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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 13:25
COMMUNIQUE DE PRESSE (G8-RCA)

 

 

 

 

 

Groupe de coordination pour la préparation et le suivi des réunions du Groupe international de contact sur la République centrafricaine

(G8-RCA)

 

 

Bangui, le 17 décembre 2015 

 

 

Le G8-RCA se félicite de l’engouement de la population qui a massivement pris part au scrutin référendaire et salue l’engagement des autorités de la transition : la Présidence, le Conseil National de Transition (CNT), et le gouvernement, ainsi que les autres institutions de la République, notamment l’Autorité Nationale des Elections (ANE), la Cour constitutionnelle, la Haute autorité de la communication, ainsi que le Cadre de concertation, qui a permis, malgré les difficultés, les meilleures conditions possibles d’organisation et de déroulement du scrutin, avec l’appui des Nations Unies et de la communauté internationale.

 

Il relève que ceux qui se sont opposés au scrutin par la violence ont malheureusement empêché la population de s’exprimer dans un certain nombre de localités. Ils l’ont fait en jetant des grenades et en faisant l’usage d’armes à feu, en postant des hommes armés à l’entrée de certains bureaux de vote, en menaçant les citoyens et en détruisant le matériel électoral. Ainsi, loin de représenter la volonté de la population, ces groupes ont pris celle-ci en otage, ce qui est un véritable déni de démocratie.

 

Le G8-RCA note cependant qu’en plusieurs de ces endroits, et notamment à Bangui, les habitants ont trouvé le courage de voter, appuyés par les Forces de sécurité intérieures ainsi que par la Minusca et Sangaris. Le G8-RCA regrette que ce n’ait pas été possible partout. Deux personnes ont été tuées par des meurtriers et plusieurs ont été blessées. Le G8-RCA présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes, condamne ces actes criminels qui ne resteront pas impunis, et assure que la détermination de la communauté internationale reste entière de permettre l’expression démocratique des citoyens sur toute l’étendue du territoire.

 

Le G8-RCA se réjouit que la grande majorité de la population ait pu voter dans le calme et il félicite les nombreux Centrafricains qui ont participé au scrutin malgré les menaces. Il salue le nouveau signal ainsi donné de la volonté populaire et il encourage les autorités à poursuivre leurs efforts en vue des prochaines échéances électorales que sont les élections présidentielle et législatives des 27 décembre (1er tour) et 31 janvier (second tour). Il réaffirme à cet égard tout le soutien de la communauté internationale.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:34

 

 

 

18/12/15 (AFP)


Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi de sanctionner deux responsables de groupes armés centrafricains à la suite des violences qui ont marqué le référendum constitutionnel de dimanche dernier à Bangui.


Haroun Gaye et Eugène Barret Ngaïkosset ont été ajoutés à la liste du Comité des sanctions de l'ONU en Centrafrique.


Le premier est décrit par le comité comme un dirigeant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, "un groupe armé de l'ex-Séléka à Bangui" qui a été "marginalisé". Il dirige aussi le "comité de défense du PK5", le quartier musulman où se sont déroulés les violences pendant le scrutin.


Eugène Ngaïkosset est un ancien capitaine de la garde présidentielle de l'ex-président François Bozizé, chassé du pouvoir par la coalition Séléka à majorité musulmane.


Selon le comité il est "associé au mouvement anti-balaka" et a créé "sa propre faction anti-balaka" depuis qu'il s'est évadé de prison en mai dernier.


Les sanctions du comité sont des interdictions de voyager et des gels d'avoirs. Plusieurs autres dirigeants anti-balaka ou de la Séléka ont déjà été sanctionnés ainsi depuis le début de la crise en Centrafrique.


Il s'agit "d'un message clair à ceux qui envisagent de commettre des violences pendant les élections", a commenté la mission britannique auprès de l'ONU.


Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d'affrontements intercommunautaires.


Le vote a été émaillé d'incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays, notamment dans le nord-est.


Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l'ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle.

 

 

(Eugène Ngaikoisset alias le "boucher de Paoua)  

Centrafrique: l'ONU sanctionne deux responsables de groupes armés
Centrafrique: l'ONU sanctionne deux responsables de groupes armés
Centrafrique: l'ONU sanctionne deux responsables de groupes armés

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:59

 

 

Viols d'enfants en Centrafrique: "échec flagrant" de l'ONU, selon des enquêteurs

 

18/12/15 (AFP)

 

Un groupe d'experts indépendants a dénoncé jeudi un "échec flagrant" de l'ONU dans la gestion des accusations de viol d'enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine.

 

"Le résultat final a été un échec flagrant de la part de l'institution à réagir à ces accusations de manière significative", souligne le rapport d'un groupe de trois experts présidé par la juge canadienne Marie Deschamps.

