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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 19:45

 

 

 

Voici pourquoi l’officier supérieur a disparu de la Minusca, dont il est pourtant le commandant.

 

Il a disparu du paysage de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), dont il est le commandant, depuis près de deux mois. Certains l’ont dit en fuite, d’autres encore en état de désertion. De toutes ces supputations, La Météo est aujourd’hui en mesure d’affirmer que le général de division camerounais Tumentah Martin Chomu est dans une situation difficile, aussi bien sur le plan physique que par rapport aux Nations Unies dont dépend la Mission.

 

Voici quelques semaines en effet, avec la permission de l’Onu, l’officier général a quitté la République centrafricaine pour une visite médicale supposée de routine aux Etats-Unis. Là-bas, apprend-on, les médecins traitants s’étant penchés sur la tumeur qui le fait souffrir depuis des années ont estimé au moins hasardeux de le laisser repartir. Le mal, qui nécessite ainsi un suivi permanent, a donc pris de l’ampleur. Il est utile de préciser, à ce niveau, que les mouvements du général de division sont essentiellement placés sous l’autorité des Nations Unies, pas de son pays d’origine.

 

Or, les mêmes sources font état d’une grave crise entre les deux parties. A Bangui, il est manifestement constaté que Tumentah Martin Chomu ne pourra pas reprendre du service pour des raisons de santé. Mais les mêmes Nations Unies exigent son retour immédiat dans la capitale centrafricaine, pour répondre de «faits graves» ayant entaché la discipline et l’honneur de la Mission de paix ainsi que l’éthique militaire.

 

Petites frappes

 

De quoi s’agit-il ? Selon des sources introduites à la Minusca, le nom du général camerounais est associé à des dossiers sulfureux, dont les révélations les plus «accablantes» sont survenues après son voyage aux Etats-Unis. Il lui est, particulièrement, reproché un affairisme débordant dans le domaine du trafic des pierres précieuses. Selon les mêmes sources, l’ancien chef de la 3e Région militaires interarmées N°3 du Cameroun serait à l’origine du mouvement d’humeur des casques bleus camerounais en septembre dernier. Il se serait engagé dans des tripatouillages ayant abouti au retard du paiement des primes des soldats camerounais engagés au sein de la Minusca. Par ailleurs, l’officier général traine derrière lui un passé sulfureux. Ses camarades d’armes rapportent à profusion son gout prononcé pour des petites combines pendant la guerre contre le Nigeria au sujet de la presqu’île de Bakassi. Durant le conflit frontalier, l’homme aurait passé le clair de son temps à monter de petites affaires mafieuses pour se remplir les poches au lieu de combattre pour l’honneur de la patrie.

   
Casques bleus dans la boue

 

Une situation plus qu’embarrassante, et de nature à déteindre sérieusement sur l’image de l’Onu dont les forces de paix ont, sur plusieurs sites d’opérations ces dernières années, été accusés d’actes de viol et autres atteintes aux droits de l’Homme. Pour l’Onu, il est question de tirer la situation au clair avant tout remplacement du commandant de la Minusca. Au regard de son état de santé et des scandales qui lui pendent au nez, l’homme ne risque plus jamais de s’aventurer en Rca. Toute chose qui ne pourra que décrédibiliser un peu plus l’image déjà fort écornée de l’Onu. Selon «Opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Principes et Orientations», un document réalisé en 2008 par l’institution planétaire, «la manière dont une opération de maintien de la paix se conduit sur le terrain a une influence profonde sur sa légitimité apparente. La fermeté et l’impartialité dont une opération de maintien de la paix fait preuve dans l’exécution de son mandat, la circonspection dont elle fait preuve dans son usage de la force, la discipline qu’elle impose à son personnel, le respect qu’elle montre envers les us et coutumes ainsi que les institutions et les lois locaux et la manière dont elle interagit avec la population locale ont un impact direct sur la légitimité d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies».

 

Autant dire que, pour leur honneur, les Nations Unies iront jusqu’au bout de cette affaire afin de dégager leur responsabilité quant aux actes prétendument posés par Tumentah Martin Chomu, qui – on précise – est pour l’instant présumé innocent.

 

© La Météo : René Atangana

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE - CAMEROUN : L’ONU EXIGE LA TÊTE DU GÉNÉRAL TUMENTA

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 22:36

 

 

 

 

http://www.famillechretienne.fr/  25/11/2015 | Par Antoine Pasquier

 

Historien et auteur de Géopolitique du Vatican, Jean-Baptiste Noé décrypte les enjeux du voyage du pape François en Afrique du 25 au 30 novembre. Entretien. Avant François, Jean-Paul II et Benoît XVI s’étaient déjà rendus en Afrique. Quelle est l’influence du Saint-Siège en Afrique ?

 

Le Saint-Siège a essayé de jouer un rôle dans plusieurs conflits. Ce fut le cas lors du génocide rwandais ou à l’occasion de problèmes politiques entraînant des émeutes et des renversements de régime. L’Église joue un rôle de temporisateur et essaye de rétablir la paix en dialoguant avec les communautés.

 

Malheureusement, ces tentatives n’ont pas toujours été couronnées de succès, car les enjeux sont tellement importants (rivalités ethniques, influences politiques et économiques d’autres puissances, occidentales notamment) qu’ils dépassent l’influence du Saint-Siège. La bonne volonté du Saint-Siège n’est pas suffisante pour ramener la paix.

 

En revanche, sur le plan humanitaire, l’Église catholique a beaucoup plus de poids. Bien sûr, ce n’est pas le Saint-Siège en tant que tel qui intervient sur le terrain, mais plutôt des institutions humanitaires, comme les communautés religieuses ou la Caritas internationale, très présente en Afrique. Ces institutions interviennent en finançant des hôpitaux, des écoles, en apportant de la nourriture lors de famines. C’est plutôt dans ce domaine-là – une diplomatie humanitaire et de résolution de crise matérielle – que l’Église est efficace.

 

C’est le premier pape venant d’un continent du Sud qui met le pied en Afrique. Pourtant, il ne se rend pas dans les pays les plus catholiques. Pourquoi ?

 

Il s’agit du tout premier voyage du pape François sur le continent africain et il a choisi des pays situés en périphérie. C’est sa marque de fabrique. Il ne va pas, par exemple, en Côte d’Ivoire alors que c’est le grand pays catholique d’Afrique de l’Ouest. Il ne va pas non plus au Soudan du Sud, très majoritairement catholique. Il préfère se rendre en Centrafrique, où la population chrétienne n’est pas très importante en terme numérique. Il y va pour le symbole, dans un pays déchiré par la guerre. Les conflits en Centrafrique sont séculaires et ils ne vont pas se résoudre parce que le pape vient. Mais sa visite peut être un élément qui contribue à la paix.

 

Toutes les communautés, qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes, reconnaissent le pape comme force de paix.

 

Quelle est la place de l’Église en Centrafrique ?

 

L’Église y joue un rôle très important. Lorsque la France a lancé l’intervention Sangaris, la seule autorité avec laquelle les militaires pouvaient discuter, c’était l’archevêque de Bangui. Les pouvoirs publics avaient disparu, le chaos était total, mais il restait la structure ecclésiale qui était seule, tant du côté chrétien que du côté musulman, à être encore reconnue comme une autorité politique. La venue du pape est aussi un encouragement fort pour l’archevêque de Bangui et tous les prêtres du pays.

 

Le pape risque-t-il sa vie dans ce pays ?

 

Le pape est l’un des rares chefs d’État qui peut aller en Afrique sans risquer sa propre sécurité. Il risque moins sa vie que Barack Obama ou François Hollande. Toutes les communautés, qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes, le reconnaissent comme force de paix. Je ne vois pas quel serait leur intérêt de s’en prendre à lui.

 

Les évêques africains attendent aussi, de la part de ce pape, outre des condamnations de la pauvreté et de l’exploitation économique du continent, un message fort concernant la colonisation idéologique.

 

Le pape François avait déjà évoqué cette question lors de son voyage aux Philippines, et il l’avait reprise lors du dernier Synode sur la famille. Durant celui-ci d’ailleurs, les évêques africains avaient montré, pour la première fois, leur unité et leur solidarité sur la question de la défense de la famille.

 

Alors que les structures politiques s’effondrent dans plusieurs pays et que la pauvreté humaine et économique est toujours aussi présente, la famille reste le dernier facteur de stabilité. Le pape est attendu sur cette question. Il devra rassurer les évêques africains et maintenir la tunique du Christ sans couture. Ce ne sera pas la face visible de son voyage peut-être, mais ce sera bien en arrière-plan de celui-ci.

