Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 19:13

 

 

Boziz--putschiste.jpg

 

 

Les députés centrafricains prorogent le mandat du chef de l’Etat pour un  délai indéterminé »

APA - Bangui 10-05-2010 (Centrafrique) Les députés centrafricains ont adopté lundi, un amendement constitutionnel, prorogeant pour un ‘’délai indéterminé’’ leur mandat et celui du président de la République, François Bozizé, dans le but de « débloquer le processus électoral grippé techniquement ».

Les parlementaires centrafricains ont invité les membres de la Commission électorale indépendante (CEI) à œuvrer à la reprise du processus électoral après le vote de la présente loi Constitutionnelle et à l’élaboration dans le meilleur délai d’un chronogramme précis et réaliste et d’un budget conséquent permettant la poursuite du processus électoral ».

Ils ont aussi appelé à la proposition d’un délai buttoir pour l’organisation des élections arrêtées par consensus conformément aux délais légaux prescrit par le code électoral.

Les députés ont en outre demandé au gouvernement centrafricain « la mise en place d’un espace de dialogue entre le gouvernement et toutes les entités impliquées dans le processus électoral après la promulgation par le Président de la République de la loi Constitutionnelle afin de garantir un climat politique, apaisée, propice à l’organisation et à la réussite des élections ».

 

Centrafrique/élections: loi permettant de prolonger le mandat présidentiel

BANGUI - AFP / 10 mai 2010 20h46 - L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté lundi un projet de loi constitutionnelle permettant de prolonger le mandat présidentiel jusqu'aux élections présidentielle et législatives reportées à une date ultérieure, a constaté un journaliste de l'AFP.

La loi a été votée par 95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents.

"Lorsque le processus électoral déclenché dans les délais prévus par la Constitution n'aboutit pas pour cause d'évènements imprévisibles (...) avant la fin du mandat du président (...), le président de la République saisit la Cour constitutionnelle afin d'une part de constater le risque d'expiration du mandat présidentiel (...) et d'autre part d'autoriser le président à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les élections", selon le texte voté par l'Assemblée.

"Le processus électoral reprend à partir de la décision de la Cour constitutionnelle et les nouveaux délais sont obligatoirement fixés en observation stricte des délais prescrits dans le code électoral", dit-il.

Cette modification de la Constitution devrait permettre au président François Bozizé de rester à son poste après l'expiration de son mandat le 11 juin et jusqu'à l'organisation des élections.

Les scrutins, initialement prévus le 25 avril, ont été repoussés une première fois au 16 mai, puis une deuxième fois à une date ultérieure restant à déterminer.

Le report était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral, estimant que la Centrafrique ne rassemblait pas les conditions pour la tenue de scrutins exempts de contestation.

Avant les débats, la commission mixte parlementaire a affirmé avoir consulté à la fois les représentants du pouvoir, de l'opposition, des mouvements rebelles ayant intégré les accords de paix, ainsi que ceux de la société civile et de la communauté internationale.

Dans son rapport, la commission parlementaire recommande à la commission électorale indépendante (CEI) "l'élaboration dans les meilleurs délais d'un chronogramme précis et réaliste, et d'un budget conséquent (...) et la proposition d'une période butoir pour l'organisation" des élections.

Elle suggère "la mise en place d'un cadre de dialogue entre le gouvernement et toutes les entités (...) afin de garantir un climat politique apaisé propice à l'organisation et à la réussite des élections". Elle "recommande" aussi "la poursuite du lobbying auprès de tous les pays amis de la Centrafrique en vue de boucler le budget électoral".

Après l'annonce du report, le 29 avril, le Collectif des forces du changement, qui regroupe l'opposition et d'ex mouvements rebelles, s'était engagé à ne pas "contester la légitimité" de M. Bozizé jusqu'aux élections.

 

Centrafrique : prolongation des mandats du président et des députés

Bangui, 10 mai 2010 ( Xinhua) L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté lundi, par 95 voix contre 6 et une abstention, un projet de loi avancé par le gouvernement et destiné à prolonger le mandat des députés et celui du président de la République François Bozizé qui arrivent à terme le 11 juin prochain.

Aux termes de nouvelles dispositions constitutionnelles adoptées lundi par les députés et portant sur deux articles de la Constitution (24 et 50), "lorsque le processus électoral, déclenché dans les délais prévus par la Constitution, n'aboutit pas, pour cause d'évènements imprévisibles et irrésistibles, à la tenue des élections avant la fin des mandats du président de la République et de l'Assemblée nationale".

