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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 01:36

 

 

 

 

Baba Laddé

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 28 Mai 2012 13:26

La population du village Gondava situé au dans la préfecture de Nana Gribizi (nord) connait ces derniers temps une condition de vie précaire. Le calvaire fait suite aux attaques perpétrées en janvier dernier contre la base du général rebelle tchadien Baba Ladé. Des opérations menées conjointement par les Forces Armées Centrafricaines et Tchadiennes.

Le constat est alarmant, a remarqué le correspondant de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu dans ce village durement affecté par ces conflits armés, un village dépourvu de tout : environ 148 huttes en pailles à moitié recouvertes de bâche servent de maison d’habitation. Les familles s’entassent dans des pièces de 3 mètres carrés.

« Seuls les adultes  gardent les rares moustiquaires. Les enfants dorment à même le sol ou sur des nattes déchirées et sans draps. Ces enfants sont ainsi exposés aux piqures des moustiques et scorpions. Ils sont privés de la scolarité. Car, l’unique école de la localité n’a pas fonctionné depuis 5 mois faute du non payement des frais du maître parent qui dispense les cours. Malgré tout, ces enfants se sont présentés au récent concours d’entrée en 6ème », a-t-il précisé.

« Les femmes ne sont épargnées de cette précarité de vie sans précédent. Elles sont obligées de parcourir 3 à 4 kilomètres à la recherche d’eau insalubre. Du coup, toutes les familles sont sous le coup des maladies de la diarrhée et du paludisme. D’ailleurs le village ne dispose ni latrines ni puits », a indiqué le correspondant.

A cette longue liste s’ajoute une crise alimentaire criarde. La population s’est vue dans l’obligation de lancer un cri d’alarme à l’endroit du gouvernement et ses partenaires pour une éventuelle assistance, a-t-il conclut.

 

NDLR : Bozizé s’était tellement réjoui trop tôt que l’opération mixte centrafricano-tchadienne de février dernier ait mis en débandade Baba Laddé et ses hommes. Malheureusement, ces opérations militaires, non seulement n’ont pas permis de mettre la main sur le fameux Baba Laddé qui continue de se ballader tranquillement sur le territoire centrafricain mais elles ont surtout plongé les populations de la zone de Kaga-Bandoro dans la précarité, ce qui est plus critiquable.Et le gouvernement ne fait rien pour ces pauvres et innocents ruraux. 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:45

 

 

 

 

 

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Oloron-Sainte-Marie

Par Jean Toutu     http://www.sudouest.fr

Les élèves du collège des Cinq-Monts de Laruns se mobilisent pour soutenir Action contre la faim. Ils participent à une opération nationale qui rassemble 260 000 élèves de plusieurs collèges et lycées pour la 15e édition de la Course contre la faim.

À l'initiative de la responsable du CDI et du professeur d'EPS qui ont déjà participé à cette action dans d'autres établissements, les élèves du collège ossalois vont prendre part à une journée sportive, le vendredi 11 mai, pour récolter des dons pour la République Centrafricaine.

Une rencontre a été organisée entre bénévoles de l'ACF et les élèves de toutes les classes du collège. Après la projection d'un film sur les diverses actions de l'association, les questions et témoignages ont permis d'aborder le problème de la faim et les solutions qu'on peut y apporter.

2,8 millions récoltés en 2011

Tous les ans, c'est un nouveau pays qui est aidé. Cette année : la République de Centrafrique, qui est un état fragile, avec des conflits récurrents. L'action d'ACF y est d'accompagner le retour et renforcer les moyens de subsistances des populations déplacées par les conflits, combattre la relégation sociale et l'insalubrité dans la zone urbaine de Bangui.

En 2011 plus de 2 800 000 € ont été récoltés, ces fonds avaient permis de soutenir un programme au Zimbabwe et en Inde. L'objectif de cette année est de battre ce record. Les élèves vont se retrouver vendredi matin sur le stade Robert-Paparemborde de Laruns pour parcourir le plus grand nombre de kilomètres autour du terrain de rugby, chaque kilomètre rapportant de l'argent.

Les collégiens s'investissent depuis plusieurs jours pour démarcher les entreprises et commerçants valléens, pour recueillir des promesses de dons et des parrainages, les parents sont également mis à contribution. « C'est un élan extraordinaire qui mobilise tous les collégiens, certains ont même prévu de piocher dans leur tirelire pour apporter une aide aux victimes de la faim », témoigne Fanny Caroff la responsable du CDI.