 

"La manière dont des agences de l'ONU ont réagi à ces accusations a été entachée de graves défauts", ajoute le texte.

 

Le rapport d'une centaine de pages, qui était très attendu, fait état de dysfonctionnements au sein de l'institution internationale, sur place à Bangui ainsi que de la part de hauts responsables à Genève et à New York après la révélation de l'affaire.

 

Il critique en particulier l'ancien chef de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), le Sénégalais Babacar Gaye, qui a démissionné en août.

 

Il critique aussi des responsables de l'Unicef à Bangui et du Haut commissariat pour les droits de l'homme de l'ONU pour ne pas avoir transmis les accusations à leurs supérieurs hiérarchiques, ou ne pas avoir pris assez vite des mesures pour protéger ou aider les enfants.

 

"Les informations sur ces accusations sont passées de bureau en bureau (...) personne ne voulant prendre la responsabilité de traiter ces graves violations des droits de l'homme", affirme le rapport.

 

Dans un long communiqué, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui avait nommé le groupe d'experts en juin dernier, a "pris acte des conclusions générales du rapport" et a promis d'en tirer les conséquences "sans délai".

 

Il a exprimé "son profond regret que ces enfants aient été trahis précisément par les gens envoyés pour les protéger".

 

M. Ban rappelle aussi qu'il revient aux pays dont des Casques bleus fautifs sont originaires de les sanctionner, ce que "trop souvent", a-t-il dit, ces pays ne font pas ou pas assez vite.

 

"Beaucoup reste à faire, notamment de la part des Etats membres (de l'ONU) pour éradiquer ces odieux abus sexuels devenus trop fréquents, par des soldats et des civils de l'ONU ainsi que par des membres d'autres organisations de maintien de la paix", a estimé le Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Zeid Ra'ad Al Hussein, dans un communiqué.

 

La justice française a entendu début décembre quatre militaires français sur des soupçons de viols d'enfants en Centrafrique en 2013 et 2014. En tout, quatorze soldats français étaient mis en cause, de même que des militaires de Guinée équatoriale et du Tchad.

 

L'opération française Sangaris, qui n'est pas sous commandement de l'ONU, avait été déclenchée en 2013 pour stabiliser la situation en Centrafrique, en proie au chaos et aux violences entre communautés chrétienne et musulmane.

 

L'ONU, critiqué pour sa gestion de ce scandale, avait ouvert une enquête et a édicté des recommandations pour améliorer sa réponse à de nombreux cas d'abus ou de harcèlement sexuels dans ses missions de maintien de la paix.

 

La commission d'enquête externe qui a publié le rapport était présidée par Marie Deschamps, ancienne juge à la Cour suprême du Canada. Ses deux autres membres étaient Hassan Jallow (Gambie), procureur du Tribunal international pour le Rwanda, et Yasmin Sook, directrice de la Fondation pour les droits de l'Homme en Afrique du sud.

 

 

Par RFI Publié le 18-12-2015 Modifié le 18-12-2015 à 07:42

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Six mois après avoir été nommée à la tête de la commission indépendante chargée d’enquêter sur la gestion de l’ONU dans l’affaire des viols en Centrafrique, la juge canadienne Marie Deschamps a remis son rapport. Et il est accablant. L’ONU a failli au plus haut niveau à rendre compte des crimes commis par des soldats français et africains déployés en République Centrafricaine.

 

La juge canadienne avait dix semaines pour rendre son rapport. Il lui en aura fallu 15 de plus pour venir à bout de ce qu’elle a découvert. Elle décrit une organisation onusienne opaque et terrorisée des conséquences d’un tel scandale sexuel alors que l’ONU déployait sa mission de maintien de la paix en Centrafrique.

 

« La décision a été prise sur place à Bangui de conserver les allégations de façon confidentielle, explique-t-elle. En Mars, il y avait eu un problème avec le gouvernement du Tchad qui avait retiré ses troupes. Et le rôle de la France est très important en Centrafrique et on voulait éviter qu’il y ait une réaction politique aux allégations. »

 

A la place, les hauts responsables onusiens ont préféré se renvoyer de bureau en bureau le mémo de dix pages décrivant les crimes sexuels commis sur une dizaine d’enfants. Il a aussi atterri sur des boîtes mail sans même avoir été lu.

 

L’ONU a failli à sa mission première, écrit la juge, à savoir la protection des droits de l’homme et elle pointe du doigt les responsables, Babacar Gaye, l’ancien chef de la mission onusienne à Bangui débarqué au mois d’août dernier, l’UNICEF et le Haut commissariat aux droits de l’homme. Ban Ki-moon le secrétaire général, a pris acte. Il a dit son profond regret et promis d’en tirer les conséquences sans délai.

