Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:39

 

 

 

SENENEWS.com | 

 

De nouvelles accusations d’abus sexuels visent encore l’ONU.

 

La Minusca a été informée aujourd’hui d’allégations concernant cinq femmes qui ont eu des relations sexuelles avec des casques bleus. Trois d’entre elles sont âgées de 14 à 17 ans. Elles disent avoir eu des relations sexuelles pendant plusieurs semaines avec des casques bleus Congolais. L’une d’elles, qui dit avoir 14 ans, a donné naissance à un enfant, suite à sa relation avec un soldat Congolais. Une autre, âgée de 17 ans, est enceinte de sept mois.

 

Du siège des Nations unies à New York, la Minusca a déclaré dans un communiqué qu’elle dépêcherait jeudi une équipe à Bambari afin de rassembler des faits et de prendre immédiatement des actions disciplinaires et préventives.

 

Rappelons que la Minusca est opérationnelle depuis avril 2014 en Centrafrique et compte 11 000 hommes. L’ONU s’apprête envoyer encore près de 1 140 casques bleus supplémentaires dans le pays, à l’approche d’élections législatives et présidentielle du 27 décembre prochain.

Centrafrique : Des mineures seraient enceintées par des casques bleus
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:34

 

 

 


Cergy-Pontoise (France) - AFP / 12 novembre 2015 19h16 -  Un opposant congolais en exil en France, Ferdinand Mbaou, a été blessé par balles mardi alors qu'il sortait de son domicile à Bessancourt, en banlieue parisienne, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. 

Ce général de 59 ans a été blessé mardi après-midi par un individu qui lui a tiré dans le dos à proximité de son domicile, a indiqué à l'AFP le procureur de Pontoise, Yves Jannier, confirmant une information du journal Le Parisien.

Blessé à l'épaule, Ferdinand Mbaou avait été hospitalisé dans un état sérieux mais son état s'est amélioré, il devrait sortir de l'hôpital, a précisé en fin de journée le procureur, prudent quant aux motivations de l'auteur de cette tentative d'homicide, qui a pris la fuite.

Nous n'avons toujours pas de revendication. Est-ce lié à son activité politique ou est-ce complètement étranger? Rien ne permet de le dire à ce stade, toutes les hypothèses sont envisageables, a souligné Yves Jannier.

La victime n'avait pas fait l'objet de menaces précises contre sa sécurité ces derniers temps, a-t-il ajouté.

Ancien directeur de la sécurité présidentielle du président Pascal Lissouba (1992-1997), Ferdinand Mbaou est parti en exil avec ce dernier en 1997 quand Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir par les armes à l'issue de la guerre civile.

Il est décrit comme l'un des plus ardents opposants au régime de Brazzaville, par un membre de la diaspora congolaise en France, qui a requis l'anonymat. Ferdinand Mbaou est retourné à plusieurs reprises ces dernières années au Congo, où il a été emprisonné au moins deux fois, selon cet interlocuteur, qui se dit très inquiet.

S'il est avéré que c'est une tentative d'assassinat politique, c'est très grave, a-t-il dit.

Nous sommes pantois et inquiets, a également confié à l'AFP Jean-Luc Malekat, ancien ministre de l'Economie (1991-92), responsable des Assises nationales du Congo, rassemblement des partis d'opposition et de la société civile de la diaspora congolaise dans le monde.

Nous nous posons la question: est-ce que ce n'est pas le début d'une chasse à l'homme par le pouvoir de Brazzaville ?, a-t-il ajouté.

Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir, a dirigé le Congo sous le régime du parti unique (1979-1992). Après avoir perdu les premières élections pluralistes en 1992, il est revenu au pouvoir par les armes en 1997 à l'issue d'une guerre civile, avant d'être élu en 2002 et réélu en 2009.

Il a fait approuver fin octobre par référendum, qualifié de mascarade par l'opposition, une nouvelle constitution qui lui permet de briguer un nouveau mandat en 2016.