Un projet pédagogique est entrain de se mettre en place avec les autres professeurs (français, histoire, géo, etc.) pour découvrir le pays pour lequel les enfants se mobilisent et participer à un concours de poèmes sur la faim dans le monde.

Si vous avez l'occasion, venez les encourager et participer financièrement, vendredi à partir de 9 h au stade de Laruns.

Oloron-Sainte-Marie · Laruns

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 03:12

 

 

 

 

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KAGA BANDORO Mardi 8 mai 2012 | 03:31 (Xinhua) - Avec l'assistance des organisations humanitaires, des milliers de déplacés internes dans le nord de la République centrafricaine, théâtre des affrontements entre l'armée gouvernementale et la rébellion pendant plusieurs années, se battent contre le plus grand dénuement.

A Nana-Outa, localité située à 38 km au nord de la ville de Kaga Bandoro, le long de l'axe qui traverse la préfecture de Nana- Grébizi, plus d'une centaine de huttes en paille improvisent une habitation temporaire pour les déplacés.

Y vivent environs 180 ménages, soit plus de 700 personnes, qui ont fui les violents affrontements du 23 janvier dernier suite à l'offensive lancée par les forces armées centrafricaines et tchadiennes contre les rebelles du Front Populaire pour le Redressement (FPR) de Baba Ladé.

"J'avais seulement quelques machettes et houes (comme outil de production), et quand ça (les combats) commençait, nous avons fris fuite vers la brousse. Nous n'avons pu rien sortir de la maison, sauf cette marmite", déplore Hélène Vitikoa, une veuve visiblement souffrant d'une malnutrition chronologique, dont un fils de 8 ans a été tué pendant les combats.

Comme d'autres victimes groupées dans ce camp, Hélène et ses cinq enfants s'abritent actuellement sous une hutte qui n'a pas l'air de pouvoir résister à l'imminente saison pluvieuse. Dedans, une étagère en bois usé, une bassine, deux nattes et quelques habits récemment fournis par des organisations humanitaires, constituent la totalité des biens du ménage.

La nourriture, les soins, l'école, tous font souci, et l'eau potable s'impose en top. Faute de choix, les enfants boivent de l'eau de la rivière et beaucoup d'entre eux sont atteints de diarrhée, reconnaît Alphonse Mandago, chef des déplacés dans ce camp.

Toutefois, le camp présente une vie similaire au village sur l'autre rive de l'axe. La décortication des arachides, l'épuration des niams - plante locale mangeable - occupent quelques femmes et enfants alors la plupart des gens travaillent dans les champs.

"Nous allons rester ici. A Ondava, d'où on vient, le village a été dévasté à deux reprises, en 2007 et puis en 2008. Cette fois, le bombardement et les combats ont détruit toutes les maisons. C'est un très mauvais souvenir et nous n'avons pas le courage d'y retourner", affirme le triste chef du camp.

Pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui y a déployé quatre sous-délégations pour s'occuper de la majorité des 17 préfectures de ce pays enclavé et un des plus pauvre du monde, le sort des déplacés dans les différents camps dépendent de plusieurs facteurs.

A part de Nana-Outa, le camp le plus proche de Kaga Bandoro, d'autres déplacés se trouvent à Ouandago chez les familles d'accueil, et à Farazala (60 km de Kaga Bandoro) où les habitants de quatre villages se sont installés dans un camp, selon Céline Doutrelugne, délégué du CICR au bureau de Kaga Bandoro.

D'après les chiffres de l'ONU, 22.000 personnes ont été déplacées au moment des combats en janvier et actuellement 4.000 réfugies vivent dans des sites improvisés.

Le CICR, les Médecins Sans Frontières, l'Unicef et d'autres organisations humanitaires présentes dans ce pays ont apporté les viviers aux personnes déplacées dans le premier temps.

En seconde phase, les humanitaires ont distribué des semences avant le début de la saison pluvieuse. "Nous distribuons les semences pour cultiver, et des vivres de protection, c'est-à-dire des nourritures pour que les gens qui n'ont vraiment rien ne mangent pas les semences", précise Céline Doutrelugne.