 

Allégations d'abus en Centrafrique : Ban Ki-moon promet des mesures

 

NEW YORK (Nations Unies), 18/12/15 (Xinhua) -- Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a promis jeudi d'examiner rapidement les recommandations d'un groupe indépendant d'experts qui a constaté que l'Organisation n'avait pas agi avec "la rapidité, le soin et la sensibilité requis" quand elle a été informée de crimes commis contre des enfants par des soldats - pas sous le commandement de l'ONU - envoyés en République centrafricaine pour protéger les civils.

 

"Le rapport décrit une Organisation des Nations Unies qui n'a pas su répondre de façon significative lorsqu'elle a été confrontée à des informations sur des crimes répréhensibles commis à l'encontre d'enfants vulnérables", a dit M. Ban dans une déclaration après avoir reçu le rapport de l'Examen externe indépendant de la réponse des Nations Unies aux allégations d'exploitation et d'abus sexuels en République centrafricaine, qui a été rendu public jeudi.

 

Le groupe d'experts chargé de cet examen a été établi en juin par le Secrétaire général pour examiner la réponse de l'ONU à ces allégations d'exploitation et d'abus sexuels par des membres de contingents militaires étrangers qui ne se trouvaient pas sous le commandement de l'ONU et pour évaluer l'adéquation des procédures en vigueur.

 

"Bien que les soldats qui ont commis des abus n'aient pas été sous le commandement des Nations Unies, le rapport montre que l'Organisation des Nations Unies, qui a révélé les abus, n'a pas ensuite traité cette affaire avec la rapidité, le soin ou la sensibilité nécessaires", a déploré le chef de l'ONU.

 

Selon le rapport, trois fonctionnaires de l'ONU ont abusé de leur autorité. Compte tenu de la gravité de ces conclusions, M. Ban a dit qu'il agirait rapidement pour déterminer les mesures qui pourraient être nécessaires.

 

"Pour respecter le principe fondamental de responsabilité, et à la lumière de l'historique des allégations d'abus sexuels par des troupes en République centrafricaine, y compris les actuelles allégations, j'avais déjà demandé à l'un d'eux - mon Représentant spécial pour la République centrafricaine - de démissionner", a-t-il déclaré, se référant au général Babacar Gaye.

 

Le rapport a également constaté que, alors qu'il y a eu des lacunes dans la performance de plusieurs autres fonctionnaires et de bureaux de l'ONU, ils n'avaient pas abusé de leur autorité.

 

Le Secrétaire général a déclaré qu'il avait l'intention d'examiner rapidement les recommandations du groupe d'experts et de prendre des mesures sans tarder afin de garantir que les problèmes systémiques, la fragmentation et les autres problèmes soient pleinement pris en compte. Il a souligné, toutefois, que certaines de ces recommandations exigeront l'implication et l'approbation des États membres.

Affaire des viols en RCA: rapport accablant sur la gestion de l’ONU
Affaire des viols en RCA: rapport accablant sur la gestion de l’ONU

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:41
 Lu pour vous : Qui sortira la Centrafrique de l’impasse ?

 

 

 

http://www.lanouvelletribune.info/  Par Eyangoh Ekolle 18 Déc 2015 à 04:53

 

S’il y a une dérive dont tout pays doit se prémunir, c’est certainement celle de refuser à travers sa loi fondamentale et par des actions concrètes, toute prise de pouvoir par la violence ou coup d’Etat.

 

Cette forme d’accession au pouvoir entraine deux sortes de conséquences : la joie des putschistes d’arriver au pouvoir et la tristesse des évincés à quitter les affaires. Ces conséquences antinomiques détermineront l’avenir du pays et pourront l’inscrire dans une spirale de violence. C’est le la triste histoire la Centrafrique, qui a vécu douloureusement la dictature de l’empereur Bokassa. Une page que ce pays croyait avoir tourné, avec l’arrivée au pouvoir d’Ange Félix Patassé. Malheureusement l’esprit du malin ne s’était pas éloigné du pays. Il a visité  François Bozizé et l’a inspiré de prendre le pouvoir par la violence, en chassant avec ignominie le Président Ange Félix Patassé. Le faisant, François Bozizié n’avait vu que le succès immédiat, il n’avait pas projeté l’avenir pour comprendre que son acte pouvait aussi inspirer d’autres acteurs. C’est ce qui  arriva lorsque Michel Djiotodia et sa bande ont servi à  François Bozizé le même déshonneur. Mais  ce énième coup d’Etat a été le plus malencontreux. Plongeant le pays dans l’instabilité sociopolitique et l’insécurité, malgré la présence des soldats de la Minusca et des forces françaises. C’est ce coup d’Etat qui a fait naitre en Centrafrique, des affrontements qui opposent des populations appartenant à différentes confessions. A l’image des dissensions qui opposent les membres de la Séléka aux antibalaka. Chaque camp étant soutenu par des élites et des opportunistes politiques qui encouragent ces affrontements la nuit et font des appels de retour à la paix le jour.