"Le président de la République saisit la Cour Constitutionnelle aux fins (...) d'autoriser le président sortant à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les élections", selon ces dispositions.

L'article 50 nouveau stipule quant à lui que "l'Assemblée nationale reste en fonction jusqu'à la fin du processus électoral lorsqu'au cours de son mandat surviennent des évènements imprévisibles et irrésistibles".

Les élections présidentielles et législatives, initialement prévues le 23 avril puis le 16 mai 2010, ont été reportées sine die, selon une décision annoncée le 29 avril par le président Bozizé.

"Nous venons de sauver la République Centrafricaine d'une crise qui pointait à l'horizon", s'est réjoui, a l'issue du vote, le président de l'Assemblée nationale, Leroy-Célestin Gaombalet, qui a salué l'initiative du gouvernement ayant abouti à ce résultat.

L'adoption de ce projet intervient sur fond de controverse opposant la majorité présidentielle, favorable à l'initiative du gouvernement, et l'opposition, qui préfère un arrangement politique réputé pouvoir mieux préserver la Constitution et garantir la paix civile.

Regroupée dans une plate-forme dénommée Collectif des forces du changement (CFC), l'opposition a saisi, le 5 mai dernier, le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo, "en vue d'un règlement politique de la crise de légitimité du pouvoir de l' Etat".

Le CFC avait déjà décidé de se retirer du processus électoral pour protester contre ce qu'il considère comme une impréparation des scrutins présidentiel et législatif.

Une commission mixte mise en place pour l'examen de ce projet de loi préconise notamment l'élaboration par la Commission électorale indépendante dans les meilleurs délais d'un chronogramme précis et réaliste assorti d'un budget conséquent pour les élections ainsi que la fixation par consensus d'une date butoir pour l'organisation des élections.

Pour sa part, le gouvernement est invité à mettre en place un espace de dialogue avec toutes les entités impliquées dans le processus électoral afin de garantir un climat politique apaisé, tandis que la communauté internationale est exhortée à redoubler d'efforts et de diligence dans la mobilisation des ressources en vue de parachever le processus électoral.

Source: xinhua

 

 

NDLR : Pauvre Centrafrique ! Les députés ont profité du cas de Bozizé pour proroger aussi leur propre mandat. Seulement 6 voix contre et 1 voix d'abstention. Tout cela est profondément anticonstitutionnel et écoeurant mais pouvait-il en être autrement avec une chambre parlementaire comlètement aux ordres !  C'est maintenant que les problèmes vont commencer pour Bozizé...

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 19:03

 

 

Zigu-l-.jpg

 

 

Bangui, 10 mai 2010 (C.A.P) – C’est un policier de la police des frontières de l’aéroport Bangui Mpoko qui s’est rendu tôt ce matin au domicile de la mère de Martin Ziguélé pour y restituer subrepticement le passeport de ce dernier qui avait été confisqué à l’aéroport depuis samedi dernier où il s’apprêtait à prendre le vol de Kenya Airways pour Douala avant d’en être empêché.

 Suite au vif émoi et l’indignation internationale suscités par cette grave entrave à la liberté d’aller et venir pourtant inscrite dans la constitution de la République centrafricaine, le régime de Bozizé a honteusement battu en retraite et décidé de restituer le passeport de Martin Ziguélé. Le porte parole du gouvernement de Bangui s’est complu à fournir tant sur les antennes de Radio France Internationale que sur celles de Radio Ndéké Luka à Bangui, une version très laborieuse, véritable tissu de mensonges qui ne peut convaincre personne et indigne d’un gouvernement qui veut se prendre au sérieux.

Connaissant bien le domicile à Bangui de l'intéressé, la voie empruntée par le pouvoir pour restituer son passeport à Martin Ziguélé traduit la peur du régime et son refus de devoir lui fournir des explications sur l'arbitraire qu'on lui a fait subir.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 15:02

 

 

Martin_Ziguele141108250.jpg

 

 

              COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT  -  France

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le collectif des forces du changement antenne France rappelle que l’article 4 de la constitution dispose : La liberté de la personne est inviolable.

