sera en pleine saison sèche. Ce qui permettra la libre circulation des candidats et la bonne tenue des opérations électorales.

Ce notable se dit d’ailleurs satisfait de la coopération entre les forces armées centrafricaines (FACA) et les principales ex-rebellions (UFDR et MLCJ) qui garantiraient, selon lui, la sécurité de la population le moment de ces élections.

Plusieurs partis du coté de l’opposition se sont déjà déclarés satisfaits de cette date, à l’exception du Collectif des Forces du changement dont le coordonnateur Henri Pouzère s’est dit ne pas être associé à la fixation de cette date.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:24

 

 

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

 

Ai-Rca Jeudi, 05 Août 2010 19:23   - Le chef de la délégation de l’Union Européenne en Centrafrique Guy Samzun a été reçu en audience le 3 août au Palais de la Renaissance par le Président de la République, le Général François Bozize.

 

Selon une source bien introduite, l’entretien entre les deux personnalités était plus axé sur le processus électoral, le consensus politique, le chronogramme électoral, le Démobilisation Désarmement Réinsertion (DDR) et enfin le pôle de développement.

«On a passé en revue les différents dossiers encore d’actualité et surtout les élections », a confié le diplomate européen. Et de poursuivre : «j’ai confirmé au président Bozize, la volonté et la disponibilité de l’Union Européenne à financer le processus électoral en Centrafrique ».

A l’en croire, la seule condition est le consensus politique global autour de la date et du chronogramme qui doit s’exécuter de manière satisfaisante et sur la base d’un accord politique.

«En plus de ces questions d’actualités nous avons avec le chef de l’Etat fait le tour d’horizon des questions liées au programme du DDR et du pôle de développement, de la présence de la LRA et de la Minurcat», a expliqué Guy Samzun.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 23:48

 

 

Bozize KNK

 

Le 15 mars 2003 est une date qui restera longtemps dans les annales de La République Centrafricaine car ce jour là, la  boîte de pandore a été ouverte. Un général affairiste, incompétent, cupide et tribaliste, s’empare du pays à la faveur d’un coup d’état. Peu de temps après, il a multiplié les dérives: monopole du pouvoir pour son seul profit et celui de son clan ; éradication progressive de tout contrepouvoir ainsi que le pillage organisé et systématique des richesses nationales.

Comment peut-on simplement imaginer qu’un seul individu, aussi puissant soit-il, puisse mettre tout un pays et son peuple à genoux pendant de si longues années? Est-ce une fiction ou un cauchemar ou est-ce vraiment une réalité? 

Chacun de nous devrait aussi se demander pourquoi le général-président cumule t-il tant de postes et décide de tout ? Ses multiples responsabilités lui laissent-elles suffisamment le temps de se consacrer à la gouvernance de notre cher et beau pays ? Pourquoi transgresse-t-il à volonté les lois et la Constitution ?  Présentement, il est:

1. Le Chef  Suprême des Armées et son fils Francis, le Ministre Délégué auprès de son père, chargé de la Défense et des Anciens Combattants, en violation flagrante de la Constitution. Comme si cela ne suffisait pas, il fait ex nihilo de son fils un Colonel des FACA. Père et fils contrôlent désormais l’ensemble des forces armées. Ils ont poussé la prouesse jusqu’à à mettre toute une armée nationale à leur propre service. Que deviennent alors le pays et le peuple dans tout cela ? Que fait-on de la sécurité des biens et des personnes ; et du reste du territoire national aux mains des rebelles étrangers et centrafricains ? 

Les centrafricains meurent de faim. Le pays devient un paradis pour les  rebelles, et  il bascule sérieusement dans une misère et une violence sans fin. BOZIZE ignore complètement les appels à la réconciliation car il n’a pas besoin de l’arrière pays. Il lui suffit de confisquer l’aide extérieure reçue au nom de tous les Centrafricains ou de tendre la main de mendiant pour disposer de fonds suffisants pour s’acheter des armes et les consciences afin de se maintenir au pouvoir. Pendant que le clan du général s’affaire à dépouiller les Centrafricains de leurs richesses, les rebelles de la LRA venue d’Ouganda écument en toute quiétude notre pays. Si notre général aime son peuple et exprime le souci de le protéger comme il le dit si souvent, il devrait se rendre sur place pour, ne serait-ce que compatir avec les habitants de ces localités martyrisées. Ou même faire mieux : aller au front et repousser l’ennemi comme le fait souvent son courageux homologue tchadien. On finit par se demander à quoi sert-il d’être prétendument général d’armée, chef suprême des forces armées centrafricaines ?

