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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 20:24

 

 

BoniYayi-15mars2011.jpg  Adrien-Houngbedji.jpg

 

  Elections Benin 2011 : Houngbédji n’entend pas se laisser faire, ABT demande l’annulation du scrutin

Par Sekodo koaci.com | 19/03/2011 | 22:50:46

Les deux grands challengers ont fait leurs premières déclarations dans l’après-midi de ce samedi. Si le candidat de l’un n’a pas mâché ses mots pour qualifier le «coup de force électoral», le second par le biais de ses lieutenants de la coalition Abt 2011 demande l’annulation pure et simple de scrutin du 13 mars.

Dans une déclaration faite à sa cellule de communication dans les résidences LAIKO à Cotonou, le candidat unique de l’union fait la nation, Me Adrien Houngbédji a fustigé les résultats donnés par le président de la Commission électorale nationale autonome. Pour lui, Boni YAYI vient de s’autoproclamer élu, alors même que les opérations de dépouillement confiées à deux structures autonomes n’en étaient qu’à leur début, qu’aucun chiffre n’a été communiqué par ces structures, et alors surtout qu’aucune délibération de la CENA n’a statué sur un chiffre quelconque, sur une tendance quelconque. «Le peuple béninois est donc victime d’un complot qui tente de nous voler nos droits et nos libertés» a déclaré Adrien Houngbédji avec un ton teinté de gravité. « Depuis l’avènement de la démocratie, notre pays en est à sa 5ème élection présidentielle. C’est le Président de la CENA tout seul, dont on sait qu’il a été nommé par Boni YAYI et donc un homme aux ordres, qui a sorti d’où on ne sait, le chiffre communiqué donnant la victoire à YAYI Boni dès le premier tour» décrit-il.

«Le Vice-président de la CENA chargé du processus électoral, en particulier le dépouillement et le traitement informatique, ainsi que les structures de dépouillement viennent de confirmer l’imposture et la forfaiture» relève le candidat de l’UN. En effet, dans cet après midi, Jérôme Alladayè, Vice-président de la Cena a fait savoir aux médias qu’aucun chiffre n’est disponible. Il a en outre relevé que les taux de dépouillement par département, ne permettent pas encore d’avoir un chiffre. «Alibori : 3%. Atacora :86%;Atlantique :36 ;Borgou 87%; Collines : 72% ; Couffo :82% ; Donga82% ; Littoral : 35% ; Mono : 81% ; Ouémé 39% ; Plateau27% et le Zou :88% »

Me Adrien Houngbédji relève qu’après avoir établi une liste électorale qui exclut des centaines de milliers de nos compatriotes du vote, après avoir créé des centaines de bureaux de vote fictifs, après avoir bourré les urnes avec de faux bulletins estampillés avec de faux cachets, après avoir livré à la CENA des camions de cantines non scellées et hors délai, au vu et au su d’une foule nombreuse, Boni YAYI pense assassiner la démocratie dans notre pays. «Des camions d’urnes sont arrivées du Mono (Athiémé et Adjaha) pas plus tard qu’hier. Hier encore et en violation de la réglementation garantissant la transparence du dépouillement, les agents de Boni YAYI ont investi la salle informatique et y sont encore, pour accomplir on se sait quelle besogne» dénonce -t-il.

«L’épisode de la CENA en annonce un autre dans les heures à venir, où le droit d’un peuple sera bafoué au profit du pouvoir en place. Boni YAYI s’est trompé» avertit l’homme de droit.
«Nous sommes certes un petit pays, nous n’avons certes pas grand-chose mais nous sommes un grand peuple. Nous sommes fiers de notre histoire ; fiers de notre indépendance, Nous sommes fiers d’être le phare de la liberté pour toute l’Afrique. Notre peuple ne renoncera pas à ce qu’il a conquis au prix de luttes héroïques, pour tomber dans la servitude de trafiquants d’élections et d’un despote» conclut le challenger de Boni Yayi.