« Les libertés d’aller et venir, de résidence et d’établissement sur toute l’étendue du territoire sont notamment garanties à tous dans les conditions fixées par la loi. »

 

Le collectif des Forces du Changement constate malheureusement que cet article a une nouvelle fois été violé à Bangui le 8 mai 2010 lorsque l’ancien Premier Ministre, Président du MLPC et candidat de ce parti aux prochaines élections présidentielles Martin Ziguélé a été arbitrairement empêché de prendre son vol à l'aéroport  Bangui Mpoko.

 

Il est rappelé les récentes menaces sur la sécurité des responsables et cadres des partis politiques  de l’opposition vivant en RCA. Leurs domiciles, leurs déplacements ainsi que leurs communications font l’objet de surveillance par la sécurité rapprochée du Président de la République, le général François BOZIZE.

 

Les intimidations précédentes rajoutées au cas non élucidé de la disparition du colonel  Charles MASSI resté sans aucune clarification judiciaire, confirment le dérapage et le glissement vers l’établissement d’un système dictatorial et sanguinaire à caractère incalculable pour l’opposition politique.

 

Le CFC France demande  à la ligue centrafricaine et aux défenseurs des droits de l’homme, aux partenaires bilatéraux et à tous les démocrates de veiller au respect des droits fondamentaux du peuple centrafricain.

 

 

 

Fait à Paris le 9 Mai 2010

 

ONT SIGNE

 

1-Opposition démocratique :

 

A.D.P : Clément BELIBANGA

 

M.L.P.C : Jean-Didier KABRAL

 

2-Autres partis :

 

C.R.P.S : P/O Jean-Pierre MARA

 

P.A.T.R.I.E : Benjamin BELOUM

 

3-Politico-militaire :

 

N.A.P/A.P.R.D : Aubin-Roger KOMOTO

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 22:52

 

 

HASSAN-Ousman-1-.jpg          Massi.jpg

 Hassane Ousman porté disparu                                    Charles Massi

 

 

 

   demafouth-causant-avec-Patasse.JPG

 

    Patassé et Demafouth, ici pendant le DPI

Après avoir éliminé l’un de ses opposants passé à la rébellion armée ouverte, Charles Massi et en attendant la tenue des élections couplées qu’il vient de reporter sine die, tout porte à croire que le dictateur sanguinaire François Bozizé cherche à assassiner encore d’autres personnes qu’il considère comme ses implacables adversaires, voire ses ennemis qu’il ne porte pas du reste dans son cœur. Il s’agit notamment et surtout de Jean Jacques Demafouth ancien ministre de la défense de l’ex-président Ange-Félix Patassé, actuellement président du mouvement politico-militaire APRD et président du parti politique Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), et également de l’ancien président Patassé lui-même. 

L’embarras dans lequel il se trouve jusqu’à présent et les pires difficultés qu’il éprouve à donner une version et des explications cohérentes sur les circonstances dans lesquelles Charles Massi a trouvé la mort ainsi que l’expulsion manu militari de Bangui de sa défunte épouse, sont bien la preuve de la haine qu’il vouait à son ancien ministre d’Etat qu’il a accusé d’avoir fait le choix de la rébellion armée contre lui. Pour lui, cette voie de la rébellion empruntée par Charles Massi suffirait à justifier son élimination dans les pires conditions que l’on sait.

Bozizé doit donc nourrir secrètement au fond de lui le macabre dessein d’une solution finale pour ceux-là mêmes qu’il considère comme ses pires ennemis en tête desquels il y a Demafouth qui fut ministre de la défense, donc son patron lorsqu’il exerçait lui, les fonctions de chef d’état major des Forces armées centrafricaines sous le régime Patassé. La ténébreuse affaire de l’assassinat du lieutenant Gbodo à Kembé pour laquelle Jean Jacques Demafouth a été mis en cause devant la cour criminelle de la RCA n’a toujours pas été jugée sur le fond, Bozizé, cité comme important témoin sinon le commanditaire de ce crime, n’ayant toujours pas été entendu jusqu’à présent, protégé qu’il est par les immunités de ses fonctions présidentielles actuelles.   

L’autre personne que Bozizé considère aussi toujours comme son ennemi qu’il pourrait supprimer à la première occasion est Ange-Félix Patassé, celui-là même qu’il a renversé du pouvoir par coup d’Etat le 15 mars 2003 pour prendre la place. Même si Bozizé a accepté que Patassé mette fin à son exil togolais et puisse regagner le bercail en octobre dernier tout en l’instrumentalisant à des fins politiciennes contre son véritable adversaire et danger électoral qui est Martin Ziguélé, Bozizé cherche toujours les voies et moyens pouvant lui permettre d’éliminer physiquement en douce Ange-Félix Patassé.