 

 La stratégie père-fils est simple, protéger leurs arrières et assurer la pérennité de la famille BOZIZE. Ils doivent pour cela:

 

1. surveiller les éventuels éléments récalcitrants de l’armée.

2. contrôler le stock d’armes de nos forces armées pour s’en servir à leur profit, en cas de besoin.

3. intimider les rivaux politiques car les brillants ténébreux, géniteur et rejeton, peuvent mater les opposants pour d’obscures raisons et faire porter la responsabilité des bavures à l’armée régulière. Pour BOZIZE, le problème de sécurité est une affaire de famille : Francis BOZIZE à la défense, Franklin BOZIZE à l’aéroport comme responsable de la sécurité, Papy BOZIZE responsable de la police politique, la section de recherche et d’investigation (SRI), Giscard BOZIZE responsable de la sécurité à la présidence, celui qui filtre les visites ; Socrate BOZIZE Président du Conseil d’Administration (PCA) du centre d’émission des passeports biométriques.

Réussiront-ils vraiment à intimider les Centrafricains qui sont, plus que jamais, décidés à aller aux urnes ? L’avenir nous le dira !

On murmure déjà en haut lieu que les démarches sont en cours pour envoyer le rejeton à l’école de guerre en France. L’homme prépare tranquillement sa dynastie. Pauvre Centrafrique !

2°). Le Président BOZIZE est également Président du Conseil Supérieur de la magistrature. Il fait nommer uniquement des individus de son ethnie aux postes importants de la Cour Constitutionnelle, de la Cour d’Appel et de quasiment toutes les juridictions de l’appareil judiciaire. Inutile de parler du Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Bangui, son homme de mains, conseiller juridique et véritable demi-Dieu, plus connu  comme affairiste qu’homme de loi. En un temps record, BOZIZE a réussi à vider cette honorable institution qu’est la magistrature  de notre pays de toute sa substance. Il a placé ses hommes partout et par reconnaissance, tout ce beau monde ne rend compte qu’à lui. Il s’est arrogé le pouvoir de modifier  la constitution sur mesure, de se servir de son Procureur de la République pour causer toutes sortes de tracasseries administratives aux citoyens centrafricains. Nous avons affaire à une véritable mafia.

Il n’existe plus en Centrafrique qu’une parodie de justice. Les atteintes au droit de l’homme sont particulièrement graves et régulières.  Les partis politiques de l’opposition  sont interdits d’accès aux médias d’Etat et sont privés de subventions en violation flagrante de la loi. Interdiction est faite aux opposants politiques de se réunir ou de quitter le pays. La confiscation des passeports par le Procureur de la République sur ordre de son supérieur le Président du Conseil Supérieur de la magistrature est devenue monnaie  courante. Le Président de la République endosse sa casquette  du Président du Conseil Supérieur de la magistrature et ordonne les arrestations et fait déporter systématiquement ses prisonniers à la prison spéciale de Bossembélé dite Guantanamo, sans procès. L’affaire de l’immeuble Bangui  2000 dont il est le vrai acquéreur, est un exemple éloquent des véritables objectifs que poursuit BOZIZE. Il ordonne l’arrestation du bâtonnier de l’ordre des Avocats et du 1er Vice président du Conseil Economique et Social et de leur famille. Heureusement que le second concerné a réussi à prendre le large pour gagner la France où il a demandé l’asile politique. Sa famille ainsi que celle du Bâtonnier continuent de faire toujours les frais de l’arbitraire et de la dictature de BOZIZE qui s’est ainsi lancé dans une partie de bras de fer avec les membres du barreau centrafricain dont on ne connaît pas encore qui en sortira vainqueur. 

Notre pays est devenu un pays voyou et son Président un vrai chef de bande. Il n’y a plus de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le judiciaire.  Du jamais vu !