Le 20 octobre, la répression de manifestations contre le référendum à Brazzaville et à Pointe-Noire (sud), la capitale économique du pays, avait fait 17 morts selon l'opposition, quatre selon les autorités.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=648196 

Un opposant congolais en exil blessé par balles près de Paris
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:20

 

 

 


Nantes - AFP / 12 novembre 2015 17h38 - La justice française a autorisé jeudi la communication de l'état civil complet du président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, à une héritière de l'ex-président Omar Bongo Ondimba, un document au coeur d'une controverse à Libreville, a annoncé l'avocat de cette dernière à l'AFP. 

Me Eric Moutet a salué une décision énorme, juridiquement inattaquable même si elle est diplomatiquement complexe. L'acte de naissance du président gabonais est au coeur d'une vive controverse, ses détracteurs l'accusant d'avoir menti sur ses origines ce qui pourrait l'empêcher de briguer un nouveau mandat en 2016.

La constitution de ce pays stipule qu'il faut être né gabonais pour briguer la présidence.

Onaida Maisha Bongo Ondimba, 25 ans, fille du défunt président, avait saisi la justice en référé pour que lui soit communiqué ce document, archivé au service central d'état civil (SCEC) du ministère des Affaires étrangères, à Nantes (ouest). 

Le SCEC est compétent pour les actes de naissance de personnes nées en Afrique équatoriale française (AEF) jusqu'en 1960, date de l'accession de ces ex-colonies à l'indépendance. Or Ali Bongo Ondimba est officiellement né le 9 février 1959 à Brazzaville, capitale de l'AEF qui comprenait tout ou partie du Gabon, du Congo, du Tchad et de la République centrafricaine. 

Cette saisine faisait suite à un refus du procureur de la République de Nantes de lui divulguer la copie intégrale de l'acte de naissance d'Ali Bongo, le seul parmi les 54 héritiers déclarés d'Omar Bongo à ne pas avoir produit ce document. 

Le 22 octobre, le représentant du ministère public avait requis le rejet de la demande, juridiquement recevable, mais mal fondée, selon lui. 

Mais dans son ordonnance dont l'AFP a obtenu copie, le magistrat du tribunal de grande instance (TGI) estime que la demanderesse, dont le lien de filiation avec Omar Bongo est prouvé, a un droit d'accès à ce document. 

Les renseignements obtenus pourraient lui permettre soit de lever le doute, soit de contester la part de son frère dans la succession, est-il poursuivi dans l'ordonnance. 

Cette décision, hyper motivée, est intellectuellement très courageuse de la part du magistrat, dans un contexte où il aurait pu botter en touche, a noté Eric Moutet. 

La polémique sur les origines d'Ali Bongo avait été relancée après la publication d'un livre du journaliste français Pierre Péan, Nouvelles affaires africaines, dans lequel il affirme que le président gabonais a falsifié son acte de naissance et serait en fait un enfant nigérian adopté pendant la guerre du Biafra, à la fin des années 60. Cette thèse est vigoureusement démentie par la présidence qui a porté plainte contre le journaliste.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=648140 

Gabon: la justice française autorise la communication de l'acte de naissance complet d'Ali Bongo
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:09
Communiqué de presse du GRAP

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Le Groupe de Réflexion d’Action et de Propositions (GRAP) dont l’un des objectifs est de « contribuer à la concrétisation de l’Etat Nation à travers la consolidation de la démocratie dans un esprit de tolérance et de maintien de l’unité nationale », saisissant l’occasion des élections en Centrafrique, organise un débat sous la forme de questions/réponses, pour permettre aux Centrafricains et aux partenaires de connaître les solutions que proposent les différents candidats  aux thèmes qui leur sont soumis.

 

La rencontre aura lieu à l’Espace culturel Georges Sand de Chécy (45) le samedi 14 novembre 2015 à 14h. A l’issue des échanges un cocktail sera offert aux participants.

 

Le GRAP vous invite à venir massivement à cette rencontre dont les interventions promettent d’être riches en substance.

 

 

Fait à Chécy, le 12 novembre 2015.

 

Le Secrétaire

 

Christophe SAKILA

 

06 41 09 75 89

chris.sakila@noos.fr

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:30
Bangui tient à la visite du pape malgré les risques

 

 

 


Paris - AFP / 12 novembre 2015 13h29 - La présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a souhaité jeudi que le pape François maintienne sa visite fin novembre dans ce pays malgré le défi sécuritaire que cela représente.


