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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:37

 

 

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(N’djamena, 9 juin 2010)

 

La France salue la signature le 9 juin 2010 à N’Djamena d’une déclaration dans laquelle six pays d’Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Niger, Nigéria, Soudan et Tchad) s’engagent à lutter contre le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats.

La France s’est associée à ce texte qu’elle a signé en tant qu’observateur.

L’adoption de cette déclaration marque l’aboutissement d’une conférence qui s’est tenue à N’Djamena du 7 au 9 juin et qui a associé outre les 6 Etats signataires, plusieurs Etats africains, ainsi que l’Union africaine et les organisations régionales africaines concernées, les représentants des agences compétentes des Nations Unies et en particulier l’UNICEF. Elle constitue une avancée significative pour les Etats africains et l’ensemble des acteurs internationaux et de la société civile impliqués dans la lutte contre ce fléau.

La France souligne l’importance d’une coopération régionale déterminée pour obtenir des résultats significatifs et durables dans la lutte contre l’utilisation d’enfants soldats.

La déclaration met en valeur l’attachement des signataires à l’ensemble des instruments internationaux mis en place pour combattre l’enrôlement et l’utilisation d’enfants soldats. Elle couvre l’ensemble des actions à entreprendre pour favoriser la prévention, la lutte contre l’impunité des responsables et la réinsertion des enfants soldats. Elle prévoit la mise en place d’un comité de suivi, chargé de veiller à la mise en œuvre de ces engagements. Elle souligne en particulier l’importance centrale des Principes et des Engagements de Paris en vue de protéger les enfants contre une utilisation ou un recrutement illégaux par des groupes ou des forces armées, qu’ont souscrits à ce jour 84 Etats.

La France mène depuis 2008 un projet pluriannuel de coopération d’un montant de 2 millions d’Euros visant à améliorer la protection des enfants dans les conflits armés dans la région de l’Afrique des Grands Lacs et de l’Afrique Centrale et de l’Est, dont les objectifs correspondent pleinement aux engagements contenus dans la déclaration de N’djamena.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 00:00

 

 

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Source : Le Citoyen du 9 juin 2010

L’interview publiée ci-après a été accordée par la BBC (British Broadcasting Corporation) à Ali Souleymane, le 5 juin dernier à Yérémo, village situé à 25 km de Bossembélé. C’est l’un des éléments de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et paix) qui était aux côtés de Charles Massi, lors de l’arrestation de ce dernier en décembre 2009.

Nous publions cette interview parce que la fin se termine par une menace grave qui mérite une attention particulière de la part des Centrafricains.

 

BBC : Pouvez-vous dire qui est le colonel Charles Massi ?

Ali Souleymane : C’est un grand monsieur qui a été de beaucoup dans les événements du 15 mars 2003. C’est lui qui a payé des armes et notre contrat d’engagement. C’est lui qui payé les frais. Il est l’un des acteurs non négligeable et le président Idriss Déby le sait bien et le respecte pour ça.

BBC : Est-ce que le colonel Massi a une bonne relation avec les autorités tchadiennes ?

A.S : Comme je vous l’avais dit, Idriss Déby et Charles Massi se connaissent très bien. Il est l’un des grands acteurs des événements qui nous a conduits à Bangui, le 15 mars 2003. Nous étions appelés libérateurs. Après, le colonel Charles Massi est rentré en maquis contre Bozizé avec le colonel, nous sommes restés six mois au Tchad et sous la protection des autorités tchadiennes qui sont ses amis de longue date.

BBC : Mais comment est-il mort ?

A.S : Le 19 décembre 2009, nous étions 15 éléments aux côtés du colonel Charles Massi, Centrafricains et Tchadiens. Nous étions à Nour, un village situé à 3 km, côté tchadien. Nous étions arrêtés là par des militaires tchadiens.

BBC : Les militaires tchadiens vous reprochaient quoi ?

A.S : Le colonel nous avait amenés à Nour, parce que nous avions des matériels de guerre à récupérer. Nour devait nous faciliter la descente sur Bangui.

BBC : Et après, que s’est il passé ?

A.S : A Nour comme je viens de vous dire nous sommes attaqués par l’armée tchadienne qui a fait des sommations. Le colonel nous a demandé de ne pas riposter et nous avons obéi. Ils ont capturé le colonel et six éléments. Le reste et moi, nou nou sommes évaporés dans la nature. On ne pouvait pas riposter parce que les autorités tchadiennes sont ses amis et aussi, il nous a demandé de ne pas riposter devant les tirs de l’armée tchadienne.

BBC : Il était tué le 19 décembre 2009 à Nour ?

A.S : Non ! Non ! Il n’a pas été brutalisé ni tué à Nour. Les militaires tchadiens l’ont amené sur une moto accompagné de six éléments à destination de N’djaména, dit-on.

BBC : Et que s’est-il passé après ?

A.S : Nous nous sommes pas dérangés parce que le colonel Charles Massi que nous avons servi depuis longtemps a une bonne relation avec les autorités tchadiennes et nous avons gardé espoir.

BBC : Avez-vous gardé espoir sur le territoire tchadien ou centrafricain ?

A.S : Nous sommes revenus sur le territoire centrafricain, d’abord à Bédaya et ensuite à Ngaoundaye.

BBC : Donc le colonel Charles Massi a été tué après mais par qui ?