3. BOZIZE est aussi Président du comité de trésorerie. On dit de lui que son quotient intellectuel est inferieur à la moyenne et qu’il est dernier de sa promotion à l’Ecole Spéciale de Formation des officiers d’Active de Bouar, une académie militaire créée par l’ancien empereur Jean Bedel BOKASSA. Mais il est quand même capable de mettre en place un réseau d’hommes de main de confiance pour pomper les ressources publiques. L’homme ne connait rien des lois des finances. On souffle même qu’il est  nul en mathématiques et en comptabilité, de sorte qu’il ne sait pas combien d’argent a été détourné en cours de route. Ce qui l’intéresse vraiment se sont les sommes d’argent qui atterrissent frauduleusement dans ses comptes bien garnis à l’étranger. Comme il a pris l’habitude de le répéter à ses invités, « il ne veut plus arpenter le métro parisien les poches vides, (ndlr : situation qu’il a vécue avant son coup d’Etat) il veut être définitivement à l’abri du besoin pour le restant de ses jours ».

Soyons sérieux.  En tant que Président de la République et président du comité de trésorerie, BOZIZE se substitue au Ministre des Finances et au DG du Trésor à la fois, en violation de la Constitution. Il est Ordonnateur Principal et Comptable public. Il dirige donc les opérations financières et comptables résultant de l’exécution du budget ou des états de prévision de recettes  et de dépenses de l’Etat. 

Or les fonctions d’Ordonnateur et celles de Comptable public sont incompatibles. C’est ce que disent entre autres les textes qui régissent les finances du pays :

-Le Ministre des Finances est Ordonnateur principal de l’Etat à raison de l’exercice de ses attributions, ses responsabilités que prévoit la Constitution. Le comptable public est nommé par le Ministre des Finances ou avec son agrément.

-Les agents comptables sont soumis aux vérifications de l’inspection générale des finances et, éventuellement, des corps de contrôle compétents (Inspection Générale d’Etat, Cour des Comptes).

- Seuls  les comptables publics sont habilités à manier les fonds du Trésor. Les fonds de l’Etat doivent être déposés soit au Trésor, soit à la Banque Centrale (BEAC) ou dans les banques primaires.

- Toutes les dépenses de l’Etat doivent être prévues dans le budget et être conformes aux lois et règlements. Les conditions dans lesquelles certaines dépenses peuvent être payées sans avoir été prévues au budget ou aux actes modificatifs de celui-ci sont déjà fixées par la Loi et ne devraient pas être rappelées par une instruction présidentielle.

 La réalité est toute autre et les Institutions de Bretton Woods devraient être au courant des faits suivants :

Le pillage systématique des ressources publiques

Au diable la compatibilité et la constitution! N’est ce pas le même BOZIZE qui commande la cour constitutionnelle de la RCA et qui fait et défait les lois à volonté ?  

Son objectif étant, grâce au réseau d’hommes de main qu’il a mis en place aux ministères clés : des finances, des mines et des eaux et forêts etc…, de contrôler et d’organiser le pillage systématique des ressources de l’Etat.

Il s’arrange avec ses complices pour traficoter les chiffres afin de mettre la poudre aux yeux de la communauté internationale surtout les institutions de Bretton Woods. Il s’appuie également sur des instructions présidentielles confectionnées par lui-même pour ses interventions. Mais ce n’est qu’un rideau de fumée. Le système est mis en place pour vendre l’illusion qu’il y a une meilleure transparence budgétaire, un respect de l’orthodoxie financière, l’amélioration du recouvrement des recettes fiscales et douanières et enfin, la rationalisation de la chaîne des dépenses. Mais grattez un peu en profondeur et vous verrez les raisons pour lesquelles ce système a été justement mis en place : l’enrichissement personnel de lui-même et de son clan.