J'ai reçu le nonce apostolique qui m'a demandé +Madame la Présidente si vous pensez que le pape ne doit pas venir, dites-le nous+. J'ai dit que le pape doit venir, a raconté Mme Samba Panza à la radio RTL.

L'arrivée du pape sera une grande bénédiction. Je tiens à ce que le pape vienne. Quel que soit le destin qui nous sera réservé. Et je crois que par la grâce de Dieu, le pape viendra et il n'y aura rien, a-t-elle ajouté.

Le ministère français de la Défense, qui compte 900 soldats en Centrafrique, a mis en garde les services de sécurité du pape contre les risques d'une telle visite dans un pays qui reste en proie aux violences interconfessionnelles et luttes de clans.

Si des inquiétudes ont été exprimées, aucune recommandation officielle n'a en revanche été adressée au Vatican, que ce soit pour annuler la visite, prévue les 29 et 30 novembre, ou en réduire le format.

Nous n'avons pas à exprimer de recommandations relatives aux déplacements d'un chef d'État dans un État tiers, a souligné le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, dans un point de presse.

Outre la sécurité du pape elle-même va se poser celle des dizaines ou centaines de milliers de pélerins qui afflueront vers Bangui, la capitale, y compris de pays voisins. 

La force française Sangaris n'aura pas suffisamment de capacités pour s'engager au-delà de ce qu'elle fait d'habitude en soutien de la Minusca (mission de l'Onu, 12.000 hommes), a-t-on noté mercredi dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves La Drian.

Sangaris assurera la protection de l'aéroport et fournira une capacité d'évacuation médicale des autorités en cas de nécessité mais ne pourra pas aller plus loin, a-t-on souligné.

La Minusca, en première ligne dans la sécurisation du pays, qui reste confronté à une multitude de bandes armées issues de diverses rébellions, est en discussion avec les services de sécurité du pape concernant la visite. 

Le Vatican a maintenu cette visite malgré les violences interconfessionnelles qui ont fait une soixantaine de morts fin septembre.

Pour nous, la visite du pape en Centrafrique demeure au programme. C'est le grand désir de François de s'y rendre, a souligné le père Ciro Benedettini, porte-parole adjoint pour la presse au Vatican, le 2 novembre. Pour son premier voyage en Afrique, le pape François doit aussi se rendre au Kenya et en Ouganda.

La Centrafrique connaît un regain de tensions à l'approche des élections - référendum constitutionnel le 13 décembre, législatives et présidentielles le 27 - certains acteurs cherchant à faire dérailler le processus, selon Paris.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=648037

 

 

Le Vatican maintient « sauf imprévu » la visite du pape en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com/  12/11/15 - 15 H 56

 

Le ministère français de la défense a fait savoir qu’il ne pouvait pas assurer la sécurité de la visite du pape en Centrafrique, où le Saint-Siège a sollicité davantage de moyens.

Au Vatican, de hauts responsables seraient également favorables à une annulation.

 

Aller en Centrafrique, le pape François l’évoque publiquement depuis le début de l’année. L’étape à Bangui, prévue les 29 et 30 novembre, restait bien programmée jeudi 12 novembre, par le Vatican. « Nous continuons de nous organiser pour le voyage, d’aller dans cette direction, sauf imprévu », a confirmé à La Croix le porte-parole du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, ajoutant : « Nous sommes bien conscients de la situation en Centrafrique. »

 

FRANCE ET NATIONS UNIES EN DISCUSSION AVEC LE VATICAN

 

Cette situation, le ministère français de la défense la juge trop périlleuse pour accueillir un tel événement. « On a fait savoir que c’était une visite à risque », a indiqué l’entourage du ministre Jean-Yves Le Drian, cité par l’AFP. L’armée française déployée en Centrafrique (force Sangaris, 900 hommes) ne dispose pas des capacités pour assurer la sécurité de la visite papale au-delà de l’aéroport de Bangui.

 

D’une source proche du Saint-Siège, la gendarmerie vaticane aurait sollicité cette semaine la France pour un renfort d’aides logistique, sanitaire et militaire, comme un hôpital de campagne et des hélicoptères de surveillance. En vain. De son côté, la force des Nations unies sur place, Minusca (12 000 hommes), est aussi en discussion avec le Vatican.

