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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 20:14

 

 

Djoto Droko

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

Liste du Gouvernement TIANGAYE - DJOTODIA

 

Ministres d'Etat    

Ministre d'état  chargé des mines, du pétrole et de l'hydraulique : Djono Ahaba

Ministre d'état à l'Equipement, travaux publics et du désenclavement, porte-parole du gouvernement : Me Crépin Mboli-Goumba

Ministre d'état chargé de la Sécurité Publique, de l'Emigration-Immigration et de l'Ordre public : Nourredine Adam

Ministre d'état des  eaux, forêts, chasse et pêches chargé de l'environnement et l'écologie : Mohamed Daffhane

Ministre d'état  chargé de la Communication, Promotion de la culture civique et de la Réconciliation nationale  : Christophe Gazam betty

 

Ministres

 

Ministre de la  défense Nationale, de la restructuration de l'armée, des anciens combattants et victimes de guerre et du programme DDR : Michel Djotodja

Ministre des Postes et télécommunications : Pouzere henri

Ministre des Affaires étrangères, de l'intégration, de la Francophonie et des Centrafricains de l'étranger :  Doubane Charles Armel

Ministre de l'économie, du Plan et de la coopération internationale :  Abdallah Kadre Hassane

Ministre du Commerce et de l'industrie: Amalas Amias

Ministre de l'Administration du territoire : Aristide Sokambi

Ministre de l'Education et de l'enseignement supérieur : Loudegue Marcel

Ministre du Transport et de l'aviation civile : Arnaud Djoubaye Abazene

Ministre des Finances  et du budget : Georges Bozanga

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et de la réforme judiciaire :  Arsene Sendé

Ministre de la Sante, de la Population et de la lutte contre le VIH/ Sida : Docteur Aguide Soubouk

Ministre des PME et de l'amélioration du climat des affaires : Maurice Yondo

Ministre du Développement rural : Tchimanguere Jérémie

Ministre des Affaires sociales, de la solidarité nationale et de la promotion du genre : Moussa Yadouma Marie madeleine

Ministre de la Fonction publique, du travail, de l'emploi et de sécurité sociale : Kpokolo sabin

Ministre de l'Urbanisme, de la reconstruction des édifices publics et de la réforme foncière : Risigala Ramadan

Ministre du Logement et de l'habitat : Nkouet marie madeleine

Ministre de la Jeunesse et des sports, des arts et de la culture : Abdoulaye Hissene

Ministre du Tourisme : Yacoub Ataib Mahamat

Ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement et des relations avec les institutions: Ahamat Harol DEA

 

Ministres délégués:

 

Défense chargé de la défense, de la restructuration de l'armée et du programme DDR : Colonel  Bertrand Mamour

Finances chargé du Budget : Bounandele Koumba

Affaires étrangères, de l'intégration, de la Francophonie chargé des Centrafricains de l'étranger : Anne Victoire YAKOUSSOUBE

Pôles de développement :  Mbremaidou Christophe

Elevage : Bendounga Joseph

Education nationale, Enseignement fondamental et professionnel : Claude LENGA

Urbanisme, réforme foncière : Honore Douba

Environnement et  écologie : Michel DOKO

Régionalisation: Parfait KONGO

 

Présidence

 

Ministre directeur de cabinet à la Présidence : Mahamat  Kamoun

Dircab Adjoint: Idriss Salao

Chef de cabinet particulier: Fotor Abdel Djoubar

Secrétaire Général à la Présidence de la République : Etienne BODA

Ministre Conseiller Diplomatique et aux organisations Internationales : Dieudonné SALAMATOU

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 14:36

 

 

 

De la part d'un compatriote, fidèle lecteur de Centrafrique-Presse, un message de félicitation qui va droit au coeur de la rédaction. Encore merci infiniment pour cette confiance

 

La Rédaction

 

 

                                                                                        Sibut le 25 Mars 2013

 

 

 

 

 

                                    A  Monsieur le Directeur de Publication de Centrafrique-Presse

 

 

 

Objet :  Félicitations

 

 

Messieurs,

 

A l’heure où les uns et les autres félicitent SELEKA, je félicite particulièrement Centrafrique-Presse pour les informations qu’elle nous livre et continue de nous livrer.

 

En effet, c’est grâce à ces informations , non contestées souvent, que les Centrafricains savent ce qui se passe dans leur pays d’une part, et comprennent et acceptent la rébellion de SELEKA d’autre part.

 

Veuillez accepter, Messieurs, mes salutations patriotiques.

 

                                                                                                Kouzou Ga de Loba

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 01:27

 

 

 

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par Ange Aboa

 

BANGUI 30-03-2013 à 19h20   (Reuters) - Michel Djotodia, qui a pris le pouvoir le 24 mars à Bangui à l'issue d'une offensive militaire éclair des rebelles du Séléka, a exclu samedi tout acte de représailles contre ses adversaires et exhorté ses compatriotes qui se sont enfuis à l'étranger à revenir au pays.

 

"Je lance un appel patriotique et fraternel à nos compatriotes, qui ont choisi le chemin de l'exil, de rentrer", a déclaré cet ancien diplomate formé en Union soviétique.

 

"Il n'y aura aucune chasse aux sorcières parce que nous devons promouvoir la tolérance, le dialogue et le pardon", a-t-il lancé devant une foule de milliers de partisans enthousiastes réunis aux abords du palais présidentiel.

 

Alors que la vague de pillage s'est calmée à Bangui, Michel Djotodia a annoncé que ceux qui se rendraient coupables de tels actes seraient traduits devant les tribunaux.

 

Il a également demandé l'aide de la communauté internationale, et notamment de la France, l'ancienne puissance coloniale qui compte un petit contingent militaire en RCA chargé de la protection de la communauté française.

 

Le coup d'Etat contre le président François Bozizé a été condamné par la communauté internationale, et l'Union africaine a suspendu la Centrafrique de ses rangs et pris des sanctions à l'encontre de ses nouveaux dirigeants, y compris Michel Djotodia.

 

SOMMET REGIONAL AU TCHAD LE 3 AVRIL

 

Samedi, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le nouveau régime de Bangui et indiqué que pour eux, c'est le Premier ministre sortant, Nicolas Tiangaye, qui est le seul et authentique chef de l'exécutif centrafricain.

 

Pour les Américains et les Français, le Séléka doit mettre eu oeuvre l'accord de partage du pouvoir signé en janvier à Libreville. Cet accord, signé par les rebelles et le gouvernement de François Bozizé, prévoit une transition jusqu'au scrutin présidentiel de 2016 auquel le chef de l'Etat déchu n'était pas autorisé à se présenter.

 

"Nous condamnons fermement la prise illégitime du pouvoir par la force de l'alliance du Séléka, la proclamation de Michel Djotodia comme président et la suspension de la Constitution et de l'Assemblée nationale", a déclaré à la presse Victoria Nuland, porte-parole du département d'Etat.