2. La violation fréquente de l’orthodoxie financière

Or :

- Seuls  les comptables publics sont habilités à manier les fonds du Trésor. Les fonds de l’Etat doivent être déposés soit au Trésor, soit à la Banque Centrale (BEAC) ou dans les banques primaires. La réalité est toute autre et nous ne savons pas si les Institutions de Bretton Woods sont au courant comme nous le démontre les cas suivants :

- Courant 2007, au temps fort de la grève des vacataires de l’Université de Bangui, le ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur de l’époque, avait plaidé lors du Conseil des ministres le paiement desdites vacations. Le Président de la République lui répond de voir cela avec le Ministre des Mines Sylvain NDOUTIGAI. De retour au bureau, le protocole lui annonce l’arrivée de son collègue qui est aussitôt introduit. Ses aides de camp déposent une mallette contenant 200 millions de FCFA. Ne voulant pas disposer des fonds sans décharge, le ministre de l’éducation a fait venir son contrôleur financier pour compter les sous avant d’en prendre possession. C’est dans ces conditions que les vacations ont été payées à l’époque. D’où proviennent ces fonds ? Pourquoi détient-t-il des fonds publics par devers lui ?

- L’Etat centrafricain a cédé à titre onéreux à la BEAC, la parcelle à côté de l’Assemblée Nationale  pour la construction du nouveau siège de la Direction Nationale. Le fruit de la transaction d’une valeur de 1,2 milliard FCFA en pièces sonnantes et trébuchantes, a pris une destination inconnue. Allez y savoir !

- La RCA a reçu 8 milliards de FCFA de la CEMAC en vue de l’aider à la réalisation des opérations de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR). Cette aide est supportée à raison d’un milliard de FCFA par Etat membre à titre de dons et de 3 milliards de FCFA par la BEAC à titre d’avance. A ce jour, le dernier pays réticent au départ, en l’occurrence le TCHAD,  a déjà versé sa part. La totalité des 8 milliards a donc été versée à la RCA. Une information circulait courant Avril 2009 qu’une partie de cette somme allait servir à rembourser  les emprunts que BOZIZE et NDOUTIGAI auraient contractés pour organiser les funérailles de la mère à BOZIZE et à construire un mausolée pour celle-ci. Il n’est pas surprenant que BOZIZE ne parle aujourd’hui, que de 5 milliards dont 1,5 milliard auraient déjà été utilisés pour le DDR et qu’il ne reste que 3,5 milliards sur le compte du Trésor à la BEAC.

- Toutes les dépenses de l’Etat doivent être prévues dans le budget et être conformes aux lois et règlements. Les conditions dans lesquelles certaines dépenses peuvent être payées sans avoir été prévues au budget ou aux actes modificatifs de celui-ci sont déjà fixées par la Loi des finances et ne devraient pas être rappelés par une instruction présidentielle.

La violation fréquente de l’orthodoxie financière est surtout le fait de BOZIZE lui-même. Tels que le financement des missions spéciales de son parti KNK afin de couper l’herbe sous les pieds de l’opposition, les fonds publics pour financer les structures disparates de soutien au régime genre l’association politique BOZIZE Doit Rester (BDR), Groupe des Jeunes Patriote Centrafricains etc…). En voici la preuve:

- Sur ordre de BOZIZE, la somme de 1 milliard a été décaissée en deux fois par le Général Guillaume LAPO, actuel Directeur général du Trésor et homme de confiance de BOZIZE au profit de son Chef de cabinet particulier Joel SINFEI MOIDAMSE, Francis BOZIZE (250 millions de FCFA), BDR (125 millions de FCFA), le siège de KNK (125 millions de FCFA).

- la mission de la délégation KNK lors du déplacement du Chef de l’Etat à Nice a été financée par l’Etat Centrafricain à hauteur de 23 millions de FCFA. Pourquoi ? Sur quelle ligne budgétaire la mission a-t-elle émargée ?