 

Afrique : « Le pape est attendu sur les questions familiales »

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:30
Lu pour vous : Les artisans de la paix de Sant’Egidio

 

 

 

LE MONDE | 26.11.2015 à 11h31 • Mis à jour le 26.11.2015 à 11h54 |Par Joan Tilouine (Rome, envoyé spécial)

 

La Centrafrique n’a pas fini d’occuper Mauro Garofalo, le très discret responsable de la communauté Sant’Egidio, à Rome. Le pape François compte achever sa première visite en Afrique dans la capitale centrafricaine, Bangui, les 29 et 30 novembre, considérée comme une étape à risques même par le Vatican – qui pourrait la réduire voire la supprimer. Mais, dix jours avant le début officiel de l’Année sainte de la miséricorde, le souverain pontife semble décidé à ouvrir une « porte sainte » dans la cathédrale Notre-Dame. Il est également attendu à la mosquée centrale. Le grand imam, Omar Kobine Layama, connaît bien les laïcs de Sant’Egidio qui l’ont convié à une série de dialogues interreligieux à Rome et l’ont mis en lien avec la puissante organisation islamique indonésienne Muhammadiyah, qui fournit depuis une aide humanitaire aux musulmans de Bangui.

 

En coulisses, Mauro Garofalo et Andrea Riccardi, le fondateur de la communauté, ont préparé le terrain avec leurs nombreux interlocuteurs centrafricains, le Vatican, la France – opposée à cette visite pour des raisons de sécurité – et les institutions internationales. « La venue du pape tombe à un moment crucial : avant l’élection présidentielle et à un moment où le dialogue politique peut s’amorcer, veut croire Mauro Garofalo. Tout semble prêt et le Saint-Père décidera. Il a toujours raison. »Juste avant cette visite, l’ancien archéologue s’est rendu à Bangui pour réunir tous les candidats à l’élection présidentielle du 13 décembre. Certains d’entre eux, les candidats les plus sérieux, s’étaient retrouvés huit mois plus tôt à Rome, en amont de l’échéance électorale alors prévue le 18 octobre.

 

Sant’Egidio semble un coin de paradis, sur la rive droite du Tibre. Dans le dédale des ruelles du Trastevere, les façades orangées de la place tranchent avec le ciel bleu vif. Les badauds déambulent dans ce décor de carte postale sans se soucier des militaires en faction devant la petite église. Ils ne remarquent pas non plus l’homme pressé d’une quarantaine d’années, qui tire nerveusement sur sa cigarette et disparaît derrière les murs de la mystérieuse bâtisse religieuse. Mauro Garofalo est en relation permanente avec des présidents, des hommes politiques et des chefs rebelles qui s’affrontent à des milliers de kilomètres de là. Nombre d’entre eux défilent ou ont défilé dans l’ancien monastère carmélite érigé au XVIIe siècle.

 

« Rome est la ville des miracles »

 

La communauté, organisation séculière créée à Rome en 1968 par un fils de banquier, Andrea Riccardi, et un groupe d’étudiants désireux de reconnecter l’Eglise avec les plus démunis, y siège depuis le milieu des années 1970. Ces fils de Vatican II et de Mai 68, un temps imprégnés de marxisme, ont fait leurs classes dans les bidonvilles romains, mais aussi auprès des handicapés, des réfugiés et des personnes âgées esseulées. Ils sont surtout devenus des acteurs discrets et réputés de la scène politique internationale.

 

L’institution compte aujourd’hui plus de 75 000 membres dans 74 pays. Mais ils ne sont qu’une dizaine à composer le « bureau international » qui se consacre, depuis Rome, à résoudre des conflits parfois inextricables pour la diplomatie traditionnelle. « Nous ne sommes pas des professionnels de la paix, juste des artisans pour qui le dialogue est un pain quotidien »,glisse Mauro Garofalo.

 

L’un après l’autre, en ce mois de février 2015, les acteurs de l’élection présidentielle centrafricaine ont traversé l’austère salle capitulaire aux murs ornés de peintures baroques, avant de pénétrer dans l’ancien réfectoire, reconverti en salle de négociation. Peut-être ont-ils croisé le regard doux d’un saint François portant un loup dans ses bras. La toile de Stefano Di Stasio côtoie une autre œuvre de l’artiste mettant en scène l’accord de paix au Mozambique, signé ici même le 4 octobre 1992, après plus de deux années de médiation de Sant’Egidio.

 

« Parmi vous, il y a le futur président centrafricain. Sortira d’ici ce que vous aurez décidé ensemble », a énoncé Mauro Garofalo, dirigeant avec tact les discussions entre ces hommes qui se haïssent et se défient. Avec chacun, il a noué une relation personnelle au cours des dix dernières années. « Seule Sant’Egidio est capable de réunir ces crocodiles dans un même marigot », confie Prosper N’Douba, un des organisateurs de la rencontre, ancien ministre centrafricain.

 

« Electron libre »

 

Le soir venu, tous se retrouvent au restaurant de la communauté, sur la place. Les serveurs sont des handicapés qui manquent parfois de renverser les plats sur les costumes des personnalités politiques et des chefs de guerre de passage. De quoi faire sourire et décrisper l’atmosphère. « Cette semaine de vie ensemble a permis de crever des abcèsse souvient l’ancien premier ministre Anicet-Georges Dologuélé. Contrairement aux diplomates traditionnels, les médiateurs de Sant’Egidio ne nous font pas la leçon, n’ont pas d’agenda politique et donnent l’impression que c’est nous qui parvenons à un accord. »

 

Des diplomates en poste à Rome ou au Vatican sont aussi conviés. « La communauté est un électron libre devenu un instrument diplomatique unique au mondesouligne l’ancien ambassadeur de France au Vatican, Bruno Joubert. Ils m’ont associé à leurs échanges sur la Centrafrique, et j’ai pu les voir mener un travail discret, minutieux, sur le long terme qui a abouti à la signature d’accords quasi diplomatiques. »

 

Non loin de là, depuis son palace, The Westin Excelsior, le président congolais, également médiateur de la crise centrafricaine, suit l’évolution du dialogue. Denis Sassou-Nguesso, 72 ans – dont plus de trente à la tête d’un pays resté l’un des plus pauvres et des plus corrompus du monde –, est alors en visite officielle à Rome. Il s’entretient avec Mario Giro, l’un des pionniers de la médiation de paix de Sant’Egidio, devenu en 2013 sous-secrétaire d’Etat italien aux affaires étrangères. Et reçoit les candidats à la présidentielle centrafricaine qui viennent de signer l’« appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale », dans lequel ils s’engagent à œuvrer pour la résolution de la crise et à respecter le résultat des urnes. « Sassou nous a dit : Vous avez démontré que vous êtes des hommes d’Etat. Cette nuit, je vais bien dormir. Rome est la ville des miracles” », rapportent les présidentiables.

 

Huit mois plus tard, la paix reste toutefois fragile et les violences interreligieuses ont repris à Bangui. « Sant’Egidio a toujours échoué en Centrafriquedéplore, depuis Bangui, Jean-Jacques Demafouth, conseiller à la présidence pour les questions de sécurité. Il y a une vraie différence entre une rencontre à Rome et la réalité en Centrafrique. Ils devraient plutôt convaincre les chefs de guerre et de milice qui menacent la stabilité et la tenue des scrutins. »

 

« Une discrétion remarquable »

 

Mais les membres de Sant’Egidio ne sont pas des amateurs. Cela fait plus de trente ans que la communauté mène des missions de médiation. En 1983, les fondateurs de l’organisation ont participé au sauvetage de réfugiés chaldéens prisonniers en Turquie et en Irak. Quelques mois plus tard, ils intervenaient au Liban, alertés sur le sort réservé au village chrétien de Deir-el-Qamar, assiégé depuis cent deux jours par les druzes du parti de Walid Joumblatt. Grâce à ses réseaux politico-religieux, Sant’Egidio parvint à organiser une rencontre entre M. Joumblatt et le patriarche émérite des grecs-melkites d’Antioche. Et le blocus finit par être levé.

 

Mauro Garofalo, autrefois familier des chantiers de fouilles en Libye, a mené nombre de missions sensibles en Afrique, négociant notamment en novembre 2014, à la demande du Vatican, la libération d’un prêtre polonais, Mateusz Dziedzic, et de vingt-trois autres otages retenus par des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain. Sant’Egidio a secrètement obtenu que le prélat soit relâché en échange du chef des insurgés, alors emprisonné au Cameroun voisin.

