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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:20





(La Nouvelle Tribune (Bn) 04/11/2009)


Téméraire, voire suicidaire de se déclarer opposant en Afrique. C’est une option à haut risque. Au tournant des années 90, tout le monde, en Afrique, a signé un pacte avec la démocratie. Et tout le monde se targuait d’être démocrate.

Exactement comme dans les années 60. Avec les indépendances, tout le monde s’était cru libre. Ainsi, dans les nouvelles démocraties qui fleurissent partout, en Afrique, si, en principe, il n’est interdit à personne de créer un parti, de se poser en alternative au pouvoir, il en va tout autrement dans les faits. Officiellement, le parti unique est mort dans la plupart de nos pays. Mais son ombre ne continue pas moins de hanter l’arène politique.

Toutes velléités d’opposition se trouvent ainsi découragées ou matées. Il existe, pour ce faire, des moyens efficaces qui font chaque jour leurs preuves. Faites un tour d’Afrique : de Niamey à Harare, de Ndjaména à Tunis, de Kinshasa à Luanda, partout où vous posez votre valise, fonctionne avec une redoutable efficacité la machine à casser ou à caser de l’opposant. Il s’agit de faire douter celui-ci, de l’ébranler au plus profond de lui-même, pour qu’il s’aplatisse comme une crêpe. Pour ce faire, la machine propose quatre réponses : bonbon, bâillon, prison, morgue.

Le bonbon est à la fois l’arme de séduction et de débauchage des membres de l’opposition. C’est la carotte généreusement offerte à tous ceux qui sont prêts à troquer leur maillot d’opposants contre le complet veston du mouvancier. A l’opposant qui accepte de s’en délecter, le bonbon du pouvoir a la vertu magique de le changer radicalement. Dans le sens où il est aussitôt soulagé des fatigues des marches et promis à un repos princier sous les lambris dorés du pouvoir. Belle mutation qui fait réfléchir et qui fait fléchir plus d’un opposant inconstant ou inconsistant. Il faut être fou, entend-on dire, pour ne pas mordre la vie à belles dents, pendant qu’il en est encore temps.

Le bâillon est à un degré au-dessus du bonbon, même si l’un et l’autre s’adressent à la bouche. Si le bonbon est bon, voire doublement bon pour la bouche, le bâillon l’est moins, ou pas du tout. Le dictionnaire le définit comme « morceau d’étoffe qu’on met entre les mâchoires ou contre la bouche de quelqu’un pour l’empêcher de parler, de crier ». C’est en cela que le bâillon symbolise le refus, la négation de toute liberté d’expression.

Ainsi, le musellement méthodique de l’opposition finit par rendre celle-ci atone et aphone. La scène politique, de ce fait, ne résonne plus que du tam-tam du pouvoir. La voix de son maître, triomphante et souveraine, efface l’opposition de tout l’espace médiatique, reléguée qu’elle est dans les arrière-cours de la vie nationale. Comme pour signifier que qui n’a plus de voix, n’a plus de poids, donc n’a plus de vie.

La prison est la troisième arme suspendue, telle l’épée de Damoclès, au-dessus de toute opposition. Car on peut perdre la voix et toute expression publique et continuer de jouir de la liberté d’aller et de venir. La prison devient une arme redoutable du pouvoir pour briser l’opposition et la fixer quelque part. L’opposant qui atterrit en prison est coupé de ses bases arrière. Il est à la merci du pouvoir et dans l’espace clos de la prison, loin de tout regard, son destin est assez proche de celui du mouton du sacrifice. On en fait ce que l’on veut.

Nous voici rendus au point où s’écrit l’histoire universelle de toutes les prisons du monde, politiques ou non, d’aujourd’hui, comme d’hier et de demain. Par exemple, les dictatures staliniennes d’hier ont créé le « Goulag ». La très démocratique Amérique de George Bush a créé la fameuse prison de « Guantanamo ». L’une et l’autre prison se valent en horreur, en inhumanité, en négation du respect dû à la personne humaine. Comme quoi la prison reste la prison, quelque soit le régime politique considéré. Mais le geôlier commis à la garde du prisonnier ignore qu’il est, en quelque manière, prisonnier lui aussi. Comme le disent les sages malinké (Citation) : « Celui qui va chez le rat des champs doit accepter de manger des graines de palme » (Fin de citation)

Dernière arme des pouvoirs contre l’opposition, la force brutale et sauvage, avec l’intention de tuer. Il s’agit d’une arme de destruction massive. Le cas de la Guinée de Dadis Camara est encore frais dans nos mémoires. Les opposants, au bout du fusil et dans la ligne de mire du pouvoir ne valent pas plus que du gibier.