S’agissant en effet de ce dernier, un certain nombre d’informations crédibles provenant de sources ayant requis l’anonymat font état de sérieuses menaces de la part de la garde présidentielle de Bozizé  mises à jour depuis longtemps concernant sa sécurité. Ces menaces demeurent d’une brûlante actualité. Par ailleurs, Bozizé multiplie les pressions sur le Général de brigade camerounais, Hector Marie Tchemo, commandant de la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMAC) afin que ladite force multinationale ne puisse plus assurer la protection de Jean Jacques Demafouth ni celle de l’ancien président Ange Félix Patassé.

Les autorités de Bangui, prétextant avoir déjà trouvé une villa pour Demafouth, ne voudraient plus qu’il continue de résider à la base de la FOMAC à Bangui Mpoko où il continue de bénéficier de protection. Or c’est en vertu de l’Accord de paix globale de Libreville signé sous les auspices de feu le président Omar Bongo Ondimba que la FOMAC est chargé d’assurer la sécurité des responsables de mouvements politico-militaires ayant signé ledit Accord. Bongo Ondimba n’étant plus de ce monde, Bozizé feint d’oublier cela alors que pèse sur lui déjà la mystérieuse disparition jusqu’ici non élucidée de Hassan Ousman président du mouvement politico-militaire le MNSP, qui résidait aussi au camp Mpoko sous la protection de la FOMAC.

De même, Bozizé ne comprend pas  et reproche à la FOMAC d’assurer la sécurité de Patassé lors de ses déplacements dans la ville de Bangui. Ce sont là autant de preuves incontestables qui montrent que Bozizé nourrit des intentions criminelles à l’égard de Patassé et Demafouth et qu’il aimerait que la FOMAC ne puisse plus assurer leur protection afin que ses bras armés puissent les assassiner plus facilement. Il n’y a donc aucun doute là-dessus. Voilà comment il entend résoudre les contradictions politiques, uniquement par l’élimination physique de ceux qu’il prend pour ses ennemis. C’est la solution de facilité pour lui. Il n’en fait plus mystère quand il les accuse publiquement de comploter pour le renverser du pouvoir. Il ne reste plus à Bozizé qu’il demande clairement le départ de la FOMAC pour que Démafouth et Patassé soient nus et à portée des balles de ses tueurs.  

 La rédaction C.A.P

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 22:50

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

En empêchant ce samedi 8 mai Martin Ziguélé de prendre son vol pour Douala, Bozizé ne fait qu’allonger la liste de ses victimes à qui il a fait arbitrairement manquer leur avion à l’aéroport. Si les raisons et les motifs sont généralement aussi farfelus et mensongers les uns que les autres, comme les explications laborieusement invraisemblables et ridicules que le porte parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika a avancées dans le cas de Ziguélé, le scénario est  presque toujours le même. Lorsque le voyageur a fini l’enregistrement de ses bagages, il reste le passage par les guichets de la police des frontières qui est une véritable loterie, toujours vécu avec une certaine appréhension par les candidats à l’embarquement. On n’est rassuré et sûr de monter dans l’avion qu’une fois le passeport restitué par les flics. Outre ces dernier et le commissaire de police de l’aéroport Bangui Mpoko, il y a aussi le filtre d’un fils à Bozizé préposé lui aussi à la sécurité qui doit jeter un dernier coup d’œil sur le passeport de tous ceux qui doivent embarquer et donner ou pas son ok.

Le mercredi 3 février 2010, un ancien ministre de Bozizé, Charles Armel Doubane qui devait prendre le vol de Kenya Airways pour se rendre à Douala est empêché in extremis d’embarquer et voit son passeport confisqué sans la moindre explication par le commissaire de police de l’aéroport Bangui Mpoko. Comme souvent le cas, le Dg de la police nationale et le ministre de la sécurité qu’il a pu rencontrer par la suite, n’ont pas été à même de lui fournir des explications plausibles. Doubane décide d’écrire à Bozizé pour en avoir le cœur net. Celui-ci lui répond qu’il n’était pas au courant qu’il ait été empêché de voyager et quelque temps après signe un décret pour nommer Charles Doubane comme Représentant de la RCA auprès des Nation unies à New York. L’intéressé qui s’apprêtait à se présenter aux élections législatives aurait choisi de renoncer et de rejoindre New York. Ce genre de comportement hélas encourage objectivement Bozizé à persévérer dans la voie de l’arbitraire et des faits du prince.