 

Depuis, la communauté du Trastevere, reconnue par le Saint-Siège comme une « association internationale de laïques », est intervenue en Albanie, au Kosovo, au Mozambique, au Liberia, en Côte d’Ivoire, au Burundi, ou encore au Soudan du Sud, pour essayer de convaincre le sanguinaire chef de guerre ougandais Joseph Kony de négocier. « C’est une belle diplomatie, constate l’ancien ministre des affaires étrangères français Hubert Védrine. Depuis le début du XXe siècle, l’Occident a renoué avec sa vision prosélyte en tentant, à travers la diplomatie, d’imposer ses valeurs politiques et religieuses. Sant’Egidio est à contre-courant, s’abstient de donner des leçons et œuvre dans une discrétion remarquable. »

 

Une diplomatie feutrée

 

Une diplomatie feutrée, pénétrée de l’atmosphère paisible qu’entretient, dans le jardin de la communauté, le Père Angelo Romano. Le patio verdoyant où s’épanouissent bananiers et oliviers donne sur une porte dérobée. Une entrée discrète où guérilleros, chefs de guerre, putschistes et simples hommes politiques peuvent s’engouffrer sans crainte de croiser l’ennemi avec qui ils devront négocier.

 

« Pour éteindre un conflit, il faut que ceux qui font la guerre veuillent la paix. Et nous, on est libres d’essayer, d’échouer, de prendre le temps de comprendre, sans les juger, ceux qui ont fait le choix de se battre »,explique le prêtre, médiateur de paix et professeur d’histoire de l’Eglise à l’université pontificale urbanienne. « Nous vivons des dons. La paix au Mozambique, c’est près de 2 millions d’europour deux ans et demi de négociations. La paix coûte moins cher que la guerre. » Encore faut-il en convaincre les intéressés.

 

L’échec le plus marquant de Sant’Egidio remonte à janvier 1995. Les médiateurs romains tentent alors d’organiser un dialogue pour trouver une issue pacifique à la guerre civile qui ravage l’Algérie. Abbas Aroua avait 24 ans à l’époque et se trouvait à la table des négociations. « Toutes les conditions étaient réunies pour parvenir à un accord. Mais le régime militaire n’est pas venu et a fait pression tous azimuts, y compris sur la France, et la communauté internationale a fini par lâcher Sant’Egidio »,se souvient-il, depuis Genève, où il dirige la Fondation Cordoue.

 

« On peut dire que c’est un échec. Certains échecs deviennent des réussites, et certaines médiations de paix réussies deviennent, une décennie plus tard, un échec, dit Andrea Riccardi, qui fut ministre de la coopération. Mais nous voulions aussi dénoncer les crimes et les centaines de milliers de morts. Comme en Syrie aujourd’hui, où Sant’Egidio tente d’œuvrer. »

 

Le raté algérien n’a pas terni l’aura de la communauté. Nombreux sont les chefs d’Etat à y faire un crochet lors de leurs visites à Rome. Et des émissaires de chefs de guerre et de politiques s’y rendent sans cesse, dans l’espoir d’« un miracle ».

 

Joan Tilouine (Rome, envoyé spécial)

·          
Journaliste au Monde

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:27

 

 

 

 

https://www.hrw.org  26 NOV 2015

 

La visite du Pape est une opportunité de lancer un appel à la tolérance et la justice

 

(Nairobi, le 26 novembre 2015) – Depuis le 25 septembre 2015, au moins 100 personnes ont trouvé la mort dans les violences sectaires brutales qui affectent l'enclave musulmane communément appelée « Kilomètre 5 » à Bangui, capitale de la République centrafricaine, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch, à l’approche de la visite officielle du Pape François dans la capitale les 29 et 30 novembre prochains.

 

Nombre de victimes s’avèrent être des civils, y compris des femmes et des personnes âgées, poignardés à mort, égorgés ou abattus à bout portant. Par le biais d’analyses d’images satellitaires, Human Rights Watch a pu identifier au moins 1075 structures détruites lors des violences dans les quartiers situés au nord-est et au sud-ouest de l'enclave musulmane, entre le 26 septembre et 13 novembre. Le nombre de personnes déplacées par ces violences a été estimé à 35.000.

 

« L'enclave musulmane «  Kilomètre 5 » représente aujourd’hui le clivage communautaire, alimenté par les violences sectaires, qui s’est emparé de Bangui», selon Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « La visite du Pape François à Bangui arrive à un moment critique, et constitue une opportunité idéale pour une personnalité religieuse de cette envergure de condamner le recours à la violence par toutes les parties au conflit, d’inviter à la tolérance et de demander à ce que les responsables de ces violences soient traduits en justice ».

 

Le Pape François doit visiter Bangui dans le cadre de sa première visite officielle en Afrique. Il a prévu de se rendre à la mosquée centrale de Koudougou, dans l’enclave « Kilomètre 5 », et de visiter un camp de déplacés internes. Il envisage également d'organiser une veillée de prière à la cathédrale de Bangui ainsi qu’une messe dans le stade principal de la ville.

 

Dans une lettre datée du 16 novembre, Human Rights Watch exhorte le Pape François à exprimer sa solidarité avec les victimes de violations des droits de l'homme et à plaider en faveur de la justice tout en appelant à la fin de l’impunité pour les auteurs de graves crimes internationaux, quels que soient leur appartenance ethnique, leur affiliation religieuse et politique ou leur statut. L'impunité pour les crimes graves perpétrés en République centrafricaine alimente régulièrement des cycles de violence dans le pays depuis plus de deux décennies.

 

Avec une population d’environ 15.000 habitants, « Kilomètre 5 » constitue la dernière enclave musulmane de Bangui. Près de 122.000 musulmans vivaient dans la capitale avant le début du conflit en mars 2013, quand les rebelles majoritairement musulmans des forces Séléka renversèrent le gouvernement de l’ancien président François Bozizé. Le règne de la coalition Séléka a été marqué par des violations généralisées des droits de l'homme. Dans le courant de l’année 2013, la milice anti-Balaka à majorité chrétienne s’est organisée pour lutter contre l’avancée des forces Séléka, et a lancé de vastes représailles contre des civils musulmans à Bangui et dans l'ouest du pays. Des centaines de milliers de civils musulmans ont fui le pays ou ont cherché refuge dans des enclaves.

 

Nombre des massacres les plus récents à Bangui sont le fait de membres de groupes d'autodéfense musulmans qui attaquent des chrétiens et ou des individus d’autres confessions en représailles à la suite d’attaques sur des musulmans. Des groupes anti-Balaka ont également participé à la récente flambée de violence dans la capitale, bien que dans une moindre mesure. À l’extérieur de Bangui, les milices anti-Balaka continuent cependant d'attaquer des musulmans et tous ceux qui s’opposent à elles.

 

Les violences les plus récentes à Bangui ont éclaté le 25 septembre dernier, après le meurtre d’Amin Mahamat, un jeune musulman de 17 ans, qui travaillait comme chauffeur de mototaxi. En représailles, des groupes d'autodéfense musulmans de « Kilomètre 5 » ont attaqué des quartiers, entre autres chrétiens, situés au nord de l'enclave. Aidés pour certains par des soldats de l’armée nationale, des groupes anti-Balaka ont riposté et érigé des barricades pour empêcher les Casques bleus des Nations Unies d’accéder aux zones de conflit. Human Rights Watch a documenté l’attaque ciblée d’au moins 31 civils entre le 26 septembre et le 1er octobre. Soixante-dix-sept corps ont été recensés à la morgue, parmi lesquels la présence de combattants est possible.

 

Le 26 octobre, quatre représentants politiques de l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), un ancien groupe Séléka, ont été pris en embuscade dans un taxi par des miliciens anti-Balaka dans le quartier des Combattants. Des sources sûres ont indiqué à Human Rights Watch que bien que deux des membres de l'UPC aient réussi à s’échapper, deux autres, Hamat Nejad et Abouba Yussafa, ont été trainés de force hors du véhicule et exécutés.

 

Après avoir été informés de l’embuscade, les combattants musulmans de « Kilomètre 5 » ont lancé des représailles sur des non-musulmans présents dans l'enclave. Trois employés d'Aqua Bangui venus livrer de l'eau potable dans l’enclave – Guy Blaise Nganoussoua, Simon-Pierre Bombele et Jonathan Dongobe – ont été contraints de quitter leur camion sous la menace des armes avant d’être exécutés.