 

CRAINTE D’UN ATTENTAT DES CHEBABS

 

En interne, le Saint-Siège apparaît, à ce stade, partagé sur le maintien ou non de la visite. Son numéro deux, le cardinal Pietro Parolin, est réputé favorable à une annulation alors que le pape François aurait du mal à se laisser convaincre d’y renoncer. Il a toutefois préparé les esprits à cette éventualité en déclarant, à la Toussaint, après l’angélus place Saint-Pierre, qu’il « espérait » pouvoir accomplir son voyage en Centrafrique. « C’est une grande responsabilité d’organiser des grands rassemblements », reconnaissait-il devant la presse, le 19 janvier, à propos de ce futur déplacement, mais en évoquant alors le risque de contamination du virus Ebola, qui a retardé ce voyage.

 

Pour cette première visite en Afrique, l’Ouganda est incontestablement le plus stable des trois pays au programme (avec la Centrafrique et le Kenya). Un militaire de haut rang, et très proche du président Museveni, a été chargé de la sécurité du voyage. Les sites sont d’ores et déjà sécurisés par des militaires et des policiers présents en nombre. Au Kenya, 10 000 officiers de sécurité sont mobilisés, auxquels s’ajoutent 10 000 volontaires. Le campus de l’université de Nairobi, où le pape doit célébrer la messe, a également été placé sous bonne garde. Le quartier populaire de la capitale, où il doit se rendre, n’est plus celui initialement choisi. Les autorités craignent toutefois, plus que tout, un attentat des chebabs, ces terroristes qui sévissent surtout dans l’est du pays.

 

Sébastien Maillard à Rome (avec Loup Besmond, à Nairobi)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:27

 

 

 

12/11/15 (AFP)

 

Petit et mince, barbe soigneusement taillée à la Ben Laden, le général Mahamat Al Khatim est l'un des chefs de guerre de l'hétéroclite ex-rébellion Séléka. Surnommé "le président", il règne en maître absolu sur une vaste région du nord centrafricain, frontalière du Tchad.

 

Ses passages dans Kabo, "capitale" poussiéreuse de son "royaume", sont spectaculaires. Personne ne saurait se soustraire aux ovations dues au "président".

 

Précédé d'un cortège d'une centaine de motos transportant au moins trois personnes dont certaines armées, le "président" assis à l'arrière d'un 4x4 flambant neuf salue de temps en temps de la main ses sujets.

"Parfois il passe sans saluer les habitants tenus de l'ovationner. Si tu te fais remarquer sans faire attention au cortège, les ex-Séléka te collent une amende. Elle peut varier de 100.000 à 200.000 FCFA" (150 à 300 euros), raconte Jérémie Ndomlané, habitant de Kabo joint par l'AFP depuis Bangui.

 

Le "président" fait régner sa loi. Le salut aux couleurs centrafricaines immobilise les habitants jusqu'à plus de 600 mètres à la ronde.

 

"Gare à celui ou celle qui feint de l'ignorer, l'amende peut grimper à 500.000 FCFA", affirme Gaston Mbaïnadjé, chauffeur-routier.

 

Selon Martin Oualata, un autre habitant, "à l'avant et à l'arrière roulent au moins dix pick-up équipés de mitrailleuses lourdes, à bord desquels se trouvent des hommes habillés en uniformes militaires et bérets rouges neufs", équipés de kalachnikov.

 

Fermant le cortège, "des femmes musulmanes dans des véhicules, toujours neufs, agitent des mouchoirs et des foulards, scandent des youyous ferment le cortège", ajoute-t-il.

 

Depuis l'entrée de Sido, sur la frontière centrafricano-tchadienne où est installée sa villa confortable entourée de barbelés et construite en un temps record, Mahamat Al Khatim contrôle tous les véhicules en partance ou à destination de Kabo, et, plus loin, Batangafo.

 

Passagers, marchandises, rien ne lui échappe.

 

- Dans les caisses du 'président' -

 

Ses hommes sont à la fois soldats, gendarmes, douaniers, policiers de la vaste région sous son contrôle. Ils prélèvent taxes et impôts qui vont directement dans les caisses du "président".