A.S : Il a été trahi par l’un de ses amis qui a l’habitude de nous fournir les armes, M. Mahamat Coumbra. Ce n’est qu’après qu’on l’a su.

BBC : Mais qui l’a tué ?

A.S : Il n’a pas été tué à Nour. Les six éléments et le colonel ont été embarqués à bord d’un véhicule. Ce que nous savons, c’est que le colonel a été remis aux autorités centrafricaines. Les six éléments ont été liquidés à N’djaména, le colonel a été conduit à Bossembélé où il a trouvé la mort après des tortures.

BBC : Quel est votre état d’esprit ?

A.S : Les sept éléments et moi, nous sommes resté solidaires et nous poursuivons le combat avec les amis de Charles Massi qui sont Tchadiens, Centrafricains, Européens etc. La CPJP je vous dis, ne cèdera pas, ce n’est qu’une question de temps.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 20:28

 

 

 

 

Bozizé Y

 

 

Centrafrique : En fin de mandat, François Bozize s’est adressé ce jour à la nation

  Ai-Rca Bangui 10 juin 2010 - Investi le 11 juin 2005, la fin du mandat de François Bozize conformément à la loi fondamentale en Centrafrique prend fin le 11 juin 2010. Seulement, une nouvelle loi constitutionnelle votée, promulguée et approuvée par la cour constitutionnelle le 25 mai 2010 permet aux institutions (Exécutif et législatif) de rester en place après cette date.

 

Jusqu'à ce que la Commission électorale indépendante (CEI) fixe, selon M Bozize, une nouvelle date des élections. A la veille de l’expiration de son mandat, Bozize a choisi de s’adresser à ses compatriotes. La teneur…

 

 

«Centrafricaine, Centrafricain, mes biens chers compatriotes,

 

A la veille du 11 juin 2010 j’ai jugé nécessaire de m’adresser à vous à cause de l'intérêt tout particulier que représente la date du 11 juin dans l'histoire de la jeune démocratie centrafricaine

 

 En effet, loin de vous tenir de traditionnel discours en cette circonstance, je voudrais simplement rappeler que le 11 juin 2005 aura été le couronnement de la maturité politique du peuple centrafricain.

 Mes biens chers compatriotes, ayant pris conscience des erreurs et des égarements du passé, vous avez su décider de votre destin et de celui de la nation centrafricaine en m'accordant votre suffrage en mai 2005, a près une transition bien réussie suite au sursaut patriotique du 15 mars 2003.

  Lorsque je prêtais serment le 11 juin 200, j'avais juré devant vous mes chers compatriotes et devant Dieu à qui appartient le pouvoir de respecter et défendre la constitution , loi fondamentale de notre pays. Aussi, ai-je la faiblesse de penser et de croire que la date du 11 juin 2005 marquait un nouveau point de départ pour la reconquête du pouvoir en 2010. Dans cette perspective, tous les acteurs politiques intéressés par le pouvoir étaient censés j'en étais sur et convaincu, se préparaient avec radiasse, pour affronter cette compétition.

 

Malheureusement vous avez été, au tant que moi même surpris et déçu de toutes manœuvres et manipulations orchestrées de toute pièce pour vous empêcher d'accomplir vos droits de citoyen avant le 11 juin 2010.

  Centrafricaine, Centrafricain, mes biens chers compatriotes, j'ai pris la juste mesure de vos engagements à mes cotés dans cette lutte opiniâtre pour le respect et la défense de la constitution, notre constitution.

 

Je vous réitère toute ma gratitude et vous exhorte à garder le calme car personne ne pourra vous empêcher de choisir librement vos hauts dirigeants.

 

S'agissant de ma préoccupation pour le respect et la défense de la constitution de notre pays, vous avez au même titre que la communauté internationale, dont je salue la disponibilité ici, étaient témoins de tout ce que j'ai posé comme acte en faveur du respect de notre constitution...

 

Les multiples occasions de rencontres et de dialogue que j'ai eues avec toutes les forces vives de la nation et aux cours desquelles j'avais et suivant les circonstances fait des concessions constituaient pour moi le moyen le plus sûr de garantir de la loi fondamentale de notre pays.

 

Malheureusement mon humilité, mon attachement à la patrie et mon respect des valeurs constitutionnelles ont été diversement interprétés par la classe politique dite de l'opposition, qui au-delà des principes universels de la démocratie et de la gestion de l'état voudrait imposer au peuple centrafricain sa propre théorie de la démocratie.

 Pour preuve face à la volonté affichée du gouvernement sous mon impulsion personnelle d'aller aux élections, l'opposition a toujours opposé des situations de blocage de la machine électorale, c'est-à-dire de la commission électorale indépendante (CEI).

 

Cette situation a été donc compliquée par la non libération des fonds promis par la communauté internationale pour soutenir les efforts au delà du 11 juin 2010.

 

Après avis de la cour constitutionnelle, le gouvernement a soumis à l'examen de l'Assemblée nationale, le projet de la loi constitutionnelle qui a été majoritairement votée par 97 voix pour et 5 voix contre.