 

Le 28 octobre, dans une tentative d’apaisement, le leader de la Coordination des Organisations Musulmanes de République centrafricaine, Ali Ousman, a présenté des excuses au nom des habitants de « Kilomètre 5 » pour ces meurtres, les qualifiant d’injustes, et a promis d'aider à identifier les coupables.

 

Le 29 octobre, dans un climat de plus en plus tendu, deux jeunes musulmans originaires de « Kilomètre 5 », Bachirou Mega et un homme de Boda connu sous le nom d’Amat, ont été tués par des miliciens présumés anti-Balaka à Fatima, juste au sud de l'enclave, où ils s’étaient rendus à moto. Leur mort déclencha une nouvelle vague de violences. En représailles, des membres des groupes d'autodéfense musulmans ont attaqué les quartiers de Kina, Kattin, Fatima, Béa-Rex et Kpéténé, au sud-ouest de l'enclave. Au moins 15 personnes, et peut-être davantage, ont trouvé la mort dans ces attaques.

 

Interrogé par Human Rights Watch à la suite des violences, un directeur d’hôpital a déclaré : « Beaucoup de corps sont simplement enterrés là où les victimes ont été tuées. Les gens ne voient plus l'intérêt de porter les corps à la morgue. Il devient difficile de savoir combien de personnes sont mortes ».

 

Parmi les victimes figurait Gabriel Ndetongo, un homme de 76 ans originaire de Béa-Rex, qui cultivait son champ, le matin du 29 octobre. Il a été retrouvé égorgé sur la route située entre les quartiers de Kina et de Fatima. Yvette Toutoumaka, une mère de 45 ans originaire du quartier de Kina, a été abattue d’une balle dans la tête alors qu’elle évacuait ses enfants de sa maison, selon des témoins interrogés par Human Rights Watch.

 

Marie Doloko, une résidente aveugle de 95 ans dans le quartier de Kina, était seule à son domicile le 29 octobre, lorsque deux hommes sont entrés chez elle et lui ont demandé de l'argent. Quand elle leur a répondu qu'elle n’en avait pas, ils ont incendié sa maison. « Je commençais à sentir la chaleur, alors je me suis plaquée contre un mur », a-t-elle expliqué à Human Rights Watch. « Il devenait difficile de respirer et je pensais que j’allais mourir. Heureusement, j’ai été sauvée par ma petite-fille ». Des voisins de Marie Doloko, qui s’étaient cachés, ont déclaré à Human Rights Watch que les deux hommes ayant mis le feu à sa maison étaient des jeunes musulmans de « Kilomètre 5 ».

 

Au fur et à mesure des jours suivants, les meurtres isolés se sont poursuivi autour « Kilomètre 5 ». Le 9 novembre, un musulman, Aliou Sissoko, s’est fait enlever alors qu'il se rendait à la banque en dehors de l'enclave. Son corps mutilé a été retrouvé décapité.

 

Un représentant de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a déclaré à Human Rights Watch que parmi les nouvelles mesures adoptées par les Casques bleus figuraient des patrouilles supplémentaires aux alentours de « Kilomètre 5 » en vue d’améliorer la protection des civils et de rétablir leur liberté de mouvement. Le 30 septembre, des membres de la MINUSCA ont établi un groupe de travail mixte, confiant à son contingent militaire la responsabilité des forces de police des Nations Unies à Bangui.

 

« Les habitants de « Kilomètre 5 » et ceux qui vivent à proximité ont désespérément besoin que les gendarmes nationaux et les Casques bleus de l’ONU leur offrent une meilleure protection », a déclaré Mudge. « Il est urgent que la justice soit assurée et que la fin de l’impunité soit garantie afin de mettre fin aux cycles récurrents de violences».

Nouvelle vague d'assassinats en République centrafricaine (HRW)

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:24

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#059/2015

 

 

 

Libreville, le 26 novembre 2015 – Les Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sont profondément engagés dans le processus de validation de la feuille de route politique et de stabilité de la Centrafrique, indique le Répresentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Centrafrique et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

 

«Je salue l’engagement constant des dirigeants de la CEEAC qui se traduit non seulement par un soutien politique continu mais également par des réponses concrètes à la mobilisation de ressources pour les élections», précise Onanga-Anyanga, en dressant le bilan du sommet extraordinaire de la communauté qui s’est déroulé jeudi à Libreville.

 

Le Répresentant spécial salue, notamment la décision des Chefs d’Etat et de Gouvernement de proroger la fin de la Transition afin de favoriser l’aboutissement du processus électoral en cours.mil se félicite également de l’octroi par le Gabon d’une contribution d’un milliard de francs CFA pour aider à combler le déficit du budget électoral. Cette contribution s’ajoute à celles du Congo et du Cameroun. La CEEAC devient ainsi le deuxième contributeur au budget du processus électoral centrafricain après l’Union européenne.

 

Le Répresentant spécial met également en exergue l’appel lancé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC à l’endroit de tous les acteurs politiques à soutenir le calendrier électoral décidé par l’ Autorité Nationale des Elections«afin que la RCA soit dirigée à partir d’avril 2016 par des autorités élues», selon le comuniqué final du sommet.

 

«Cet ajustement technique de la durée de la Transition est une  exhortation forte aux autorités de transition pour qu’elles se consacrent exclusivement au processus électoral vu le nombre important de défis à relever», souligne Onanga-Anyanga.

 

Dans le comuniqué final, les Chefs d’Etat et de Gouvernement  reconnaissent le rôle crucial de la MINUSCA et de la Sangaris dans le maintien de la paix et la stabilisation de la Centrafrique tout en les exhortant à renforcer leur posture de manière à sécuriser  les prochaines élections. «A cet effet, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de dépêcher une délégation de haut niveau auprès du Secrétaire général des Nations Unies et du Conseil de sécurité pour solliciter le renforcement du mandat de la MINUSCA afin de lui permettre de répondre de manière plus ferme et plus efficace aux défis sécuritaires», lit-on dans le document.

 

Finalement, les chefs d’Etats et de délégation ont emis le voeu que le processus de reconstruction des Forces armées centrafricaines «soit progressif afin de constituer une armée représentative, professionnelle et républicaine».

 

Dans un briefing au Conseil de sécurité sur les opérations de paix, le 20 novembre dernier, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a défendu une collaboration plus étroite avec les partenaires régionaux. «Nous devons institutionaliser les consultations et le dialogue, et en cas de besoin, la planification et la conduite des opérations de paix. Nous devons soutenir nos partenaires de manière effective et nous devons commencer avec l’Union africaine, aujourd’hui notre partenaire clé», avait déclaré Ban Ki-moon.

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA REND PUBLIC SON PLAN DE SECURISATION DES ELECTIONS

 

Bangui le 26 novembre 2015 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a rendu public, mercredi 25 novembre 2015 à Bangui, son plan de sécurisation des prochaines échéances électorales en Centrafrique. « Il s’agit de créer les conditions nécessaires à la conduite d’élections crédibles, légitimes et transparentes » a déclaré le Général Jacques de Lapasse, Chef de l’Etat-major de la Force de la MINUSCA, au cours de la conférence hebdomadaire de la Mission.

 

Dans le même ordre, le General de Lapasse a annoncé que la MINUSCA était prête à continuer d’apporter le soutien nécessaire aux autorités centrafricaines, ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité intérieures pour assurer la sécurisation des élections.

 

En plus des milliers d’hommes et de femmes déjà mobilisés par la MINUSCA, 1800 gendarmes centrafricains seront également déployés dont 600 à Bangui. De même, 28 communes, en plus de Bangui, seront couvertes par la police nationale. Les Forces armées centrafricaines seront, quant à elles, chargées de la surveillance d’une vingtaine de bâtiments et d’institutions de la République dans la capitale.

 

La MINUSCA est représentée, dans l’arrière-pays, aux échelons nationaux et préfectoraux des centres conjoints de coordinations des opérations électorales et dans certains échelons sous préfectoraux, notamment dans les zones sensibles.

 

A ce sujet, le Général Jacques de Lapasse a indiqué que « tous les sites identifiés comme points sensibles seront couverts par la présence statique de la force ». Tous les bureaux de vote y seront sécurisés, soit par une garde statique soit par des patrouilles en coopération avec les forces de sécurité intérieures.