 

Le gouvernement de transition désigné installé sous la direction de Catherine Samba Panza au bord de l’essoufflement. Non pas qu’il est incompétent, mais parce qu’il a déjà entrepris tout ce qui est de son possible pour ramener la paix, sans succès. Les pays de la Cemac ont aussi joué leur partition, mais nul ne sait si les différents Chefs d’Etats qui participaient aux négociations, parlaient tous le langage de la vérité et de la sincérité. De nombreux espoirs étaient aussi fondés sur les accords de Brazzaville, malheureusement, du retour de Brazzaville, la violence a repris sans relâche. A chaque qu’on croit parti les démons de la violence, ils refont surfaces presque spectaculairement. C’est certainement dans la perspective de calmer les ardeurs et de ramener la paix dans ce pays, que le pape a décidé de se rendre dans le pays en novembre dernier. Lui qui auparavant depuis le Vatican, ne cessait de lancer des appels en direction de la Centrafrique.

 

Nombreux étaient les observateurs qui pensaient que cette visite du pape en terre centrafricaine, atténuerait ne fut-ce que de peu, ce climat de violence. Malheureusement, la paix n’a duré que le temps de la visité du pape. Le lendemain de son départ, des nouveaux affrontements faisaient une nouvelle  victime. Cet état des choses est cependant, loin de décourager les autorités de la transition et biens des acteurs de la communauté internationale qui croient encore en la possibilité d’aboutir à l’accalmie. Celle qui passe par le retour de l’ordre constitutionnel. Notamment l’organisation des élections présidentielles et la rédaction d’une nouvelle constitution.

 

L’adoption de la nouvelle constitution s’est faite par voie référendaire dimanche 13 décembre dernier les menaces qui pesaient sur les électeurs. L’autorité nationale des élections annoncent d’ailleurs la publication des résultats pour ce vendredi 18 décembre 2015. En attendant les élections présidentielles prévues pour le 27 décembre 2015. Mais la tenue effective de ces élections, reste sujette à caution. Puisque l’irruption d’un nouvel acteur perturbateur en la personne du colonel Nouradine Adama  depuis ce week-end, suscite des interrogations. Lui qui a hissé un drapeau à la gendarmerie de Ndélé en proclamant l’avènement d’un nouvel Etat : l’Etat du Logone. Pendant qu’on pense ramener à la raison les différents camps antagonistes, voici venue une autre thématique aussi plus préoccupante que les précédentes, celles de la partition du pays. D’où la pertinence de notre interrogation de départ : qui sauvera la Centrafrique ?

 

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 22:30

 

 

 

 

 

 

Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
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Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images
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Tiangaye et Ziguélé en meeting Place Marabéna en images

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 22:04

 

 

 

Bangui - AFP / 17 décembre 2015 20h47 - Les électeurs de Bangui appelés à se prononcer lors du référendum constitutionnel centrafricain de dimanche ont voté OUI à 90%, avec un taux de participation d'à peine 30%, selon des résultats provisoires annoncés jeudi soir par le rapporteur général de l'Autorité nationale des élections (ANE).

Le OUI a obtenu 77.979 voix et le NON 8.984 voix, soit 90% de OUI et 10% de NON à Bangui, a déclaré à la presse Julius Ngouadé Baba, soulignant que le taux de participation s'était à peine élevé à 30% dans la capitale.

Les résultats des villes de province sont en partie parvenus au centre de traitement des données et le reste est en cours d'acheminement, a-t-il ajouté.

Lorsque tous les résultats seront compilés au niveau national, ils devront être validés officiellement. 

Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d'affrontements intercommunautaires.

Le vote a été émaillé d'incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays, notamment dans le nord-est.

Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l'ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle. 

En raison de ces violences, le scrutin a été prolongé lundi dans certaines zones, notamment dans le quartier musulman PK5 de Bangui où des opposants au processus électoral avaient attaqué la veille à l'arme lourde des électeurs s'apprêtant à voter, faisant 5 tués et une vingtaine de blessés. 

Il s'est également poursuivi lundi en province, sous la protection des Casques bleus de la mission de l'ONU (Minusca), notamment dans plusieurs localités du nord-est où plusieurs incidents violents (tirs, menaces, intimidations) ont été rapportés dimanche.

