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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 01:39

 

 

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Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


N'Délé, 21 Février 2011 (IRIN) - Avec l'alphabétisation et les taux de scolarisation parmi les plus bas au monde, la poursuite des combats entre groupes rebelles locaux exerce une pression encore plus forte sur le système d'éducation de la RCA fragile.

Des années de déplacement ont provoqué l'effondrement de la fréquentation scolaire. Des installations détruites ou pillées sont encore en cours de reconstruction et le recrutement des enseignants dans les zones touchées par la violence dans le Nord est extrêmement difficile, laissant les organisations d'aide humanitaire se battre pour une éducation de base.

Comme beaucoup d'autres, la vie Idriss Gilbert et sa capacité de travailler ont été perturbés par l'instabilité politique et la violence.

Formé comme instituteur, dans le début des années 1980 Gilbert a été nommé agent de l'éducation par le maire de Ndélé de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord-est de la RCA.

Depuis 2000, il a travaillé dans Bangbah, un 60 km du village de Ndélé, le long de l'axe Miamani-Golongosso, plus tard, contrôlée par le groupe rebelle la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Créée en Décembre 2008, un groupe dissident de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), la CPJP n’a pas encore signé l'Accord de paix global (CPA) avec le gouvernement et ne prend part au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) programme entrepris par les autres factions.

"En fin 2008, des rebelles CPJP sont venus à moi dans le milieu de la nuit disant que je devrais quitter le village m’accusant d’avoir informé le maire de Djamassinda d'une attaque qui allait avoir lieu dans un village voisin.

«Jusqu'à ce moment la CPJP m'avait respecté en raison de l'emploi que je faisais. Mais quand ils ont découvert que je donnais des informations, j'ai été mis sur leur liste noire.

«Maintenant, ma vie est en danger, mais heureusement les gens de la gauche avant le village comptait arrivée des rebelles.

"J'ai décidé de rester dans le village de toute façon. J'essayais de garder les cours réguliers avec les enfants à l'école si la situation était si fragile que beaucoup de gens avaient quitté. Beaucoup d'entre eux ne sont jamais revenus.

"La CPJP m'a payé des visites régulières juste pour s'assurer que je ne voulais pas coopérer avec le gouvernement à nouveau. Mais en Septembre 2010, ma vie a été à nouveau plus en sécurité."

En raison d'un conflit entre le groupe armé CPJP et l'UFDR, la famille Gilbert a été menacée par les deux factions en raison de l'appartenance ethnique de sa femme.

"Ma femme est une Gula, le principal groupe ethnique qui soutient l'UFDR et nous vivions dans un village contrôlé par CPJP. La CPJP ne voulait pas voir les Gulas dans la région qu'ils contrôlaient et également l'UFDR ne voulait pas que nous vivions dans une ville contrôlée par la CPJP

"Cette fois, j'ai senti que je n'avais pas le choix. Je ne pouvais risquer que quoi que ce soit puisse arriver à ma famille. J'ai quitté le village et ai déménagé à Ndélé.

"Depuis que j'ai quitté, je n'ai pas été sous contrat avec le gouvernement, pas plus. Cependant, j'ai décidé de poursuivre l'enseignement dans les zones rurales, même si je ne suis pas payé pour cela. L'enseignement est ma passion, mais maintenant, pour gagner de l'argent, je dois cultiver la terre des gens. "

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 01:02

 

 

RCA

 

Source: Aide Médicale Internationale (AMI)

Date: 21 Feb 2011


Jens Schumacher, d'origine allemande, est chef de mission pour A.M.I. en République centrafricaine. Depuis la base de coordination installée à Bangui, la capitale, il coordonne et supervise les activités réalisées au sein des programmes sur deux zones d'intervention, la préfecture de Bamingui-Bangoran et la sous-préfecture de M'Brés. Jens se rend régulièrement sur le terrain afin d'assurer le suivi des projets en cours ainsi que des équipes nationales et expatriées.