 

Ex-mercenaire tchadien, Mahamat Al Khatim fait partie des hommes qui ont porté François Bozizé au pouvoir en mars 2003 à Bangui, en un énième des coups de force que connaît le pays depuis l'indépendance.

 

L'ex-président centrafricain (qui sera renversé à son tour dix ans plus tard par les Séléka) l'avait même nommé gouverneur militaire du palais présidentiel. Il était dans ses bonnes grâces, jusqu'au jour où une célébration de la fête du ramadan créa la discorde.

 

"Il raconte à qui veut l'entendre que cette année là, en 2012, lui et ses proches avaient demandé au président Bozizé de les aider à organiser la fête musulmane. Bozizé leur a donné 10.000 FCFA à chacun, ce qui les a irrités: ils ont ensuite pris armes et bagages pour rejoindre la rébellion de l'ex-Séléka".

 

Ses hommes, réunis au sein du Mouvement patriotique centrafricain (MPC), sont pour la plupart des peuls armés, d'anciens éleveurs.

 

Selon les habitants, ils se disent prêts à désarmer. Ils redoutent notamment ce qu'ils appellent les "camions de l'espace" (les avions de combat français Rafale) qui, en 2014, les avaient bombardé vers Batangafo, tuant plusieurs d'entre eux.

 

Mais, pour l'heure ils "excèdent", raconte un habitant: ils rackettent, braquent, extorquent, prennent les bœufs, cabris, poules, motos...

 

"Nous attendons leur désarmement pour nous occuper d'eux au détour d'un chemin", promet Isaac, un jeune de Kabo.

 

Le MPC est l'une des branches de l'ex-Séléka dont les agissements armés créent de véritables zones de non-droit dans tout le pays, jusque dans Bangui.

 

Les combattants s'affrontent aux miliciens chrétiens anti-balakas, mais passent parfois des accords avec ces mêmes anti-balakas pour saboter le processus électoral dont ils sont exclus, comme Nourredine Adam, l'ex-numéro 2 sous le coup de sanctions internationales.

 

Ainsi, à Sibut, dans le centre, un autre chef Séléka, le général Arda Hakouma, vient de déclarer au sujet d'un éventuel réarmement des Forces armées régulières qu'il y voit "une déclaration de guerre".

 

C'est dans ce climat de violence permanente, entretenu par une forte criminalité, que l'un des pays les plus miséreux au monde, tenu à bout de bras par la communauté internationale, se prépare à accueillir le pape François et à organiser une présidentielle et des législatives avant la fin de l'année.

 

Christian PANIKA

Aux confins de la Centrafrique, le général et "président" Al Khatim règne en maître absolu
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:25

 

 

 

12/11/15 (AFP)

 

Selon un responsable de l’ONU, la mission onusienne en Centrafrique (Minusca) a reçu de nouvelles allégations d'agressions sexuelles commises par des Casques bleus dans le pays contre des femmes et des jeunes filles, dont plusieurs sont désormais enceintes.

 

« La Minusca a été informée aujourd’hui d’allégations concernant cinq femmes qui ont eu des relations sexuelles avec des Casques bleus. Trois d’entre elles ont moins de 18 ans », a déclaré mercredi 11 novembre un responsable onusien, sous couvert d’anonymat.

 

« Deux des cinq femmes sont tombées enceintes après ces agressions qui ont duré plusieurs mois », a-t-il précisé, ajoutant qu’une équipe de la Minusca se rendra jeudi 12 novembre à Bambari pour collecter des informations sur ces allégations, qui impliqueraient des soldats de la RDC.

 

Accusations en série

 

La Minusca a déjà été frappée par des allégations similaires d’agressions commises y compris contre des mineures. La plus jeune victime citée avait onze ans. À la mi-septembre, dix-sept cas d’accusations d’exploitation ou d’abus sexuels visant le personnel civil ou militaire de l’ONU en Centrafrique avaient été signalés à la Minusca. Des soldats français de l’opération Sangaris sont aussi sous le coup d’une enquête pour viols d’enfants.