Il faut annuler le vote

L’autre challenger annoncé 3ème demande lui l’annulation pur et simple du scrutin et l’organisation d’une autre élection. C’est par le biais de la coalition Abt 2011 que le message a été passé aux médias par l’entremise de Me Raymond Dossa, porte-parole du candidat et ex-président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané. Selon lui, les fraudes et irrégularités observées au cours de cette élections ne permets pas aux observateurs internationaux de la Cedeao et de l’Ua de déclarer que le scrutin est parait. Aussi a-t-il laissé entendre que rien ne justifie le comportement du président de la Cena qui sans une plénière pour valiser les résultats a manu militari proclamer les tendances en triant une dizaine de journalistes à la volée sur les centaines présents au sein de l’institution pour faire leur travail.

Sékodo, correspondant de Koaci.com à Cotonou

 

 Le principal opposant béninois revendique la victoire

COTONOU - AFP / 19 mars 2011 18h39 - Le principal opposant béninois à l'élection présidentielle, Adrien Houngbedji, a revendiqué samedi la victoire à l'élection présidentielle remporté, selon la commission électorale, par le président sortant Boni Yayi.

Houngbedji qui a qualifié M. Boni Yayi de "despote" a dénoncé des fraudes électorales et affirmé qu'il avait remporté 53% des suffrages. "Nous avons gagné ces élections, nous réclamons notre dû" a-t-il dit aux journalistes.

Notre peuple ne renoncera pas a ce qu'il a conquis au prix de luttes héroïques, pour tomber dans la servitude de trafiquants d'élection et d'un despote" a-t-il dit.

"Le peuple béninois est donc victime d'un complot qui tente de nous voler nos droits et nos libertés" a-t-il ajouté.

Selon Houngbedji, "après avoir établi une liste électorale qui exclut des centaines de milliers de nos compatriotes du vote, après avoir crée des centaines de bureaux de vote fictifs, après avoir bourré les urnes avec de faux bulletins estampillés avec de faux cachets... Yayi Boni pense assassiner la démocratie dans notre pays".

Après l'annonce vendredi de la réélection de Boni Yayi, Houngbedji avait annoncé qu'il n'allait pas rester "les bras croisés". Nous allons nous faire entendre de toute manière", avait réagi cet avocat de 69 ans, vétéran de la vie politique béninoise.

Les résultats annoncés par la Commission électorale doivent encore être approuvés par le Conseil constitutionnel, avant d'être définitifs.

Le président sortant, 58 ans, dont le mandat de cinq ans s'achève le 6 avril, a été officiellement déclaré vainqueur avec 53% des voix dès le premier tour contre 36% à M. Houngbedji.

(©)

Bénin: la Cédéao "profondément préoccupée" par les tensions électorales

LAGOS - AFP / 19 mars 2011 19h14 -  La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) a exprimé samedi sa "profonde préoccupation" sur les tensions au Bénin après l'élection présidentielle et a appelé les principaux rivaux à se conformer aux résultats et à régler leur contentieux par voie légale.

"La Commission de la Cédéao se doit d'exprimer sa profonde préoccupation au sujet des tensions qui s'intensifient dans plusieurs parties du pays après l'annonce des résultats provisoires par la Commission électorale nationale autonome (Céna)", a indiqué l'organisation africaine dans un communiqué.

"La Commission (de la Cédéao), selon le communiqué, appelle en conséquence tous les candidats à la présidentielle (...) à se conformer aux résultats de l'élection" et à utiliser les "recours constitutionnels" pour un examen immédiat de leur requête.

La Cédéao a par ailleurs demandé aux leaders politiques de ne pas pousser leurs partisans "(à commettre) des actions qui pourraient ébranler l'intégrité du processus électoral".

Le président sortant, Boni Yayi, 58 ans, dont le mandat de cinq ans s'achève le 6 avril, a été officiellement déclaré vainqueur vendredi avec 53% des voix dès le premier tour contre 36% à Adrien Houngbedji.

La Cédéao réunit 15 pays de l'Afrique de l'Ouest dont le Bénin.

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Bénin/présidentielle: l'opposition conteste la réélection de Boni Yayi

COTONOU - AFP / 19 mars 2011 19h59 - La réélection du président béninois Boni Yayi, annoncée vendredi, a été vivement contestée par son principal adversaire à la présidentielle, Adrien Houngbedji, qui a dénoncé des fraudes et revendiqué la victoire.

Vendredi la commission électorale avait annoncé la victoire du président sortant Boni Yayi avec 53% des voix. Cette annonce doit encore être approuvée par le Conseil constitutionnel avant que les résultats soient définitifs.

Après l'annonce déjà critiquée vendredi de la victoire du président sortant, Houngbedji avait affirmé qu'il n'allait pas "les bras croisés". Samedi après-midi il a annoncé sa victoire et qualifié Boni Yayi de "despote". "Nous avons gagné ces élections, nous réclamons notre dû" a-t-il dit devant des journalistes.

"Notre peuple ne renoncera pas à ce qu'il a conquis au prix de luttes héroïques, pour tomber dans la servitude de trafiquants d'élection et d'un despote" a-t-il dit.

Samedi matin, les rues de la capitale économique Cotonou étaient calmes au lendemain de l'annonce par la Commission électorale des résultats. Selon elle le président sortant, 58 ans, dont le mandat de cinq ans s'achève le 6 avril, est vainqueur avec 53% des voix dès le premier tour contre 36% à M. Houngbedji.

A Abuja, la communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) a exprimé samedi sa "profonde préoccupation" sur ces tensions et appelé les principaux rivaux à régler leur contentieux par voie légale. Elle a demandé aux leaders politiques de ne pas pousser leurs partisans "(à commettre) des actions qui pourraient ébranler l'intégrité du processus électoral".

Quatorze candidats étaient en lice à la présidentielle du 13 mars qui avait été reportée deux fois en raison d'une préparation chaotique du scrutin.

Vendredi soir, des partisans de l'opposition, membres de la Commission électorale, avait physiquement tenté d'empêcher le président de cette instance, Joseph Gnonlonfoun, de proclamer les résultats. Des cris et des bousculades s'étaient produits avant l'arrivée de la police.

"Nous ne reconnaissons pas les résultats qu'il veut annoncer. Gnonlonfoun et sa bande veulent simplement mettre le pays à feu et à sang", avait déclaré Edouard Aho, membre de la Commission. M. Gnonlonfoun avait dû annoncer les résultats depuis son bureau.

Venu à Cotonou vendredi, le président nigérian Goodluck Jonathan qui exerce la présidence tournante de la Cédéao, a déclaré que son pays n'accepterait pas un conflit post-électoral chez son voisin béninois au moment où la Côte d'Ivoire se trouve au bord de la guerre civile avec deux présidents proclamés élus.

Samedi, le porte-parole de M. Yayi, Marcel de Souza, a remercié les électeurs et annoncé "des mesures énergiques de lutte contre la pauvreté". "Plus que jamais le président au cours de ce mandat va entrer en proximité avec son peuple", a-t-il dit à l'AFP. "Mon candidat par ma voix remercie tout les Béninoises et Béninois qui ont accepté, malgré toute la calomnie et la délation qui ont eu cours, de lui accorder leur voix", a-t-il ajouté qualifiant cette élection de "plébiscite".

Initialement prévu le 27 février, le premier tour avait été retardé d'une première semaine pour permettre la compilation du fichier électronique, utilisé pour la première fois dans ce pays d'Afrique de l'Ouest de 9,2 millions d'habitants. Puis il avait été à nouveau reporté le 4 mars à la demande de la Commission électorale mais aussi de l'ONU et de l'Union africaine.

Malgré ces problèmes d'organisation qui ont persisté le jour du scrutin avec des retards dans l'ouverture de bureaux de vote, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué "le déroulement dans le calme et de façon ordonnée" du premier tour et l'Union africaine a qualifié l'élection de "libre et transparente".

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NDLR :  Décidemment, les dictateurs et autres pasteurs évangélistes à la Bozizé se sont visiblement passés la recette de manipulation des processus électoraux pour passer dès le 1er tour afin de s'éviter un périlleux second tour  où ils pourraient affronter une coalition de l'opposition.

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