Le projet de nouvelle Constitution soumis à référendum prévoit notamment la proclamation d'une 6e république, une limite du mandat présidentiel à deux exercices, la formation d'une Haute cour de justice et des dispositifs de lutte contre la corruption et de mise à l'écart des bandes armées.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=659714 

Centrafrique: 90% de OUI à Bangui au référendum constitutionnel

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:48

 

 

 

 

 

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, la Coordination Nationale de l’Observatoire National des Elections (ONE) s’est déployée dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et les quatre (4) circonscriptions électorales de Bimbo pour observer le vote du référendum constitutionnel, en prélude des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2015.

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :

 

  • Réseau des ONG des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
  • Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
  • Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
  • Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albi noces).
  •  

Dans le cadre du processus électoral  2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre 2015.  De plus, l’observatoire National des Elections (ONE) travaille avec la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA dans le cadre du monitoring des Droits Humains avant pendant et après les deux tours des scrutins couplées des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016.

 

Le référendum constitutionnel étant considéré comme un scrutin test, avant les scrutins présidentiels et législatifs couplés des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016, la Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) limitée par ses moyens ne  s’est déployée que dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et ses environs (Bimbo) pour observer l’élection référendaire. Ce qui a permis aux observateurs déployés par  la Coordination  Nationale de l’ONE  de faire des constats et de formuler des recommandations.

  •  
  • CONSTAT
  •  

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé le référendum constitutionnel depuis la mise en place du Comité de vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution, la campagne référendaire et le vote du 13 décembre 2015 et a constaté ce qui suit :

 

I.1- SENSIBILISATION  ET VULGARISATION DU TEXTE DE LA CONSTITUTION

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction la mise en place par le Premier Ministre de la Transition d’un Comité chargé de la vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution par arrêté n°034 du 10 novembre 2015.

 

 Cependant, l’ONE regrette que le texte du projet de la Constitution n’ait pas été vulgarisé en Sango la langue nationale de la République Centrafricaine, qu’aucune affiche du texte de la constitution n’ait été visible dans les quartiers ou même aux abords des Centres de Vote observés. A cela s’ajoutent l’absence de la sensibilisation des électeurs sur le référendum constitutionnel et sur les techniques de vote.  

 

I.2- CAMPAGNE REFERENDAIRE

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé toute la campagne référendaire dans les huit (8) Arrondissements de la Ville de Bangui et les quatre circonscriptions électorales de Bimbo malgré le contexte sécuritaire inadapté dans lequel est organisée l’élection référendaire. L’ONE se félicite de ce que la campagne référendaire ait été contradictoire entre les partisans qui militent pour le « Oui » et ceux qui militent pour le « Non ». La campagne référendaire s’est déroulée à Bangui conformément au délai légal et dans un climat favorable à la liberté d’expression, de réunion et de circulation.

 

I.3- LE SCRUTIN REFERENDAIRE

 

Le jour du vote du référendum Constitutionnel à Bangui le 13 décembre 2015, les électeurs Centrafricains se sont mobilisés devant leur bureau de vote pour exercer leur droit de vote. Ce qui  se traduit notamment par leur importante participation au scrutin référendaire, leur discipline et leur patience.

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction quelques points dans certains Centres de Vote des 1er, 2ème, 5ème, 6ème, 7ème Arrondissements et les quatre Circonscriptions de Bimbo. Il s’agit de :

 

  • L’ccessibilité aisée des Centres de vote
  • Une atmosphère calme et sereine,
  • La présence discrète des forces de défense et de sécurité devant le lycée des martyrs à Bangui, qui procèdent à des fouilles des sacs que portent certains électeurs avant de leur donner accès au Centre de Vote,
  • Disponibilité des matériels électoraux
  • Présence effective des membres des Bureaux de Vote.
  •  

Cependant, l’Observatoire National des Elections (ONE) a également noté certains incidents critiques, des abus et violations des Droits Humains fondamentaux, des difficultés et dysfonctionnements de tous ordres qui ont émaillé le processus électoral.

 

Des incidents critiques

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que dans le 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui, plus précisément au Centre de Vote de l’école Koudoukou, le groupe armé Texas a brandit un drapeau et des affiches sur lesquels on pouvait lire « pas de vote ». Des tirs à l’arme automatique ont alors retenti provoquant la mort de deux à cinq  électeurs selon des sources non officielles. Le vote référendaire n’a pas eu lieu à l’école Koudoukou dans la journée du 13 décembre 2015 malgré l’important déploiement des forces de la MINUSCA censés sécuriser les opérations de vote.