« Cette expérience directe m'a aidé à mieux comprendre les conditions difficiles dans lesquelles les équipes de terrain mènent leurs activités chaque jour : c'est tout d'abord une sécurité volatile due à la présence de braconniers, de coupeurs de routes et de groupes rebelles centrafricains et étrangers qui caractérisent entre autres le contexte de la République centrafricaine. Au-delà de cet aspect, le pays n'est toujours pas en capacité d'améliorer ses infrastructures, ce qui a un impact direct sur notre travail. Lorsqu'on travaille dans une zone enclavée comme la sous-préfecture de M'Brés, qui n'est pas desservie par les vols PAM (Programme Alimentaire Mondial), tout mouvement est effectué en voiture (4x4) sur des pistes en très mauvais état.

En effet, l'Etat n'est toujours pas en mesure de fournir des services de base de qualité à la population. Prenons par exemple le secteur de la santé publique, il est dysfonctionnel et défaillant. Il manque des cadres qualifiés qui ont les compétences pour bien gérer les structures sanitaires, mais aussi de l'équipement et des médicaments essentiels. Avec un indice de développement humain parmi les pires du monde : 172ème sur 179 pays (PNUD 2008) la RCA est frappée par un taux de mortalité qui, au lieu de s'améliorer, ne fait que s'aggraver d'année en année (taux de mortalité maternelle (1 355 pour 100 000 naissances vivantes en 2006), et infantile (176 pour 1 000) d'après les données de l'enquête MICS III réalisée en 2006 par l'UNICEF).

Il en est de même du contexte sécuritaire, surtout à la frontière du nord et du nord-est avec la rébellion centrafricaine (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix –CPJP) et étrangère (Front Démocratique du Peuple Centrafricain – FDPC sous l'égide de l'ancien général tchadien Abdoulaye Miskine) ou il y a régulièrement des accrochages entre ces groupes et les forces armées centrafricaines (FACA), mais aussi du sud-est du pays où les rebelles de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) s'attaquent à la population centrafricaine.

Cependant, cette complexité inhérente au contexte d'intervention constitue pour moi un vrai défi : développement, urgence, post-urgence se mêlent au sein du même pays. J'apprécie particulièrement l'approche d'A.M.I. et je partage la stratégie d'intervention adoptée. Celle-ci repose sur un support direct aux structures sanitaires existantes et sur le renforcement des compétences des acteurs locaux. Elle rentre dans le cadre de la pérennisation des actions et de l'autonomisation du secteur de santé conformément à l'Initiative de Bamako. De plus, les équipes d'A.M.I. travaillent quotidiennement avec le personnel médical des structures sanitaires et les représentants des communautés selon une approche participative que j'estime réellement efficace. En effet, cette démarche a permis d'obtenir des résultats très positifs dans l'amélioration et, finalement, dans la pérennisation du système sanitaire de la sous-préfecture de M'Brés.

Ce projet sera bientôt clôturé et, par conséquent, nous avons entamé une période de transition de 4 mois avec pour objectif la prise en charge complète et autonome de toutes nos activités menées dans cette zone depuis plus de 3 ans par les acteurs de santé locaux. La stratégie employée par A.M.I. repose sur l'augmentation progressive de la tarification des soins et sur la fin de la gratuité des médicaments. De cette manière, les structures sanitaires concernées deviennent de plus en plus autonomes puisqu'elles sont capables de couvrir leurs dépenses, de les gérer, de payer leur personnel, d'offrir des soins de qualité et de garantir l'approvisionnement en médicaments essentiels de façon pérenne. Cela permet ainsi d'assurer une continuité dans le fonctionnement du système sanitaire une fois qu'AMI sera partie et donc un meilleur impact sur le long terme.

Enfin, dans le courant du mois de mars une mission d'évaluation d'un mois sera effectuée pour évaluer l'impact des activités réalisées dans la sous-préfecture de M'Brés durant les trois dernières années. Malheureusement, ce modèle de succès ne s'applique pas de la même façon dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, donc sur la base de N'Délé, ouverte en 2007, au nord-est du pays. Dans cette zone, A.M.I. a rencontré plusieurs obstacles au bon déroulement de ses activités notamment à cause d'un contexte sécuritaire très instable et de structures sanitaires moins performantes.