 

Chaque bataillon de la force se voit attribuer une zone de responsabilité englobant les bureaux de votes dans son territoire de déploiement. Notons par ailleurs qu’un système de diffusion d’alertes et des comptes rendus est mis en place. Tous les moyens sont utilisés : radio, téléphone fixe et mobile, permettant de relier un bureau de vote à un élément de sécurité capable d’agir.

 

«A tous les niveaux de déploiement de la Force, la MINUSCA dispose d’un élément d’intervention pour faire face à toute éventualité. Chaque bataillon possède son propre élément de réserve et chaque secteur dispose d’une unité pouvant être héliporté dans toute sa zone de responsabilité. Un bataillon de réserve peut être déployé partout en Centrafrique depuis Bangui » a-t-il précisé.

 

«La sécurisation de la campagne électorale ainsi que la protection rapprochée des candidats restent à la charge des autorités nationales afin de respecter le principe de la neutralité des Nations Unies » a souligné le Général de Lapasse. De même, la protection des institutions nationales est aussi à la charge des autorités nationales pour le personnel et se fera en coordination avec les forces internationales pour les bâtiments. 

 

Au cours de la conférence de presse, la cheffe de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca, Myriam Dessables a mentionné que le Représentant Spécial, Parfait Onanga Anyanga, prenait part ce mercredi 25 novembre au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) sur les élections et la sécurité en Centrafrique à Libreville (Gabon). A la veille de ce sommet il avait été reçu en audience par le Chef de l’Etat Gabonais et Président à l’exercice de la CEEAC Ali Bongo Ondimba. La situation politique, notamment le processus électoral et la sécurité en Centrafrique ont été discutées lors de cette audience.

 

S’agissant de la visite du Pape François en Centrafrique prévue du 29 au 30 novembre 2015, Myriam Dessables a cité le Représentant Spécial estimant que le choix de la Centrafrique avec le Kenya et l’Ouganda était un signe d’espoir. Il a aussi décrit le séjour papal comme une exhortation aux filles et fils de Centrafrique à s’approprier leur avenir afin de bâtir une nation apaisée réconciliée et fraternelle, dans une prospérité partagée et une liberté plus juste.

 

La CEEAC est engagée dans le processus politique et la stabilité de la Centrafrique, selon le chef de la MINUSCA

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:14
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC prorogent la transition en Centrafrique jusqu’au 31 Mars 2016

 

http://rjdh.org/  PAR AGGÉE YAGOUA GUERET LE 26 NOVEMBRE 2015

 

Cette décision a  été prise lors de la session extraordinaire,  ténue hier, 25 Novembre 2015 à Libreville au Gabon. La rencontre portait sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine. A l’issue de cette session, un communiqué final a été publié fixant la fin de la transition au 31 Mars 2016.

 

« Après une brève  présentation des efforts consentis  pour appuyer le processus électoral en Centrafrique par Mahamat Kamoun, premier ministre centrafricain,  les chefs d’Etat ont réitéré leur engagement  pour soutenir la transition »,  précise le communiqué.

 

D’après le document, je cite,  « vu la  situation qui prévaut dans le contexte actuel, la CEEAC décide  sa prorogation. Elle  exprime son adhésion au  nouveau calendrier publié par les autorités de la transition et appelle tous les acteurs à soutenir ce calendrier dont le respect permettra la tenue d’élection à fin que la RCA soit dirigée à partir d’Avril 2016 par des nouvelles autorités ».

 

Le communiqué note par ailleurs que « Les chefs d’Etat de la CEEAC condamnent avec la dernière rigueur les actes de violences qui sont de nature à compromettre la bonne marche de la transition et  mettent en garde tous ceux qui ambitionnent de perturber le processus électoral en cours en soulignant qu’ils s’exposent à des sanctions de la communauté internationale ».

 

Enfin, les chefs d’Etat et gouvernements de la CEEAC se sont mis d’accord pour financer les prochains scrutins en Centrafrique.  «Dans ce contexte, la République du Gabon a annoncé une contribution d’un milliards de FCFA et d’autres pays se sont engagés à contribuer prochainement », conclut le communiqué.

 

Cette session extraordinaire a été organisée sous l’initiative son Excellence Omar Bongo Ondimba, président du Gabon et président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC.

 

La transition prorogée au 31 mars 2016 par la CEEAC

 

http://www.radiondekeluka.org/  jeudi 26 novembre 2015 12:15

 

La transition en République Centrafricaine a été prorogée au 31 mars 2016. Décision intervenue à l'issue du sommet extraordinaire de la  Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), tenue ce 25 novembre à Libreville au Gabon en présence de Denis Sassou Nguesso, médiateur international de la crise centrafricaine et Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC. 

Au menu de ce sommet extraordinaire, plusieurs points. Entre autres, la situation toujours très précaire en Centrafrique, l'insécurité et les difficultés financières auxquelles fait face la Centrafrique.


Selon Ahmad Allam-Mi, secrétaire de la CEEAC, l’insécurité et les difficultés financières de la RCA ont poussé la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale à prolonger la transition de trois mois. Cette prorogation, précise-t-il a été décidé « à la demande des trois hautes autorités de la Centrafrique, notamment la cheffe de l’Etat, le Premier ministre et le président du Conseil national de la transition ». 

Les dirigeants de la CEEAC ont par ailleurs décidé un appui financier pour boucler le budget des élections en Centrafrique qui présente un déficit de 3,6 millions dollars. Le Gabon - pays hôte de ce sommet extraordinaire, a annoncé une contribution de 1 milliard de francs CFA alors que des apports supplémentaires ont été promis par d’autres pays membres de la CEEAC. 


Si le sommet a averti que « les fauteurs de troubles seront envoyés à la Cour pénale internationale (CPI) », la CEEAC a également demandé à la classe politique centrafricaine « d’être plus patriotique en montrant un amour pour leur pays ».

 

 

La Minusca dévoile le plan de sécurisation des prochaines élections en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 26 NOVEMBRE 2015

 

La Minusca a présenté ce 25 novembre 2015 son plan de sécurisation des élections en Centrafrique. Le plan prévoit le déploiement des casques bleus sur toute l’étendue du territoire nationale.

 

Le plan de sécurisation des élections permettra de créer un climat serein pendant la tenue des élections. Cependant, cela ne consiste pas à pacifier la RCA ni à désarmer les milices et groupes armées.

 

« Ce que nous recherchons c’est de créer des conditions pour la conduite des élections. Il existe plusieurs  bureaux de votes, mais nous les avions catégorisés en deux types : les bureaux de vote situés dans des zones sensibles et moins sensibles. La police ou la gendarmerie de la Munisca y sera déployée », a dit le chef d’Etat-major de la Minusca, Jacques De Lapasse.

 

En ce qui concerne la sécurisation de la ville pendant la visite papale, Jacques De Lapasse, affirme que, «  la Minusca va seulement appuyer le gouvernement qui reçoit le pape. Ce n’est pas la Minusca qui va recevoir le pape ».

 

Les élections en Centrafrique sont prévues pour la fin de cette année.

 

Les FACA interdites d’escorter les convois commerciaux sur l’axe Bangui-Garoua-Boulaï

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 26 NOVEMBRE 2015

 

La décision de la Minusca fait suite à un incident qui s’est produit la semaine dernière entre les éléments des Forces Armées Centrafricaines et le contingent de la Minusca à Garoua-Bolaï. Le calme est revenu et les convoies ont repris la route après quelques jours de manifestation de la population contre l’interdiction des éléments FACA d’escorter les véhicules commerciaux.

 

Tout est parti d’après le chef d’Etat-major de la force de la Minusca, Jacques De Lapasse, de l’interdiction faite aux éléments des FACA d’escorter les convois commerciaux. « Ce sont quelques véhicules commerciaux escortés par les  éléments des FACA en provenance de Garoua-Boulaï pour Bangui qui ont été empêchés par un de nos contingents à Baboua.  Ils ont jugé que cela n’est pas inscrit dans le rôle des FACA. C’est ainsi que la population de Baboua, de Bouar y compris ces éléments ont érigé des barricades pour protester contre cette prohibition », a expliqué Jacques De Lapasse.

 

« Nous avions appelé le Ministre de la Défense Nationale qui, a son tour  rappelé les  responsables de  ces FACA sur place pour leurs demander de rentrer à la caserne. Et de ne plus monter le service sur les barrières. Ce qui a été fait et depuis  le calme est observé », a-t-il ajouté.

 

Il a par ailleurs évoqué que, «  quelques éléments  des FACA vont aussi être déployés dans des bureaux de vote pour la sécurisation du scrutin ».

 

 

Centrafrique : L’ambassade des Etats-Unis donne des véhicules à la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 26 NOVEMBRE 2015

 

L’ambassade des Etats-Unis en Centrafrique a fait don de véhicules à la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilité en RCA (Minusca). Selon le diplomate américain Jeffrey Hawkins, qui présidait la cérémonie de remise, le matériel offert facilitera la mission des différents contingents de la Minusca. La cérémonie s’est déroulée mercredi 25 novembre au camp de la Minusca à Combattant.

 

Il s’agit de quatre véhicules 4/4 simple cabine, deux 4/4 doubles cabines, huit ambulances, trois véhicules de récupération, huit camions de carburant et quatre véhicules de transport de troupes qui ont été remis à la Minusca.

 

Jeffrey Hawkins se dit très fier d’appuyer la police et les forces de maintien de la paix  de la Minusca. « Nous sommes très contents de donner ces véhicules pour aider la Minusca dans sa tâche. Nous voyons la présence et l’action des Etats Unis comme des éléments essentiels à la stabilisation du pays », a déclaré l’ambassadeur.

 

La Minusca, bénéficiaire de ce don remercie les Etats Unis car, les véhicules vont renforcer ses capacités surtout à Bangui. « C’est un moment très important pour la police, pour les troupes qui sont en opération et pour la Centrafrique en cette période électorale. C’est un signe de solidarité », a dit Diane Corner, représentante spéciale adjointe et chef adjoint de la Minusca.

 

Pour Joseph Bindoumi, Ministre de la Défense Nationale, tout don fait à la Minusca est considéré comme un bienfait à l’égard de la République Centrafricaine. «  Lorsque les Etats Unis donne tous ces véhicules pour que la Minusca s’en serve afin de faire un bon travail, nous considérons que ce don nous est offert. Nous sommes plus heureux que la Minusca », a-t-il livré.

 

Le membre du gouvernement souhaite que les « contributions faites par les Etats Unis nous servent à ramener la paix, à organiser des élections libres et crédibles pour avoir un gouvernement légitime ».

 

Par ailleurs, Jeffrey Hawkins affirme que les Etats Unis sont fermement engagés à soutenir le peuple centrafricain et le gouvernement de la République Centrafricaine qui travaillent à construire une société pacifique, démocratique et inclusive.

 

Le coût total des 29 véhicules s’élève à plus de 2,6 millions de dollars américains, soit plus de 1. 700. 000.000 FCFA. C’est le troisième don offert par les Etats-Unis en République Centrafricaine pour cette année 2015.

 

Des jeunes musulmans du 3ème arrondissement de Bangui sensibilisés sur la sécurité, la paix et la cohésion sociale

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 26 NOVEMBRE 2015

 

Une campagne de sensibilisation est ouverte à l’endroit des jeunes musulmans du 3ème arrondissement. Tous les dimanches, dans les mosquées du 3ème arrondissement, la Fondation de la Jeunesse Musulmane pour la Paix en Centrafrique (FJMPCA), montre à ces derniers le bien-fondé de la paix, la sécurité et la cohésion sociale entre les différentes communautés du pays et aussi les méfaits de la guerre selon les versets coraniques.

 

Pour Amadou Hawal, président de cette association, il est important de sensibiliser la jeunesse car elle est beaucoup plus impliquée dans les conflits que subit le pays.

 

« Nous voulons aider ces jeunes à travers des séries de sensibilisations afin qu’ils puissent accepter de vivre ensemble avec les autres confessions et de cultiver la paix. Actuellement, nous sommes dans une période très sensible qui nécessite des messages de paix afin d’apaiser les cœurs et leurs permettre d’oublier l’esprit de la vengeance et de la haine », a-t-il expliqué.

 

Un jeune musulman qui a participé à cette campagne de sensibilisation s’est réjouit de cette initiative. Il promet d’être le porte-parole de la paix, et de la cohésion sociale auprès de ses frères musulmans. « Je suis satisfait de cette sensibilisation. Nous jeunes n’avons pas parfois des repères dans notre vie. Mais cela va nous amener à voir clair dans l’avenir », dit-il.

 

Cette campagne de sensibilisation a commencé à la mosquée Ali Babolo et se poursuit dans d’autres Mosquées

 

Deux morts et un blessé suite à un affrontement entre deux tendances des Anti-Balaka à Damala

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 26 NOVEMBRE 2015

 

La population du quartier Damala, dans la commune de Bégoua a passé la matinée du 25 novembre 2015 sous des détonations d’armes. A l’origine, un affrontement a opposé deux factions rivales Anti-Balaka, basées dans le secteur. Cette situation a provoqué une psychose générale au sein de la population. Deux personnes sont mortes à la suite de cette altercation.

 

Selon les sources concordantes, il s’agirait d’un élément FACA assassiné par un groupe des jeunes assimilés aux Anti-Balaka, basés dans le secteur qui en est la cause.

 

« Nous ne savons pas exactement les raisons de ces affrontements. Car, nous sommes obligés d’être à l’abri des balles perdues. Ces hommes en armes sont encore visibles dans le secteur », a affirmé un commerçant du marché Tournant.

 

Une autorité locale a aussi confirmé cette information. « Il s’agit d’assassinat d’un élément FACA le jeudi 19 novembre 2015, qui en est la cause et c’est après l’inhumation de ce corps que les affrontements ont éclaté aux environs de 9 heures », a-t-elle confié.

 

Ces affrontements ont occasionné des pertes en vies humaines et des blessés toujours selon cette source. « Après les affrontements, nous avons enregistré deux morts du côté des groupes armés et un blessé du côté de la population », a précisé cette autorité locale.

 

La population vit dans la peur au lendemain de ces affrontements. Car, ces Anti-Balaka maintiennent encore leurs positions.

 

Les forces conventionnelles ne sont pas visibles dans le secteur et un calme précaire règne à Damala à la mi-journée du jeudi 26 octobre 2015.

 

Le candidat Nguerekata s’oppose au retrait des photos des cartes d’électeurs

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 26 NOVEMBRE 2015

 

Gaston Mandata Nguerekata, président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) et candidat déclaré à la présidentielle, s’est dit opposé au retrait des photos des cartes d’électeurs annoncé par l’Autorité Nationale des Elections. Il s’agit, selon ce leader politique, d’un plan de fraude auquel il s’oppose farouchement. Le président du PARC l’a dit dans une interview accordée, ce jeudi au RJDH.

 

Pour Gaston Mandata Nguerekata, le retrait de photo de la carte d’électeur n’est pas à envisager à l’état actuel du processus. « Nous avons été surpris par l’annonce de l’Autorité Nationale des Elections, relative au retrait de photo de la carte d’électeur. Ce changement brusque n’est pas envisageable à l’état actuel du processus. C’est pourquoi je m’y oppose farouchement », a contesté le candidat.

 

Pour le président du PARC, le retrait des photos constitue une violation du code électoral. « Le code électoral qui encadre les élections en Centrafrique a prévu la biométrie, on la retiré. Il a exigé la photo, maintenant on veut la retirer, pour moi, c’est une violation du code électoral qu’on s’est donné pour ces élections là. J’appelle tous les acteurs du processus au respect de ce cadre juridique qu’est le code électoral. C’est cela qui va nous aider à éviter des réclamations », prévient-il.

 

Gaston Mandata Nguerekata pense que cette méthode vise à imposer aux Centrafricains un président choisi depuis l’extérieur« cette pratique vise à imposer quelqu’un choisi par l’extérieur » a confié ce dernier sans aucune précision sur qui a choisi qui. Pour le président du PARC « les Centrafricains ne pourront plus accepter un candidat imposé par l’extérieur. Ce temps est révolu aujourd’hui ».

 

Le candidat dit soutenir la nouvelle prorogation de la transition « les chefs d’Etat de la CEEAC ont prorogé de trois mois la durée de la transition. Il s’agit pour moi, d’une prorogation technique pour permettre aux autorités d’organiser les élections et de passer la main. Je soutiens cette prorogation technique qui a toute sa raison d’être » relève Gaston Mandata Nguerekata qui appelle les autorités à recadrer les dates des élections avec cette nouvelle donne « la transition a été prorogée. Il est temps que les autorités de la transition et l’ANE utilisent cela pour mieux préparer les élections en repoussant les dates actuelles qui sont irréalistes de telle sorte que nous puissions régler les problèmes qui menacent la sincérité des élections » propose ce dernier.