 

Dans le 3ème, 4ème et le 8ème Arrondissement de la Ville de Bangui l’Observatoire National des Elections (ONE) regrette  que des grenades soient lancées dans les Centres de Vote de l’école Gobongo 1 et 2 puis à l’école Saint Jean de Galabadja occasionnant des cas de blessures parmi les électeurs.

 

Nous avons aussi constaté que dans tous les bureaux de vote de l’école Gobongo filles et garçons les présidents desdits bureaux ont terminé les opérations de vote à 16 heures 00 alors que plusieurs électeurs se trouvaient dans le rang. Selon le code électoral les personnes se trouvant dans les rangs sont les seuls qui doivent voter même si le bureau est fermé.

 

Des violations et abus des Droits Humains

 

L’Observatoire National des élections (ONE) a également relevé plusieurs cas de violations du droit de vote, notamment à l’école Notre Dame d’Afrique dans le 4ème Arrondissement et à l’école Ngouciment dans le 5ème Arrondissement où, les membres du Bureau de Vote ont refusé de faire voter des électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, qui ont présenté leur pièce d’identité, mais qui n’ont pas présenté de récépissé d’inscription sur la liste électorale. L’Observatoire National des Elections a en outre relevé le difficile accès des personnes handicapées dans les Bureaux de Vote. La faible participation des femmes au vote référendaire est remarquée dans les huit (8) Arrondissements et les quatre (4) circonscriptions de Bimbo.

 

De plus, dans le 3ème Arrondissement et plus précisément au quartier Gbaya Dombia, des hommes ont armes ont été observés en train de proférer des menaces de mort aux électeurs pour les dissuader de venir s’acquitter de leur droit de vote au Centre de Vote de l’école Gbaya Dombia. Ces bandes armées ont ensuite lancé des grenades dans l’enceinte du Centre de Vote provoquant des blessures et la débandade parmi les électeurs et des membres du Bureau de Vote.

 

Des difficultés et dysfonctionnements

 

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté que la confection et l’affichage des listes électorales, l’établissement ainsi que la délivrance des cartes d’électeurs ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement de l’élection référendaire. Certains électeurs inscrits sur la liste électorale et détenteurs de leurs récépissés n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Tandis que d’autres électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, et qui ne sont pas détenteurs de récépissés (incendiés, pillés, égarés) du fait des crises intercommunautaires n’ont pas pu voter, malgré qu’ils aient présenté leur carte d’identité nationale ou leur passeport.

 

Dans le même registre, les insuffisances et irrégularités suivantes ont été constatées :

 

  • Le démarrage tardif des opérations de vote ;
  • La non disponibilité des cartes d’électeurs dans les bureaux de vote ;
  •  
  • La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote ;
  • Le laxisme dans les procédures de vote ;
  •  
  • L’inadaptation des lieux désertés dans lesquels sont placés certains bureaux de vote ;
  • Le nombre élevé des cas de refus de vote à certains électeurs qui ont présenté des cartes d’identité nationale ;
  •  
  • RECOMMANDATION
  •  

Afin de remédier aux insuffisances et irrégularités constatées sur le terrain, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :

  • La poursuite du renforcement des capacités des agents électoraux ;
  • Le choix des lieux plus adaptés pour abriter certains bureaux de vote du 3ème Arrondissement ;

 

  • Le renforcement du dispositif de sécurité des candidats, des électeurs et autres acteurs du processus électoral ;
  • L’intégration des forces nationales dans le dispositif de renforcement de la sécurité des scrutins ;
  • L’impression et la distribution des cartes d’électeurs ;
  • Faciliter l’accès des bureaux de vote aux personnes handicapées ;
  • Intensifier la sensibilisation des électeurs pour participer aux scrutins ;
  • Eduquer et sensibiliser les électeurs sur les techniques de vote ;
  • Augmenter le nombre des assesseurs par bureau de vote pour une meilleure gestion des opérations électorales ;
  • Permettre aux personnes qui ne possèdent pas leurs récépissés mais qui se trouvent sur la liste électorale de voter par dérogation comme l’exige l’ANE car ils ont été effectivement recensés ;
  • Permettre aux électeurs qui possèdent leurs récépissés et qui ne trouvent pas leur nom dans la liste électorale de voter par dérogation car c’est la faute de l’ANE s’ils ont été omis au cours du recyclage de la liste électorale.
  •  

L’Observatoire  National des Elections considère que l’élection référendaire est une élection test avant les scrutins présidentiels et législatifs, et constitue une étape majeure de la restauration de l’ordre constitutionnel. Pour la réussite de la fête démocratique lors des élections présidentielle et législatives, l’Observatoire National des Elections encourage l’Autorité National des Elections, la Société Civile, les Partis Politiques et les candidats à intensifier la sensibilisation des électeurs pour rehausser le taux de participation à ces scrutins à venir. Dans cet esprit, l’Observatoire National des Elections invite les parties prenantes du processus électoral à respecter le Code de Conduite qu’ils ont adopté et paraphé pour assurer la conduite apaisée de ces élections, qui permettront à la République Centrafricaine de traverser de l’autre côté de la rive où elle recouvrera la paix et la cohésion entre ces populations.