Peu avant Charles Armel Doubane, Christophe Gazam Betty, ancien ambassadeur en Chine successivement sous Patassé puis Bozizé, passé à la rébellion, avait été carrément débarqué  de l’avion le 26 novembre 2009 alors qu’il avait réussi à monter déjà à bord de l’appareil. Interrogé par l’agence de presse il avait donné la version suivante : « Je me trouvais jeudi soir sur le vol AF 883 en partance de Bangui pour Paris lorsque le commissaire de police de l'aéroport est venu m'inviter à descendre. Après la confiscation de mon passeport, j'ai été invité à me présenter à la direction de la police administrative, ce que j'ai refusé de faire ». "J'ai été reçu ensuite au BONUCA pour exposer ma situation et j'espère que les choses vont rentrer rapidement dans l'ordre. En tout état de cause, j'ai réservé une place sur le vol Paris-Bangui de jeudi soir. Et j'espère que cette fois, les autorités me laisseront partir". Quelques jours plus tard, il a effectivement pu embarquer sur son vol et regagner Paris.

Toujours fin novembre 2009, l’ancien ministre d’Etat Karim Meckassoua qui avait pourtant été officiellement invité au premier congrès du parti KNK de Bozizé qui a eu lieu le 13 novembre à Mbaiki, a dû passer un coup de fil à Bozizé en personne pour pouvoir être autorisé à embarquer de l’aéroport sur le vol qui devait le ramener à Paris. S’agissant de Karim Meckassoua, il est le champion toutes catégories des débarquements spectaculaires et tracasseries de toutes sortes à Bangui Mpoko. Après avoir été viré du gouvernement par Bozizé, c’est au bout de la 6ème tentative, alors qu’il était impérativement attendu pour subir d’urgence une intervention chirurgicale, qu’il a pu prendre son vol pour Paris. Tout indiquait que c’était Bozizé en personne qui veillait à ce qu’il ne puisse pas quitter le pays, on ne sait pour quelles raisons. 

Sous le régime Patassé, l’ancien premier ministre Jean-Paul Ngoupandé a aussi été victime à de nombreuses reprise de ces tracasseries. A la mort du président Omar Bongo Ondimba, il lui avait rendu hommage et témoigné sur les antennes de Radio France Internationale des interventions de ce dernier auprès du président Patassé pour qu’on le laisse prendre son vol de Bangui. Aussi bizarrement que cela puisse paraître, Bozizé prend exemple sur Patassé et c’est lui-même qui orchestre toutes ces tracasseries par des fonctionnaires subalternes de l’aéroport interposés. Se rend-t-il compte du caractère suranné et « république bananière » de cette entrave délibérément faite à la liberté d’aller et venir des citoyens qui fait honte au pays et ternit son image vis à vis de l’extérieur.

Généralement ce sont des régimes dictatoriaux, paranoïaques et aux abois qui sont coutumiers de ce genre de méthode qui consiste à dresser arbitrairement des obstacles à la liberté de déplacement des citoyens pourtant garantie par la constitution qu’ils sont pourtant les premiers à promulguer. Bozizé doit avoir encore dans sa mémoire le souvenir qu’il avait fait l’objet en 2002, d’une mesure d’expulsion de leur territoire par les autorités togolaises lorsqu’il avait été remis manu militari dans l’avion pour Paris. Aujourd’hui au pouvoir, ce n’est pas normal qu’il ne puisse avoir le moindre scrupule à faire vivre cette désagréable expérience à ses compatriotes et que bien au contraire, tel un sadique, il jouit plutôt de ces humiliations qu’il leur fait subir.    