 

C’est au moins la deuxième fois que des soldats de RDC sont accusés d’exactions dans une mission de l’ONU. En août trois jeunes femmes dont une mineure avaient accusé des soldats congolais de les avoir violées et Kinshasa avait promis qu’ils seraient traduits devant la justice. Il revient en effet à chaque pays de sanctionner ses Casques bleus responsables d’infractions.

 

« Complètement inacceptables »

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait qualifié ces abus de « cancer dans (son) organisation » et avait annoncé qu’il « n’hésiterait pas à rapatrier des contingents entiers » de Casques bleus s’ils commettaient des exactions et que leurs pays d’origine ne les sanctionnaient pas. Ban Ki-moon a limogé en août le chef de la Minusca puis a commencé à suspendre les salaires de Casques bleus impliqués dans des exactions.

 

Le chef actuel de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, a quant à lui « condamné de tels actes qui sont complètement inacceptables » et promis de prendre « rapidement des mesures appropriées si ces allégations sont confirmées ». L’ONU s’apprête en outre à envoyer 1 140 Casques bleus supplémentaires dans le pays, en proie à de nouvelles violences à l’approche des élections législatives et présidentielle le 27 décembre.

Centrafrique : des Casques bleus une nouvelle fois accusés de viols, notamment sur mineures
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:22

 

 

 

APA–Bangui (Centrafrique) - 2015-11-12 13:53:12 - Une équipe multidisciplinaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), dont le commandant de la force, est attendue ce jeudi à Bambari (300 km de Bangui) pour une enquête sur les nouveaux cas d’abus et d’exploitation sexuels qu’y auraient commis des casques bleus congolais.


La MINUSCA a été informée hier, mercredi, que de cas d'abus et d'exploitation sexuels auraient été commis sur des jeunes filles par certains de ses éléments. 

Suite à ces allégations, la mission de la MINUSCA va sensibiliser ses troupes et prendre immédiatement des mesures préventives et disciplinaires en vue de lutter contre l'indiscipline notée chez certains de ses éléments. 


Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, a sévèrement condamné ces accusations. 

Il a ensuite réitéré sa détermination de voir la justice se pencher sur chaque cas pour que des mesures rapides et appropriées soient prises au cas où ces allégations seraient avérées.


Les allégations de viol surgissent en dépit de la politique de transparence et de tolérance zéro clamée par les Nations Unies et de tous les efforts de la MINUSCA pour prévenir, rapporter, enquêter et rendre des comptes.


L'ancien Représentant spécial des Nations Unies en Centrafrique, le général sénégalais Babacar Gaye, a été contraint à la démission devant la multiplication d'accusations d'abus et d'exploitations sexuels formulées à l'endroit des forces internationales basées en Centrafrique.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=838557#sthash.rDqLvrtk.dpuf

Viols en RCA : une mission d'enquête de la MINUSCA à Bambari
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 00:39

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 11 NOVEMBRE 2015

 

Des réactions continuent d’être enregistrées suite à la publication du chronogramme électorale par l’autorité nationale des élections en République Centrafricaine. Après les autorités politiques, place à certains centrafricains qui se disent favorable à ce chronogramme, tandis que d’autres réclament la sécurité.

 

Yvonne Yaguelke, professeure en économie familiale est ravie de la publication du chronogramme électorale.  « Vu les dispositifs mis en place par l’autorité nationale des élections,  nous sommes  prêts à aller aux élections et c’est ce que nous attendons depuis. Notre souhait est que la date ne soit pas modifiée», dit elle.

 

«  Nous sommes  contraint, d’aller aux élections, mais le problème qui se pose dans un premier temps c’est de voir si dans l’arrière-pays tout le monde s’est fait inscrire sur la liste électorale. Ensuite il faut renforcer le niveau de  sécurité de peur que ce processus électoral ne trébuche », a dit Emmanuel Sanze, directeur des ressources humaines à la société  SOCATRAF.

 

Joseph Tiassona, croisé à Lakouanga dans le 2e  arrondissement, se dit optimiste pour ce chronogramme.  Selon lui, cette date est raisonnable, « il nous faut  un régime légal pour restaurer l’autorité de l’Etat, désarmé les groupes armés qui terrorisent la population et  relancer l’économie du pays ».