- une autre affaire que les Centrafricains n’arrivent pas à y voir clair et pour laquelle BOZIZE a roulé dans la farine ses partenaires financiers extérieurs est celle de l’avion Hercule C 130. De source anonyme a la présidence de la République et proche du dossier, l’acquisition de cette épave a saigné le Trésor public et a failli ruiner le système bancaire centrafricain qui a été constamment sollicité pour des avances et prêts pendant toute la période de 2004 à 2008. Il s’agirait d’un montant de plus de 10 milliards de FCFA  qui a été englouti dans l’acquisition de cette épave. Une véritable aubaine pour BOZIZE, son parent Emmanuel TOUABOY, naguère  ambassadeur à Washington, a été promu ambassadeur en Chine, une fois l’opération d’acquisition de l’avion accomplie. L’appareil n’ayant jamais servi a besoin d’être réparé. La bagatelle de 1,5 milliards de FCFA sortira encore du Trésor pour envoyer l’épave au Portugal pour d’indispensables réparations.. La somme de 500 millions de FCFA a été décaissée du Trésor public au moment de la signature du contrat, BOZIZE s’engageant à solder le reste par des versements mensuels de 250 millions de FCFA. Une petite dizaine de soldats centrafricains de l’escadrille séjourneront aux frais de la princesse plus d’un an à Lisbonne aux côtés de l’appareil et s’apprêtent actuellement à le ramener à Bangui. Quel beau gâchis. BOZIZE avait exigé des Portugais lors de la signature du contrat de réparation que l’appareil lui soit ramené en septembre 2009. Quelle utilisation sera faite de cet appareil. Sera-t-il au service du KNK ou de la RCA ? Comme si tout cela ne suffisait, BOZIZE est encore en train d’acquérir un hélicoptère. Le financement serait déjà presque bouclé.

- Le FMI a octroyé fin novembre 2009 26 milliards de francs CFA à la RCA. Près de la moitié de cette somme a été détournée et affectée à l’achat de moyens logistiques pour sa campagne électorale;

- Le paiement de la dette intérieure avec l’appui de l’Union Européenne au seul profit de l’établissement de son parent et complice, le truand Patrick Edouard NGAISSONA et de quelques autres entreprises agréés KNK en décembre 2009 et Février 2010. Sur une enveloppe de 1,5 milliard de FCFA le seul établissement NGAISSONA a perçu près de 700 millions de FCFA et la différence a été répartie entre les sociétés BESANGSE du 2ème Fondé de pouvoir, OUARASSIO, BEFIO BOIS de Serge OUAFIO et BAMELEC. Que deviennent donc le reste des entreprises centrafricaines ?

-BOZIZE vient de contracter un prêt, je dis bien un prêt de plusieurs milliards de FCFA auprès du KOWEIT/ARABIE SAOUDITE en vue de financer sa campagne. C’est son ministre des finances qui a été dépêché chez les koweitiens pour signer la convention dudit prêt. Fidèle à sa tradition de hors la loi, cette convention ne passera pas devant l’Assemblée Nationale comme la loi le prévoit et donc restera dans le secret des dieux. Par ailleurs, pour se soustraire des engagements qui lient le pays avec les institutions financières internationales ayant participé à l’opération de désendettement de la RCA, il a demandé que cet emprunt soit décaissé en nature. C’est ainsi que le KOWEIT a procédé à l’achat de 20 000 tonnes de riz thaïlandais au Pakistan et qui ont été livré au port de DOUALA. Il a mis en place un comité de gestion présidé par le député Ibrahim AOUDOU PACO, puis remplacé par Mme Bernadette SAYO, ministre des affaires sociales. Faisait également dudit comité, Yvon SONGUET, ancien chargé de mission aux Finances et promu récemment  Directeur Général de l’exploitation aux services centraux de la BEAC. Ce dernier était chargé d’écouler le riz (15 000 tonnes) et de verser les fruits de la vente directement à BOZIZE.

Il y a de quoi devenir fou furieux quand on se penche sur les caisses d’avance que perçoivent nos ministres et même notre père de la nation quand ils se rendent à l’étranger et qui ne sont jamais reversés en cas de reliquat ou justifiés. Ces montants élevés sont octroyés en plus des frais de mission.

BOZIZE accorde à un ministre qui voyage des caisses d’avance en fonction de ses affinités avec ce dernier. Par exemple, pour le porte parole du gouvernement Fidèle NGOUANDJIKA, Thierry MALEYOMBO, Albert BESSE et Sylvain NDOUTINGAI, il n’y a  pas de limite. En plus des fonds décaissés par le Trésor public, ils puisent souvent dans les caisses des recettes affectées (taxe phyto sanitaire) où les sociétés sous leur tutelle ministérielle comme Centrapalm, l’Agence de Régulation des Télécoms…). Ils peuvent atteindre cinquante millions de francs CFA chacun pour les déplacements souvent de villégiature qu’ils en Europe et entre 20 à  35 millions de FCFA dans les pays africains. Les autres ministres obtiennent moins (10 à 15 millions  de FCFA). Mais on se souvient que Sylvain MALIKO et Albert BESSE ont décaissé récemment 30 millions de francs CFA de caisse d’avance pour les assemblées annuelles de la BAD à TUNIS en 2009, pour un séjour pourtant entièrement pris en charge par ladite institution. De Tunis, ces deux ministres ont demandé qu’on leur fasse encore parvenir une rallonge de cinq millions de F CFA.

