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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 00:23

 

 

 

05/01/16 (AFP)

 

Le gouvernement centrafricain a affirmé mardi qu'il n'était "pas question" d'arrêter le processus électoral, alors qu'une vingtaine de candidats ont exigé son "arrêt" et dénoncé une "mascarade" à propos de la présidentielle du 30 décembre.

 

Plusieurs membres du gouvernement ont réagi à cette sortie, à commencer par le Premier ministre Mahamat Kamoun, qui a exhorté tous les candidats "à respecter (leurs) engagements dans l'intérêt supérieur de la nation", rappelant qu'ils avaient signé le code de bonne conduite "qui les astreint à certaines obligations de réserve".

 

"Les autorités de la transition et l'Union Européenne, l'Union Africaine, la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale), la France, les Etats-Unis, la Chine, ont déployé des efforts considérables pour que ces élections soient libres, démocratiques et crédibles", a ajouté le chef du gouvernement centrafricain depuis la Primature à Bangui.

 

Il a appelé les Centrafricains "au calme, à la retenue, à la vigilance et à ne pas céder à la manipulation".

 

"Il n'est pas question (...) de stopper le processus électoral qui est lancé", a de son côté asséné peu auparavant le ministre de l'Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou, lors d'une conférence de presse.

 

"Pour le moment, ce que l'on peut dire c'est que ces élections se sont bien déroulées", a-t-il affirmé.

 

Lundi, une déclaration commune signée par une vingtaine de candidats, soit deux tiers des candidats au premier tour de la présidentielle, a exigé "l'arrêt des opérations électorales", dénonçant "une mascarade", après la publication de résultats partiels donnant une avance confortable à un outsider, Faustin Archange Touadéra, proche de l'ex-président François Bozizé.

 

Portant sur environ 25% des votants, soit 557.747 voix, ces résultats du premier tour du 30 décembre confirmaient que le candidat indépendant faisait la course en tête devant plusieurs favoris, selon l'Autorité nationale des élections (ANE).

 

La France a appelé mardi tous les acteurs politiques centrafricains à "faire preuve de responsabilité". "Les contestations éventuelles doivent se faire selon les mécanismes prévus par le code électoral", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Romain Nadal.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement du président Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion de la Séléka, à dominante musulmane, elle-même chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014.

 

 

COMMUNIQUE DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

 

Suite à la déclaration des candidats à l’élection du 30 décembre 2015 demandant l’arrêt du processus électoral, le Président du Conseil National de Transition a organisé ce jour, Mardi 5 janvier 2016, une série de rencontre élargie aux 20 signataires de la déclaration et aux candidats non signataires, professeur Faustin Archange TOUADERA et Anicet DOLOGUELE.

 

Il ressort de ces entretiens :

 

1- Qu’il ya eu une forte mobilisation du peuple centrafricain.

 

2- Que des dysfonctionnements liés à des erreurs matérielles et problèmes d’ordres organisationnels, il en demeure pas moins que ces dysfonctionnements ne sont pas de nature à remettre en cause les résultats qui seront issus de ces scrutins.

 

Le Conseil National de Transition salue la forte mobilisation du peuple centrafricain observée à l’occasion des Elections Générales du 30 décembre 2015. Cela témoigne de sa maturité et de sa volonté de voir le pays revenir à l’ordre constitutionnel normal.

 

Le Conseil National de Transition demande en conséquence à toutes les parties prenantes aux élections, d’éviter toutes actions susceptibles de perturber le processus électoral en cours et, exhorte le Gouvernement à accompagner le processus jusqu’à sa fin.

 

Il demande par ailleurs aux candidats aux élections Présidentielle et Législatives qui se sentent lésés d’utiliser les voies de recours prévues par les textes en vigueur et de respecter les dispositions du code de bonne conduite.

 

Le Parlement de Transition exhorte enfin l’Autorité Nationale des Elections à poursuivre la proclamation des résultats provisoires comme le prévoient les dispositions du Code Electoral.

 

Les candidats à l’élection présidentielle signataires de la déclaration demandant la suspension du processus électoral, s’engagent à porter leur requête collective devant la Cour Constitutionnelle de Transition et à consolider la paix.

 

Le Conseil National de Transition en appelle à la maturité du Peuple Centrafricain et à son sens de responsabilité pour la bonne conduite du processus électoral jusqu’à son terme.

 

Fait à Bangui le, 5 janvier 2016

 

Alexandre Ferdinand N’GUENDET

Présidentielle centrafricaine: "pas question" de stopper le processus électoral selon le gouvernement
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