 

La loi constitutionnelle ainsi votée et promulguée a été approuvée par la cour constitutionnelle le mardi 25 mai 2010. C'est-à-dire Centrafricaine et Centrafricain, mes biens chers compatriotes, que les hautes institutions de notre pays à savoir: la présidence de la république et l'Assemblée nationale sont constitutionnellement légales au-delà du 11 juin 2010. C'est pourquoi je voudrais vous rassurer centrafricaine et Centrafricain qu'après le 11 juin 2010 la République centrafricaine doit continuer à fonctionner comme par le passé. C'est-à-dire comme depuis le 11 juin 2005 jusqu'à ce que la CEI nous fixe une nouvelle date des élections.

 Cette nouvelle date, je le reprécise et cela selon le voeu de l'opposition et la communauté internationale devrait tenir compte de l'évolution des conditions sécuritaires et que le DDR atteigne au moins la phase de désarmement de nos compatriotes ex-rebelles.

 

Dans cette perspective, je vous exhorte Centrafricaine et Centrafricain à demeurer très vigilants pour barrer  la route aux ennemis de la paix, de l'unité et du développement qui ne rêvent que de conflits pour assouvir leur soif politique.

 

Je vous encourage à résister aux sirènes de ceux-là qui ne pensent qu'à leurs propres intérêts au détriment des aspirations du peuple et qui réclame à corps et cri la formation d'un gouvernement d'union prérogatives relevant des pouvoirs discrétionnaires d'un chef de l'état.

 

Centrafricaines, Centrafricains, mes biens chers compatriotes, ma préoccupation majeure de l'heure concerne bel et bien le maintien, le renforcement et la consolidation de la démocratie retrouvée seule voie qui conduit à un développement durable de notre pays. Pour cela, chaque Centrafricain, leader d'opinion au lieu de cultiver la haine et le fanatisme ethno tribal devra se forcer d'inculquer le principe et règle de la démocratie aux Centrafricains qu'il aspire gouverner.

 

Pour terminer, je souhaite de tout mon coeur que la communauté qui nous a toujours accompagné puisse mettre à la disposition de la CEI les fonds promis pour permettre l'organisation des élections dans les meilleurs délais. Par ailleurs, j'invite les forces de défense et de sécurité à veiller dans leur missionnelle de paix et de sécurité à la libre circulation des biens et des personnes sur l'ensemble du territoire national.

 

Centrafricaine, Centrafricain, mes biens chers compatriotes, en attendant d'aller aux urnes très prochainement, nous devons ensemble dans la paix et l'unité nationales, la main ans la main maintenir le cap du travail rien que le travail la seule voie de notre survie.

 

Je vous remercie».

 

  Ai- Douala

 

 

NDLR : Des mensonges, que de mensonges ! A en croire Bozizé, il n’a aucune espèce de responsabilité dans la non tenue des élections avant l’expiration de son mandat. Ce serait à cause des manœuvres de l’opposition soutenue par la communauté internationale. Les mêmes rengaines qui ne convainquent personne. Il a eu cinq ans pour préparer sa succession or il a passé son temps à brasser de l’air et à tourner en rond. Le voilà le bec dans l’eau.

Ce discours est un aveu d’échec dont la responsabilité quasi totale lui incombe. Tout en continuant à s’en prendre à la communauté internationale, il est pourtant obligé de lui réclamer le financement des élections qu’elle a toujours promis mais qu’elle a refusé de décaisser tant que les conditions de transparence dés élections n’étaient pas réunies. Tout cela est pathétique et pitoyable.

Que Bozizé le veuille ou non, nous voilà dans la période qu’il faut bien appeler ou qualifier de  « transitoire » et qui nécessite bien la mise en place d’un gouvernement de mission pour préparer de façon consensuelle les prochaines élections. Pourquoi s’obstine-t-il à refuser toute perspective de gouvernement d’union nationale ? C’est pour continuer à tourner en rond avec sa bande de ministres incompétents KNK et poursuivre impunément la prédation du peu de moyen qui reste au pays.

Il ne veut pas entendre parler de gouvernement de transition mais il faut bien reconnaître qu’avec ses deux gouvernements Touadéra, notre pays bat aujourd’hui tous les records négatifs dans le monde. Tous les indicateurs socio-économiques et sanitaires sont au rouge. On ne va pas continuer indéfiniment ainsi.

Contrairement à ses affirmations mensongères, Bozizé n’a nullement envie que le pays aille vite aux élections. Après avoir détourné les huit milliards de la CEMAC pour le DDR, il sait bien que le désarment des rebelles va piétiner et prendre du retard. Il encourage et entretient lui même ça et là l’insécurité dans certaines zones du pays pour que le pays ne soit jamais sécurisé ni pacifié. Son jeu machiavélique est désormais mis à nu.

Il mendie ici et là des armes à presque tous les chefs d’Etat des pays voisins pour continuer à faire la guerre et verser le sang des Centrafricains. Il a reçu lundi dernier une délégation libyenne pour demander une aide militaire en armement et en hommes. Il cherche par tous les moyens à acheter avec des diamants volés aux collecteurs et bureaux d’achat des hélicoptères de combat. Pauvre Bozizé ! Ta légitimité a bel et bien expiré ! Ta prétendue loi prorogeant ton mandat n’en est pas une. Elle est illégale. Tu as fait ton second coup d’Etat constitutionnel cette fois-ci, tu n’en survivras pas. Trop c’est trop !    