 

La transition en Centrafrique a été prorogée de trois mois, mercredi dernier par le sommet des chefs d’Etat de la CEEAC.

 

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:04
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Le conseil d’Etat se déclare incompétent sur la requête de la concertation élargie relative à l’annulation de certains décrets

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 NOVEMBRE 2015

 

Le conseil d’Etat s’est déclaré incompétent sur la requête de la concertation élargie des partis, associations politiques et personnalités politiques indépendantes, demandant l’annulation des décrets fixant le chronogramme électoral et convoquant le corps électoral. Rendu le mardi dernier, cet arrêt est considéré par les requérants comme un déni de justice.

 

Joseph Bendouga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), membre de cette concertation, s’insurge contre cette décision qui, selon lui n’a aucune motivation rationnelle « je pense que le conseil d’Etat vient de rater une occasion de redresser le processus électoral. C’est une honte, cette décision là. Nous sommes déçus parce que les juges n’ont pas eu le courage de dire le droit  privilégiant leur critère au détriment de la vie de la nation » a-t-il expliqué. 

 

Contacté par le RJDH, Crépin Mboli Goumba, président du présidium de la concertation, n’a pas souhaité faire de commentaire. Ce dernier considère toutefois, cette décision comme une porte fermée sur le terrain de la justice. Le président estime que le seul recourt reste le terrain politique. Pour Joseph Bendouga, il faut saisir la cour constitutionnelle même si, ce dernier n’y croit pas du tout « nous sommes en train d’écrire l’histoire ce pays. Je pense que si la concertation décide, il va falloir saisir la cour constitutionnelle de transition même si nous n’avons pas l’assurance qu’elle peut agir autrement » confie t-il.

 

De sources concordantes, la concertation élargie est décidée à engager des actions politiques après cet échec sur le plan du droit.

 

 

Le personnel de la SOCATEL menace de perturber la venue du Saint Père à Bangui

 

PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 26 NOVEMBRE 2015

 

Le retard de 32 mois de salaires est à l’origine de ce mécontentement. La menace de perturbation de la visite du Souverain Pontife a été prise lors de la dernière Assemblée Générale des Syndicats de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL) tenue le lundi 23 novembre 2015. Cette menace intervient à trois jours de l’arrivée du Pape en Centrafrique et consiste à perturber la communication à l’international.

 

A  l’issue de cette Assemblée Générale, qui réunissait les deux syndicats de ladite structure, à savoir le Syndicat Autonome des Télécommunications (SYNATEL) et le Syndicat Chrétien des Travailleurs des Télécommunication (SCTT), le personnel de la Socatel décide de perturber les communications téléphoniques à l’international lors de la visite du Pape.

 

Selon Julien Elysée Ngalakpa, Secrétaire Adjoint du Synatel, « étant donné que la venue du Saint Père c’est déjà un week-end alors les jours suivants c’est toujours les fériés. La fête de la proclamation de la RCA, et tout ça, si le personnel n’est pas motivé, on ne sait pas de quelle manière on pourra mettre la main sur eux pour couvrir cet évènement de taille ».

 

Cette menace qui intervient quelques jours avant la visite du Pape se justifie par le non-paiement de leurs trente et deux mois de salaires. «C’est une question de salaire, les travailleurs ont revendiqué, pour réclamer cinq (5) mois sur les trente-deux (32) mois qu’ils totalisent depuis plusieurs années », nous a confié Julien Elysée Ngalapka.

 

Il a par la même occasion lancé un cri de raz-bol à l’endroit des autorités politiques et ecclésiastiques de Centrafrique. « Les travailleurs de la Socatel disent maintenant que l’Archevêque de Bangui est devenu le sapeur-pompier de la RCA,  s’il peut s’impliquer pour venir éteindre ce feu là en intervenant auprès de la Présidente de transition afin qu’elle puisse jeter un petit coup d’œil sur ces petits enfants, car retour à l’école = retour à la paix », a-t-il dit.

 

C’est depuis le mois de mai 2015 que le mouvement de grève du personnel de la Socatel paralyse les activités au sein de cette structure paraétatique. Pour le personnel, en cas d’échec de négociation, le boycotte de la venue du pape reste l’unique moyen de faire entendre leur voie.

 

Le personnel de L’ANE font face à des difficultés à Bouar

 

PAR FIRMIN YAÏMANE LE 26 NOVEMBRE 2015

 

L’Autorité sous préfectorale des élections de Bouar éprouve des sérieuses difficultés dans l’exercice de leurs fonctions. Plusieurs cas d’omissions sur la liste électorale ont été enregistrés. Les électeurs de ladite ville s’inquiètent de cette situation.

 

D’après Daniel Alola, président des autorités sous préfectorales des élections les listes ont été affichées sans aucun moyen financier, « alors que dans chaque centre de Bouar, une personne devrait être disponible toute une journée afin de ne pas laisser ces affiches vandalisés et aussi de collecter les réclamations des compatriotes».

 

Selon ce dernier, plusieurs cas d’omissions ont été signalés. « Face à cette situation, six (6) centres sur les quinze (15) sont opérationnels et ont affichés leurs listes. Les centres cités ci-après à savoir du lycée de Bouar, de l’école Persévérance, de la Mairie, du quartier Mamadou Sara et de l’école préfectorale fille, ont enregistré des  cas d’omissions. De même pour l’école préfectorale Garçon», a-t-il dit.

 

« Les citoyens omis attendent avec impatience l’affichage de leurs listes. A cet effet,  les 6 centres qui n’éprouvent pas cette difficulté, dépendent seulement de six (6) membres déployés pour surveiller pendant 6 jours. Mais ils n’ont  aucun moyen pour surveiller les affiches et d’enregistrer les réclamations des concitoyens», a ajouté Daniel Alola.

L’affichage des listes électorales dans les provinces a débuté la semaine dernière.

 

 

Des mesures sécuritaires avant l'arrivée du Pape

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 24 novembre 2015 12:55

 

Le ministère de la Sécurité Publique vient d’annoncer de nouvelles dispositions pour assurer la sécurité de la visite du Pape François à Bangui. Le chef de ce département, le général Pierre Chrisostome Sambia, dans une interview accordée ce lundi 24 novembre à Radio Ndeke Luka, appelle les centrafricains à cesser toutes formes de violences. 


« La visite du Pape est la visite de la dernière chance. Sachons la prendre à bras le corps, car d'elle découlera la miséricorde divine que nous attendons, peuple centrafricain, musulmans, chrétiens, animistes de Bangui. Mettons tout en œuvre pour que la visite du Pape ne connaisse aucun incident même mineur. Qu'il ne soit versé pendant cette visite aucun sang de quelque compatriotes que ce soit ».


Le membre du gouvernement demande aux conducteurs de taxis et taxis-motos d’observer plus de discipline et de respecter les règles de conduite. 


« Par ailleurs, tous les conducteurs de taxis, de taxis-motos devront se conformer à toutes les dispositions antérieures qui règlementent la circulation routière dans la capitale », a-t-il averti, attirant par la même occasion l'attention des conducteurs des taxis-motos : « Les conducteurs de taxis-motos qui circuleront au-delà de 18 heures s'exposeront à une immobilisation sans autres formes de procès ».


Par ailleurs le ministère de la Sécurité Publique appelle les commerçants à libérer certaines rues et avenues de Bangui ainsi que les abords des édifices étatiques et des ambassades. « Le ministère de la Sécurité Publique invite toutes les populations à dégager les passages sur les axes principaux depuis l'aéroport, le marché Combattant, l'avenue Omar Bongo, la place des Nations Unies, l'avenue Barthélémy Boganda, l'avenue Koudoukou, le rond point zéro, à libérer les devantures des édifices, ambassades, représentations diplomatiques, banques », a martelé général Sambia qui opte pour la facilitation d'une meilleure mobilité des agents de sécurité. 

« Il nous faut rendre la circulation fluide afin de faciliter une intervention aussi rapide que possible des forces de sécurité intérieure. La ministère de la sécurité Publique rappelle à toutes et à tous qu'il n'est pas toujours aisé de faire usage de la force afin de pousser les citoyens à bien agir et à bien se comporter »

Dans son appel à la population, le ministre Pierre Chrisostome Sambia annonce enfin que les kermesses, les bals publics et autres distractions de masse sont interdites et cela jusqu’aux prochaines élections.