En ce qui concerne les déplacés au camp Nana-Outa, "pour reconstruite leurs maisons, faire les briques, il faut que ce soit la saison sèche. Donc on sait pour les prochains quatre cinq mois, ils vont rester ici", explique le représentant du CICR à Kaga Bandoro.

Dans le village de Fazarala, les déplacés montrent plus de volonté de rentrer, mais il faut voir au mois par mois pour voir comment ça évolue, ajoute-elle.

Selon les informations, des soldats centrafricains continuent de traquer les quelques rares éléments de Baba-Laddé éparpillés dans ces régions, ce qu’ fait craindre de nouveaux affrontements ou d'éventuelles représailles de la part des rebelles.

"Nous le CICR, on n'est pas là pour leur diriger dans un sens ou l'autre, c'est vraiment à eux de décider par rapport à leur sentiment de sécurité. Quel que soit le choix qu'ils feront, nous allons essayer de les assister", promet Céline Doutrelugne.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:05

 

 

 

 

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Par Carine Frenk (RFI) vendredi 06 avril 2012

 

http://www.rfi.fr/aef_player_popup/rfi_player#

En République centrafricaine sévit, selon la Commission européenne, la deuxième crise chronique la plus grave au monde après la Somalie. Une urgence oubliée, aggravée par l’insuffisance de financements.

Notre envoyée spéciale en Centrafrique est partie à la rencontre de femmes, dans la région de Kaga Bandoro, dans le nord de la RCA. [Pour cette année 2012, la Coordination des affaires humanitaires a lancé un appel de fonds de 134 millions de dollars pour la République centrafricaine. Seulement 13% de cette somme ont été versés.]

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 22:28

 

 

 

 

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Batangafo 4 avril (C.A.P) - Les populations des environs de Batangafo vivent depuis quelques semaines un drame silencieux dont personne ne parle. En effet, à la suite d’une mésentente entre éleveurs Mbarara et quelques éléments d’auto-défense, un conflit armé s’est déclenché opposant les villageois avec ces éleveurs armés jusqu’aux dents.

C’est ainsi que plusieurs ont dû fuir les représailles de ces éleveurs et leurs maisons, ne pouvant plus vivre dans leurs villages. Les éleveurs continuent de commettre des exactions. Le village Bodigui situé à 15 km de Batangafo a été entièrement brûlé. Sa population s’est retrouvée à Batangafo et dans ses environs. On retrouve ainsi :

Sur l’axe Bataganfo – Bouca, il s’agit des villages Gbadéné (24 km) avec 639 personnes, Garo (20 km, avec 383 personnes et Bongonon II 128 personnes, Boguidi (15 km) avec 310 personnes.

Sur l’axe Batangafo – Ouandago, ce sont les villages Ngapélé (10 km) avec 338 personnes, Bofondo (15 km) avec 425 personnes.

Sur l’axe Batangafo – Kabo, il s’agit des villages Bamara – Kassai 22 km, (342 personnes).

Les personnes déplacées sont abandonnées à elles-mêmes, dorment dans les églises, sous les manguiers à la belle étoile tout en manquant cruellement de nourriture, de semences et d’instruments pour travaux champêtres. Or la saison des pluies approche. Elles ont besoin de nourriture, de bâches, de couvertures, de moustiquaires, de semences, de récipients pour la conservation de l’eau potable

Tel est le point de la tragédie que vivent les citoyens de cette région de la préfecture de l’Ouham en Centrafrique qu’a fait parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse un correspondant particulier à Batangafo.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 03:35

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 10 Mars 2012

 RCA

 

Bangui : Une situation sanitaire dramatique dans le Nord selon l’IMC

« La situation sanitaire est dramatique, les gens vont mourir (…) s’il n’y a pas d’actions d’urgence », a déclaré samedi 10 mars, le Docteur Timothée Shelubale de l’ONG International Medical Corps (IMC), de retour d’une mission d’évaluation sanitaire dans le Nord sur l’axe Tiringoulou-Gordil – Sikikede – Boromata – Birao.