 

«  C’est par les élections que le pays  peut redémarrer, nous sommes touchés par cette crise, si nous n’adhérons pas à ce chronogramme pour aller aux élections, nous risquerons bien fort d’aller dans le suicide. La meilleure des choses à faire est de s’aligner derrière ce chronogramme pour sortir  de cette  crise le plus rapidement possible », a expliqué Regina Walingombe, étudiante en faculté de lettre à l’université de Bangui.

 

Le chronogramme a été publié le 09 Novembre 2015.

Certains centrafricains, réagissent suite à la publication du chronogramme électorale
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 00:08

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 11 novembre 2015 23h38 - La Commission d'enquête sur le putsch raté du 17 septembre au Burkina Faso assure avoir identifié commanditaires, complices et exécutants du coup, a annoncé jeudi devant la presse le président de la commission. 

Les investigations nous ont permis d'identifier des personnes qui sont soit commanditaires de ce coup d'Etat, soit complices, soit des exécutants, a déclaré Simplice Poda, le président de la commission d'enquête après avoir remis le rapport au Premier ministre Isaac Zida à Ouagadougou.

Ce rapport, dont le contenu n'a pas été dévoilé, avait été commandé par le gouvernement le 25 septembre pour situer les responsabilités, identifier les auteurs, complices, militaires et civils, impliqués dans la tentative de coup d'État perpétrée le 16 septembre 2015.

Des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président déchu, Blaise Compaoré, avaient fait irruption dans le palais présidentiel le 16 septembre en plein conseil des ministres, prenant en otage le président, Michel Kafando, le Premier ministre Zida, et plusieurs ministres, avant de proclamer le coup d'État le lendemain.

La mobilisation populaire a conduit à l'échec du putsch permettant le retour de M. Kafando et gouvernement au pouvoir.

Nous avons identifié les personnes mais cela ne fait pas d'elles des coupables, elles jouissent de la présomption d'innocence, a noté M. Poda.

La commission n'a pas fait de recommandations aux autorités parce qu'il s'agit d'une enquête, a précisé M. Poda. 

Il a affirmé que la commission composée de huit personnes (cinq gendarmes, un commissaire de police, un greffier et un magistrat) a auditionné beaucoup de personnes, toute la hiérarchie militaire par exemple.

Beaucoup de victimes (211 au total) se sont présentées: des blessés, des gens qui ont eu leurs biens saccagés, a-t-il indiqué.

Vu le temps imparti, nous ne pouvons pas dire que nous avons auditionné tout le monde surtout qu'il y a aussi des gens qui ne sont plus au pays, qui ont dû prendre la fuite, a ajouté M. Poda.

Interrogé sur des implications extérieures évoquées par la justice militaire qui a autorisé la perquisition du domicile ouagalais de Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirienne, M. Poda s'est refusé à tout commentaire: Je ne peux pas dire quoi que ce soit là-dessus.

Le peuple burkinabè tout entier attendait les résultats de vos travaux (...) nous allons pouvoir ensemble voir ce que vous avez pu obtenir au bout de 30 jours de dur labeur dans des conditions assez difficiles mais c'est ça aussi être Burkinabè, il faut savoir rendre possible ce qui est impossible au regard des conditions modestes a déclaré M. Zida.

L'enquête de la commission est différente de l'enquête judiciaire ouverte par la justice militaire.

Selon l'entourage de M. Zida, celui-ci a été convoqué jeudi pour être auditionné par la justice militaire.

Une vingtaine de militaires, essentiellement du RSP, dont le général Gilbert Diendéré, considéré comme le cerveau du putsch, ont déjà été mis aux arrêts.

Le général Diendéré, ancien chef d'état-major particulier de M. Compaoré, a été notamment inculpé de crimes contre l'humanité. L'ex-ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé est lui inculpé notamment de haute trahison.

L'histoire du Burkina Faso, pays sahélien pauvre de 17 millions d'habitants, a été marquée par de nombreux coups d'État depuis l'indépendance en 1960.

La campagne pour les élections présidentielle et législatives du 29 novembre pour clore la transition démocratique ouverte après la chute de M. Compaoré, chassé par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, s'est ouverte dimanche.


(©)

Burkina: la commission d'enquête assure avoir identifié commanditaires et exécutants du putsch
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com