Aujourd'hui, l'un des objectifs à atteindre est la redynamisation du programme en suivant l'exemple de la méthode utilisée pour M'Brés. A N'Délé, nous travaillons actuellement sur trois des cinq axes routiers principaux initialement appuyés par AMI et qui se situent dans les plus grandes agglomérations. En effet, au delà des agglomérats urbains, c'est ici que se concentre la majeure partie de la population. Les équipes d'A.M.I. apportent un soutien à 2 centres de santé et à 5 postes de santé périphériques. Les trois axes présentent des situations très différentes où des contextes de post-conflit, d'urgence et de développement se mêlent. Depuis la dernière attaque de N'Délé par la CPJP en avril 2010, nous avons entamé une collaboration avec l'association Médecins Sans Frontières (Section Espagne), plus à même d'intervenir dans un contexte d'urgence. Cependant, nous avons mis en place une clinique mobile dans l'axe qui relie N'Délé au village de Krakoma. Celui-ci se trouve dans un contexte qui se caractérise actuellement par une crise humanitaire.

Depuis plus de 8 mois, la population est complètement coupée de tout appui par les acteurs humanitaires internationaux. Le village est proche d'une des bases des éléments de la CPJP. Le poste de santé sous responsabilité d'AMI a été pillé en juillet et n'est pas opérationnel. Cette clinique mobile représente, à mon avis, un point de départ pour développer une expertise dans le domaine des interventions sanitaires d'urgence. Personnellement, je pense que les perspectives d'A.M.I. dans ce pays reposent aujourd'hui sur la nécessité de poursuivre des activités à N'Délé, d'ouvrir de nouvelles bases opérationnelles, et de rechercher des nouveaux financements pour le développement de la mission. »

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 16:30

 

 

Kony

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Février 2011 13:55

Les denrées alimentaires se font rares sur le marché de Bangassou (est de la RCA). La situation est aggravée par la pénurie de certains produits et la hausse du prix de la viande boucanée, très prisée dans la localité. Les prix sont passés du simple au double, soit de 500 frs (environ 0,76 euros) à plus de 1000 francs CFA (environ 1,52 euros).

La principale raison de cette crise alimentaire s’explique, selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, par « l’occupation des périphéries de la ville par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) qui y règne en maître ».

Le correspondant affirme que « le manque de pluies, et le contrôle des agents des Eaux de Forêts sur les espèces protégées, illustrent ces conditions de vie difficiles de la population de Bangassou, à s’approvisionner en denrées alimentaires ».

Pour manger à sa faim, précise le correspondant, une famille devrait « dépenser plus de 2500 francs CFA (environ 3,81 euros). Un montant que les habitants de la région sont loin d’atteindre, au vu des revenus dérisoires issus de la vente des produits agricoles ».

Les rebelles ougandais de la LRA de Joseph Koni ont toujours terrorisé, pillé, tué la population de cette ville presque sans défense, malgré un détachement de l’armée centrafricaine. Des sources concordantes confirment que l’effectif est restreint et les soldats mal équipés.

 

NDLR : Voilà les problèmes réels auxquels sont confrontés les Centrafricains au quotidien dans l'arrière-pays et auxquels Bozizé et sa clique sont incapables d'apporter des solutions mais veulent néanmoins continuer à s'accrocher au pouvoir pour s'enrichir seulement.

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 22:40

 

 

LRA-soldats

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 11 Février 2011 14:03

Ils sont environ 3000 déplacés de Rafaï (extrême est de Centrafrique), victimes des récurrentes attaques rebelles perpétrées par les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), résidant à Bangassou (est), à refuser de retourner dans leur localité d’origine.

L’information est confirmée ce vendredi 11 février 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka, qui annonce que « les conditions de vie de ces réfugiés deviennent de plus en plus précaires ».

« Sur le plan sanitaire » affirme-t-il, « ces déplacés manquent cruellement d’argent pour se procurer des produits pharmaceutiques ». Parfois, poursuit ce dernier, « ces personnes en détresse sont obligées de mener certains travaux domestiques auprès de la population de Bangassou pour joindre les deux bouts ».

D’autres, « pour assurer leur ration alimentaire quotidienne », indique le correspondant, « se consacrent à la cueillette notamment la recherche des ignames douces en brousse ». Ils ont d’ailleurs décidé de prendre attache avec les autorités locales, mentionne-t-il, « pour s’octroyer des espaces cultivables. Une idée, conclut le correspondant, de se sédentariser.