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:02

 

 

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Centrafrique: Le super marché Rayan brûle

Kabongo 10 Juin 2010 Africa Info (Douala)

 

 Ai-Rca — Un incendie d'origine inconnue s'est déclaré le 9 juin à partir de 20h22 mn (heure locale), dans le super Marché Rayan, situé sur l'Avenue Barthélemy Boganda à Bangui, a appris l'agence Ai.

Selon des témoins, c'est après la fermeture de ce super marché qu'ils ont aperçu aux travers des vitres des persiennes du premier étage, des flammes provenant certainement du Rez-de-chaussée.

Le Rez-de-chaussée, c'est le super marché et la salle d'exposition et de vente des automobiles.. Le premier étage comprend l'ensemble des bureaux ; celui du patron, le bureau de surveillance à l'aide des caméras et la salle d'exposition vente des meubles. On y trouve également des appartements habités.

Le Super Marché Rayan est un bâtiment construit en deux compartiments. La devanture qui est le super marché et l'arrière où siège une industrie de traitement et d'embouteillage d'eau potable.

Selon ces mêmes témoins, c'est au environ de 21 H (heure locale) qu'ils ont vu venir le premier camion des sapeurs Pompiers de la ville, appelés en rescousse par le propriétaire du super Marché Rayan, El Akhrass Ali. Après plusieurs tentatives, restées vaines, pour éteindre l'incendie, ceux-ci, à leur tour, ont fait appel aux sapeurs-pompiers de l'Asecna qui dispose des Camiva (camion à Vanne) qui escortent les avions pendant l'atterrissage et le décollage. Cette équipe mixte a travaillé de 21h à 8h du matin sans plus de succès.

A en croire les témoins et les curieux, cet incendie semble mystérieux. D'ores et déjà, la police a ouvert une enquête pour en connaître l'origine. Notons que, plus de 200 agents, personnels recrutés localement et les Libanais, y sont employés.

Il convient de préciser que, la ministre du Commerce, Emilie Béatrice Epaye, et le Consul du Liban en Centrafrique, Said Jamal, se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts et soutenir le propriétaire sinistré.

 

NDLR : Le propriétaire de RAYAN est membre du Comité des Sages du KNK parti de Bozizé. A n’y voir qu’un pur et simple hasard. C’est aussi par hasard si c’est à lui que le procureur Firmin Feindiro et Bozizé ont fait acheter l’immeuble Bangui 2000 à vil prix. C’est aussi par pur hasard que Bozizé en tant que président de la République pour quelques heures a ordonné ce jour l’arrestation du gérant de l’entreprise ADMN Jean Daniel Dengou, Vice Président du Conseil Economique et Social et de Me Balembi, Bâtonnier de l’ordre des avocats. Jean Daniel Dengou est contraint de se planquer et on a arrêté tout le personnel de l’entreprise ADMN. L’immeuble abritant le supermarché RAYAN appartiendrait à Me Kotuba selon nos informations.

 

 

 

 

L’immeuble Rayan, parti en fumée

 

Jeudi, 10 Juin 2010 14:30 Radio Ndéké Luka

Un incendie s’est déclaré hier soir dans l’immeuble RAYAN  qui abrite le super marché Rayan   à Bangui capitale de la RCA. On ignore jusqu’alors les causes de cet incendie.

La quasi-totalité des stocks de marchandises et les locaux ont pris feu vers 21 heures. L’intervention des éléments des sapeurs pompiers centrafricains appuyés par l’équipe d’intervention de l’ASECNA n’ont pu sauver grand-chose.

Vers minuit, les éléments des forces de l’ordre ont néanmoins réussi à faire sortir les véhicules en vente dans le super marché en casant les vitrines des magasins.

Vers 3 heures du matin, l’incendie se généralise et tout l’immeuble a pris feu. Ceci devant les propriétaires, des expatriés libanais qui sont restés impuissants devant les flammes.

La Société Rayan fait de commerce général, de gros et des détails. Elle embauche plus de 200 jeunes centrafricains, qui, du coup sont en chômage.

 

La société de téléphonie mobile Nation Link suspendue

Jeudi, 10 Juin 2010 14:42 Radio Ndéké Luka

La société de téléphonie mobile Nation Link est suspendue depuis le 09 juin des réseaux de télécommunication en République centrafricaine.

Cette suspension est intervenue suite une décision du Ministère des Postes et Télécommunication chargé des Nouvelles Technologies. Les raisons sont inconnues.

Pour l’instant, aucun  responsable de Nation Link ni les autorités en charge de la régulation des télécommunications en Centrafrique n’est disponible pour plus d’informations.

La société Nation Link a été également frappée par la dernière crise économique, ce fait a déjà provoqué la fermeture de certains de ses sites dans certaines provinces de la RCA.

 

 

 

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 16:50

 

 

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 L’affaire de la vente de l’immeuble Bangui 2000 dans des conditions pour le moins rocambolesques à un commerçant centrafricain d’origine libanaise, suivie de la spectaculaire expulsion manu militari par les éléments de l’OCRB des locataires des locaux de commerces et des bureaux de cet immeuble dont le bâtonnier de l’ordre des avocats centrafricains Me Balembi qui y a son cabinet et Jean Daniel Dengou Directeur gérant de l’entreprise d’ingénierie informatique ADMN et aussi Vice Président du Conseil Economique et Social, prend des proportions avec l’incendie depuis mercredi soir 19 h qui a réduit en cendres le supermarché RAYAN dont le propriétaire n’est autre que le commerçant centrafricano-libanais Akhrass Ali qui a acheté l’immeuble Bangui 2000.

Selon nos informations, le président François Bozizé s’est personnellement impliqué dans cette affaire comme dans bien d’autres déjà dans le passé, en croyant devoir se pointer lui-même ce jeudi au tribunal de grande instance de Bangui où il n’a trouvé sur place qu’un greffier. Il aurait ordonné immédiatement l’arrestation du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Balembi ainsi que de Jean Daniel Dengou, responsable de l’entreprise ADMN et Vice Président du Conseil Economique et Social.

Après s’être suffisamment enrichi avec les loyers des locaux de l’immeuble Bangui 2000 dont son épouse était chargée de la collecte, le procureur Firmin Feindiro a consenti à la vente de l’immeuble, et ce n’est sans doute pas par hasard que c’est le commerçant d’origine libanaise  propriétaire du supermarché RAYAN qui s’en est porté acquéreur. De loin, on sent le délit d’initié et la montée actuelle au créneau du président de la République à quelques heures de la fin de son mandat n’est pas non plus fortuite.

Il en va ainsi du pouvoir et du régime de Bozizé avec le cortège de ceux qui sont au-dessus des lois comme les assassins tels que Olivier Gbangouma et autres Eugène Ngaikoisset, Vianney Semndiro  et ses demi-dieux comme le procureur Firmin Feindiro, qui ont amassé une fortune colossale qui n’a rien à voir avec son salaire de magistrat fût-il procureur de la  République depuis que Bozizé est à la tête du pays.  

Les Centrafricains de tous bords doivent prendre clairement conscience de la nature réellement sanguinaire et du visage hideux du dictateur François Bozizé qui est un mal absolu pour eux et notre pays aujourd’hui. Lui et son clan ont mis notre pays en coupe réglée et telles des sangsues, se nourrissent du sang des citoyens. Il est plus que temps que les citoyens de ce pays s’en rendent compte et reviennent de leurs illusions sur le KNK et son chef qui entendent enfoncer encore davantage notre pays dans l’abîme. L’expiration de son mandat constitutionnel dans quelques heures le rend passablement nerveux, agressif voire paranoïaque.

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 02:37

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

Convaincu qu'il peut tout régler militairement, Bozize refuse à présent d’entendre parler d’un quelconque dialogue avec les mouvements politico-militaires ou rébellions. Il pense avoir le  soutien de la France et de ses pairs d'Afrique centrale donc il peut foncer. Il tient à acquérir au moins deux hélicoptères de combat afin de disposer comme son parrain tchadien Idriss Déby, d’une supériorité aérienne sur les rébellions qui continuent encore de l’embêter, notamment celle de la CPJP et de l’APRD.

C’est ainsi qu’il a pris rendez-vous avec deux trafiquants d'armes russo-anglais qui sont en Guinée Conakry et qui se sont pointés à Bangui il y a quelques semaines par jet spécial pour négocier l'achat de deux hélicos de combat contre des diamants. Malheureusement pour lui, quand les services spéciaux occidentaux qui suivent à la trace ces gens par ailleurs amis du fantasque putschiste guinéen Moussa Dadis Camara ont constaté qu'ils avaient rendez vous avec Bozizé, ils ont appelé son fils Jean Francis pour lui signifier le danger qu’il y avait pour son père à recevoir ces trafiquants d'armes recherchés du reste par la CPI.

Pas téméraire, Bozizé a donc pris peur et a reporté sine die cette rencontre avec les trafiquants d’armes très remontés après lui qui ont dû reprendre leur vol pour Conakry sans l’avoir vu.

En attendant d’avoir des hélicoptères, il est obligé de se contenter de poursuivre les combats au sol notamment dans la région de Ndélé contre la rébellion de la CPJP. Plusieurs témoins à Bangui affirment avoir vu ces dernières 48 h des véhicules bourrés de militaires quitter la capitale en direction du Nord Est, sans doute vers Ndélé où se dessine la perspective de sérieux affrontements dans les prochains jours entre les Faca et les éléments de la CPJP.

On le voit, Bozizé n’est plus pressé d’aller aux élections dans l'immédiat. Il fait même tout pour retarder au maximum les échéances en ayant déjà commencé le travail de préparation des mentalités. Dans ses récentes déclarations publiques, il insiste désormais beaucoup sur la nécessité de régler d'abord le problème de sécurité et de pacifier le pays avant de tenir les élections, argument développé à l’origine par l’opposition à l’appui de sa demande de report des élections et qu’il ne voulait pourtant pas entendre.

Maintenant, c’est lui qui demande au gouvernement de quitter le processus DDR et veut en découdre militairement avec la CPJP et sans doute après avec l’APRD.

Selon nos informations, alors que le comité de pilotage du DDR tenait réunion il y a trois jours pour débattre de l'envoi d'une mission dans zones de l'APRD afin de lancer le démarrage de la vérification des listes des combattants et les informer sur un projet de l'Union Européenne que va exécuter la FAO si ces derniers acceptent d’être désarmés, subitement Stanislas Mbangot, conseiller de Bozizé quitte la salle de la réunion pour répondre à un coup de fil. A son retour il annonce à l'assistance le retrait de la partie gouvernementale de la mission.

Cette annonce a jeté un froid sur les participants qui se sont séparés en désordre. L'Ambassadeur de l'Union Européenne a même dû demander à Mbangot de lui préciser les raisons de cette décision qui va retarder encore le processus DDR. On ne peut comprendre qu'un gouvernement refuse l'exécution d'un projet destiné à donner à manger à la population des zones qui ont tant souffert de plusieurs années de conflit. Ce projet permettrait aussi aux ex combattants de retrouver leur vie antérieure avec à la clef, la possession par eux d’un champ au sein d'un groupement et une réinsertion dans la société.

Du coup les partenaires se demandent qui veut vraiment la paix en Centrafrique. On espère qu'avec l'arrivée annoncée pour ce mercredi de l'ambassadeur Jan Grauls à Bangui, des consultations seront faites pour trouver une solution en ramenant Bozizé à la raison.

 

Centrafrique: "De violents combats" (rebelles)

Par Europe1.fr  le 09 Juin 2010 à 22h58

L'armée centrafricaine et la rébellion de Charles Massi, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), s'affronteraient depuis le 23 mai dans la région de Ndélé (Nord-est) d'après Abdoulaye Hissène, un chef de la CPJP. Les autorités du pays n'ont pas confirmé ces "violents combats"."Nous attendions un dialogue avec le gouvernement pour entrer dans le processus de paix et de DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-combattants) mais au lieu de ça, on nous attaque" a assuré le commandant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 01:52

 

 

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Mercredi, 09 Juin 2010 13:19 Radio Ndéké Luka

Une personne tuée à Birao (nord de Centrafrique), et des malfrats mis en déroute par les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

C’est le bilan d’une attaque ce mercredi 9 juin 2010, du site commercial de la téléphonie mobile « Orange Centrafrique » de la ville de Birao, par des personnes non identifiées et armées.

 

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, hors mis ce cas de décès, aucun dégât matériel n’est enregistré lors de cette attaque, la première du genre contre un site de téléphonie mobile. Il précise que les voleurs sont chassés par les FACA en poste avancé dans la ville.

 

La ville de Birao a toujours été le théâtre de violences perpétrées par des hommes armés, à la  suite des

fréquents conflits interethniques.

 

Le mois dernier, un agent d’une future radio communautaire a été abattu par des inconnus.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 01:48

 

 

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Mercredi, 09 Juin 2010 13:11 Radio Ndéké Luka

30 personnes prises en otage, plusieurs maisons incendiées et des biens pillés. Ce bilan découle de la dernière attaque de la LRA au village Fodé (150 kilomètres de Bangassou est de Centrafrique), le lundi 7 juin 2010.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bangassou, les parents de ces personnes portées disparues n’ont pas de leur nouvelle.

Il ajoute que les préfectures de Mbomou et de haut Mbomou (est de Centrafrique) font l’objet depuis 2 ans d’exactions commises par ces rebelles, faisant déjà plusieurs victimes.

Signalons que le département d’Etat Américain vient de voter une loi visant à combattre ces rebelles des territoires de Centrafrique, Soudan, Ouganda et République Démocratique du Congo.

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 01:43

 

 

A C cemac

 


(Mwinda 09/06/2010)



Toujours pas de poursuites en vue après le gros scandale des détournements révélés au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

 Les chefs d’Etat d’Afrique centrale réunis à Brazzaville les 6 et 7 juin ont préféré passer, comme d'habitude, leur temps à s'occuper de leurs sujets préférés, ceux qui n’aboutissent pas depuis des années, mais qu'ils considèrent pourtant comme l'urgence : l’intégration sous-régionale (une coquille presque vide car, par exemple, le commerce intra-régional ne dépasserait pas 5% du commerce extérieur des pays membres), la mise en circulation d’un passeport commun (il y a une quasi absence d'infrastructures de communications, ce qui freine la mobilité des biens et des personnes dans la région) et d'un vieux serpent de mer à savoir le projet de création d'une compagnie aérienne régionale, « Air ça marche pas », pardon Air Cemac.

L’impunité donc semble avoir été assurée aux responsables des détournements qu’une enquête interne à la banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) avait pourtant révélés. Plus de 16 milliards de FCFA (25 millions d’euros évaporés au bas mot) engloutis dans des poches privées. Bien entendu il ne fallait surtout pas attendre que ce soit à Brazzaville, au royaume de l’impunité que l'abcès allait être crevé (1). Les suspects peuvent dormir tranquilles : les voleurs et les corrompus à la tête de nos Etats ne poursuivront jamais ceux qui les imitent, de la même façon que les hyènes ne mangent pas les chacals. Pour noyer l'omerta (loi du silence dans les cercles mafieux) ambiante, et s'agissant de la seule institution à peu près visible de la CEMAC M. Sassou, en grand monétariste reconnu dans tous les cénacles financiers de la planète ne s'est pourtant pas gêné pour pérorer : « La monnaie est la base de l'économie. Rien de ce qui la touche ne peut être livré à l'aléatoire et au laxisme » a-t-il professé, ajoutant sans rire : « Aujourd'hui nous devons aller plus loin dans notre volonté partagée d'assainir le climat général au sein de la BEAC pour que notre effort collectif ne soit pas compromis ».