Quand à BOZIZE, l’ordonnateur des dépenses, pour ses voyages dans un pays africain, il fait décaisser du Trésor la somme de 150 à 300 millions de francs CFA en fonction du nombre de jours. Pour un voyage en Europe, les décaissements oscillent entre 500 à 900 millions de FCFA comme dernièrement où il est venu à Paris pour le 14 juillet  où il a été entièrement pris en charge avec sa suite par le gouvernement français. Un autre exemple : lors de l’ouverture officielle du mondial de la coupe du monde de football en Afrique du Sud, BOZIZE a été invité et entièrement pris en charge par la FIFA mais il s’est néanmoins octroyé une caisse d’avance d’un montant de 200 millions de FCFA pour se rendre à Johannesburg.

- On se souvient encore de l’affaire des bonus du secteur minier que lui et son neveu NDOUTINGAI, ont encaissé et logé dans des comptes à l’étranger. L’audit demandé par le FMI,  comme à l’accoutumée, n’a servi à rien car des faux chiffres ont été produits. Rien que le bonus versé par la société URAMIN était d’environ 20 millions de dollars US dont le Trésor n’a pas vu la couleur. Seule une infime partie des bonus reçu et autres sociétés minières a transité par un compte ouvert à la CBCA intitulé « Suivi du processus de Kimberley (SPK) et placé sous la seule gestion de NDOUTINGAI. C’est de ce compte que NDOUTINGAI a puisé les 200 millions pour payer les frais de vacation susmentionnés.

Comment est-ce possible ? On trouve après, le moyen de se plaindre que le pays n’a pas d’argent !

Dans le fond il est aisé de comprendre pourquoi BOZIZE cumule tous les postes dans ce pays. Il exerce un contrôle absolu sur le gouvernement, sur la justice et sur les finances. S’il n’y a que 24 heures par jour, on se demande bien comment il réussi à gérer son temps entre son travail de Président et père de la nation, sa famille et ses multiples maîtresses. Comment est-ce possible qu’un homme qui passe son temps à gérer de petits problèmes quotidiens uniquement dans l’intérêt de sa famille puisse avoir une vision, ne serait-ce qu’à très court terme, pour son peuple et son pays. Car un Président doit prioriser les intérêts nationaux avant toute autre considération.

Autour de BOZIZE on peut apercevoir quelques hauts cadres centrafricains qui ont été enseignants, cadres des Nations-Unies, etc… qui semblent avoir un bagage intellectuel suffisant pour aider leur boss. Arrivent-ils à lui parler ? On entend souffler qu’il inspire une peur bleue à tous ses collaborateurs. L’individu déteste tout ce qui est intellect. L’homme est souvent terre à terre car incapable d’argumenter. Est-ce pour cette raison que personne n’ose lui dire la vérité ?

Par ailleurs son parti le KNK (Kwa Na Kwa) ne signifie pas forcement Parti du Travail comme certains le disent. Parce que, le mot Kwa en langue nationale sango peut signifier trois choses différentes selon la façon de le prononcer.  Kwa peut signifier poil (kwa ti tèrè, kwa ti li). Kwa peut signifier travail (kwa ti nguinza) et Kwa peut signifier la mort (kwa ti kondo). Il semble que c’est le vrai sens de KNK (kwa na kwa) est « la mort, rien que la mort » s’il le faut pour conserver à tout prix le pouvoir.

Selon le général LAWTON Collins « Quelle que soit l’immensité de son talent, un homme ne peut jamais gagner la confiance de ses associés ou employés s’il est dépourvu de toute honnêteté et de tout courage moral ».

Le peuple sait ce  qui est bon pour lui, et fait  toujours le bon choix.

BOZIZE DOIT PARTIR  !!!