 La région de Rafaï, comme toute autre localité de l’est du pays se confronte à une insécurité grandissante provoquée par la LRA de Joseph Koni, qui pille viole, tue la population. Pourtant, en 2010, le département d’Etat Américain avait envisagé de voler au secours des pays sous menace de la LRA.

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:59

 

 

Carte-Centrafrique-Generale-

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


NAIROBI, 7 février 2011 (IRIN) - L'accès et le financement sont parmi les défis majeurs auxquels sont confrontées les quelque 30 organisations d'aide humanitaire qui travaillent en République centrafricaine (RCA), un pays classé au 159e rang sur 169 selon l'Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Les groupes armés locaux, les affrontements interethniques et les attaques de groupes étrangers comme l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) limitent l'accès à de vastes régions du pays. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 192 000 des 4,5 millions d'habitants ont été déplacés en octobre 2010.

Les personnes déplacées, dont le nombre est passé de 168 000 à 192 000 début 2010, se trouvent principalement dans les régions nord et est du pays, où les groupes armés prolifèrent et où règnent la violence et l'impunité. Selon l'OCHA et l'UNICEF, la plupart se sont réfugiés dans la forêt. Puisqu'ils ne vivent pas dans des camps, ils ne peuvent pas bénéficier des soins de santé, ni avoir accès à l'eau potable et la nourriture [qui y sont offerts].

Des travailleurs humanitaires de Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne ont dit à IRIN que la situation sécuritaire limitait considérablement leur liberté de circulation.

De nombreux habitants se sont réfugiés dans les pays voisins, en particulier au Tchad ou au Cameroun, ou dans des régions isolées dans l'espoir d'y trouver la sécurité. Ceux qui l'ont trouvée doivent invariablement faire face à des conditions difficiles, et notamment à l'absence de nourriture, la rareté de l'eau potable et l'impossibilité d'accéder aux soins de santé ou à l'éducation.

« Dans plusieurs régions du nord et du sud-est du pays, l'accès est devenu un problème majeur en 2010 avec la multiplication des attaques des groupes rebelles et de la LRA. Le pays était déjà dans une phase de relèvement qui le rendait particulièrement vulnérable, mais les développements récents ont entraîné le retour de l'état d'urgence, ce qui complique le travail de la communauté humanitaire », a dit à IRIN Benny Krasniqi, directeur pays de The Mentor Initiative, une organisation non gouvernementale (ONG) médicale.

« Lorsque les routes sont praticables, elles sont dangereuses. Et inversement. Dans le nord-est du pays, nous pouvons circuler le long des axes principaux, mais les régions plus éloignées sont complètement isolées. Compte tenu des problèmes logistiques, il est très difficile pour nous d'obtenir des informations sur les régions isolées et d'intervenir à temps pour offrir des services essentiels aux populations locales », a-t-il ajouté.

Financement

« Le financement des programmes est un défi permanent en RCA. Jusqu'à présent, la majeure partie de l'argent provenait de subventions à court terme qui, vu la complexité de la situation et les contraintes - la météo, la faiblesse des infrastructures, les pénuries de matériel, etc. - rendent la mise en ouvre dans les délais extrêmement problématique », a dit à IRIN Leland Montell, directeur pays du Comité international de secours (IRC).

« La perte d'un seul bailleur de fonds important, comme l'a vécue l'IRC l'an dernier dans le secteur de la protection, peut entraîner l'abandon de certains projets, des licenciements et la méfiance envers l'ensemble des ONG dans une région donnée. C'est très mauvais pour un programme de pays. Ajoutez à cela l'instabilité inhérente à un contexte post-conflit, et vous comprendrez qu'il est très difficile de maintenir une approche cohérente », a-t-il ajouté.

« S'il est si difficile d'assurer le renouvellement du financement, c'est notamment parce la RCA n'est pas le théâtre d'un conflit de haute intensité impliquant des déplacements massifs de population. Elle passe largement inaperçue dans un monde où les tsunamis, les tremblements de terre, les inondations et les troubles sociaux à grande échelle sont fréquents », a indiqué M. Montell.

« De nombreux [bailleurs de fonds] préfèrent encore investir dans des situations d'urgence plus complexes, comme au Darfour ou au Tchad », a dit M. Krasniqi à IRIN.

Dans le cadre du processus d'appels consolidés (CAP) 2011, les ONG qui ouvrent en RCA ont demandé 128,8 millions de dollars pour la réalisation de 118 projets (elles avaient demandé 149 millions de dollars en 2010). En novembre 2010, le CAP n'était toutefois financé qu'à hauteur de 43,5 pour cent. L'équipe humanitaire nationale (HCT) s'est donc tournée vers des possibilités de financements supplémentaires de la part du Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF) et du Fonds humanitaire commun (CHF).

Selon l'OCHA, 6 millions de dollars ont été dégagés grâce au CERF en 2010, et 11,4 millions grâce au CHF (6 millions pour les projets débutant en 2011).

M. Krasniqi a fait remarquer qu'il était souvent difficile de faire comprendre aux bailleurs de fonds que les coûts de livraison du matériel humanitaire sont très élevés dans un contexte comme celui de la RCA.

« On doit se procurer l'ensemble du matériel et des équipements techniques au Cameroun ou au Tchad, et il faut ensuite attendre un mois avant qu'ils soient livrés. L'autre option serait de commander les marchandises en Europe, payer les frais d'expédition et attendre 3 ou 4 mois avant de les recevoir », a-t-il indiqué.

Ressources humaines

Les organisations d'aide humanitaire sont également confrontées à une forte rotation des effectifs internationaux et à la difficulté de déployer du personnel - même local - dans certaines régions.

« Le recrutement est devenu un cauchemar pour plusieurs d'entre nous [organisations d'aide humanitaire]. Il semble qu'il ne soit pas aussi 'sexy' de travailler ici qu'à Haïti, au Pakistan ou au Soudan. On met parfois des mois à pourvoir un seul poste, et cela entraîne d'énormes lacunes opérationnelles », a dit M. Krasniqi.

« Même si les organisations d'aide humanitaire internationales offraient des salaires compétitifs, il serait tout de même difficile de trouver des gens compétents pour occuper certains emplois techniques. Et qui veut être envoyé dans des régions isolées et à risque ? »

cp/cb - gd/amz

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:35

 

 

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Par CICR - 28/01/2011

Benoît Chavaz est le coordonnateur des activités du CICR dans les domaines de la protection et de la détention

 

Les habitants de l’est de la République centrafricaine subissent attaques, pillages, enlèvements et pénuries de vivres en raison du conflit armé qui fait rage dans la région. Alors que le CICR s’apprête à diffuser un film sur la lutte pour la survie que mène la population, Benoît Chavaz, coordonnateur des activités du CICR dans les domaines de la protection et de la détention dans ce pays d’Afrique explique comment l’institution vient en aide aux communautés.

Comment ce film «en quête de sécurité» reflète-t-il les problèmes humanitaires que vous avez constatés sur place?

Il montre quelque chose qui est très frappant à mes yeux, à savoir la manière dont le conflit contribue à désintégrer en profondeur le tissus communautaire. Nous voyons par exemple un fermier qui a perdu sa femme et dont les moyens de subsistance ont été anéantis, alors qu’il n’était en rien impliqué dans les événements. Ses enfants se sont ainsi retrouvés orphelins de mère, condamnés à un sinistre avenir qu’ils n’avaient pas mérité. Les histoires de ce genre sont monnaie courante en République centrafricaine. Dans le nord-est du pays, par exemple, les habitants de villages entiers ont vus leurs biens détruits ou pillés au cours d’attaques. Pour des raisons de sécurité, beaucoup préfèrent vivre cachés dans la jungle que de rester chez eux, ce qui compromet cependant l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à l’eau potable. Le film met aussi en avant la capacité remarquable qu’ont ces personnes à rebondir face aux épreuves et à l’insécurité auxquelles elles sont en proie.

 Que fait le CICR?