De fait, comme il fallait bien que MM. Sassou, Biya, Déby, Obiang Nguema et les autres (Bozizé, Ali Bongo) s’occupent un peu ils ont quand même dressé le constat des dysfonctionnements au sein de l'organisation. Une grande découverte. Le remède prescrit : le partage des postes à la BEAC entre pays membres, selon une rotation qu’on croyait réglée en janvier dernier à Bangui lors du 10è sommet, avec la mise en cause du « consensus de Fort Lamy ».

On le voit donc bien : rien de nouveau sous le soleil de la CEMAC lors du dernier sommet de Brazzaville, à part la présence remarquée de Chantal Biya, robe rouge et crinière au vent (2).

Disons-le tout net : les chefs d’Etat de l’Afrique centrale, des hommes encroûtés au pouvoir depuis des décennies sont les plus sûrs garants de la balkanisation et de la stagnation de l’Afrique centrale. Depuis des années, à l'inverse de leurs homologues de la CEDEAO, ils font du surplace et on peut être sûr qu'avec eux rien ne changera, la sous-région volant d’échec en échec. D’ailleurs les populations concernées - la CEMAC ne change absolument rien à leur vie quotidienne - sont depuis longtemps indifférentes à ce machin dont elles ignorent du reste jusqu'à l'existence. Et ce n'est pas le parlement communautaire mis en place en avril dernier à l'insu de tous qui rendra l'institution plus visible et plus efficace !

Langangui

(1) Selon notre confrère camerounais Quotidienmutation.info c'est " Denis Sassou Nguesso qui semble fermement opposé à toute idée de poursuites judiciaires qui s’assimilerait selon ses proches, à une chasse aux sorcières ". Ce sont les Congolais qui en seront les premiers surpris...

(2) « On va venir ! On va venir ! » aurait lancé cette dernière au couple présidentiel congolais par le passé en réponse au « Monsieur qui ne va jamais chez les gens, vous êtes satisfait » sorti de la bouche de Sassou parlant de Biya. Promesse tenue donc. C'est Antou qui doit être heureuse.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 23:37

 

 

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COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE L'AFRIQUE CENTRALE

 

 

SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT

Brazzaville, 7 juin 2010

 

COMMUNIQUE FINAL

 

La Conférence des Chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) s'est réunie, en session extraordinaire, le 07 juin 2010 à Brazzaville (République du Congo), sous la présidence de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président de la République du Congo, Président en Exercice.

Etaient présents:

·         Pour la République du Cameroun, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République;

·          Pour la République Centrafricaine, Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République;

·         Pour la République Gabonaise, Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République;

·          Pour la République de Guinée Equatoriale, Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République;

·          Pour la République du Tchad, Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République.

Monsieur Antoine NTSIMI, Président de ta Commission de la CEMAC, rapportait les affaires inscrites à l'ordre du jour.

Ont aussi pris part aux travaux de cette session, les membres du Conseil des Ministres de la CEMAC, les Commissaires de la CEMAC, ainsi que les premiers responsables des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la Communauté.

Cette Conférence extraordinaire, qui constitue un prolongement de la 10ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat, tenue les 16 et 17 janvier 2010 à Bangui, République Centrafricaine, a été précédée d'une session extraordinaire du Conseil des Ministres, tenue le 3 juin 2010 à Brazzaville.

La cérémonie d'ouverture officielle de la Conférence a été marquée par le mot de bienvenue du Député-Maire de la ville de Brazzaville, l'allocution du Président de la Commission de la CEMAC et le discours d'ouverture de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président en Exercice de la Conférence des Chefs d'Etat.

Dans son discours, le Président en exercice de la CEMAC a rappelé que la mise en œuvre des mesures adoptées par la 10ème Conférence ordinaire des Chefs d'Etat permettra de renforcer le processus d'intégration de la CEMAC.

Il s'est particulièrement appesanti sur deux points dits « névralgiques» pour le bon fonctionnement de l'institution CEMAC. Le premier point est relatif «aux modalités d'application du principe de rotation des Etats membres par ordre alphabétique». Le second consiste à rechercher des solutions optimales en vue de restaurer la crédibilité 4 de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale, «poumon et souffle vital de la communauté ».

Le Président en exercice de la CEMAC s'est, enfin, félicité de la mise en place du Parlement, gage du renforcement de la solidarité entre les peuples des Etats membres de la Communauté et qui donnera une nouvelle impulsion au processus d'intégration par une large participation des populations à l'idéal communautaire.

Passant à l'examen des points inscrits à son ordre du jour, la Conférence a suivi avec un intérêt tout particulier, la présentation du 5ème rapport d'étape du Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC faite par Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président Dédié au Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC.

Ce 5ème rapport s'articule en deux points:

·         l'état d'exécution des décisions de la 10ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de la CEMAC, tenue les 16 et 17 janvier 2010 à Bangui, et ;

·         les actions en préparation en vue de la mise en œuvre desdites décisions et l'Agenda à venir du Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC.

Au sujet de l'exécution des décisions de la 10ème Conférence des Chefs d'Etat de la (EMAC, le rapport s'est appesanti sur l'impératif pour certains Etats de tenir leur engagement en apurant les arriérés qu'ils 5 doivent au titre de contribution au budget de la Réforme afin de permettre la finalisation des actions conçues dans le cadre du programme, l'émission et la délivrance du passeport CEMAC, les audits de la BEAC, l'application du principe de la rotation, par ordre alphabétique des Etats membres, de tous les postes de responsabilité au niveau de l'ensemble des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la CEMAC, La mise en œuvre du Programme Economique Régional et ta réalisation de l'étude de faisabilité de La création du « Fonds Emergence CEMAC ».