Cette mission d’évaluation initiale rapide sur la situation sanitaire après la réconciliation entre les deux groupes armés (UFDR et CPJP), en instance de désarmement, et le renforcement de la sécurité par la force tripartite Tchado-Soudano-Centrafricaine qui mène actuellement des patrouilles (le jour) sur l’axe « Tiringoulou-Gordil – Sikikede – Boromata – Birao »

Le constat fait avec cette mission est que dans les régions visitées, les maladies endémiques dont le Paludisme, Diarrhée, les infections respiratoires aiguës (IRA), les IST/VIH, la malnutrition aigüe, les complications de grossesses sont les causes du taux de mortalité estimé à 0,07 décès pour 10 000 habitants. D’après le Docteur Timothée Shelubale, à cause de l’absence de stratégies de contrôle, les maladies de l’enfance pouvant être prévenues par la vaccination comme les maladies épidémiques dont la méningite aigue bactérienne, avait causé 4 décès en deux mois (janvier et février 2012).

Il a fait remarquer qu’à Sikikédé par exemple, les services de santé sont confinés dans un petit bâtiment de trois pièces. « Les conditions de travail sont très mauvaises par manque d’espace et du personnel qualifié face au nombre de bénéficiaires à couvrir, les médicaments dotés ne sont pas suffisants pour couvrir tous les besoins des patients», a-t-il expliqué.

Selon lui, les derniers conflits ethniques armés entre les communautés Goula et Rounga survenus en Avril puis en Septembre 2011 ont aggravé la situation humanitaire dans la région non seulement en matière de santé, mais aussi avec des pertes en vies humaines, des maisons brulés et la destruction des services sociaux de base.

« La sécurité est très volatile, vu que les parties en conflits sont encore armées et gardent leurs positions respectives (certains éléments de l’UFDR travaillent dans la force mixte), a mentionné le Docteur Timothée Shelubale dans son rapport », ajoutant que la population se comporte en « observateur » et n’est pas convaincue du retour de la paix totale et définitive

Le rapport mentionne que la zone la plus sécurisée est celle entre Gordil – Manou jusqu’à Sikikédé ainsi que Tiringoulou. L’axe Tiringoulou – Ndiffa - Manou semble être perméable aux braqueurs, voleurs et bandits de tout genre, vu que les patrouilles y passent rarement (une moyenne d’un passage par semaine). L’IMC a proposé que les activités de consolidation de la paix se multiplient en urgence pour espérer pérenniser ce premier pas de pacification dans la région.

 

Bangui: Human rights watch demande plus d’efforts pour arrêter Joseph Kony

L’ONG américaine Human Right Watch a demandé plus d’efforts internationaux afin d’arrêter le commandant de l’Armée de résistance du seigneur(LRA) Joseph Kony. Cette déclaration a été publiée ce samedi sur son site internet après la campagne internet baptisée « Kony 2012 » lancée le 5 mars dernier à travers un documentaire par l’ONG ‘’Invisible children ‘’, et qui a déjà été visionné par environ 60 millions de personnes à travers le monde.

Cette campagne sollicite une mobilisation mondiale afin d’arrêter Joseph Kony avant la fin de l’année 2012 et le traduire devant la justice internationale. Pour Human Rights Watch, une simple campagne ne saurait permettre d’atteindre cet objectif, mais il faut plutôt une ferme volonté de collaboration des pays victimes des exactions de la LRA et plus d’efforts de leur part pour faciliter la lutte.

Human Rights Watch pense qu’en dehors de cette campagne initiée par ‘’Invisible Children’’, les Nations Unies et les Etats-Unis devraient mettre en place des dispositifs d’intervention et d’alerte rapide en matière d’intervention. Il faut rappeler que 100 conseillers militaires américains ont été déployés à Obo au sud-est de la République Centrafricaine afin d’appuyer les Forces armées des pays affectés par la LRA dans la traque de Joseph Kony et ses éléments jusqu’à la fin 2012.

‘’Invisible children’’ estime que si Kony n’est pas capturé avant la fin du mandat des américains dans la région, la situation sera plus compliquée pour les populations civiles. En réaction sur la campagne lancée par ‘’Invisible children’’, l’ONG Amnesty international a réagi vendredi en demandant que tout effort visant à capturer Joseph Kony se fasse dans le respect des droits de l’homme.