 

La crise au Centrafrique sera au coeur du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) prévu le 3 avril à N'Djamena à l'invitation du président tchadien Idriss Déby en présence du chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma. Treize militaires sud-africains ont péri lors de l'entrée des rebelles dans Bangui.


Michel Djotodia s'est engagé à agir selon l'esprit de l'accord passé dans la capitale gabonaise et a annoncé vendredi qu'il quitterait le pouvoir en 2016.


Samedi, une coalition de huit partis d'opposition, dont celui du Premier ministre, a rejeté la période de transition de trois ans proposée par Michel Djotodia et demandé de nouvelles discussions pour réviser l'accord de Libreville.


"Après nous être consultés, nous pensons qu'une transition de 18 mois serait raisonnable pour organiser de nouvelles élections démocratiques", a expliqué à Reuters le porte-parole du groupe, Edouard Koyambounou.

 

Jean-Loup Fiévet pour le service français

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 01:03

 

 

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Allocution prononcée par Adolphe NDOUBA

 

Paris 30 mars 2013

 

 

 

Chers amis, chers compatriotes, amis de la Presse,

 

Le 15 MARS 2003, le général BOZIZE entré en rébellion renverse le régime démocratique du feu Président Ange Félix Patassé ;


Le 24 MARS 2013, 10 années après, le régime de BOZIZE est à son tour chassé par une autre  rébellion celle de la COALITION SELEKA ;


La communauté Internationale, ainsi que tous les pays amis de la République Centrafricaine ont diversement apprécié ce changement. Partant de simples condamnations, à la prise de sanctions contre ce pays, la RCA semble être mise au banc du concert des Nations.


Mais au-delà de toutes ces réactions, Nous, Diaspora Centrafricaine établie en France et ailleurs, prenons acte du changement intervenu récemment dans notre pays et Déplorons toutes les souffrances infligées à nos pauvres populations notamment à celles vivant dans les zones rurales;


Nous condamnons les pillages organisés dans les domiciles des particuliers, dans  les locaux des Organisations non Gouvernementales et dans ceux des rares entreprises installées dans notre pays.


Nous déclarons notre ferme attachement à l’alternance démocratique comme unique voie d’accession au pouvoir et Exigeons des Autorités nouvellement installées  d’opérer un retour immédiat à l’ordre légal dans le respect de l’esprit des Accords de Libreville.


La république Centrafricaine vient de faire une fois de plus un bond en arrière, tandis que d’autres pays du Continent s’acheminent résolument vers la catégorie des pays dits émergeants.


Le tissu industriel  qui était déjà quasiment inexistant a été totalement mis à sac, plongeant ainsi le pays vers une ère inconnue de nos mémoires.


Basée à plus de 85% sur l’agriculture, notre économie devra faire subir à la population plus de 20 années d’inlassables efforts pour atteindre un indice acceptable au plan mondial.


La confiance des investisseurs qui s’était déjà complètement effritée en raison des pratiques locales ne reviendra pas de sitôt, car depuis ces dix dernières années, notre pays a été placé à haut risque en matière d’affaires et tient une bonne place dans le classement des pays les plus corrompus au monde.


Tandis que le plus grand nombre arrive péniblement à faire un repas par jour, une petite minorité s’arroge tous les droits aux postes de responsabilité, aux soins de santé, à l’éducation et à la richesse. Cela n’est plus acceptable !


Lorsque le mode de gouvernance d’un pays n’est conforme à aucune déontologie, lorsqu’il ne répond à aucun principe de justice et de solidarité sociale, il fait le lit à toute forme de soubresauts ; l’histoire des peuples nous  édifie sans cesse sur cette affirmation…


Les causes de notre mal ne viennent donc pas d’ailleurs, elles se trouvent dans nos propres cœurs, et se traduisent dans nos comportements ! Il est grand temps d’y apporter les corrections qui s’imposent, afin de transmettre aux générations futures une culture d’amour et de construction, plutôt que celle de l’exclusion et de la destruction.


Nous ne voulons pas devenir le premier pays à transformer l’homme en arme de destruction massive !....


Toujours porté à bout de bras, notre pays aurait pu faire l’économie de ces multiples retours à la case « départ », si les résolutions des multiples concertations, et autres médiations avaient été appliquées par nos dirigeants ! De nombreux pays amis sont venus à notre chevet en temps de crise… Mais rien n’y a fait !


L’occasion nous est donnée ici de rendre un hommage appuyé à leurs excellences les Président DENIS SASSOU NGUESSO du Congo Brazzaville, IDRISS DEBY ITNO du Tchad et ALI BONGO du Gabon et de les remercier pour les inlassables efforts qu’ils n’ont cesse de déployer pour endiguer les crises récurrentes en Centrafrique.


Nous remercions notre terre d’accueil, et pays ami de toujours, La France, pour  sa  position nouvelle prise depuis le sommet de l’OIF à Kinshasa, relative à ses relations avec les pays africains…


Nous la remercions pour les appuis multiformes qu’elle a toujours apportés à la République Centrafricaine, et l’exhortons, dans l’intérêt supérieur de notre peuple meurtri dans sa chair depuis plus d’une décennie, à œuvrer pour un retour rapide de ce pays dans la grande famille mondiale.


Nous lançons un cri du cœur à tous nos partenaires au développement, multinationaux et bilatéraux, et les appelons au devoir de solidarité, ainsi qu’à celui de l’assistance à PEUPLE en PERIL ;


A nos frères démocrates d’Afrique, qui sont en ce moment même à nos côtés, vous venez de confirmer l’essence de nos traditions qui veut que l’incendie qui s’est déclaré sur une toiture en paille sera combattu par les habitants de tous les villages environnants. Merci pour votre présence.

 

Enfin, et pour en terminer,


Le comité ad’ hoc de la diaspora est très inquiet au regard des risques d’une fracture sociale engendrée par les évènements dans notre pays.

Ainsi, par ma voix,


elle déclare qu’elle n’a aucune vocation à encourager quelque division que ce soit entre les filles et les fils d’un même pays. La diversité culturelle, ethnique, régionale et confessionnelle  constitue à nos yeux un facteur d’enrichissement.


C’est autour de ces valeurs, promues dans le respect des Libertés et des règles démocratiques, que notre nation se soudera.


A ce propos, il convient ici de demander avec insistance aux nouvelles Autorités en place en Centrafrique la convocation immédiate d’une CONFERENCE NATIONALE INCLUSIVE qui permettra à tous les Centrafricains toutes confessions et appartenances confondues, de réfléchir  ensemble sur les moyens à mettre en œuvre, afin de pousser le pays sur la voie de la relance ;


 La conférence Nationale Inclusive aura également pour mission de METTRE EN PLACE, ENSEMBLE, LES INSTITUTIONS QUI  DIRIGERONT LE PAYS PENDANT LA DUREE DE LA TRANSITION, et de définir la feuille de route qui s’imposera aux acteurs de cette transition que nous souhaitons très brève.


Conformément à l’Esprit des Accords de Libreville, nous engageons les nouvelles Autorités à demeurer dans une parfaite logique d’arbitrage et de neutralité, de sorte que les Partis politiques qui ont pour vocation de prendre en main la direction du pays, puissent jouer pleinement leur rôle dès la fin de la transition.


La Diaspora s’impliquera pleinement au cours de ces prochaines assises dans la mise en place d’UN OBSERVATOIRE qui s’emploiera à l’évaluation et au suivi des résolutions adoptées.

 

 

Je vous remercie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 01:41

 

 

 

Boz seul

 

 

MANIFESTE

POUR LE RESPECT DU DROIT DES CENTRAFRICAINS,

ET POUR UNE SORTIE DE CRISE PACIFIQUE, HONORABLE ET EQUITABLE

 

Le 29 Mars 2013

 

Nous, intellectuels Centrafricains et nos amis africains, soussignés, tenons à interpeller la Communauté Internationale, en particulier les gouvernements de la France, des Etats-Unis, le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, au sujet de la crise actuelle  en République Centrafricaine, en particulier des condamnations et sanctions prononcées par l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

Le 20 mars 2013 la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Margaret Vogt, a exposé aux membres du Conseil de sécurité la situation et ceux-ci ont fermement condamné les attaques perpétrées par le Séléka, Le Conseil a également condamné les menaces que font peser les milices COCORA de Lévy Yakité un soutien de Bozizé et exhorté les parties prenantes, y compris les médias, à s'abstenir de tout appel à la violence. Le  Secrétaire général de l’ONU, suivi des membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné les attaques récentes et la prise de pouvoir par la force en République centrafricaine perpétrées le 24 mars dernier par la coalition de la Séléka, ainsi que les violences et les pillages dont elles se sont accompagnées. Les membres du Conseil de sécurité ont ensuite réitèré leur soutien aux accords de Libreville signés le 11 janvier 2013 sous les auspices de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC).

Le coup de force du a été condamné par l'ensemble de la communauté internationale.

 

A l’ONU le  25 mars 2013, le Secrétaire général Ban Ki-moon a condamné la prise de pouvoir par la coalition de la Séléka en République centrafricaine, dont les forces sont entrées dans la capitale Bangui samedi 24 mars. Le  Conseil de sécurité  a ensuite appellé au rétablissement de l’ordre constitutionnel et à l’application des accords de Libreville. Mais c’est une condamnation prudente qui ne s’accompagne pas de sanctions.

 

L'Union africaine quant à elle a annoncé le lundi 25 mars, avoir suspendu la Centrafrique de son organisation et gelé les avoirs de sept responsables de la Séléka, dont Michel Djotodia.

 

Alors que la communauté internationale et les chefs d’États d’Afrique centrale ont, dans leur ensemble, pris acte sans grande difficulté du départ du président François Bozizé, le Conseil de Paix et Sécurité de l'Union africaine (UA) a décidé de suspendre la participation de la Centrafrique à l'organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la Séléka. Répétition à éviter.

 

« Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la RCA (République centrafricaine) à toutes les activités de l'Union africaine ainsi que d'imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants de la Séléka, dont son chef Michel Djotodia »

 

Le Conseil de l'UA demande « la restauration immédiate de l'ordre constitutionnel dans le pays et dénonce la décision unilatérale et injustifiée de la Séléka d'agir en violation flagrante du cessez-le prévue par les Accords de Libreville conclus entre la rébellion et M. Bozizé ».

 

« Le Conseil demande à tous les États-membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anti-constitutionnel en République centrafricaine et de faciliter l'application de toute autre mesure qui serait prise par l'Union africaine, y compris le jugement des auteurs de ce changement anticonstitutionnel de gouvernement », poursuit le communiqué.

 

L’UA exhorte également ses « partenaires internationaux notamment le Conseil de sécurité de l'Onu et l'Union européenne à prendre des mesures fermes contre les putschistes ».

 

Au nom des exigences de la rigueur et de l’honnêteté intellectuelle, de la justice et du droit, de la démocratie et de la paix, de la dignité de l’Afrique et des Africains, dont nous tenons à être des défenseurs, nous leur disons :

 

1) Nos profonds regrets pour la perte subie par le contingent Sud Africain dans son soutien à la protection de BOZIZE qui reste le seul responsable de ce carnage qui n’aurait jamais eu lieu si les accords de Libreville avait été respecté à la lettre, en particulier par l’Afrique du Sud à qui ces accords demandaient de retirer sa troupe de la RCA le plus tôt possible.  Nous regrettons  que les autorités sud africaines n'aient eu la clairvoyance de mesurer les conséquences de l’engagement de leur troupe dans la protection de Bozize au détriment du peuple Centrafricain.


En soutenant à la fois les accords de Libreville et l’Afrique du Sud qui a violé ces accords, le Conseil de Sécurité de l’ONU étale à la face du monde ses propres contradictions,  son manque de crédibilité, et sa partialité au profit des plus forts et au détriment des plus faibles.

 

 2)  Le principe de subsidiarité est un principe politique et social selon lequel la responsabilité d'une action publique, lorsqu'elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d'elle-même. Il va de pair avec le principe de suppléance, qui veut que quand les problèmes excèdent les capacités d'une petite entité, l'échelon supérieur a alors le devoir de la soutenir, dans les limites du principe de subsidiarité (Voir Wikipédia).

 

Dans la grave crise malienne qui mis en danger l’intégrité territoriale et la souveraineté d’un pays membre de l’Union Africaine où le silence de l’Union Africaine a été étourdissante , cette dernière s’est abritée derrière le principe de subsidiarité dont jouit la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour ses décharger lâchement de ses responsabilité et laisser des petits pays comme le Togo se débrouiller avec leurs moyens de bord pour acheminer leurs troupes pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali.

 

Le fait que l’Union Africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU aient réitéré leur soutien aux accords de Libreville signés sous les auspices de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) cadre parfaitement avec cette subsidiarité.

 

Par contre, malgré le prestige qui a auréolé la CEMAC  à la suite de ces accords de Libreville précédés de l’envoi de ses troupes en Centrafrique pour stopper l’occupation de la totalité du territoire centrafricain par les forces de la Séleka,  l’Union Africaine a violé ce principe de subsidiarité reconnu à la CEMAC et a voulu « l’enterrer vivante » en prenant et publiant unilatéralement ses décisions quelques heures à peine après la prise de Bamako par les forces de la Séleka, signant ainsi une politique de « deux poids deux mesures » au sujet de la CEDEAO et de la CEMAC.