Un appel du CNT à la population


Le Président du Conseil National de Transition (CNT, le parlement provisoire), Alexandre Ferdinand Nguéndet, invite le peuple centrafricain à se réconcilier et à bannir l'esprit de vengeance au profit de la paix et de la concorde nationale. L'invitation du parlementaire provisoire est adressée ce lundi 24 novembre  au siège du CNT à Bangui à l’approche de la visite du Pape François.


« La violence et ses corollaires que sont la haine et l'esprit de vengeance continuent de sévir. C'est pourquoi, le voyage du Saint Père à Bangui est la dernière chance pour notre pays de réconcilier tous ces enfants, de jeter les bases de la véritable refondation de notre nation. Aussi voudrais-je exhorter les différentes communautés à être réceptives au message de paix et de réconciliation que le Souverain pontife viendra nous délivrer. Je vous propose pour la survie de notre pays, la réconciliation.Martin Luther King nous apprend que la haine est aussi néfaste à la personne qui hait. L'esprit de vengeance ne règle rien. L'amour est la seule force capable de transformer un ennemi en ami. Avec l'amour, nous devenons capable par notre vie et nos paroles d'avouer à nos ennemis ou adversaires que nous continueront de nous aimer. Faisons-le pour la République Centrafricaine ».

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 03:36
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Le candidat Gaston Mandata Nguérékata s’oppose à l’idée d’une 3ème transition

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 21 NOVEMBRE 2015

 

Le président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), Gaston Mandata Nguérékata, candidat à la présidentielle, s’est opposé à toute idée de la 3ème transition. Il l’a dit lors d’un point de presse  tenu le vendredi 20 novembre 2015 à son domicile sis au centre-ville à Bangui.

 

Gaston Mandata Nguérékata a commencé par douter de la légitimité d’une nouvelle transition souhaitée par la concertation élargie des partis, associations politiques et personnalités politiques indépendantes. Il estime que la solution à la crise ne saurait être une 3ème transition « le candidat Gaston Mandata Nguérékata n’est pas membre de cette plateforme politique et se pose la question de savoir pourquoi une troisième transition ? S’il faut une troisième transition, il faut justifier cela. Est-ce que la prochaine équipe souhaitée apporterait de véritables solutions aux problèmes de sécurité que nous connaissons ? », s’est-il interrogé.

 

Ce dernier exige la tenue des élections « Je crois qu’une transition est faite pour une durée déterminée et nous avons déjà dépassé cette durée. Il faut aller aux élections. Donc, une troisième transition n’est pas nécessaire », a souligné le Pr Gaston Mandata Nguérékata.

 

Pour lui, il est nécessaire de régler la question de sécurité en même temps que les élections « il faut absolument que la question de sécurité soit réglée en même temps que nous irons aux élections. Car, c’est une question de volonté non seulement politique mais, militaire sur le terrain avec les forces internationales qui sont avec nous », a-t-il confié.

 

Pr Gaston Mandata Nguérékata s’est aussi opposé à la proposition du président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet qui a proposé la mise en place d’un état-major intégré composé des officiers chrétiens et musulmans « il va falloir qu’on ne mette plus en avant les critères confessionnels. Un Centrafricain est centrafricain quelque soit sa religion. Je ne vois pas pour quelle  raison qu’il faut un état- major composé de deux religions. Si c’est le cas  où est-ce qu’on mettra les animistes ? », a-t-il demandé.

 

Le président du PARC a appelé les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), à continuer à soutenir la RCA dans ces moments difficiles. La position de Gaston Mandata Nguérékata se fait à cinq jours d’un sommet extraordinaire de la CEEAC sur la situation en Centrafrique notamment sur la question de la 3ème transition

 

 

Le PARC signe un accord politique avec le FODEM du feu Charles Massi

 

http://rjdh.org   PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 23 NOVEMBRE 2015

 

Une cérémonie de signature d’accord politique entre le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) et le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) s’est déroulée ce lundi 23 novembre 2015 à Bangui. Le président du FODEM Stéphane Penschowaki juge que le candidat du PARC est “digne, irréprochable et capable de sortir le peuple centrafricain du gouffre de la misère”.

 

Ce dernier a fait savoir que c’est un « accord électoral ». « Cet accord doit être matérialisé par la signature d’un accord électoral, fondement d’un accord politique qui va couvrir toute la période électorale et postélectorale entre le candidat du PARC et le parti politique FODEM du président fondateur Charles Massi », a-t-il poursuivi.

 

Le candidat à la prochaine élection présidentielle Gaston Mandata-Nguérékata a précisé qu’il est nécessaire de rendre hommage aux illustres Centrafricains disparus. « Il va falloir que nous passions à une ère nouvelle pour la gouvernance de notre pays en commençant à rendre hommage à certains illustres disparus de ce pays, Charles Massi lui-même et aussi élucidé les circonstances de son décès, de celui de  Barthélemy Boganda, Karinou et Krébedjé un chef de guerre à Sibut et autres », a souligné le Pr Nguérékata.

 

La signature de l’accord politique entre le candidat à la prochaine élection présidentielle Gaston Nguérékata et le parti politique FODEM, vient après le dépôt de la candidature officielle de ce dernier à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) le jeudi dernier

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 10:56

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/  23/11/2015 06:52

 

(RV) Les musulmans sont favorables à la venue du Pape François en Centrafrique ; ils se réjouissent surtout que le Saint-Père se rende à la grande Mosquée de Bangui. Dans une déclaration publiée mercredi 18 novembre 2015, le FPRC-Coalition-Séléka, composé majoritairement de musulmans, affirme que la visite papale est une occasion que doit saisir le peuple centrafricain pour ramener la paix, la cohésion sociale, l’amour et le pardon. 

 

Le groupe se dit convaincu de la nécessité d’encourager le dialogue, de mettre un terme au détournement des fonds publics, et d’œuvrer pour la mise en place d’institutions consensuelles. Il se prononce également en faveur d’élections libres et crédibles. Mais surtout, il invite les Centrafricains et en particulier les musulmans à venir massivement accueillir le Saint-Père, qu’il qualifie d’homme de paix et d’ouverture d’esprit. Il s’agit aussi pour eux de montrer que les problèmes du pays ne sont pas d’ordre confessionnel, mais qu’ils sont dus à la mauvaise gouvernance et à l’exclusion. 

 

Le Pape François arrivera à Bangui dimanche 29 novembre 2015 et passera la nuit dans un pays où la situation sécuritaire reste toujours précaire. Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, FPRC-Coalition-Séléka, se dit disposé à apporter sa modeste contribution en matière de sécurité et d’accueil si nécessaire, lors de cette visite pontificale.

 

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka, majoritairement musulmane, et les représailles menées par les miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, a plongé l’ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries intercommunautaires, des pillages et des violences en tous genres.

 

Par ailleurs, d'une façon plutôt encourageante, les responsables de l'ex-rébellion Seleka, formée essentiellement de jeunes musulmans, ont diffusé un message souhaitant la bienvenue au Pape François. Dans une déclaration publiée mercredi 18 Novembre 2015, le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique se dit favorable à la venue du souverain pontife à Bangui. La visite papale, selon le FPRC, est «une occasion que doit saisir le peuple centrafricain, pour la paix, la cohésion sociale, l’amour et le pardon».

 

A Bangui, les musulmans de l'ex-Séléka accueilleront François

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 10:48

 

 

 

 

Les personnes dont les noms suivent sont désignées membres de l’équipe de campagne France-Europe du candidat du Rassemblement Démocratique Centrafricain, le frère Désiré Bilal NZANGA KOLINGBA, aux prochaines élections présidentielles :

 

Directeur de campagne : Philippe DELMAS

 

Directeur adjoint de campagne : Alexis OKONGO

 

Responsable de communication et Porte-parole : Médard POLISSE-BEBE

 

Responsable des finances : Corinne OGOULA

 

Responsable adjoint des finances : Jonas NZOKO

 

Responsable du matériel et de la logistique : James NDJEHOYA

 

Responsable adjoint du matériel et de la logistique : Jean-Claude MBOMBOTO BANDASSE

 

Responsable de sensibilisation et de mobilisation : Kévin PENDA

 

Responsables adjoints de sensibilisation et de mobilisation :

 

  • André KONZALE
  • Vanina KPATA YATCHIKAYA
  • Agnès PARIZI
  • Mauricette KONZALE

 

Fait à Paris, le 22/11/2015

 

Pour le Président KOLINGBA

 

 

                                                                                          Le Porte-parole 

 

Médard POLISSE-BEBE

COMMUNIQUE DE PRESSE de la DNC FRANCE-EUROPE du candidat Désiré Bilal NZANGA KOLINGBA

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