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 22:34

 

 

Pomodimo.jpg

 

 

 

A quoi cela sert-t-il de nommer un Médiateur de la République si on se refuse à lui faire recours ?  C’est la situation dans laquelle Bozizé veut confiner Mgr Paulin Pomodimo qu’il soupçonne voire accuse sans le dire, d’être complice des opposants. Actuellement, devant la perspective imminente de vide juridique à la tête du pays n’est ce pas le moment et l’occasion indiqués pour que le Médiateur de la République puisse jouer son rôle ? Voilà la question incontournable qui se pose sur la situation de Mgr Paulin Pomodimo. La présente initiative de l’opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement est une excellente chose et place Bozizé devant ses responsabilités, lui qui a fait plutôt le choix de violer la constitution pour faire proroger son mandat par voie parlementaire, ignorant purement et simplement par la même occasion l’existence même de ce Médiateur de la République que personne ne lui imposé mais qu’il a nommé lui-même. Le consensus est préférable à tout mais Bozizé n’entend pas cela de cette oreille et aime plutôt créer inutilement des problèmes sur la scène politique nationale.

 

Rédaction C.A.P

 

-------------------------------------------------------

 

 Collectif des Forces du Changement (CFC)

 

 

A

Son Excellence,

Mgr Paulin POMODIMO

Médiateur de la République

 

BANGUI

 

 

Objet : Médiation en vue d’un règlement Politique de la crise

      de légitimité du pouvoir de l’Etat.

 

 

Monsieur le Médiateur,

 

 

Le Collectif des Forces du Changement (CFC) a l’honneur de solliciter le parrainage du Conseil National de la Médiation, en tant qu’Institution en vue de régler dans la paix et la concorde nationale, la question de la légitimité liée à l’expiration du mandat du Président de la République et de celui de l’Assemblée Nationale au regard du report des élections présidentielles et législatives.

 

En effet, faut-il le rappeler, les dispositions pertinentes de la Constitution de notre pays, imposent l’organisation des élections présidentielles et législatives 45 jours au moins et 90 jours au plus, avant les termes des mandats du Président en exercice et des députés en fonction.

 

Afin d’atteindre ces objectifs, le Dialogue Politique Inclusif (DPI) avait formulé des recommandations qui, si elles étaient appliquées auraient épargné à notre pays la grave crise institutionnelle qu’il s’apprête à connaître les 3 et 11 juin 2010.

 

L’impréparation, l’amateurisme, tant au niveau du Gouvernement qu’à celui de la Commission Electorale Indépendante (CEI), ont conduit la République Centrafricaine dans une impasse politique constatée très tardivement le jeudi 29 Avril 2010 par le Président de la République devant la classe politique et la Communauté Internationale,  malgré les nombreux appels et avertissements de l’opposition centrafricaine.   

 

Alors que le Collectif des Forces du changement a adopté une attitude responsable en prenant solennellement l’engagement devant le Peuple Centrafricain souverain et la Communauté Internationale de s’accommoder du maintien en fonction jusqu’aux élections du Président de la République  par la signature d’un Accord Politique, le Chef de l’Etat a choisi la voie de la révision de l’article 24 de la Constitution, qui aux termes de l’article 108 de la loi fondamentale est une disposition non révisable.

 

Le projet anticonstitutionnel ainsi proposé aux députés consacre une prorogation du mandat du Président de la République pour une durée indéterminée !

 

Le Président de la République ayant saisi le 24 Avril 2010 la Cour Constitutionnelle qui a rendu un avis favorable le 26 Avril, la réunion du 29 Avril 2010 au Palais de la Renaissance à défaut d’être sans objet, était une tragi- comédie.

 

Le projet de loi constitutionnelle, portant révision de la constitution est donc en discussion actuellement à l’Assemblée Nationale.

 

Le Collectif des Forces du Changement :

 

1-  Rejette la procédure de révision Constitutionnelle ;

2-  Réaffirme sa position en ce qui concerne la signature d’un accord Politique entre les différentes entités parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif (DPI) et le Président de la République en vue de garantir la paix civile en République Centrafricaine.

 

Le Collectif des Forces du Changement demande au Médiateur de la République d’ouvrir sans délai, les discussions entre tous les acteurs politiques de la République Centrafricaine en vue de régler consensuellement le problème de la légitimité du pouvoir au sommet de l’Etat. 

 

Veuillez agréer Monsieur le Médiateur de la République, l’expression de notre haute considération.