 

A quel jeu joue l’Union Africaine  instrumentalisée par l’Afrique du Sud ? C’est la question à laquelle l’institution devra répondre pour gagner en crédibilité. Il faut rappeler que la politique extérieure de l’Afrique du Sud n’a pour logique que de s'opposer aux pays colonisateur sans pour autant faire une analyse objective et non partisane de la situation qui prévalait en République Centrafricaine sous le règne de Bozizé parvenu au pouvoir par coup d’Etat et qui fêtait chaque année cet anniversaire alors qu’il prônait avoir gagné les élections régulièrement. Un Président élu a-t-il encore des raisons de fêter un coup d’Etat l’ayant porté au pouvoir? L’Union Africaine instrumentalisée par Les Autorités Sud Africaines avait fait le choix de défendre l’indéfendable en violant sciemment le principe de subsidiarité.

 

3) Nous ne trouvons « aucune base juridique recevable » aux différentes prises de position, de décisions, des sanctions et des menaces de la « Communauté Internationale »  contre les autorités autoproclamée, et nous trouvons plutôt que ces prises de position, de décisions, des sanctions et des menaces cachent des contradictions et une hypocrisie insoutenables.

 

En effet, nous estimons notamment que la défense de la légalité constitutionnelle en RCA sous le Président Bozizé est dénuée de tout fondement puisque les dernières élections organisées avec le soutien de l’Union Européen et autres partenaires de la RCA ont été qualifiées de « sujette à caution » dans un rapport de l’union européenne publié deux mois après la proclamation des résultats en février 2011. Nous affirmons que conformément au droit, seules des élections organisées dans les transparences au minimum confèrent la légalité Constitutionnelle. Dans le cas d’espèce de la République Centrafricaine, l’opposition, regroupée dans le collectif FARE, a longtemps bataillé seule pour une annulation de ces élections sans obtenir le soutien de l’Union Africaine, qui prône aujourd’hui une légalité qu’elle n’a pas aidé à construire.

 

En effet, en République Centrafricaine, l’opposition politique en tête le FARE-2011 (Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011), structure regroupant les partis politiques d’opposition au lendemain des élections de Janvier 2011 n’avait cessé d’attirer l’attention de tous les partenaires de la RCA sur dérives de Bozizé, convaincu que pour avoir  financée ces élections, les contribuables européens seraient à l’écoute pour solution apaisée à la crise postélectorale qui persistait en République Centrafricaine.


Ainsi les partisans du FARE 2011 établis en France et à travers le continent africain n’avaient cessé de rappeler qu’en 2010 à l’aube des préparatifs de ces élections, les partis d’opposition regroupés dans le CFC (Collectif des Forces du Changement) avaient rendu publics ses réserves sur le mode d’organisation des élections par  un monsieur entièrement à la solde du général BOZIZE.


Les politiques et la société civile n’avaient cessé de relever les incohérences dans la préparation et l’organisation de ces élections, de prévenir les partenaires au développement sur les risques d’échec du processus démocratique en République Centrafricaine. Cet échec annoncé était orchestré sur la volonté du général BOZIZE de se maintenir au pouvoir à n’importe quel prix.

Les cris du FARE-2011 pour informer l’Union Africaine de son souhait de voir s’installer une forme particulière de participation de l’opposition à un dialogue inter-centrafricain n’ont malheureusement eu aucun écho favorable, ni à Prétoria auprès du gouvernement Sud Africain, ni à Addis Abéba auprès de l’Union Africaine, ni à Washington auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

L’Union Africaine, sous l’impulsion de l’Afrique du Sud, prétend vouloir contribuer au renforcement  de  la sécurité d’un pays qui était en difficulté institutionnelle. Pour renforcer la légalité constitutionnelle, l’Union Africaine aurait dû aider la RCA en ce moment où tous les dirigeants Africains ont préféré soutenir leur pair

 

Vouloir défendre l’ordre institutionnel en RCA sans aucune preuve de légitimité populaire sous le président Bozizé, c’est vouloir défendre l’indéfendable, comme prétendent le faire l’Afrique du Sud, l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

4) Enfin, nous trouvons curieux, cynique et hypocrite que l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité de l’ONU exigent le retour à l’ordre constitutionnel en République Centrafricaine après le prise du pouvoir par les forces rebelles, alors que ces institutions ne l’ont pas exigé dans les trois pays de l’Afrique du Nord où l’ordre constitutionnel a été aboli durant le « printemps arabe », notamment par la rébellion armée en Libye avec l’appui des forces de l’Otan, tout comme elles ne l’ont pas exigé en Côte d’Ivoire où l’ordre constitutionnel, incarné par le Président dont l’élection a été proclamée par la Cour Constitutionnelle ivoirienne, a été renversé par une rébellion armée appuyée par les forces françaises et celles de l’ONU. Ces attitudes de l’Union Africaine et du Conseil de Sécurité de l’ONU vis-à-vis de la RCA d’une part et des autres pays africains cités d’autre part relève donc indiscutablement de nouveau d’une politique condamnable de « deux poids deux mesures ». 

 

En conclusion, au vu des points  1 à 4,  nous affirmons à la face du monde, notamment des « plus puissants de ce monde », que les centrafricains par amour de la République Centrafricaine et de sa souveraineté, souhaitent ardemment que les réactions soient en phase avec la réalité centrafricaine (du réalisme Centrafricaine à supprimer), suite aux manquements de la Communauté Internationale, de l’Union africaine, des partis politiques centrafricains et de l’opinion publique centrafricaine.

 

Ce changement, ne serait pas une troisième possibilité ou une solution de la dernière minute, mais un nouveau processus politique en Centrafrique qui inclut les acteurs impliqués dans la transition militaire associée avec tous les partis politiques centrafricains pour permettre de décider de convoquer une Assise Nationale, par souci de la paix, du consensus et de la prospérité dans toute la République Centrafricaine,  conformément aux pouvoirs qu’ils se sont conférés à la faveur du dernier changement malgré les condamnations étrangères et du peuple centrafricain pour l’honneur de tous les africains.

 

 

Le Manifeste Centrafricain par

Le Collectif  ToroToro (Trop C’est Trop)

Tropctrop_rca@yahoo.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 22:34

 

 

 

Bangui centre ville encombré

 

 


Depuis le 24 Mars 2013, un changement brutal s’est opéré dans notre pays. La Constitution est suspendue. Des Actes constitutionnels sont pris par le Chef de l’Etat pour conduire la période de transition politique aux contours non encore clarifiés.


L’Union Africaine a sanctionné la RCA. Un sommet de la CEEAC se tiendra le mercredi 03 Avril 2013 à Ndjaména qui débattra de la question de la RCA.


La société civile, par le présent mémorandum, condamne ce mode d’accession au pouvoir de l’Etat. Elle prend acte du changement de régime et exprime ses préoccupations concernant certaines questions cruciales aujourd’hui sans réponse pour susciter la convocation urgente d’une rencontre devant leur apporter des solutions idoines. Ce mémorandum fait un rappel des causes des conflits récurrents en République Centrafricaine, décrit la situation actuelle au regard des droits humains et du droit humanitaire, soulève des questions sur la période de transition et formule des recommandations.

 

I - Les causes des conflits en RCA.

 

Les causes et les facteurs de conflits en RCA sont divers, variés et profonds. A titre illustratif mais non exhaustif, l’on peut mentionner:

- la fragilité des institutions étatiques depuis les indépendances à nos jours ;

- l’échec des efforts de démocratisation entrepris en 1979 après la chute de

l’Empereur Bokassa 1er ;

- l’exploitation et l’instrumentalisation des différences ethniques par les régimes successifs;

- le mode de conquête, de gestion et de transmission des pouvoirs politiques par des

procédés non démocratiques à l’exception de la période de 1993;

- la prolifération de groupes armés et des armes légères à la suite des multiples

mutineries de 1996, 1997 ;

- les coups d’Etat manqués du 28 mai 2001, du 25 Octobre 2002 ; les coups d’Etat du 15 mars 2003 et du 24 Mars 2013 ;

- le manque de dialogue franc et sincère entre le pouvoir, l’opposition et la société

civile depuis 1992 ;

 

- l’intransigeance et le manque de flexibilité des acteurs sociaux et politiques accentués par les élections législatives et présidentielle de 2010 /2011 ;

 

- les arriérés de salaires et/ou le non-paiement des salaires à terme échu sous les

régimes des présidents KOLINGBA et PATASSE ;

 

- les longues grèves ayant dépassées sept (07) mois sous le régime KOLINGBA ;

- la pauvreté et la misère criardes des populations ;

- le sentiment d’abandon et/ou d’exclusion des populations du Nord ;

- l’insuffisance et la détérioration des infrastructures de base ;

- les interventions intempestives du régime Tchadien depuis 2003 ;

- la centralisation et la concentration des pouvoirs de l’Etat ;

- la perméabilité de nos frontières au Nord et à l’Est ;

- les conflits armés dans les Etats voisins ;

- le phénomène de transhumance entre les populations autochtones du nord et celles du Tchad ou du Soudan ;

 

- le phénomène de braconnage venant majoritairement de certains pays voisins ;

 

- le phénomène des coupeurs de routes communément appelés Zaraguinas qui sévissent principalement dans l’Ouest, le Nord-Ouest, le Nord-Est et dans le Centre,


ils s’attaquent aux populations en les dépossédant de leurs biens. Les cibles privilégiées de ces bandits de grand chemin sont les convoyeurs de fonds, les commerçants et les éleveurs. Ils créent une insécurité réduisant le nombre de touristes qui désirent se rendre dans le Nord-Est. Ce qui constitue d’importants manques à gagner financiers pour l’économie centrafricaine.

 

Il convient de rappeler que, depuis plus de dix ans, la RCA subit les effets négatifs des guerres qui se déroulent dans la région des Grands Lacs, en accueillant des milliers de réfugiés de la RDC, du Burundi et du Rwanda mais également des conflits armés des pays voisins comme le Tchad et le Soudan. Ces guerres, combinées aux rebellions internes en RCA ont accentué la prolifération transfrontalière d’armes de guerre. En outre, les conflits centrafricains qui étaient internes au départ, ont fini par revêtir le caractère régional avec la présence de la Lord Resistance Army de Joseph KONY ou des hommes du chef rebelle Tchadien BABA LADE en dépit de sa reddition en juin 2012, le recours constant par des Centrafricains à des mercenaires étrangers pour accéder au pouvoir de l’Etat.

 

Malgré les efforts de réhabilitation faits par le Gouvernement, bon nombre de réfugiés et de « libérateurs » ex compagnons de route dans la campagne pour la prise du pouvoir par le Général BOZIZE ne sont pas totalement réintégrés. Ils sont disséminés sur toute l’étendue du territoire devenant ainsi un terreau propice pour des actions de déstabilisation du pouvoir à cause de leurs conditions de vie très précaires. Ainsi, sont nés des groupes armés tels que L’armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), l’Union des Forces Démocratiques pour le Renouveau (UFDR), la Convention des Patriotes pour la Paix et la Justice (CPJP), le Front Démocratique pour la Paix en Centrafrique (FDPC), la Convention Patriotique pour le Salut du Kodro (CPSK) et la Coalition SELEKA depuis le 10 Décembre 2012.


Les crises récurrentes, la tribalisation outrancière, l’absence de discipline et les faiblesses logistiques ont accentué les carences des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et détruit les moyens déjà limités de cette Armée. A cela s’ajoutent le mode aléatoire de recrutement dans les forces armées (Actions de violences des candidats à l’enrôlement du 02 Août 2012 à Bangui), la formation sommaire de certains éléments, l’acquisition des grades sur des critères clientélistes ainsi que des effectifs vieillissants.

 

II - Situation des droits humains et du droit humanitaire depuis le 10 Décembre

2012

 

Avant la campagne de Bangui, la situation sur le plan humanitaire était alarmante.

 

Près de sept cent (700) écoles étaient fermées. Environ 80 autres endommagées laissant des milliers d’enfants traumatisés et sans accès à l’éducation. Les plupart des enseignants ayant fui leurs lieux d’affectation. Plusieurs formations sanitaires sont sans personnel et privées des médicaments essentiels dans les provinces.

 

La Campagne de Bangui a commencé par une coupure de l’électricité dans la ville le samedi 23 Mars dans la matinée. Plusieurs personnes admises dans les hôpitaux et placées sous oxygène en ont été privées. Cette rupture de l’électricité a entrainé une

coupure d’eau courante pendant plusieurs jours. A ce jour, certains quartiers n’ont pas toujours retrouvé le rythme normal d’approvisionnement en eau courante. Des stations radios ont été affectées également par cette rupture de courant électrique sur les installations de Boali.

 

Depuis le dimanche 24 Mars 2013, les organisations de la société civile déplorent la détérioration de la situation générale des droits humains. A la suite de la destruction du Camp Béal siège du Ministère de la Défense Nationale, plusieurs armes de guerre ont été récupérées ainsi que des effets militaires qui ont été remises à des civils n’ayant aucune formation militaire.

 

Certains éléments de la SELEKA et la population civile se sont livrés à des pillages à grande échelle. Pillages des édifices publics et des domiciles des particuliers. Pillages des entreprises publiques et privées. C’est le cas de la plupart des grandes sociétés installées à Bangui: les sociétés de téléphonie mobile, la SOCACIG, la CFAO, GACOA SIV… Les sièges des organismes internationaux comme le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Certains éléments après avoir pillé certains domiciles les occupent actuellement. C’est le cas de la villa de Mme KAIMBA née Laure GANRO au PK 10 dans la commune de Bégoua. Les domiciles des anciens ministres Annie Gisèle NAM, situé au PK 10, Emmanuel BIZOT situé à Bimbo, Alfred POLOKO TAINGA, le Président de l’Assemblée Nationale aux 200 villas, le Conseiller à la Primature Maxime BALALOU ont été pillés par des éléments de la SELEKA. Pillage des boutiques des stations d’essence de l’Avenue Conjugo, de BAMAG, de Pétévo,…

 

Plusieurs cas de personnes tuées par balle ont été signalés aux organisations de la société civile. Il s’agit particulièrement des cas de messieurs Cyrille GBADAYE, élève au Lycée des Martyrs à Bangui tué dans la nuit du dimanche 24 Mars selon les témoignages concordants par un élément de la SELEKA et de Romaric GUIDA abattu par balle vers 5 heures du matin le lundi 25 Mars 2013. Plusieurs personnes sont également victimes de blessures par balle. On dénombre selon les sources hospitalières au moins deux cent blessés par balle. La Croix Rouge Centrafricaine a dénombré soixante et dix huit (78) corps non encore identifiés par les membres de leurs familles et inhumés le vendredi 29 Mars 2013.

 

Dans la journée du lundi 25 Mars, une panique s’est emparée de la ville. En effet, une folle rumeur a fait le tour de la ville faisant état de deux éléments de la SELEKA tués après une altercation par la population du quartier SAIDOU dans le 2ème arrondissement de Bangui. En représailles, les éléments de la SELEKA auraient décidé de procéder à une fouille systématique maison par maison. Cette rumeur a provoqué l’exode de plusieurs hommes. Elle a entrainé la mort par noyade à Bimbo dans l’Ombella MPOKO d’au moins une trentaine de personnes fuyant les supposées actions de représailles des éléments de la SELEKA.

 

Par ailleurs, des informations concordantes font état des exactions commises par certains éléments de la garde présidentielle dans leur fuite au niveau dans la Lobaye, la Mambéré Kadéi et la Sangha Mbaéré. Ils auraient procédé à des pillages de véhicules, des groupes électrogènes et autres et à des extorsions de fonds des sociétés forestières. Des cas de violences sexuelles auraient été signalés dans la

Sangha Mbaéré.

 

III-Analyse de la période de transition

 

Le coup d’Etat qui a été perpétré le dimanche 24 mars 2013 en RCA ouvre une période de transition politique pleine d’interrogations légitimes. Les nouvelles autorités envoient des signaux contradictoires sur la période de la transition. Dans sa première adresse à la Nation le mardi 26 Mars, le chef de l’Etat s’est engagé à respecter les accords de Libreville. Il a promulgué les Actes constitutionnels le 26 Mars 2013, après avoir suspendu la Constitution du 27 Décembre 2004 puis reconduit dans ses fonctions Maitre Nicolas TIANGAYE comme Premier Ministre.


Plusieurs questions de fond demeurent sans réponses claires de la part des nouvelles autorités. Sachant que la Constitution a été suspendue, quelle est la validité des accords de Libreville ? Quel rôle devra jouer la Coalition SELEKA désormais ? Quel est le calendrier de la période de transition ? Revient-il au Premier Ministre et à la Coalition SELEKA de définir la taille et le profil des futurs membres du

Gouvernement ?

 

IV-Recommandations.

 

Au regard de ce qui précède les organisations de la société civile recommandent

instamment:

1. La convocation dans les meilleurs délais d’une rencontre entre centrafricains pour

définir les contours de la transition;

2. La nomination des personnalités dans les organes de transition sur des critères

privilégiant la question du genre, de la compétence, de la probité morale et de

l’équilibre géopolitique du pays ;

3. La constitution d’un fonds d’indemnisation des victimes des violences armées ;

4. Le démarrage dans les meilleurs délais du programme désarmement, démobilisation

et réinsertion en veillant sur l’implication et la participation effective des

organisations de la société civile à ce programme ;

5. La poursuite de tous les présumés auteurs des violations des droits humains et

d’actes de pillages dans un esprit d’une justice juste, équitable et non celle des

vainqueurs ;

6. La mise en place des organes de transition dans un esprit consensuel;

7. Le rétablissement de la libre circulation des personnes et des biens ainsi que de la

communication sur l’ensemble du territoire national;

8. La sécurisation effective des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire

national ;

9. Le redéploiement des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national.

 

Fait à Bangui, le 30 Mars 2013

 

Ont signé :

 

- ACAT Centrafrique.

Maitre Guy Antoine DANGAVO

- Coalition Centrafricaine pour la Cour Pénale Internationale.

Maitre Bruno Hyacinthe GBIEGBA

- Cercle de Recherches et d’Education par les Arts.

Gervais LAKOSSO

- Enfants sans Frontière.

Brice Kévin KAKPAYEN

- GERDDES/ Centrafrique

Godefroy MOKAMANEDE

- Mouvement pour la Démocratie et la Défense de l’Action Humanitaire

Adolphe NGOUYOMBO

- Réseau des Femmes Croyantes Médiatrices de la Paix

Mme Valérie Blandine TANGA

- Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme

Thierry KHONDE BALANDEGUE

- Réseau des ONG des Droits de l’Homme

Maitre Marie Edith DOUZIMA

- Observatoire National des Elections

Fulgence ZENETH

- Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme

Maitre Mathias Barthélémy MOROUBA

- Observatoire de la Promotion de l’Etat de Droit et de la Démocratie

Lucien YALIKI

- Organisation des Femmes Centrafricaines

Mme Marguerite KOFFIO

 

 

 

NDLR : Le discours de la prétendue société civile centrafricaine aurait été plus audible et infiniment plus crédible si sous le règne BOZIZE, celle-ci avait courageusement dénoncé et régulièrement condamné les nombreuses violations des droits de l'homme, les arrestations et autres détentions arbitraires à la SRI, au camp de Roux par Djodjo et Papy Bozizé ou par la soldatesque de celui-ci, et exigé aussi le démantèlement du "GUANTANAMO" personnel et privé du même BOZIZE à Bossembélé. On note aussi avec indignation qu'alors que la plupart des citoyens y compris des pauvres gens et des Centrafricains de classe moyenne ont été victimes de ces pillages à grande échelle, les signataires du présent mémorandum ne sont préoccupés que par le sort d'anciens ministres, thuriféraires et hauts dignitaires de la bozizie. Cela est franchement indécent et scandaleux. N'est-ce pas la même Marguerite KOFFIO qui rassemblait les femmes pour faire de nombreuses et drôles de marches de soutien à BOZIZE ? La signature d'un tel personnage discrédite d'office ce rassemblement de compatriotes dite "société civile", dont certains membres sont pourtant par ailleurs respectables.    

 


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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 22:07

 

 

 

car-seleka

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 21:51

 

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:54

 

 

 

 

Djotodia et Bozizé à Lbv

 

 

http://www.blogguillaumesoro.com 30/03/2013

 

Une chronique internationale de Franklin Nyamsi

 

Professeur agrégé de philosophie, Paris, France

 

Pénible sentiment du  déjà-vu ! Quand l’histoire piétine curieusement dans un pays, il nous faut résolument débusquer l’anguille géopolitique qu’il cache sous la roche de ses événements apparemment monotones. La république centrafricaine, dont nous dépeignions il y a quelques mois la longue tragédie historique depuis la disparition de Barthélémy Boganda, vient de connaître  un nouvel épisode fidèle à sa triste renommée de pays livré au cauchemar de la désorientation du destin. Coiffeur coiffé ou arroseur arrosé, comme on le voudra, le général-président-prophète François Bozizé a pris ses jambes à son cou, vers le Cameroun,  devant l’avancée spectaculaire et paradoxale de la rébellion du Séléka le lundi 25 mars passé. Tout d’un coup, celui que semblaient résolument protéger les armées sud-africaine, tchadienne, française, camerounaise et gabonaise, sans oublier une mission onusienne entière, s’est transformé en lapin fuyard, devant des troupes étonnamment aguerries face aux siennes, dans un schéma qui reproduisait presque point pour point les conditions de sa propre prise de pouvoir en 2003, par un coup d’Etat rondement mené contre le président élu d’alors, Ange-Félix Patassé. Pourquoi reviens-je cependant sur cet épisode cauchemardesque qui est un remake de la sempiternelle torture centrafricaine ? Pour essayer de comprendre trois choses : 1) Pourquoi le succès de la rébellion du Séléka a-t-il finalement été possible alors que tout semblait en janvier 2013, militer contre sa prise effective de pouvoir à Bangui ? 2)  Que signifie en particulier le fait nouveau de l’implication sud-africaine dans le conflit centrafricain, seule force militaire à avoir tenté in extremis de sauver le pouvoir Bozizé, à des milliers de kilomètres des frontières de Prétoria et de son espace vital de prédilection ? 3) De quelles perspectives le pouvoir Séléka de Michel Am Nondokro Djotodia est-il porteur, qui compte gouverner par la césarienne permanente des ordonnances pendant les trois prochaines années ?

 

Le succès de la rébellion du Séléka : une équation à inconnues multiples

 

La situation centrafricaine donne le vertige à l’analyste. Quand la rébellion du Séléka, rassemblant des forces hétéroclites à partir du sud-Soudan, a pointé son nez aux portes de Bangui en janvier 2013, tout a conspiré contre elle : la préservation de l’ordre constitutionnel, la sécurité des ressortissants étrangers, la priorité au dialogue, le désir des régimes voisins d’Afrique centrale de ne pas voir s’exporter la jurisprudence des coups d’Etats dans la sous-région, les réactions diplomatiques fermes de l’Union Africaine et des autres institutions internationales, mais aussi le peu d’engouement de la société civile centrafricaine pour un nouveau coup de force, ont semblé avoir raison de l’alliance hétéroclite qui ne jurait que par la chute du François Bozizé. Pourtant, en cette fin de mois de mars 2013, les mêmes facteurs semblent soudain avoir été interprétés en sens contraire. Pourquoi donc ?   Nous avancerons ici quelques hypothèses pour éclairer une équation politique dont les inconnues abondent encore.  Un temps d’acclimatation de la rébellion du Séléka aux exigences des protagonistes de la scène centrafricaine a manifestement eu lieu.

 

Il semble manifestement qu’on ait soudain compris que les constitutions centrafricaines ne valent que ce que vaut la superficialité du processus démocratique et des efforts de modernisation socioéconomique entrepris dans ce pays. Il semble que tout d’un coup, les protagonistes nationaux et internationaux du conflit centrafricain aient saisi l’inanité d’un dialogue entre factions déterminées davantage par le contrôle des zones d’extraction des richesses centrafricaines, que par une vision sereine et consensuelle de l’intérêt général. Il semble que les régimes voisins du Centrafrique, las de porter à bout de bras un régime qui de toute façon ne leur laissait entrevoir aucune période d’accalmie, se soient finalement rangés à la loi du plus fort, considérée comme la norme politique systématique du Centrafrique. Il semble, dis-je qu’on ait résolument convenu, dans les organisations internationales et sous-régionales, comme dans les officines de l’Elysée, de Washington ou de Pékin, que la démocratie est un luxe pour les Centrafricains, et que ce dont ils ont le plus besoin, c’est d’un régime politique fort, et d’un nouvel homme fort à sa tête, en raison de la friabilité des frontières du pays et de l’importance des matières premières stratégiques dont il recèle. Business over all. Comment comprendre autrement la résignation de la société civile centrafricaine elle-même, et notamment des partis politiques, qui semblent manifestement s’être quasiment tous alignés sur cette sorte de Realpolitik du rapport de forces à la centrafricaine ? Creusons davantage cette veine de l’intérêt immédiat : elle conduit à l’énigme sud-africaine.

 

Le fiasco Sud-Africain à Bangui : une énigme intéressante

 

Peut-être que la clé de toute cette affaire se trouve dans deux erreurs tactiques commises par le satrape Bozizé en plus de son incapacité congénitale à se convertir au style politique démocratique : alors que le Centrafrique est depuis son indépendance un partenaire économique privilégié de la France, son ex-puissance coloniale, François Bozizé, qui doit à l’indulgence française sa prise de pouvoir contre le régime de Patassé en 2003, a semblé oublier ingratement de saluer la mamelle qui l’a si longtemps nourri quand il a résolument ouvert les carnets de commande du pays aux Chinois et aux Sud-Africains. Après tout, nous dira-t-on, n’était-ce pas son droit indiscutable, de diversifier les relations économiques de son pays, pour lui donner le maximum de chances de se développer grâce au libre jeu de la concurrence mondialisée ? Bozizé, en tentant d’offrir à la Chine et à l’Afrique du Sud un rang respectable parmi les partenaires économiques du Centrafrique, ne s’engageait-il pas dans le sillage héroïque du nationalisme africain, rachetant ainsi son passif de satrape néocolonial ? Tout emballement dans ce  genre d’interprétation relèverait des impasses de l’anticolonialisme dogmatique. Il ne suffit pas, nous le verrons vite, de commercer avec les Chinois et les Sud-Africains, pour être l’avocat attitré de son propre peuple, défenseur de l’intérêt général de son pays. Pour ce qui est de la Chine, on sait que derrière sa propagande clamant une coopération décomplexée et sans paternalisme avec les Africains, se cache une boulimie énorme de matières premières stratégiques et d’espaces vitaux, qui ne tardera pas à se révéler comme une poussée impériale amorale.