 

L’Observatoire National des Elections remercie l’opinion publique nationale ainsi que les électeurs pour la confiance qu’ils lui ont toujours manifestée.

 

Fait à Bangui le 15 Décembre 2015

 

Le Coordonnateur National

 

 

Me. Serge Soleil SERAMALE

DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE  DU 13 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:40
 ARGUMENTS DE CAMPAGNE par GBANDI Anatole

                              

 

    « Je vais ramener la paix, puis la prospérité. Je vais donner à la Centrafrique le lustre qu'il n'a jamais eu. Votez pour moi et vous allez voir comment je vais épater le monde ! »

 

    Ceux qui tiennent de tels propos feraient mieux de se taire. Car ils prennent le risque de se faire contrer par leurs compatriotes désabusés, et désormais peu enclins à gober n'importe quoi.

   

Comment comptez-vous réussir là où tout le monde a échoué ? Avec quels moyens allez-vous financer le désarmement, puisqu'il a été décidé de donner une prime aux criminels, au lieu de les châtier. 

 

1. PROPOSITIONS PRIORITAIRES

 

    Quelles sont vos propositions prioritaires ? On ne vous demande pas de reconstruire en cinq ans ce pays qu'on a mis cent ans à détruire. On vous demande la paix. Pour le paysan qui vit de sa terre. Pour les écoliers privés d'école. Et si vous voulez construire une deuxième université au pays, parlez-nous dès maintenant de son financement. Si vous souhaitez construire un lycée professionnel à Bouar et un autre à Bambari, détaillez dès maintenant leur financement. Si vous projetez de construire des routes dans les préfectures excentrées comme le Haut-Mbomou et la Vakaga, pour les rearrimer à la République, détaillez-nous leur financement ou alors considérez le projet comme une simple lubie démagogique et retirez-le de vos propositions prioritaires.

 

    Cette campagne présidentielle se fait dans des conditions particulières, sur fond d'inquiétude et de canonnade. La première règle pour tous les candidats sera de ne pas surenchérir dans le pessimisme ambiant. Des slogans du genre << C'est moi ou le chaos ! >> sont à bannir.

 

     Avant d'étayer les projets, les arguments de campagne doivent panser les plaies superficielles et cautériser les blessures profondes. Un mot de compassion peut valoir de l'or, quand il va tout droit au coeur. C'est pourquoi je considère que le meilleur << argument >> de cette campagne, loin d'être une phrase ou un discours pompeux, est un mot de deux syllabes comme Nola, comme Carnot, comme Bira, Comme Awè, le meilleur argument de cette campagne me semble être le mot << Pardon >> : qu'on doit demander non pas au pape François mais bien au peuple centrafricain. Pardon pour la faillite de l'Etat, Pardon pour la déroute des FACA, Pardon pour les exactions des mercenaires, Pardon pour les politiques de tout pour mon ethnie, rien pour les autres, Pardon pour les terribles souffrances infligées au pays...

 

2. LA TENTATION DE L'A-PEU-PRES

   

Amis présidentiables, vous avez beau être une trentaine, si second tour il y a, il ne concernera que deux d'entre vous. Ce qui me semble augurer d'une compétition acharnée, dans laquelle certains seraient tentés de jouer des coudes pour espérer tirer leur épingle du jeu. Mais n'oubliez jamais que votre pays n'est plus que ruines et que calamité. La démagogie sur les décombres d'un pays ne peut flatter que l'ego du démagogue.

 

     Dans une République qui n'existe que de nom, il me paraît très difficile de se départir de la camisole de l'à-peu-près, ou des approximations grossières. La tentation est alors grande pour chacun d'entre vous, les candidats, de faire un semblant de campagne, comme la Minusca et la Sangaris ont fait un semblant de désarmement, comme Samba-Panza a fait un semblant de règne.

 

    Le lecteur pourrait ici me reprocher de me citer, moi qui répugne à l'autocitation. En réalité, je complète ce que j'ai déjà dit dans une autre tribune. Si les candidats n'élèvent pas le niveau de leur campagne au diapason du modèle standard, le peuple votera du bout des lèvres, et nous aurons de nouveau un semblant de règne, lequel sera dès le départ, déconnecté du pays.