On tire dans le tas. Dieu reconnaîtra les siens. Comment peut-on, avec autant de désinvolture, verser le sang humain ? Gravons au fronton de tous les pouvoirs, dans l’esprit et dans le cœur de tous les gens de pouvoir ces mots tirés d’un rituel peul : « Le sang est l’encre des dieux et le sang de l’homme est la plus précieuse des encres. »


Jérôme Carlos


© Copyright La Nouvelle Tribune (Bn)

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:08




Source: Banque africaine de développement (BAD)


Tunis, le 3 Novembre 2009 - Le conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 3 Novembre 2009 à Tunis, l’octroi d’un Fonds africain de développement (FAD) de l'UA de 7 millions et de 3 millions de dollars de l'UA pour une une Rural Water Supply and Sanitation Initiative (IAEAR) pour financer l'approvisionnement en eau potable et d'assainissement dans trois quartiers généraux divisionnaires et les zones rurales environnantes en République centrafricaine (RCA).

Ce projet couvre trois chefs lieux de départements situés dans le Sud-Ouest et du Centre-ouest de la République centrafricaine, à savoir Berberati, Bouar et Bossangoa et des villages environnants.

Les principaux résultats attendus sont la réhabilitation et l'extension des réseaux de fourniture d'eau potable dans les villes de Berberati, Bouar et Bossangoa, l’installation de 60 bornes-fontaines et de réalisation de 2 300 connexions à faible coût pour le service d’adduction dans ces villes, la construction de 73 blocs de latrines dans les bâtiments publics; et de la formation et la sensibilisation d'environ 160 000 personnes.

Les principaux résultats attendus sont l’amélioration et un accès durable à l'eau potable (de 32% à 100% en 2020) et services d'assainissement, et un changement positif d'attitude et de comportement pour l'hygiène et la santé par 80% de la population. Cela permettra de réduire de plus de la moitié au cours de la période, le taux de prévalence moyen de transmission passant de 22% à 10% et les maladies hydriques liées à l'assainissement.

Ce projet est en conformité avec la BAD pour la réduction de la pauvreté Document de Stratégie de la République centrafricaine pour la période 2008 - 2012, notamment l'objectif concernant la reconstruction économique et la diversification.

Le projet est également en accord avec le Joint Country Partnership Strategy Paper de la Banque et la Banque mondiale en République centrafricaine, approuvée par le conseil de la BAD en Juillet 2009, et qui soutient le développement des infrastructures de base et des services sociaux, avec priorité à l'approvisionnement en eau potable et l'assainissement.

1 Unité de compte = 1,59 USD en date du 3 Novembre 2009

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:04




 


(Gabon Eco 04/11/2009)

Les enquêtes menées au sein de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) suite au scandale financier de plus de 16 milliards de francs CFA ont déjà permis d'identifier quelques 139 personnes impliquées dans ces malversations. Les sommes détournées provenaient principalement des frais de fonctionnement du Bureau extérieur de Paris (BEP) et au règlement des factures pour le compte de la BEAC.

Entre 2004 et 2009, 16,5 milliards de francs CFA ont été détournés au Bureau extérieur de Paris (BEP) de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) au profit de 139 personnes. Ce sont les premiers résultats de l'enquête menée au sein de la banque depuis la mise en lumière de ces malversations.

«Au stade actuel des investigations, le montant total des détournements (...) s’élève à 16,5 milliards de francs CFA (25 millions d’euros)», indique le rapport de l'audit interne de la BEAC.

Ces malversations auraient été enregistrées au Bureau extérieur de Paris (BEP) de la BEAC et «opérées au moyen de chèques, virements, retraits en espèces et titres de transport», précisent les résultats préliminaires de l'enquête.