Il est à signaler que la LRA opère dans les pays d’Afrique centrale tels que la République centrafricaine, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Sud-Soudan. La  communauté internationale estime que pour le moment Joseph Kony se trouverait sur le territoire centrafricain.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 00:56

 

 

 

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          femmes déplacées internes à Zoukoulniala (Ndélé) OCHA

John-Ging-dans-la-pharmacie-de-MSF-a-Ndele.JPG

    le directeur John GING de OCHA dans la pharmacie de MSF de Ndélé

 

BANGUI, 8 mars 2012 (IRIN) - Les milliers de personnes qui, après des années de déplacement, ont retrouvé leurs maisons des environs de Ndélé, ville située au nord de la République centrafricaine (RCA) dans la région de Bamingui-Bangoran, vivent dans des conditions difficiles alors que la situation sécuritaire demeure précaire, indiquent des responsables.

Entre 2009 et 2011, Ndélé a été le théâtre de combats entre les troupes gouvernementales et des groupes rebelles armés. Ces affrontements ont provoqué le départ de milliers de personnes. « Nous sommes partis dans le bush en raison des combats entre la CPJP [Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix] et les FACA [les Forces armées centrafricaines] », a dit à IRIN un infirmier du village de Zoukoutouniala, situé à la périphérie de la ville de Ndélé.

« Dans le bush, la vie était très difficile, nous n’avions rien à manger, pas d’eau potable, nous étions malades ... c’était vraiment difficile. Nous sommes revenus au village après la signature de l’accord de cessez-le-feu ».

Cet infirmier fait partie des quelque 2 000 retournés qui vivent dans les villages de Gozbeida et Zoukoutaniala, à 25 km et 30 km de Ndélé respectivement, le long de l’axe Ndélé/Garba.

La vie est meilleure dans le village que dans le bush, mais les retournés ont des difficultés à assurer leurs moyens de subsistance, a dit l’infirmier. « Les gens n’ont pas assez de nourriture », a-t-il dit, notant qu’ils n’avaient pas pu travailler dans leurs champs ces trois dernières années.

 Les habitants ne disposent que d’un puits situé à distance des deux villages. Le manque de matériaux de construction constitue un autre problème ; les maisons ont été brûlées lors des conflits.

Lors d’une récente visite dans la région, John Ging, le Directeur de la Division réponse et coordination du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), a dit que les besoins d’aide humanitaire étaient immenses.

« Ici, à Ndélé, j’ai rencontré ... une population qui souffre terriblement bien sûr et qui subit ce que nos partenaires européens d’ECHO [Office d’aide humanitaire de la Commission européenne] ont qualifié de seconde crise chronique la plus grave dans le monde après la Somalie et cela se traduit par le fait que des milliers, des dizaines de milliers d’êtres humains se retrouvent sans soins de santé de base, sans eau, sans installation sanitaire et sans moyen de subsistance, car ils sont déplacés depuis tellement d’années qu’ils ont tout perdu pendant les périodes de conflit ».

Ndélé et ses environs restent fortement militarisés. Alors que la CPJP et un ancien autre groupe armé, l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), ont signé un accord de cessez-le-feu le 10 novembre 2011, mettant ainsi fin aux affrontements et aux attaques sporadiques, le désarmement inachevé de ces groupes rebelles soulève des inquiétudes, a indiqué un fonctionnaire à IRIN.

Les tensions entre la CPJP et l’UFDR, qui se composent principalement des groupes ethniques Rounga et Goula respectivement, perdurent avec des conflits sporadiques. La CPJP contrôle un tronçon de 25 km de la ville principale de Ndélé jusqu’à la frontière tchadienne le long de l’axe Ndélé/Garba, tandis que l’UFDR contrôle 7 à 18 km de ce même tronçon. Une autre route menant à la frontière tchadienne est sous le contrôle de la CPJP. Ces deux routes sont longtemps restées fermées aux organisations humanitaires.

Outre la menace représentée par les groupes rebelles armés, les difficultés liées à l’accès humanitaire dans la RCA incluent le banditisme, la mauvaise qualité des routes et les restrictions imposées par l’État.

« Un défi historique pour les humanitaires en République centrafricaine a eu lieu entre janvier 2011 et février 2012, lorsque l’État a restreint l’accès aux organisations internationales pour une période allant de quelques jours à plusieurs mois », indique un rapport de l’OCHA daté de février.

Selon le responsable de la région, qui est également un colonel des FACA, la paix renaît progressivement à Ndélé. « Les accords de paix sont respectés par les deux camps ».