 

 GBANDI Anatole 

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:21

 

 

 

NOUAKCHOTT, 17/12/15 (Xinhua) -- La Mauritanie vient d'envoyer un contingent composé de 120 gendarmes pour prendre part aux opérations de maintien de la paix en Centrafrique dans le cadre de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), a-t-on appris jeudi de source militaire.

 

Ce contingent, qui a quitté Nouakchott mercredi soir, devra être suivi par 450 autres soldats mauritaniens, dont une douzaine d'observateurs, précise-t-on de même source.

 

Le mandat de ces troupes, "spécialement entraînées et formées pour faire face à des situations de maintien de la paix", doit durer un an, selon le ministère mauritanien de la Défense.

 

En 2014, la Mauritanie avait envoyé un contingent de 150 soldats à la force de maintien de la paix en Côte d'Ivoire (ONUCI)

 

La Mauritanie dispose d'une armée professionnelle d'un effectif de près de 12.000 hommes, dont des unités spéciales de lutte contre le terrorisme.

 

Elle a déjà eu à fournir une mission militaire médicale en Somalie et un contingent de quelques officiers pour le Darfour et des observateurs militaires en Syrie.

La Mauritanie envoie un contingent pour le maintien de la paix en Centrafrique

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:08

 

 

 

17/12/15 (AFP)

 

Le gouvernement centrafricain et la mission des Nations unies (Minusca) devraient "de toute urgence" chercher à mettre un terme aux violences sexuelles commises par des milices armées contre des femmes dans Bangui, a déclaré jeudi Human Rights Watch (HRW).

 

"25 cas de violences sexuelles ont été commises depuis le 26 septembre", au moment où des affrontements intercommunautaires ont de nouveau secoué la capitale, affirme HRW dans un communiqué reçu à Libreville. L'ONG ajoute que les auteurs de ces crimes accusent leurs victimes, femmes et filles, d'agir en faveur du camp adverse.

 

"Les autorités du gouvernement de transition et les Casques bleus de l’ONU, selon HRW, doivent agir en vue d’améliorer la protection des femmes et des filles et d’obliger les responsables à rendre des comptes".

 

Neuf cas de violence sexuelle se sont produits dans le camp de déplacés de M’poko, près de l'aéroport, et aux alentours "toutes ces zones étant largement contrôlées par des membres de la milice anti-balaka, en majorité chrétienne et animiste".

 

Les victimes ont affirmé que des miliciens anti-balaka les avaient violées en les accusant d'avoir acheté ou vendu de la marchandise aux musulmans dans l’enclave du PK5, le dernier quartier musulman de la capitale.

 

Le 27 septembre dernier, les anti-balaka ont ainsi barré la route à un groupe de six femmes au sud du camp de M’poko. Une des victimes a raconté que les anti-balaka lui avaient dit : "Vous allez au marché pour vendre des légumes aux musulmans pour qu’ils puissent avoir la force de venir nous tuer. Nous allons maintenant vous violer pour que vos amis musulmans sachent que vous êtes déjà mortes".

 

"Le camp de M’poko est principalement contrôlé par des milices anti-balaka (...). De nombreuses organisations humanitaires ne s'y rendent plus en raison du danger", affirme HRW.

 

Le 15 novembre, une femme de 26 ans a été violée par six musulmans armés qu’elle a identifiés comme étant des membres d'un groupe musulman d’autodéfense, alors qu’elle s’approchait d'un marché du PK5.

 

D’après elle, les hommes se sont approchés et lui ont demandé où se trouvait son mari. Lorsqu’elle a répondu qu’il avait été tué, un des agresseurs s’est exclamé : +Oh!, elle était mariée à un anti-balaka, on peut la prendre+".

 

Parmi les survivantes de viols que HRW a interviewées, quatre seulement ont consulté des médecins ou ont reçu une aide psychosociale.

A l'approche de la présidentielle et des législatives prévues le 27 décembre "de nombreuses organisations locales de défense des droits humains redoutent un regain de violence", ajoute HRW.

 

 

Viols d'enfants en Centrafrique: "échec flagrant" de l'ONU, selon des enquêteurs

 

17/12/15 (AFP)

 

Un groupe d'experts indépendants a dénoncé jeudi un "échec flagrant" de l'ONU dans la gestion des accusations de viol d'enfants par des soldats français et africains en République centrafricaine.

 

"Le résultat final a été un échec flagrant de la part de l'institution à réagir à ces accusations de manière significative", souligne le rapport du groupe de trois experts présidé par la juge canadienne Marie Deschamps.

Centrafrique: le gouvernement et l'ONU doivent lutter contre les violences sexuelles (HRW)

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