 

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 17:56

 

 

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         Antoine Gambi et Mme Zewde

 

 

Ai-Rca - Jeudi, 05 Août 2010 13:30  - La représentante spéciale du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, chef du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca) Sahle Work Zewde s’est entretenue le 3 août avec le ministre des affaires étrangères, le général Antoine Gambi.

Selon une source proche de ce département ministériel, le chef de la diplomatie centrafricaine et son hôte ont d’une part évoqué l’après Minurcat, surtout le retrait total des troupes du Tchad et de la Centrafrique et d’autre part, le processus électoral dont la date est déjà connue.

 

«Nous avons beaucoup plus échangé sur la prochaine réunion du conseil de sécurité sur la Minurcat et la présence fortement souhaitée du Ministre à cette réunion » a confié Mme Zewde. Et de poursuivre : «la Minurcat va se retirer à la fin de l’année et il faudrait que l’on songe à la période post Minurcat»

 

Le chef du Binuca souhaiterait que les échanges au niveau de New York lors de cette réunion du Conseil de sécurité se fassent de façon fructueuse afin que le gouvernement centrafricain s’engage à nouveau. Ce qui semble être un acquis, selon elle.

 

«Nous souhaiterions que les débats au niveau de New York portent des fruits qui permettront à la République centrafricaine de faire face à ce défi au moment du retrait de la Minurcat» a souligné la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu, estimant que son retrait pouvait créer sans doute un vide qu’il faudra combler

 

«Nous avons également abordé les préparatifs des échéances électorales futures. Maintenant que nous avons une date, il faudra dérouler un chronogramme clair et puis redoubler des efforts pour que ces élections aient lieu dans un climat plus apaisé», a-t-elle conclu.

 

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 17:53

 

 

Bad Guys

 

Jeune Afrique 05/08/2010 à 12h:17 Par François Soudan

 

La revue "Foreign Policy" épingle des chefs d’État africains, tout se mélange et rien n’est vérifié.

Prestigieuse revue fondée il y a quarante ans par Samuel Huntington, Foreign Policy nous avait habitués à mieux. Annoncé en couverture de la dernière livraison de ce bimensuel américain, « le Comité pour détruire le monde » (rien que cela) fait voisiner Kim Jong-il et sa bombe avec… François Bozizé, le président de la Centrafrique! Selon quelle logique? Celle des « États faillis », concept fourre-tout à la mode dans les universités US, qui donne lieu à un inévitable classement – une vraie manie – en tête duquel se trouve… la Somalie.

FP, qui affirme avoir consulté « 90000 sources disponibles » (!) pour en arriver là, nous donne sous le titre « How bad are they? » une idée des critères retenus pour repérer ces États sauvages – en majorité africains: l’espérance de vie, le taux de mortalité infantile, le produit national brut par tête, mais aussi le nombre d’abonnés aux réseaux de téléphonie mobile, celui des utilisateurs d’internet et bien évidemment le nombre d’enfants par femme. Plus une femme est fertile, moins la société à laquelle elle appartient est civilisée. Manque juste à cette panoplie la densité des franchises McDonald’s et la consommation des cannettes de Coca-Cola! Mais il y a pire. Cette longue « cover story » illustrée de photos chocs, à laquelle Mo Ibrahim et Paul Wolfowitz apportent leur caution, est ponctuée d’articles condescendants et expéditifs dans lesquels les chefs mafieux du « Comité pour détruire le monde » sont exécutés en quelques phrases méprisantes, le plus souvent fausses, sans aucun argument à l’appui.

Moubarak? « autocrate sénile »; Déby Itno? « tyran paranoïaque »; Zenawi? « pire que Mengistu »; El-Béchir? « responsable de la mort de millions [sic] de Soudanais » et lui-même ex-propriétaire d’esclaves; Compaoré? « dictateur en carton-pâte sans vision ni agenda »; Biya? « brigand affable », Kagamé? « pratique l’apartheid ethnique »; Bozizé? « dernier de sa classe à l’école d’officiers »; etc. Tout se mélange, rien n’est vérifié, encore moins expliqué. Seule compte la petite phrase qui tue et qui conforte le lecteur dans ses fantasmes de rois nègres et de Républiques bananières. Inquiétant.

 

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