Les FACA contrôlent le centre de Ndélé et font tampon entre la CPJP et l’UFDR.

« La criminalité et le banditisme continuent de toucher une grande partie de la moitié nord du pays ... où l’État est absent et la prolifération des armes augmente », note le dernier Appel consolidé pour la RCA, qui requérait 134 millions de dollars pour venir en aide aux populations vulnérables du pays.

L’opération militaire menée contre un mouvement rebelle tchadien basé dans la région du centre-nord a entraîné des déplacements supplémentaires de population.

« Des villages ont été détruits et pillés, y compris des centres médicaux », a dit Pablo Marco, chef de mission de Médecins Sans Frontières (MSF) en RCA, le 24 février.

 « Les gens sont dépourvus de tout et ne possèdent que les vêtements qu’ils portent sur eux. Ils sont dans l’incapacité de retourner à leurs champs et ont donc un besoin urgent de nourriture et de biens de première nécessité ».

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:45

 

 

 

 

Directeur-OCHA-en-RCA.JPG

 

6 mars 2012 (Un.org) La République Centrafricaine se trouve face à une des pires crises de financement au monde en matière d'aide humanitaire alors que près de la moitié de la population du pays a besoin d'une assistance de toute urgence, a prévenu le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

« La Commission européenne a décrit la République Centrafricaine comme le deuxième pays le plus vulnérable au monde après la Somalie », a déclaré le Directeur des opérations d'OCHA, John Ging, qui vient d'effectuer une visite dans le pays la semaine dernière.

Lors de cette visite, M. Ging a constaté en personne les conditions difficiles dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de personnes. « Sans financement adéquat, nous abandonnons les gens, et en particulier les enfants de la République Centrafricaine, tout simplement », a-t-il dit.

Selon OCHA, quelques 1,9 million de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire et 94.000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays. Deux tiers de la population n'ont pas accès à l'eau potable ou aux soins médicaux, avec un seul professionnel de santé pour 7.000 personnes. Un tiers des enfants n'ont pas accès à l'éducation primaire, et ceux qui sont scolarisés se retrouvent dans des classes avec jusqu'à 95 élèves par enseignant.

« Le financement pour couvrir les besoins de base est nécessaire de toute urgence. Malheureusement, au lieu d'un financement accru qui permettrait de suivre les besoins accrus, nous sommes face à une réduction drastique », a expliqué M. Ging.

Au cours des dernières années, les fonds destinés au pays ont chuté de façon considérable. Les organisations humanitaires reçoivent moins que 50% des fonds qui sont nécessaires pour apporter une aide qui permettrait de sauver des vies et construire pour le long terme. Cette année, seulement 5% des 134 millions de dollars nécessaires ont été reçus.

Durant sa visite de trois jours dans le pays, M. Ging s'est rendu à Bamingui-Bangoran au nord-est du pays, où la violence et le conflit ont déplacé 14.000 personnes au cours des derniers mois. Le Directeur des opérations de l'OCHA a rencontré des gens qui viennent de retourner dans leurs villages et qui ont besoin d'aide pour reconstruire.

« Il existe un grand espoir parmi les personnes déplacées qui reviennent dans leurs villages pour reconstruire leurs vies. Cependant, l'espoir seul ne suffit pas pour rendre possible un retour de cette ampleur ni pour assurer le caractère durable de ces retours », a dit M. Ging.

Lors de sa visite, M. Ging a rencontré plusieurs fonctionnaires de l'Etat et des partenaires humanitaires pour discuter de la crise du financement et des façons d'améliorer l'accès à l'aide humanitaire et à la protection pour les personnes les plus vulnérables.

« Les travailleurs humanitaires sauvent des vies tous les jours dans cette crise oubliée mais dangereuse. Avec le récent accord de cessez-le-feu dans les régions ravagées par le conflit, nous voyons une réelle possibilité de redressement durable dans la République Centrafricaine, mais cela risque de s'écrouler à cause du manque de financement humanitaire. Nous devons faire tout notre possible pour mobiliser de toute urgence la communauté des bailleurs de fonds », a souligné M. Ging.

     

 

L’ONU évalue la situation humanitaire à Bria

 

Mercredi, 07 Mars 2012 13:44

 

Une mission de l’Unité Genre du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA) s’est rendue ce mardi 06 mars 2012 à Bria (Est), ville où se sont déroulés les derniers affrontements entre la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union de Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR). L’objectif de cette mission est de suivre et d’évaluer   les impacts de ces affrontements sur les populations vulnérables de la Haute Kotto.

 

Elle est composée du Fonds de Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), l’Organisation des femmes Centrafricaine (OFCA) et l’Association des Femmes Communicatrices (AFPC).

 

Objectif répertorier les besoins en terme de la situation humanitaire des populations affectées par ces conflits et apporter une solution adéquate.

 

« Au plan sécuritaire, les autorités locales s’inquiètent encore de la persistance des foyers de tension provoqués par certains rebelles qui refusent de regagner leurs bases d’origine », a expliqué l’envoyé spécial.

 

Il a ajouté qu’au sujet de la santé, « tous les signaux sont au rouge : manque de kits médicaux, de lits, de générateur, le bloc opérateur mal est équipé au point de pratiquer des interventions chirurgicales à l’aide des lampes torche ».

 

« Dans le système éducatif, c’est la catastrophe » a poursuivi l’envoyé spécial qui a poursuivi, « 12 écoles détruites, une pléthore d’élèves dans les quelques établissements scolaires fonctionnels, 100 élèves pour un enseignant d’ailleurs non qualifié ceci par manque de ceux titulaires ».

 

Enfin, « le tissu social a sérieusement pris un coup : Les activités champêtres tournent au ralenti ce qui occasionne une flambée des prix des denrées alimentaires. L’exploitation de diamant et or présente un tableau sombre. Les populations désertent les chantiers en raison de l’insécurité » pour boucler le tableau.

 

Par ailleurs, les 2603 personnes déplacées par ces évènements verront bientôt leur souffrance en logement atténuer. La mairie de la localité vient de leur affecter un site de 11 hectares situé dans les parages du reboisement des eaux et forêts sur l’axe Ippy (nord-est). Déjà les services des cadastres sont à l’œuvre pour le mettre en valeur qui consiste en la construction du terrain des sports, d’un marché et d’un  point d’eau.

 

Les malheureux évènements, conséquences des attaques entre ces rebelles pourtant signataires des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain, auraient pour origine, des conflits interethniques basées sur des intérêts politiques.

 

Des évènements qui avaient fait plus 45 morts, plusieurs blessés, d’importants dégâts matériels dont plusieurs maisons détruites. Plus de 5 000 personnes ses ont déplacées dans les régions de Ippy, Bambari et ses environs (centre-est).

 

 

Le BINUCA préoccupé par la survie de la femme à Bria

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 07 Mars 2012 13:35

 

La survie de la femme affectée dans la Préfecture de la Haute-Kotto (nord) par les affrontements meurtriers du septembre 2011,  entre les ethnies Goula et Ronga en plein centre-ville de Bria demeure déplorable.

 

Cette situation a préoccupé l’Unité Genre du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA). Elle a organisé une mission pluridisciplinaire mardi 6 mars 2012, à Bria afin d’écouter ces femmes et recenser leurs besoins.

 

Lydie Noura, Présidente Sous-fédérale de l’Organisation des Femmes Centrafricaines de Bria explique qu’elles ont beaucoup souffert depuis que ces évènements ont eu lieu dans leur région. « Nous avons tout perdu : ustensiles de cuisine, literie, vêtements, maisons. Certains enfants sont devenus orphelins partiels ou totaux en raison de ces évènements. Nous lançons un vibrant appel à l’endroit des autorités du pays de nous venir en aide ».

 

Pour Mme Gwladys Teni  Atinga, Cheffe d’Unité Genre du BINUCA, « cette situation nécessite une réponse d’urgence en raison de sa vulnérabilité. Pour elle, partout ailleurs, les femmes ont toujours été vulnérables aux conflits armés. Elle s’est dite particulièrement touchée par les propos d’une femme qui disait que « si on ne fait rien pour les femmes de Bria, elles sont appelées à disparaitre ».

 

Les délégations sont composées du Ministère des Affaires Sociales, du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), de l’Organisation des femmes Centrafricaines (OFCA) et de l’Association des Femmes Juristes (AFJC).

 

A titre de rappel, les affrontements avaient opposé les rebelles de la Convention des Patriote pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Ces groupes rebelles ont signé des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain.