S'agissant des actions envisagées et de t'Agenda à venir du Programme des Réformes, le rapport a, notamment, mis l'accent sur la nécessité pour les Etats, qui ne t'ont pas encore fait, de ratifier tes textes organiques de la Communauté et de transmettre à la Commission de la CEMAC la liste de leurs candidats à la Cour des Comptes afin de permettre l'installation des deux Cours Communautaires avant la fin de l'année 2010.

La Conférence a rendu un vibrant hommage à Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de ta République de Guinée Equatoriale, pour son engagement pour la cause de l'intégration en zone CEMAC ainsi que pour les importants sacrifices consentis au profit de la Communauté, notamment en mettant à la disposition du Parlement Communautaire un imposant siège flambant neuf qui fait aujourd'hui la fierté de la sous-région.

Elle s'est réjouie de l'exhaustivité et de la profondeur du rapport présenté ainsi que des progrès significatifs réalisés au titre des réformes institutionnelles de ta CEMAC. Elle a félicité Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président Dédié auxdites réformes, pour la qualité du travail accompli.

La Conférence, après avoir exhorté les Etats membres redevables d'arriérés au titre du budget des réformes à les apurer dans les meilleurs délais, a adopté, dans son intégralité, Le Sème rapport d'étape du Président Dédié et décidé de confier la conduite du restant des actions de la réforme au Président en exercice de la CEMAC, en rapport avec le Président de ta Commission.

La Conférence a pris connaissance de l'évolution des dossiers relatifs au renforcement de la participation de la BEAC au capital de la BDEAC, à la Compagnie de transport aérien Air CEMAC, au Programme Economique Régional de la CEMAC, au rapprochement des deux bourses coexistant dans la sous-région, à l'audit annuel des institutions de la Communauté ainsi qu'au Passeport (EMAC biométrique, et en a pris acte.

Elle a cependant instruit la Commission de la CEMAC:

·         de poursuive les négociations avec le partenaire stratégique en vue de ta mise en place effective de la Compagnie Air (EMAC, dans les meilleurs délais;

·         de tout mettre en œuvre pour que l'audit annuel des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la CEMAC soit réalisé dans un délai raisonnable;

·          de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que le passeport CEMAC biométrique, après une concertation à tenir sans délai entre les différents opérateurs des Etats membres, soit produit et mis en circulation.

Examinant la situation de la BEAC après la nomination du Gouverneur en janvier 2010, la Conférence a constaté la persistance du dysfonctionnement au sein de l'Institut d'émission. Pour y remédier et sauvegarder le bon fonctionnement de la Banque, elle a décidé des mesures individuelles, à la BEAC, ci-après:

Monsieur TAHIR HAMID NGUILI, Vice-Gouverneur;

Monsieur Daniel NGASSIKI, Secrétaire Général;

Monsieur Jean Michel MONA YONG NKOUMOU, Directeur Général du Contrôle Général;

Monsieur Yvon- Bertrand SONGUET, Directeur Général de l'exploitation ;

Monsieur Joachim LEMA OKILI, Directeur Général des Etudes et Relations Internationales.

La Conférence a, en outre, décidé de dépêcher une mission de haut niveau de la Communauté auprès du Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI), en vue d'assainir les relations entre cette Institution et ta CEMAC.

Examinant les propositions faites par le Conseil des Ministres et la Présidence Dédiée du Programme des Réformes de la CEMAC sur les modalités d'application du principe de la rotation aux postes de responsabilité, par ordre alphabétique des Etats membres et qui met fin au consensus de Fort Lamy, la Conférence a, après débats, arrêté les principes suivants:

·         La rotation est intégrale. Tout Etat membre, y compris celui abritant le siège d'une institution communautaire, peut pourvoir au poste de premier dirigeant de cette institution;

·         L'uniformisation des durées des mandats à 5 (cinq) ans à l'exception de ceux de la BEAC ;

·          Les mandats en cours vont jusqu'à leurs termes.

Poursuivant ses travaux, la Conférence a décidé de la création d'Agences d'exécution de la CEMAC chargées d'assurer notamment la gestion en service déconcentré de certaines missions dévolues à la Commission de la CEMAC, en vertu de son Traité.

Abordant les questions politiques, la Conférence a suivi une communication du Président de la République Centrafricaine, Son Excellence Monsieur François BOZIZE  YANGOUVONDA qui a fait le point de la situation dans son pays, notamment le report des élections présidentielles et législatives. Il a, en outre, informé la Conférence, des mesures prises par la Cour Constitutionnelle en vue du maintien des Institutions Républicaines jusqu'aux prochaines élections.

La Conférence a, par ailleurs, exprimé sa solidarité envers La République du Congo face à la situation qui prévaut dans le Département de la LIKOUALA.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d'Etat ont exprimé leurs remerciements à leur ami et frère, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président de la République du Congo, au Gouvernement et au Peuple Congolais, pour l'accueil chaleureux et fraternel, ainsi que pour l'hospitalité généreuse qui leur ont été réservés tout le long de leur séjour à Brazzaville. /-

 

Fait à Brazzaville, le 7 juin 2010

 

Pour la Conférence des Chefs d'Etat,

Denis SASSOU-N'GUESSO

 

 

 

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