 

Le général-président-prophète Bozizé ne rendait donc pas plus service aux Centrafricains en restant prisonnier de la Françafrique qu’en se livrant à la coopération amorale avec la Chine. Quant aux consortiums Sud-Africains, dominés par l’ancien imperium Afrikaner qui se projette dans toute l’Afrique avec pour seule ambition d’accumuler des fortunes colossales au mépris de la démocratie, des exigences écologiques et de l’intégration africaine, il est évident que leur marchandage avec Bozizé ne visait en aucune façon le plein épanouissement des Centrafricains. Pourtant, c’est bien l’Afrique du Sud de Jacob Zuma qui a donné de son sang dans le dernier baroud d’honneur du régime Bozizé. Près de quarante soldats Sud-Africains auront donc laissé leurs vies à Bangui, pour la défense du capitalisme de Pretoria. On découvre au fond en Centrafrique, comme en République démocratique du Congo et ailleurs, la nature exacte du colonialisme intérieur Sud-Africain en émergence, qui n’est pas préférable - rappelons-le aux esprits retors - au colonialisme français ou à l’impérialisme africain. N’est-ce pas au fond, cette double intrusion Sud-Africaine et Chinoise dans l’ex-pré-carré français qui a expliqué l’indifférence des troupes camerounaise, gabonaise, tchadienne et française lors de la dernière estocade portée par la Séléka au régime Bozizé ?  En plus du rejet et de l’indifférence des Centrafricains de longue date à son sort, le régime Bozizé aura sans doute joué dans cette affaire ses cartes géostratégiques les plus médiocres. Est-ce pour autant que ce pays est sorti de l’auberge espagnole  du désespoir où son histoire l’enferme depuis 1960 ?

 

Séléka, la panacée ou la poursuite du cauchemar centrafricain ?

 

Il est sans doute trop tôt pour anticiper sur l’avenir des relations entre Séléka et le peuple centrafricain. Le moins que l’on puisse dire est toutefois qu’elles n’ont pas commencé par une lune de miel. La prise de Bangui en ce mois de mars 2013 s’est accompagnée de nombreux pillages, de bavures et de privations de commodités de vie, qui ne sont pas de nature à enchanter les populations d’un pays déjà martyrisé par la pauvreté, la violence, le chômage et l’incertitude chroniques. Qui plus est, la relation intime de Séléka avec les armées d’occupation et les milices venues notamment du Tchad et du Sud-Soudan est loin de lui accorder l’odeur de sainteté qu’elle pourrait revendiquer. Enfin, le jeu de la Séléka avec la puissance française, le régime tchadien et le régime sud-soudanais, est loin d’être clarifié. Tout se passe comme si la rébellion avait, en sous-main, bénéficié du quitus de ces acteurs, comme le montre l’étrange coopération des troupes internationales avec les nouveaux maîtres de Bangui ces dernières heures, dans la sécurisation de la capitale notamment.

 

Le plus inquiétant de la situation présente demeure toutefois l’attitude du nouveau régime envers la quête centrafricaine de démocratie. Certes, respectant les Accords de Libreville qui nommaient le Premier Ministre Nicolas Tiangaye à la tête du gouvernement, Michel Am Nondokro Djotodia et les autres coalisés du Séléka ont voulu donner un signal fort de leur volonté de coopérer en intelligence avec toutes les forces vives du pays. En appelant par ailleurs tous les chefs de l’armée régulière centrafricaine à reprendre le service pour l’intérêt supérieur du pays, Djotodia semble donner un gage de plus de sa volonté de faire l’avenir avec toutes les forces vives du pays. Mais comment concilier cette main tendue avec la décision prise par le chef de Séléka de gouverner le pays par ordonnances pendant les trois prochaines années ? N’est-ce pas derrière les ordonnances que se cache tout l’art des satrapies africaines ? Un tel décisionnisme politique, cette sorte de césarisme à outrance qui s’annonce à Bangui, pourra-t-il s’abriter des tentations de l’autoritarisme, voire des dérives dictatoriales dommageables pour l’Etat de droit, les libertés fondamentales et les droits humains compris ? Je ne me prêterai ici à aucune divination. L’Histoire est le tribunal ultime des promesses politiques. On ne peut que souhaiter, à ce stade de l’analyse de la longue tragédie centrafricaine, qu’un sursaut éthique s’empare enfin de l’ensemble des forces politiques centrafricaines, afin que la transition qui commence soit résolument celle du commencement d’une histoire résolument Autre : celle de la modernisation socioéconomique et politique réelle du Centrafrique. On ne regrettera sans doute pas Bozizé. Mais on serait bien imprudent  de voir en Djotodia, le Saint-Michel qui sauvera le Centrafrique.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:38

 

 

 

 

bozize-Sassou.jpg

 

 

http://www.mwinda.org   24 mars 2013 écrit par Langangui

 

« La France "prend note" du départ du président centrafricain François Bozizé et appelle tous les protagonistes de la crise en Centrafrique à la "plus grande retenue", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères ». On ne fait pas mieux en matière de communiqué nécrologique.

 

C'était le bon vieux temps...

 

C’est donc, semble-t-il, fini pour François Bozizé, le président de la Centrafrique et poulain, du moins en maçonnerie, du chef de l’Etat congolais Sassou Nguesso.

 

Le général Bozizé, qui était arrivé au pouvoir suite à un coup d’Etat a dû quitter précipitamment son palais suite à l’irrésistible avancée des hommes de la Séléka, présentés comme des rebelles venus du nord du pays. Le soutien de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) et d’un contingent de soldats sud-africains (dont plusieurs auraient péri dans les combats aujourd'hui) n’y a rien fait : habilement la Séléka a profité de la mobilisation des soldats français et tchadiens (1) au Mali pour porter l’estocade au régime moribond de Bozizé. Sassou Nguesso, qui se targuait d’un rôle de médiateur dans le conflit centrafricain (2) voit ses efforts réduits à néant et assiste, impuissant, à la chute de son poulain. Une vraie préoccupation désormais pour lui de ce côté de la frontière face à des hommes habitués à la guerre, et qui sont loin d’être ses amis...

 Où est à présent réfugié Bozizé ? En RDC ? Nul ne le sait pour l’instant, mais il nous étonnerait que son parrain Sassou lui offre le gîte dans son palais (3), de peur de se fâcher avec les nouveaux maîtres de Bangui.

 

A noter le rôle pour le moins trouble du Tchad dans ce pays, à voir les moyens et la capacité militaire dont dispose la Séléka qui, finalement, n'est à l'origine qu'un groupement de petits partis.

 

(2) Il présidait en fait le Comité de suivi de l'accord de paix de Libreville signé en janvier.

(3) Le ministre des Affaires étrangères congolais, Basile Ikouebe, s'est d'ailleurs empressé d'affirmer : « ni moi ni le président de la République(Sassou Nguesso) n’avons été informés de son arrivée sur le sol congolais ».

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