 

Ces attaques laissent à ce jour une trace indélébile au sein de la population de Bria. Tous les signaux sont au rouge sur tous les plans, avec une situation humanitaire très dégradée. Il y a une semaine, la mairie de la localité a affecté un site devant abrité les déplacés confrontés à un problème de logement.

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 22:31

 

 

 

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United Nations Nations Unies

Bureau de la Coordination des affaires humanitaires

AVIS AUX MEDIA

JOHN GING, DIRECTEUR DE LA DIVISION DE LA COORDINATION ET DE REPONSE D’OCHA, SE REND EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

QUI: John Ging, Directeur de la Division de la Coordination et de réponse, du Bureau des Nations Unies de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)

QUOI: Mission en République Centrafricaine

QUAND: 29 février – 2 mars 2012

OU: Bangui et Ndélé, République Centrafricaine

John Ging, le Directeur de la Division de la Coordination et de Réponse d’OCHA, se rendra en République Centrafricaine (RCA) du 27 février au 2 mars.

Les conflits et l'insécurité ont provoqué des déplacements massifs en RCA. Il y a plus de 95.000 personnes déplacées à travers le pays, en particulier dans le nord et le sud-est.

Près de la moitié de la population n'a pas suffisamment à manger et sur cinq enfants âgés de moins de cinq ans, deux souffrent de malnutrition chronique.

Le but de la mission est d'évaluer la situation humanitaire, de discuter des moyens de renforcer la réponse et d’assurer un meilleur accès humanitaire aux personnes touchées par l'insécurité, les conflits, les déplacements et l’insécurité alimentaire.

Le mercredi 29 février, M. Ging se rendra à Ndélé, dans le nord-est, où on compte plus de 14.000 personnes déplacées en raison du conflit. Il prendra ainsi connaissance des conditions humanitaires, en rencontrant notamment les personnes déplacées internes (PDI). Il discutera également de la situation, avec les partenaires et les autorités locales.

Le 1er et 2 mars, il rencontrera à Bangui, des représentants du Gouvernement, des agences onusiennes et des ONG.

 

Pour plus d’informations et pour des mises en place d’interviews avec Mr. Ging en RCA, veuillez contacter: Laura Fultang: fultangl@un.org ou +236 70 188 064

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Amanda Pitt, OCHA New York, pitta@un.org, Tel. +1 12 963 4129, Cell +1 917 442 1810

Vanessa Huguenin, OCHA Genève, huguenin@un.org , Tel. +41 22 917 1891,

Les communiqués de presses d’OCHA sont disponibles sur www.unocha.org or www.reliefweb.int

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 01:10

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 25 Février 2012 13:54

Bonne nouvelle pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA de la ville de Bangui capitale de la République Centrafricaine. 24 000 seront bientôt prises en charge au plan nutritionnel par le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Un nouveau projet dénommé « Assistance Alimentaire sur Ordonnance »est désormais mis à leur disposition. Ce nouveau projet a été officiellement lancé le 24 février 2012, à Bangui.

Le coût de sa mise en œuvre s’élève à 275 000 dollars américain soit environ 134 million de francs CFA. Il a bénéficié de l’appui financier de l’IRLAND et de l’ONUSIDA et durera 12 mois.

Sont visées par ce projet, toutes les personnes vivant  sous traitement Anti Retro Viraux, dont les enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes malnutries sous étiquette du Programme de Transmission Parent Enfant.

4 sites sont retenus pour sa mise en œuvre à savoir : L’hôpital Communautaire, l’Hôpital de l’Amitié et les ONG Amis d’Afrique et Groupe Espoir, tous basés à Bangui.

Selon Willy Mpoyi Conseiller Régional du PAM, « les structures choisies sont celles qui ont déjà œuvré dans ce domaine et sont accessibles aux bénéficiaires de ce projet. Par la même occasion, le PAM appuiera le ministère de la santé à mener une étude sur l’état nutritionnel à vulnérabilité de toutes les personnes vivant avec le VIH/SIDA en Centrafrique. L’étude permettra de connaitre les besoins réels au niveau national en la matière afin de proposer des recommandations cohérentes aux partenaires ».

Signalons que les résultats du projet pourront déboucher sur l’élargissement de celui-ci dans les autres structures sanitaires du pays.

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