                                 Fait à Bangui, le  05 Mai 2010

 

Copies :

-         Président de la République

-         Président de l’Assemblée Nationale

-         Premier Ministre

-         Ambassades

-         Organisations Internationales

 

 

Ont signé

       

 

A.S.D                                           LÖNDÖ                                          APRD

 

Mme Gotto-Gaziamodo          Ferdinand Dago                          J.J. Demafouth

 

  

A.D.P                                            M.L.P.C                                         C.R.P.S

 

Kezza Koyangbo                        Martin Ziguélé                         Nicolas Tiangaye

 

 

 

 F.C.                                               RDC                                            PATRIE

 

Timothée Malendoma               Louis Pierre Gamba                Lié A. Ouanikolo

 

signatures-CFC-saisine-Mediateur.jpg

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:35

 

Bozizé reporte les élections

 

 

 

 Dans le Magazine MATALANA (Le Temps de l’Afrique)

n° 21 du mois de mai 2010 pages 60-64

Actuellement en kiosque 3 euros

 

François Bozizé le terrible

 Centrafrique : Enquête sur François Bozizé et l’Etat Kwa Na Kwa  (1ère partie)

Petites affaires en famille

Le général François Bozizé a désormais dépassé le cap d’un septennat à la tête de la Centrafrique. Après avoir exercé le pouvoir pendant deux ans comme président autoproclamé, à l’issue du coup d’Etat du 15 mars 2003 qui l’a porté au pouvoir, puis comme président de la République élu, depuis le 11 juin 2005….

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:33

 

 

bozize-stylise

 

 

 

Que son onction par parlement comble légalement ou non le vide constitutionnel, Bozizé, comme Gbagbo, restera « président » jusqu’à l’élection de son successeur. Quand ? Mystère et boule de gomme.

Comme la Côte d’Ivoire hier, une rébellion -résiduelle ?- soustrait le Nord de la Centrafrique au contrôle de Bangui. Et comme en Côte d’Ivoire, la controverse fait rage, en RCA, sur le fichier électoral. On peut donc dire que le pays d’Houphouet a fait école. La seule petite différence, c’est que Laurent succèderait moins facilement à Gbabgo que François à Bozizé.

D’abord parce que, d’une façon générale, l’élection africaine l’a largement démontré, c’est le « décompte » et pas l’urne qui compte, et de ce point de vue le président sortant est loin d’être personne au pouvoir n’est pas la moins bien placée. Mais ensuite, si Gbabgo a en face de lui de redoutables challengers, Bozizé, lui, semble plutôt avoir des punching ball.

A commencer par Ange Patassé. Autre pays, autre réalité : la Guinée Conakry qui a enchaîné les péripéties depuis décembre 2008. D’abord la mort d’un président qui ne vivait réellement plus, ensuite un coup d’état qui n’en était vraiment pas un ; un chef de la junte qui avait dit qu’il ne se présenterait pas aux élections mais qui allait le faire ; puis la balle « démocratique » d’un garde de corps qu’on ne trouve nulle part ; ensuite l’espoir de nouveau à travers un nouveau garant de la transition mais que la politique ennuie mortellement ; puis le suspense autour du délai très serré, il faut le reconnaître, pour la première élection vraiment démocratique de la Guinée ; et enfin la clarification depuis vendredi avec le décret de Sekouba Konaté qui adopte la nouvelle constitution de son pays.

 A cela s’ajoute le fait que Le Général était monté au créneau la semaine dernière pour dire « pas question de reporter la présidentielle du 27 juin prochain ». Même s’il se justifie parfaitement en démocratie, le débat sur l’adoption de la constitution par décret ou référendum paraît maintenant tranché. La peur du syndrome ivoirien et maintenant centrafricain est passée par là. On saura le 28 juin si le vrai vaccin pour la démocratie, c’est l’élection tout court ou une bonne élection. 

Adam Thiam

Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 22:10

 

 

Zigu-l--Martin.jpg

 

 

 BANGUI, 8 mai 2010 (AFP) – L'opposant centrafricain Martin Ziguélé, Premier ministre de 2001 à 2003 et candidat à la présidentielle reportée à une date non fixée, s'est vu empêcher de prendre son avion de Bangui pour Cotonou par la police samedi soir, a-t-il affirmé à l'AFP.

"J'avais fini les formalités et je m'apprêtais à embarquer. La police de l'air et des frontières a alors retenu mes documents sans motif précis. Quelques instants après, un policier s'est présenté à moi, pour me demander de reprendre mes bagages parce que je ne pouvais plus voyager", a expliqué M. Ziguélé, joint à son domicile par téléphone.

"Selon lui (le policier), l'ordre venait du commissaire spécial de l'aéroport qui a confisqué mon passeport. Je l'ai cherché partout et je n'ai pas trouvé ce commissaire. Au moment où je vous parle je n'ai pas ces documents (passeport)", a précisé M. Ziguélé.