«On dénombre en tout 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux», poursuit le document, qui met notamment en cause Armand Ndzamba, comptable au BEP de 1992 à 2009, comme le «principal homme orchestre de ces fraudes».

Les détournements auraient principalement été opérés sur les fonds destinés au fonctionnement du BEP et sur le règlement des factures pour le compte de la BEAC. Des pratiques qui résulteraient d'opérations «très mal suivies» et d'un dispositif de contrôle interne de la banque «très loin des standards internationaux».

 Les sommes facturées ne correspondant pas aux besoins réels du BEP et permettaient des détournements réguliers grâce au niveau de contrôle très faible des opérations. Cette situation a «suscité un tel appétit chez les fraudeurs qu’ils s’en sont donnés à cœur joie», estime le rapport.

Au niveau du siège de la BEAC, on dénonce le mutisme des responsables sur cette situation, notamment les gouverneurs Gabonais Jean-Félix Mamalépot (en poste de 1989 à 2007) et son successeur Philibert Andzembé, qui n'auraient «pas attiré l’attention sur les dérives» du BEP.

Ce scandale financier avait mené au limogeage du gouverneur gabonais Philibert Andzembé le 19 octobre dernier, qui fut finalement un coup d'épée dans l'eau puisqu'il s'est avéré que seul le Sommet des chefs d'Etats de la CEMAC est habilité à prendre cette décision. Le gouverneur est donc resté en poste jusque prochain sommet de novembre, alors que plusieurs cadres de la BEAC ont déjà été arrêtés à Libreville, notamment Armand Ndzamba et Maurice Moutsinga, directeur central de comptabilité au siège de Yaoundé de 2000 à 2007.

 
Source : gaboneco 03-11-2009

© Copyright Gabon Eco

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 02:18


Les Centrafricains se rendent maintenant compte que c’est paradoxalement leur président, François Bozizé qui ne veut pas que le programme DDR aboutisse effectivement au désarmement, à la démobilisation et réinsertion des différents éléments des mouvements politico-militaires qui occupent plusieurs sous-préfectures dans l’arrière pays centrafricain. Si on veut empêcher la mise en œuvre du DDR, on ne s’y prendrait pas autrement. Où sont passés en effet les 5 milliards prévus par les autres pays de la CEMAC pour financer ce programme ? Bozizé a récemment prétendu que l’argent se trouverait à la BEAC à Bangui et qu’il pourrait en apporter les preuves. Même si cette affirmation est vraie, car beaucoup de doute subsistent sur l’existence de cet argent, la question se pose néanmoins de savoir jusqu’à quand ces fonds doivent-ils demeurer dans les caisses de la BEAC. Bozizé ayant toujours la désagréable habitude de se foutre royalement des critiques de la classe politique nationale, il faut que la communauté internationale et les autres chefs d’Etat des pays de la CEMAC qui ont contribué à réunir cet argent, exercent de fortes pressions sur lui pour qu’il remette cette enveloppe, si elle est encore là, au BINUCA ou PNUD afin que le DDR puisse être effectivement et concrètement réalisé.

Ce qui est incompréhensible et injustifiable, c’est la sourde oreille que fait jusqu’ici Bozizé malgré les nombreuses doléances des rebelles (ndlr : le terme d’ex-combattants est impropre puisqu’après une vaine attente, ils ont remis en place toutes les barrières pour continuer à racketter) sur le terrain et les membres du comité de pilotage du DDR. La démarche qu’il a proposée consistant à décaisser par le trésor des petits montants au cas par cas et au coup par coup sous le fallacieux prétexte que l’argent du DDR attirerait beaucoup de convoitise, ne tient pas la route.

A l’évidence, l’arrêt du DDR arrange les affaires de Bozizé car le retour de la paix dans les zones en conflit fera revenir chez eux tous les réfugiés du Sud tchadien et de l’Est camerounais ainsi que tous ceux qui se trouvent toujours en brousse et dont le nombre est estimé par les organismes compétents à environ 300.000 personnes. Bozizé n’a aucun intérêt à ce que ces populations déplacées soient recensées sur les listes électorales car sans nul doute, elles ne porteront pas le moment venu, leurs suffrages sur lui à qui elles imputent à tort ou à raison la responsabilité de leur triste et peu enviable situation.

C’est donc Bozizé le seul et véritable obstacle à l’accomplissement du programme DDR. Ses tonitruantes déclarations à ce sujet ne sont que du bavardage destiné à divertir et détourner l’attention de l’opinion. Il manque de volonté politique pour mettre réellement en application les recommandations du DPI de 2008 dont la feuille de route et le chronogramme de mise en œuvre ont été pourtant unanimement adoptés et que le gouvernement n’a plus qu’à exécuter. Il en est ainsi de la mise en place de la Haute Cour de Justice de la République  dont le décret vient seulement d’être rendu public et les différents membres attendent toujours de prêter serment. Bozizé prend son temps, traîne les pieds parce qu’en réalité, il ne veut pas de ces institutions auxquelles il ne comprend pas grand chose et qu’il vit comme à lui, imposées.

Son souci et préoccupation de l’heure est de procéder à l’achat des consciences et de mettre en place son dispositif de fraude électorale. De ce point de vue, les membres de la Commission Electorale prétendument Indépendante qui viennent d’être désignés sont des cibles privilégiés. Certains, comme le faux pasteur Joseph Binguimalet qui en le président et bien d’autres encore, sont déjà acquis à sa cause sans doute en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes ou de promesses de postes juteux. Via son parent et non moins ministre de l’Administration du territoire en charge des prochaines élections, Elie Ouéfio, qui s’est arrogé le rôle de maître d’œuvre de sa prochaine victoire électorale que pour rien au monde, il ne doit manquer de décrocher, le processus électoral est déjà manifestement sous contrôle. C’est pour Bozizé une question de survie car si par impossible il ne devait plus être président dans ce pays, il  perdrait ipso facto son immunité et deviendrait dans l’heure qui va suivre, un gibier de potence pour la CPI. Sa gouvernance et son bilan plaident pourtant malheureusement pour lui, qu’il débarrasse le plancher…

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:52




 

Billet d’Afrique et d’ailleurs n° 185 3 novembre 2009 par Odile Tobner


Quand Jacques Chirac voulait devenir président de la République française il tenait, le 19 juin 1991, à Orléans, des propos violemment racistes sur l’ « overdose » d’étrangers, qui ne sont pas « les mêmes » qu’avant, « des Espagnols, des Polonais, des Portugais », mais sont « des musulmans et des noirs  », plaignant le « travailleur français » d’avoir à supporter « le bruit et l’odeur » et exprimant sa phobie d’une natalité fantasmée comme pléthorique, « une vingtaine de gosses », assortie d’une évaluation aussi superlative que fausse du montant des allocations perçues, « sans naturellement travailler ».

Le MRAP porta plainte et fut débouté le 26 février 1992. Les magistrats estimèrent qu’il n’y avait pas de diffamation raciale car les propos en cause « ne constituent que des attaques vagues et générales, insuffisantes pour caractériser la diffamation ; qu’à supposer qu’elles constituent des expressions outrageantes, elles ne visent pas une personne ou un groupe de personnes suffisamment déterminé  ». Pourtant les musulmans et les noirs étaient nommément désignés. La justice sait se voiler la face quand il faut ne pas voir certaines obscénités.

Le même Jacques Chirac, ex président de la République, en quête cette fois de vedettariat international, entend maintenant se faire une image de bienfaiteur des pauvres noirs en donnant son nom à une « fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures  ». On peut penser que c’est une gageure que de faire croire à la virginité d’une vieille pute, mais cela marche dans le monde tel qu’il est, où l’impudence est non seulement admise mais vénérée. Après avoir inauguré le « dialogue des cultures » par des propos outrageants que les juges estimèrent simplement « décousus », Chirac continue à faire dans le n’importe quoi. Entouré de sept chefs d’Etats africains complaisants (Bénin, Togo, Sénégal, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Niger République Centrafricaine) il a lancé lundi 12 octobre « l’appel de Cotonou » destiné à « promouvoir la lutte contre le trafic de faux médicaments dont les victimes se comptent par dizaines de milliers ». Se porter au secours de l’industrie pharmaceutique, on n’en attendait pas moins de lui dans le faux-problème, alors que, en réalité, c’est l’absence totale de tout médicament qui hâte la mort de centaines de milliers d’Africains. Mais évoquer ce vrai problème amènerait à pointer la responsabilité des faux présidents et de tous les faux apôtres engendrés par le marché de la bienfaisance médiatisée.

Le président Chirac n’a en effet jamais eu le moindre état d’âme à cautionner, pendant ses mandats et sa carrière politique, toutes les fausses élections qui se sont déroulées en Afrique francophone. Il cajolait même les faux présidents, les assurant de son affection. Eyadema pouvait faire assassiner ses opposants, Biya faire tirer sur les manifestants, Bongo mettre son pays en coupe réglée, ce ne sont pas ces vétilles qui pouvaient altérer l’indéfectible soutien que Chirac leur apportait, dans une Afrique qui « n’était pas mûre pour la démocratie  » et devait donc se contenter de ces ersatz de dirigeants. Le résultat bien sûr ne l’inquiétait pas non plus : corruption des oligarchies arrogantes assurées de conserver le pouvoir quoi qu’elles fassent et ne fassent pas, stagnation et régression du niveau de vie de populations privées d’éducation et de soins, surmortalité infantile, absence d’emplois faute du moindre développement. Il y avait des généraux, équipés de vrais armements français vendus au prix fort, conseillés et entraînés par de vrais militaires français, pour maintenir l’ordre. N’était-ce pas l’essentiel en ces contrées exotiques ?

Aujourd’hui les actions médiatiques de la fondation Chirac, la mascarade du forum pour le développement durable sont les plus scandaleux des faux médicaments qui sont fourgués aux Africains pour perpétuer leurs maux sous couvert de les guérir.

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:42




 

Billet d’Afrique et d’ailleurs n°185…3 novembre 2009 par Danyel Dubreuil, Juliette Poirson


Les élections législatives du 20 octobre dernier ont été l’ultime étape du coup d’Etat constitutionnel de Tandja. Débuté en mai par la dissolution de l’Assemblée Nationale et confirmée, le 4 août, par l’adoption illégale d’une nouvelle constitution.

Le « gangstérisme politique » de Tandja, l’expression est imagée. C’est celle que l’on peut lire dans la déclaration du 30 octobre du Parlement Panafricain. Pas de quoi impressionner Tandja qui n’a eu que faire des demandes répétées de ses pairs africains de la CEDEAO d’un retour à l’ordre constitutionnel. Le 17 octobre, ils avaient menacé le Niger de sanctions s’il maintenait les élections législatives l’exhortant à reporter le scrutin et à ouvrir la dialogue avec l’opposition politique.

Lors de ces législatives, le parti du président, le MNSD (Mouvement national pour la société de développement) a remporté 76 sièges sur les 113, les autres sièges étant répartis entre différents petits partis alliés du pouvoir. Et pour cause : l’opposition n’avait présenté de candidats dans aucune circonscription et avait appelé au boycott. Le taux de participation, officiellement de 51,3%, aurait été de moins de 5% selon Issoufou Sidibé, leader syndicaliste de l’opposition. Il serait même plus faible que lors du référendum du 4 août, confirmant ainsi le rejet populaire de la nouvelle constitution.

Plus aucun pouvoir n’échappe à Tandja

Ainsi reconstituée, l’Assemblée nationale permettra un fonctionnement « normalisé » de la 6ème république, dont la constitution a été promulguée le 18 août 2009. Dans ce nouveau cadre, les pouvoirs du président sont très fortement renforcés : de semi-présidentiel, le Niger passe à un régime de type présidentiel fort, où le président est dépositaire de l’intégralité des pouvoirs exécutifs – chef de l’Etat, chef du gouvernement, chef de l’Armée, de l’administration et de la magistrature. Il ne peut plus être destitué par l’Assemblée nationale, dont les pouvoirs sont considérablement affaiblis. Un Sénat soumis à l’exécutif est mis en place pour faire contrepoids à une assemblée nationale. Celle-ci, exerçant à minima sa fonction de représentant du peuple, avait pourtant semblé trop rebelle au pouvoir au cours de ces derniers mois. Toutes les institutions de contrôle démocratique sont désormais à la botte du président : c’est lui qui nomme la majorité des membres de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Communication. Ainsi, la 6ème république n’est rien d’autre que l’institutionnalisation de la dictature de Mamadou Tandja.

Des sanctions pour du beurre

En bon dictateur, il a ignoré les sanctions de la CEDEAO qui suspend le Niger de toutes ses instances et ne reconnaît pas les résultats des législatives. Dans un sens, il n’a pas tort : si la CEDEAO a des principes de « démocratie » et de « bonne gouvernance » (article 45 de son protocole supplémentaire sur la démocratie et la bonne gouvernance), ses mesures de rétorsion restent purement politiques et diplomatiques. La CEDEAO ne s’enhardit pas dans la voie de sanctions économiques. Dommage car, ces dernières asphyxieraient très rapidement le pays et forceraient Tandja à faire marche arrière. L’impact serait en effet immédiat si le Niger n’avait plus de relations économiques avec le Nigéria, son grand voisin et principal partenaire commercial, par ailleurs producteur de toute son électricité.

Les sanctions de la CEDEAO, sans réelles conséquences, ont au moins le mérite d’exister et d’avoir relancé la question au niveau international. L’Union européenne s’est vue contrainte d’applaudir cette initiative. Karel de Gucht, commissaire au développement a réitéré au lendemain des élections qu’elle « suspendrait sa coopération si le Niger ne restaurait pas l’ordre constitutionnel ». En effet, les articles 96 et 97 des accords de Cotonou prévoient dans ce cas (non-respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit) une procédure de consultation puis la suspension des accords si aucune solution acceptable n’est trouvée. Or si des discussions avec le Niger ont eu lieu depuis le mois de juillet 2009, dix jours après cette déclaration, la concrétisation des menaces se fait toujours attendre.

La France très discrète

Dans un sens, on peut comprendre que l’UE hésite à mettre à exécution ses menaces : elles auraient des conséquences graves sur une population extrêmement pauvre – les 450 millions d’euros d’aide de l’UE annuel représentent 30% du budget de l’Etat. On peut être sûr que ces hésitations sont aussi entretenues par les pressions du gouvernement français, qui n’a fait aucune déclaration publique depuis les législatives appelées de ses voeux en août afin de légitimer la prise de pouvoir de Tandja.

Encore une fois, la France applique sa fameuse « doctrine de la stabilité ». Elle préfère un dictateur qui maintient un habillage démocratique et qui est finalement conciliant pour ses intérêts économiques plutôt que d’encourager le retour à une démocratie légitime. Il est vrai qu’avec un nouveau président et dans un cadre plus démocratique, la France devrait certainement renégocier les accords qui encadrent son activité d’extraction d’uranium.

Quant à Tandja, il cherche à rassurer l’armée, dont l’opposition lui serait fatale, en signant une amnistie générale pour tous les actes de guerre commis au Nord Niger depuis 2007, tant pour les rebelles que pour les militaires. Encore une fois au Niger, l’impunité est faite valeur fondatrice d’un nouveau régime politique.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:26




NDLR : Nous commençons avec cet article, la publication en plusieurs parties d’une longue réflexion que nous avons reçue d’un de nos fidèles lecteurs que le retour au pays de l’ex président Patassé a inspiré et qui a tenu à partager son opinion.  

 

Avec le retour de Patassé au bercail, beaucoup sont ceux qui sèment la confusion en tentant de faire croire à l’opinion que la seule présence au pays de l’ancien président doit ouvrir à nouveau le débat sur le parti MLPC. C’est ignorer qu’entre temps, une décision de justice a été rendue sur  la question de savoir quels sont dirigeants actuels et qui doit dorénavant parler au nom de ce parti. S’il est vrai qu’avant de mettre fin à son exil togolais, Patassé avait fait des déclarations rejetant les sanctions prises à son encontre par les différentes assises du MLPC pendant son absence y compris celle de juin 2009 qui a investi Martin Ziguélé comme unique candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2010, il n’est pas moins vrai qu’il se doit de se soumettre aux décisions judiciaires, sauf à vouloir introduire la chienlit sur l’échiquier politique national en se faisant complice de Bozizé pour ce faire.

Le moins qu’on puisse dire est que la responsabilité de Patassé dans l’atomisation du MLPC est particulièrement engagée. Ce parti de masse il est vrai, a assuré de manière déterminante ses différentes victoires politiques depuis 1993 jusqu’à son renversement en mars 2003. Sur l’échiquier politique centrafricain, le MLPC est particulièrement redouté lors des compétitions électorales par les candidats de tous les autres partis qui ont déjà eu à prendre part aux diverses élections de la dernière décennie tels que le RDC du général André Kolingba, le FPP du défunt Pr Abel Goumba ou le MDD du défunt président David Dacko.

Mais il faut également souligner que dès qu’il a accédé au pouvoir en 1993, Patassé et ses camarades se sont révélés être de piètres dirigeants dans la gestion de l’appareil d’Etat et des affaires publiques du pays. Le MLPC est devenu au fil des années l’ombre de lui-même à telle enseigne que lorsqu’il a été éjecté du pouvoir le 15 mars 2003 par les colonnes hétéroclites tchado-centrafricaines de la rébellion du général Bozizé à l’issue d’un vaste complot international, beaucoup, y compris dans les propres rangs du MLPC, ont conclu que c’était un coup de grâce logique venu sanctionner la mauvaise gouvernance des années durant, de différents gouvernements Patassé, faite de divers errements, de corruption et autres trafics en tout genre, de scandales financiers impliquant plusieurs personnalités dans son proche entourage même. Tout cela a porté un rude coup au prestige du MLPC et à l’image de marque de Patassé aux yeux des Centrafricains et du monde entier. On se demande bien de quelle popularité continue encore de se targuer aujourd’hui Patassé qui feint d’oublier tous les scandales et autres sales affaires qui nt émaillé son pouvoir.   

Dès sa chute en 2003 et à peine avait il posé les pieds à Lomé pour entamer son second exil que c’est du sein de son parti et dans la bouche de ses camarades et compagnons que sont venues les critiques les plus acerbes contre son leadership et sa gestion du pays. C’est à peine si certains ne se réjouissaient pas de sa perte du pouvoir. Il s’en est donc allé à Lomé laissant derrière lui un parti en lambeaux et profondément divisé en plusieurs factions.

Puis, depuis le Togo, au lieu d’œuvrer au recollage des morceaux et au rassemblement, il s’est plutôt méthodiquement employé à diviser, à opposer les uns contre les autres, à rejeter et à exclure parmi ses camarades et collaborateurs proches, tant ceux restés au pays qu’exilés ça et là dans le monde. Se croyant toujours au pouvoir, il a multiplié la signature de ridicules décrets et décisions qui sont plutôt autant de preuves de son affaiblissement.  Son  entourage de Lomé avec ses derniers collaborateurs lors du coup d’Etat du 15 mars, s’est au fil du temps réduit en véritable peau de chagrin. Seul son dernier ministre des affaires étrangères, le très incompétent et prétentieux Martial Béti Marace qui, ne sachant où aller, est demeuré avec lui jusqu’au bout tout en étant réduit à sa plus simple expression.

 Ce sont les débris de ce MLPC que Martin Ziguélé et ses actuels camarades ont eu le grand mérite de ramasser à la petite cuillère après le triste et désastreux bilan de Patassé et entrepris depuis, de réhabiliter au prix de beaucoup d’abnégation et de sacrifices. Conscient que le résultat de ce travail de reconstruction du MLPC - dont la première étape de réussite a été la décision de reconnaissance rendue par la justice en faveur du bureau politique présidé par Martin Ziguélé, traîné au tribunal par l’aile de Luc Apollinaire Dondon Konamabaye - Patassé, toujours excellent dans l’art de diviser, a cru devoir lever le lièvre du faux débat stérile sur la question de savoir qui est le véritable fondateur du MLPC. ./.. (à suivre…)


Tiburce Konamna (quartier Fouh Bangui)

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:29




 

par Billets d’Afrique et d’ailleurs...n° 185 de novembre 2009

Revue de Survie 3 novembre 2009


C’est le retour d’un cauchemar. L’ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, exilé au Togo depuis 2003 projette de participer à la présidentielle de 2010 : « le peuple m’attend ». Celui-ci est soutenu par un sous-traitant françafricain proche de Claude Guéant, Kadhafi, qui l’encourage à regagner son pays afin d’y contribuer au retour de la paix définitive et de la stabilité (!).