 

Nous travaillons au plus près des communautés touchées afin de nous assurer que nous comprenons quels sont leurs besoins. En fonction des situations, il nous arrive de distribuer des vivres et des semences, par exemple, ou de faciliter l’accès à l'eau. Nous aidons également les familles dispersées par la violence à rester en contact. Nos équipes à l’œuvre sur le terrain consignent les cas de violence et en discutent avec les parties présumées responsables, dans l’espoir que de telles violations ne se reproduisent pas. Il existe des règles qui garantissent la protection des civils et de leurs biens lors de conflits armés. L’une de nos priorités est de faire connaître ces règles dans les rangs des porteurs d'armes, en organisant des séances de diffusion.

En quoi les enfants subissent-ils les conséquences du conflit?

Des enfants âgés de pas plus de 10 ans sont arrachés à l’enfance et enrôlés dans des groupes armés, en particulier dans l’est du pays. Cette situation préoccupe au plus haut point le CICR, et chaque fois que nous le pouvons, nous soulevons la question dans le cadre des contacts que nous entretenons avec les porteurs d’armes. Grâce à son réseau national de volontaires, la Société de la Croix-Rouge centrafricaine a récemment pu prendre en charge plusieurs enfants qui avaient été retrouvés au Soudan ou en République démocratique du Congo. Après avoir survécu à d’atroces épreuves qui, pour certains s'étaient prolongées des années durant, ces enfants n’étaient parvenus à échapper à leurs ravisseurs que pour se retrouver perdus dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. L’équipe du CICR à Bangui, qui s’était employée à retrouver leurs familles avec l'aide de nos délégations installées dans les pays voisins, les a finalement réunis avec leurs proches. Malheureusement, nombreux sont les enfants qui n’ont pas cette chance.

Que faites-vous pour améliorer les conditions de détention des personnes privées de liberté?

Le CICR apporte son soutien aux autorités en vue d’améliorer les conditions de détention dans les prisons centrafricaines depuis 1992. L'an dernier, nous avons suivi les cas individuels de plus de 1 300 personnes détenues dans 27 prisons. Ce faisant, nous veillons avant tout à ce que ces personnes soient détenues dans des conditions qui respectent la dignité humaine et, au terme de chaque visite, nous soumettons des recommandations aux autorités pour qu'elles procèdent à des améliorations. Là où les besoins sont urgents, nous fournissons en outre une assistance humanitaire directe dans les domaines de l’approvisionnement en eau et de la fourniture de soins de santé.

 

NDLR : Pendant que Bozizé et le KNK se préoccupent de réaliser leur hold-up électoral pour continuer à se cramponner au pouvoir, plusieurs milliers de Centrafricains du monde rural et des zones occupées par les rébellions continuent de souffrir dans une totale indifférence tant du pouvoir sanguinaire et dictatorial de Bangui que de la communauté internationale.  

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 02:47

 

 

CICR_logo.jpg

 

 January 17, 2011  By Toma

« Le CICR visite des détenus, rétablit des liens entre les familles dispersées par les conflits et promeut le droit international humanitaire auprès des forces armées et de la société civile, il travaille pour soutenir le développement de la Croix-Rouge centrafricaine », a expliqué la mission CICR M. Ashmore.

« L’institution fournit de l’assistance pour répondre aux besoins immédiats des populations affectées par les conflits, à travers les semences, vivres et articles de ménages », a-t-il poursuivi.
Il a rappelé que le CICR s’est installé en République Centrafricaine depuis 1983 et, est présent à Paoua, kaga-Bandoro, Birao et dans le Sud-est de Centrafrique, et emploie 160 personnels.

Le chef de délégation sortant a fait savoir que le CICR est une organisation impartiale. Il a pour mission exclusivement humanitaire, de protéger la vie et la dignité des victimes des conflits armés et d’autres situations de violence.

Il faut noter que M. Simon Max Ashmore a présenté son successeur, Mme. Katharina Ritz aux médias.

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 23:46

 

 

Vincent-Lovergine-MSF-Paoua.jpg

 

 

Vincent Lovergine  anesthésiste sans frontière

Nord Eclair mardi 28 décembre 2010 à 06h00 - LOUISE TESSE  correspondante locale

 

Le temps d'un mois, Vincent Lovergine est venu en appui aux équipes locales de l'hôpital de Paoua, en République Centrafricaine.

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Il y a quelques mois, Vincent Lovergine s'envolait avec Médecins sans Frontières. Cet infirmier anesthésiste lillois a pris la direction de la République centrafricaine.

Entre l'hôpital lillois et celui de Paoua, le dépaysement est à l'image de la distance qui sépare la capitale des Flandres à la région d'Ouham-Pendé, au Nord-Est de la République Centrafricaine. Important. À la fin de l'été dernier, Vincent Lovergine a parcouru les kilomètres avec sa blouse d'infirmier anesthésiste, en mission humanitaire pour Médecins sans Frontières.


« 12 h 30, ma première patiente dort »

À peine atterri à Bangui, Vincent quitte la capitale à bord d'un petit avion, direction Paoua. « Je suis arrivé à 12h. A 12h30, ma première patiente dormait ! », se souvient l'infirmier. Pendant un mois, il anesthésiera 109 patients, présentant essentiellement des plaies accidentelles, des abcès et des morsures de serpent. « La République centrafricaine manque cruellement d'infirmiers anesthésistes. Le personnel chirurgical du bloc se constitue de chirurgiens expatriés, de quatre infirmiers locaux et d'un infirmier anesthésiste expatrié ». Chirurgie, pédiatrie, maternité ou nutrition : chaque unité a en revanche un référent centrafricain et les consultations des adultes en journées sont prises en charge par le personnel local.

« Le personnel de la capitale est attiré par le salaire proposé par MSF », remarque Marielle Boyer-Besseyre, médecin bénévole à l'antenne lilloise de l'association. Au bloc, les conditions sont parfois difficiles. « On apprend à s'adapter, à travailler sous un toit de tôle à une température de plus de 28°C quand la clim' est en panne, à être ambidextre pour assurer la respiration du patient de la main droite et remplir les fiches d'anesthésie de la main gauche », raconte Vincent.

À son arrivée, il découvre un contexte politique difficile. Le pays a connu une succession de coups d'état et nombreux sont les habitants qui ont quitté les champs pour se réfugier dans la brousse, laissant leur principal moyen de ressources derrière eux. Le personnel de l'hôpital de Paoua a fui lors des affrontements de 2005. L'année suivante, MSF investissait les locaux pour palier à l'absence de personnel local. « MSF est devenu indispensable, en apportant plus de 90% des ressources », note Vincent.

MSF, une ONG d'urgence

Aujourd'hui, le but est de réinvestir le Ministère de la Santé centrafricain. « MSF est une ONG d'urgence », explique Marielle Boyer-Besseyre. « Nous ne nous implantons pas dans une zone où le système de santé est défaillant mais dans un contexte de crise. Initialement, il s'agissait d'une crise en Centrafrique. Du fait de la stabilisation, on pense à partir. Mais comment être sûr que l'hôpital ne sera pas délaissé ? » « Il est toujours très difficile de se désengager », reprend Vincent. Dans la région, l'hôpital est une véritable nécessité.

Au carrefour du Tchad, du Cameroun et de la capitale centrafricaine, la zone de Paoua est très passante. L'hôpital est devenu une référence de Centrafrique.

« Fondée en 1971, MSF a pour vocation d'apporter son secours aux populations en détresse, victimes de catastrophes naturelles, de conflits, d'épidémies, de malnutrition, de soins psychiques ou encore de maladies chroniques », rappelle Myriam Destombes, responsable de l'antenne lilloise. « Plus de 90% des recettes de l'association vient des dons privés, nous ne subissons donc pas de pressions gouvernementales » . Quant à Vincent, il patiente à Lille avant de reprendre l'avion avec la casquette MSF vers de nouvelles contrées.

Source :
http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2010/12/28/vincent-lovergine-anesthesiste-sans-fron.shtml

 

 

NDLR : Contrairement aux affirmations des responsables de MSF de Paoua, la situation de la RCA en général et de Paoua en particulier, n'est pas stabilisée et demeure volatile. L'hôpital de cette ville qui avait été déjà plusieurs fois vandalisé par les mercenaires et hordes tchadiennes introduites dans le pays par Bozizé est toujours une proie facile des rébellions qui rôdent toujours dans la région. 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 22:30

 

 

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L’Ambassadeur de bonne volonté italien Roberto Bolle souligne la malnutrition en République centrafricaine

Source: Unies pour l'enfance Fonds des Nations Unies (UNICEF)


Par Brigitte Stark-Merklein

BANGUI, République centrafricaine, 30 Novembre 2010 - Lors d'un voyage ici au début du mois de Novembre, le danseur de renom en Italie et Ambassadeur de bonne volonté de l'UNICEF Roberto Bolle est un témoin de première main des enfants en crise de malnutrition qui touche la RCA.

M. Bolle a visité des centres de nutrition où les enfants sévèrement malnutris reçoivent une alimentation thérapeutique à Nola, située dans le sud-ouest de la préfecture de la Sangha Mbaéré, à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l'Ouham nord-ouest, et dans la capitale, Bangui.

«J'ai été profondément touché par ce que j'ai vu », dit-il. «Les enfants de la RCA sont parmi les plus oubliés du monde, et j'espère que ma visite aidera à attirer l'attention sur leur sort."

Le voyage en RCA a inspiré M. Bolle de consacrer son gala annuel à l'UNICEF. En face d'une maison à guichets fermés au Conciliazione Rome Auditorium, M. Bolle et ses amis ont dansé le 20 Novembre pour recueillir des fonds pour la survie des enfants UNICEF en RCA et les programmes de nutrition.

Malnutrition d'urgence

En RCA, près de 4 enfants sur 10 souffrent d'un retard à l'échelle nationale, avec des taux plus élevés dans les zones les plus touchées par la crise économique, y compris dans les provinces de la Nana Mambéré et la Sangha Mbaere.

Dans le sud du pays-ouest, le taux de malnutrition des enfants a dépassé le seuil de classification de l'urgence, avec 10 pour cent des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë globale et jusqu'à 3,5 pour cent de malnutrition aiguë sévère. Dans ces régions, les pertes de revenu du ménage en raison de compressions dans le secteur minier et de la diminution de la demande étrangère pour les diamants et le bois - couplée à l'augmentation des prix des articles de subsistance de base - ont laissé des familles incapables de subvenir à leurs enfants.

Aide de l'UNICEF

La malnutrition est la cause sous-jacente de près de la moitié des décès d'enfants en République centrafricaine. Les taux de mortalité infantile du pays et des enfants de moins de cinq ans sont parmi les plus élevés dans le monde, tandis que sa forte prévalence du VIH SIDA contraste avec autres les structures souches de la famille et les ressources limitées du ménage.

Pour aider à lutter contre la malnutrition et l'adresse de crise, l'UNICEF travaille avec un large éventail de partenaires tels que les l'organisation non gouvernementale française Action contre la faim, la fourniture de produits thérapeutiques, des suppléments de micronutriments, médicaments essentiels, du matériel anthropométrique et outils de suivi de la gestion de 1600 enfants sévèrement malnutris par mois.

"Je pensais que la seule chose que je pouvais faire pour faire rendre ce voyage complet était de retourner à mon travail de la danse pour l'Afrique», a déclaré M. Bolle. "Maintenant, j'espère que d'autres vont faire leur part et contribuer au travail de l'UNICEF."

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:59

 

 

Guterres à Sam Ouandja

 

(MISNA) 18/11/2010   16.59 - Le transfert de quelque 3500 Soudanais réfugiés au Nord vers la région de Bambari (plus au sud) a commencé depuis une semaine, indique le Haut-commissariat aux réfugiés (Hcr) de l'Onu, qui a déjà procédé au transport aérien de 500 personnes, essentiellement originaires du Darfour, en collaboration avec le gouvernement centrafricain.

Le transfert des réfugiés découle de raisons sécuritaires : le récent retrait de la mission de paix locale de l'Onu (Minurcat) de la zone de Sam Ouandja où se trouvaient les réfugiés auraient favorisé l'avancée de rebelles armés et de bandes criminelles. De surcroît, dans cette région particulièrement reculée et difficile d'accès à l'aide humanitaire, les habitants sont exposés à l'insécurité alimentaire.

Début 2007, des milliers de Soudanais s'étaient réfugiés dans la zone de Sam Ouandja, à 80 km seulement de la frontière en territoire centrafricain, pour échapper aux violences et à la crise humanitaire du Darfour.

 

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