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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 00:15
NOMINATION D'UN CARDINAL, UNE AUBAINE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE par Bernard Selemby Doudou

 

NOMINATION D'UN CARDINAL, UNE AUBAINE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE.

La crise centrafricaine a connu un épilogue cauchemardesque. On a dénombré des milliers de morts, des mutilés, des déplacés, des réfugiés, des viols, des destructions des biens meubles et immeubles...bref un pays quasi inexistant, en perte de repères. Les rapports des experts de toutes disciplines ont confirmé que les conditions d'organisation d'une élection libre, crédible et transparente ne sont pas réunies. Dans ces mêmes circonstances de temps et de de lieu, l'évêque de Bangui dénommé Dieudonné Nzapalaïnga a pris son bâton de pèlerin, accompagné du révérend pasteur Nicolas Grekoyamé et l'imam Oumar Kobine Layama, ils ont joué le rôle de Moïse qui jadis sauva les enfants d'Égypte. Ce sacré trio a œuvré au péril de leur vie pour apaiser les cœurs et sauver ce qui pouvait l'être. Un périple national et surtout international pour éveiller les consciences sur ce qui s'apparentait à un génocide en Centrafrique. Le message du trio national a convaincu le pape qui, contre toute attente et tout avis décida d'effectuer une visite sur la terre natale de l'abbé Boganda.

 

Après le retour à l'ordre constitutionnel, le pays connaît un semblant de sécurité et de paix en dépit de quelques actes criminels commis de façon intempestive. Comme si la venue de la sainteté en Centrafrique ne suffisait pas, le pape dans son angelus du dimanche 09 octobre 2016 à la basilique Saint pierre de Rome a élevé 17 cardinaux dont celui qui sera dans l'histoire de l'église catholique le plus jeune cardinal a seulement 49 ans. Cet évêque qui est né d'un père oins et inspiré de la puissance divine qui lui donna un nom et prénom prémonitoires comme s'il était dans le secret du futur. En élevant l'évêque centrafricain, le pape a envoyé un message fort à mon pays, une sorte de béatification de tous ceux qui sont morts dans cette sanglante crise d'où la nécessité d'exhorter mes compatriotes à jouir pleinement de cette fierté nationale.

 

Depuis l'avènement des nouvelles autorités, toutes les initiatives humaines ont échoué, les stratégies politiques et les diplomaties ont également échoué. Le pape en élevant son serviteur a donné une piste à explorer aux nouvelles autorités pour apaiser les cœurs et véhiculer des messages de paix. Le gouvernement doit saisir cette ultime opportunité pour utiliser au maximum ce trio comme un instrument, un outil de consolidation des acquis sécuritaires. En outre, nous proposons aux nouvelles autorités d'ériger une place de la capitale en leur nom pour les honorer et pour immortaliser ce trio. A l'instar des rôles joués par des responsables religieux Desmond Tutu d'Afrique du Sud et Laurent Mosengwo au Congo démocratique, nous invitons les autorités centrafricaines de confier les différents programmes du moment en commençant par le programme DDRR à ce trio au lieu de les confier aux prédateurs qui n'attendent qu'à démocratiser leurs ventres. N'oublions pas que par expérience, les conflits à caractère religieux sont particulièrement difficiles à résoudre, surtout qu'on ne peut pas construire durablement une paix sur les cendres de l'injustice et de l'impunité. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

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