Rappelons que Patassé a été renversé le 15 mars 2003 par son ancien chef d’état-major entré en rébellion, le général François Bozizé après deux ans d’un chaos terrible durant lequel Patassé avait fait appel aux miliciens congolais de Jean-Pierre Bemba. Qui a donc un intérêt à voir les deux frères ennemis s’affronter à la prochaine présidentielle ? Qui a intérêt de voir la République centrafricaine, au sous-sol si riche, déstabilisée ?


De son côté, la France et son champion Areva cherchent à renforcer leurs positions dans le pays. Les tractations vont bon train : « Anne Lauvergeon, la patronne du groupe français, s’est entretenue avec le président centrafricain François Bozizé, le 29 septembre à Paris. Celui-ci était accompagné de son (…) conseiller particulier Fabien Singaye » (Africa Mining Intelligence, 30 septembre).

La Lettre du Continent (n°573) précisait même : « que Bozizé avait tenté - en vain- d’obtenir d’Areva une avance sur impôts de 163 milliards F CFA ». « Singaye a par ailleurs profité de son séjour dans la capitale française pour être reçu à Levallois-Perret par le maire Patrick Balkany ». Un très mauvais signe.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 19:03




AFP 03/11/2009 | Mise à jour : 17:39

Un vaccin contre le paludisme, dont l'ultime phase d'essai est en cours depuis mai dans sept pays d'Afrique, pourrait être breveté d'ici trois à cinq ans, ont assuré aujourd'hui scientifiques et spécialistes de cette maladie, réunis en conférence pour une semaine à Nairobi.

Au troisième jour de leurs discussions, près d'un millier de participants à la 5e conférence de l'Initiative multilatérale sur le paludisme (MIM) ont évalué les progrès des recherches en cours sur le vaccin RTS,S.

Les résultats de la phase 2 des essais de ce vaccin, publiés l'an dernier, ont montré une efficacité de 53% chez les jeunes enfants affectés par la maladie. La troisième phase des essais cliniques est en cours depuis mai dans sept pays d'Afrique (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Tanzanie), impliquant 16.000 enfants âgés de six semaines à 17 mois.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:59




 

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OUAGADOUGOU 03/11/2009 (AFP)  — L'opposition guinéenne a "catégoriquement rejeté" mardi à Ouagadougou l'offre de "dialogue direct, franc et sincère" du capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir depuis 10 mois à Conakry.

"Il n'a fait que du réchauffage. Tout ce qu'il a dit hier (lundi soir à Conakry), il l'avait déjà dit. C'est du divertissement. Nous rejetons catégoriquement cet appel", a déclaré à l'AFP, le leader des Nouvelles Forces démocratiques de Guinée (NFD), Mamadou Mouctar Diallo.

Il était interrogé en marge des premières discussions entre les Forces vives de Guinée (opposition, syndicats, société civile) et le président burkinabè Blaise Compaoré, désigné médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Plusieurs responsables de l'opposition notamment les anciens Premiers ministres Sidya Touré, Jean Marie Doré, François Lonséni Fall ou encore Cellou Dalein Diallo étaient présents à cette rencontre.

L'opposant historique au président Lansana Conté (1984-2008), Alpha Condé, étaient également présent ainsi que des délégués syndicaux et des représentants de la société civile.

L'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté qui avait été admis dans la salle a été finalement "éconduit". "Les Forces vives ont dit qu'il ne fait pas partie de leur délégation", a indiqué un officiel burkinabè.

"Seul et seulement le dialogue direct, franc et sincère, constitue la voie royale pour sortir de cette situation", avait indiqué dans la nuit de lundi à mardi le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, dans une adresse à la Nation diffusée par la télévision et la radio nationales.

"L'apport extérieur de pays amis et gens de bonne volonté à ce dialogue guinéo-guinéen est certes important, mais la volonté et la détermination patriotiques restent et demeurent la clé du succès auquel aspirent tous les Guinéens", avait-il ajouté.

 

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