"Il s'agit d'une simple vérification, faite par la police de l'air et des frontières", a affirmé à l'AFP Fidèle Gouandjika, porte-parole du gouvernement, ministre intérimaire de la communication.

"M. Ziguélé qui est rentré récemment d'un voyage de l'extérieur (il s'est rendu récemment en France ndlr) n'avait pas d'indications précises de police attestant qu'il est rentré par la voie normale. Après ces vérifications, ses documents lui seront rendus et il pourra voyager sans être inquiété", a conclu M. Gouandjika.

Figure de la scène politique centrafricaine, M. Ziguélé avait été candidat à la présidentielle 2005, poussant le président François Bozizé à un 2e tour.

Président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), il a été investi par son parti pour la présidentielle 2010 prévue le 25 avril reportée au 16 mai, avant d'être reportée à une date ultérieure restant à déterminer.

Avant ce report, l'opposition n'avait déposé aucune candidature ni à la présidentielle ni pour les législatives, estimant qu'un nouveau recensement électoral était obligatoire. M. Ziguélé devrait donc être candidat à ce scrutin de même que l'actuel président François Bozizé et l'ex-président Ange Felix Patassé, renversé par Bozizé en 2003, qui avaient eux déposé des dossiers avant le report des scrutins.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

 

NDLR : Les prétendues explications du porte parole du gouvernement centrafricain ne peuvent convaincre personne. Les pseudos vérifications dont parlent les autorités de Bangui ont pour but de photocopier les pages du passeport en question afin de reconstituer en fonction des différents visas apposés sur ces pages, les différents pays visités par le titulaire. Ce n’est pas la première et dernière fois que Martin Ziguélé voyage. Bozizé a la mauvaise habitude de donner lui-même des ordres pour que la police de l’air et des frontières empêche certaines personnes de prendre leur vol de l’aéroport Bangui Mpoko. Récemment encore, lors de la réunion qu’il a tenue secrètement à Boali avec ses « tontons macoutes », il leur a clairement ordonné de suivre de près les opposants notamment en renforçant le gué devant le domicile de Me Nicolas Tiangaye car ce serait là qu’ils tiendraient leurs réunions, et de relever les numéros de plaques d’immatriculation de leurs voitures et d’analyser tous leurs déplacements. Tout cela montre à suffisance qu'on est en face d'un régime complètement aux abois qui n'a que l'arbitraire et la dictature à opposer aux légitimes aspirations des Centrafricains.   

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 11:21

 

 

Zigu-l-.jpg

 

 

Bangui, 8 mai 2010 (C.A.P) - L'ancien Premier Ministre, Président du MLPC et candidat de ce parti aux prochaines élections présidentielles Martin Ziguélé a été arbitrairement empêché de prendre son vol ce matin à l'aéroport  Bangui Mpoko. C'est en faisant ses formalités que le passeport diplomatique de Martin Ziguélé qui devait se rendre à Ouagadougou pour un Conseil d'administration d'une société d'assurances dont il est membre a été confisqué par la police sans la moindre explication ni justification.

 

Il ne fait aucun doute que les ordres ont dus être donnés à la police de l'aéroport par Bozizé lui-même qui est coutumier de cette pratique digne d'une République bananière. C'est ainsi qu'il a dépêché peu de temps après deux éléments de sa garde à l'aéroport pour vérifier et lui rendre compte que Martin Ziguélé a bel et bien été empêché de prendre son vol. C'est tout simplement de la mesquinerie aux antipodes d'un Etat dont les dirigeants ne cessent de proclamer qu'ils sont en train de bâtir un Etat de droit. Pour Bozizé, multiplier ce genre de tracasseries vis à vis des opposants les ramolira et lui permettra de trouver ainsi la paix.

 

En réalité, il se met le doigt dans l'oeil car c'est plutôt la traduction de son profond désarroi à un moment où il tente maladroitement de faire modifier la constitution pour proroger son mandat qui a déjà quasiment expiré. Bozizé n'est pas éternel et ne règnera pas non plus ad vitam aeternam sur la République centrafricaine. Bien d'autres avant lui l'ont appris à leurs dépens. L'image de son régime est irrémédiablement attachée à la dictature arbitraire et sanguinaire, aux violations massives de droits de l'homme et à la régression du pays.  

 

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique