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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 03:04

 

 

 

enfant soldat

 

 

New York 25 juillet 2011 – Le Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés du Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé lundi son inquiétude sur les violations continues des droits des enfants en République centrafricaine (RCA).

Dans un communiqué, le Groupe s’est déclaré « profondément préoccupé par la poursuite des violations et des sévices commis contre des enfants en République centrafricaine » et a exhorté « à mettre immédiatement en œuvre les conclusions antérieures du Groupe de travail sur les enfants et le conflit armé en République centrafricaine ».

Le Groupe a vivement condamné « la poursuite des violations et des sévices commis contre des enfants, y compris leur recrutement et leur emploi, les viols et autres violences sexuelles ainsi que les enlèvements par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans le sud-est et l’est de la République centrafricaine ».

Le Groupe a demandé au gouvernement centrafricain « de réitérer son interdiction en la matière, de veiller à assurer la libération immédiate et inconditionnelle de tous les enfants associés à ces groupes et de refuser tout appui à toute milice qui recrute et emploie des enfants ».

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 23:17

 

 

 

 

dégâts des eaux de pluie à Bangui

 

 

Par RFI dimanche 17 juillet 2011

Des pluies diluviennes se sont abattues sur Bangui dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 juillet 2011. Des quartiers importants de la capitale centrafricaine comme le IIe, le IIIe et le VIe arrondissements ont été inondés. Le pont à l'entrée de la ville est devenu impraticable, et quelques maisons se sont écroulées. D'où des mouvements de protestation le samedi matin en ville. Des habitants en colère ont bloqué des grandes artères de Bangui avec des barricades.

Un habitant du IIe arrondissement de Bangui

« On a des problèmes, des maisons se sont effondrées. Il y a des sinistrés dans l'eau qui ont besoin d’assistance, mais le gouvernement ne fait rien. »

Et le maire de Bangui s'est rendu sur place pour constater les dégâts.

Nazaire Yalanga Guénéfé

Nouveau maire de Bangui

« Les collecteurs d'eau sont obstrués par les ordures et l'eau déborde en cas de grosses pluies. Nous voulons revoir les canalisations de la ville, nettoyer les collecteurs».

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:15

 

urgent

 

 

degats-des-eaux-de-pluie-a-Bangui.JPG

 

Bangui, 16 juillet (CAP) - A la suite de fortes pluies diluviennes, plusieurs quartiers des 2ème et 3 de la capitale Bangui (Bea Rex, Sapéké 1 et 2, Yapélé, Langbassi, Bakongo) sont gravement sinistrés et de nombreux habitants sont actuellement sans abris, leur maisons étant entièrement effondrées. La radio nationale a annoncé le décès d'un enfant emporté par les eaux. Il s'agit essentiellement des habitations qui se trouvent le long du canal de Kokoro qui n'est pas entretenu et qui ne laisse pas circuler les eaux de pluie.

 

Furieux, les populations sinistrées de ces quartiers sont massivement descendues dans les rues et ont dressé des barricades et brûlé des pneus pour protester et exprimer leur colère vis à vis des autorités du pays et de la ville qui ne pensent jamais à curer les canalisations d'assainissement de Bangui. Les forces de l'ordre ont eu chaud pour tenter de ramener le calme. Le pasteur Josué Binoua, ministre de l'Administration du Territoire a même dû descendre sur le terrain pour prêcher l'apaisement.  

 

   

Des manifestations à Bangui après une pluie torrentielle

Radio Nd&k& Luka Samedi, 16 Juillet 2011 12:52

Le réveil a été brutal ce samedi 16 juillet 2011 pour les populations des 2ème et 3ème arrondissements de la ville de Bangui. Depuis longtemps, elles redoutaient le débordement des eaux des canaux qui longe leurs quartiers. Il a donc suffi d’une pluie pour que leurs maisons soient inondées. Les canaux sont pleins et l’eau a débordé. Des maisons se sont écroulées, des biens emportés par les flots.

Une manifestation spontanée a eu lieu tôt dans la matinée pour crier le ras-le-bol. Les populations ont barré les avenues David Dacko et Barthélemy Boganda pour demander au gouvernement l’aménagement des canaux qui longent les maisons. Au quartier Béa Rex voisin également, les populations sont sorties dans la rue pour manifester pour les mêmes raisons. Les canaux en question étaient dégradés depuis plusieurs années. En dépit des plaintes et des promesses, rien n’a été fait avant que le pire survienne.

Des éléments de la gendarmerie sont intervenus et ont même tiré en l’air pour disperser les manifestants du canal de Sapéké 1 dans le 2ème arrondissement.

Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Toutefois, un enfant de 7 ans a été retrouvé mort jeudi 14 juillet dans le canal qui traverse le quartier Béa Rex.

Laguerre Raymond, chef du quartier Sapéké 1, accuse : « c’est la faute au gouvernement qui nous a livré à cette situation car aucun effort n’a été fourni pour arrêter la dégradation des canaux ».

En réponse, Pascal Koyamènè, ministre centrafricain de l’urbanisme, joint par Radio Ndeke Luka se dit « conscient de la situation ». Il promet cependant que « des travaux vont être entamés en urgence pour palier à cette triste situation ».

Peu après sa prise de fonction, le nouveau ministre de l’urbanisme a fait une descente sur le terrain pour se rendre compte de la situation. Il a même accusé les habitants du quartier qui creusent des trous pour la fabrication des briques, provoquant la dégradation du canal et la destruction des ponts.

En réponse, les habitants ont pointé du doigt le gouvernement qui a tous les pouvoirs et qui n’a rien fait pour arrêter ces fabricants de briques. Le canal de Sapéké1 est le plus grand collecteur des eaux de la majorité des arrondissements de Bangui. Des travaux ont été réalisés sur les collecteurs des eaux à Bangui, mais cette dernière partie qui mène au fleuve Oubangui n’a pas été aménagé. Le flot des eaux a donc aggravé la situation mettant ainsi les habitants riverains dans la précarité.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:36

 

 

 

maison-sinistree-a-Bangui.JPG

 

                      maison au toit arrachéepar le vent à Bangui

 

 

114 935 de F suisse ont été alloués par le Fonds des catastrophes de la FICR secours d'urgence (DREF) afin de soutenir la Société nationale de la Croix-Rouge de la République centrafricaine (RCA) en fournissant une assistance immédiate d’urgence à quelque 326 familles (1626 bénéficiaires). Des fonds non affectés pour rembourser DREF sont encouragés.

Bangui 29 Jun 2011- Depuis le 11 Juin 2011, à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été touchée par des vents violents et des pluies torrentielles. La situation s'est aggravée au cours du week-end du 18 au 19 Juin 2011 avec des conséquences graves dans 7 des 22 quartiers 6ème arrondissement de Bangui. Quelques 366 familles ont été touchées par la catastrophe, 326 qui ont été identifiés par les bénévoles de la Croix comme les plus vulnérables en vertu d'être laissées sans abri après la catastrophe.

Certaines des familles sans-abri ont trouvé refuge dans des familles d'accueil voisines, d'autres dorment en plein air, en attente d’assistance. Les personnes touchées sont exposées à des maladies liées aux conditions météorologiques, malaria, conjonctivite et autres. Par ailleurs, la saison des pluies vient de commencer en RCA et l'on craint que sans une action rapide, la situation humanitaire ne puisse s'aggraver. Avec cette allocation DREF, la Red Cross Society centrafricaine entend mener la distribution des secours et des activités d'assainissement pour améliorer les conditions de vie des 326 familles les plus vulnérables identifiées.

Cette opération devrait être mise en œuvre sur 4 mois, et sera donc achevée le 30 Octobre 2011; un rapport final sera disponible trois mois après la fin de l'opération (le 31 Janvier, 2012).

La situation

Depuis le 11 Juin 2011, à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été affectée par vents violents et des pluies torrentielles. La situation s'est aggravée au cours du week-end du 18 au 19 Juin 2011 avec des conséquences graves dans 7 des 22 quartiers 6ème arrondissement de Bangui. Les quartiers affectés comprennent Sandoumbé, Bogbaya, Linguissa 1, 2 Linguissa, Gbanikola, Pétévo et Kpéténé 4; toutes classées comme zones à haut risque.

Un mort, un enfant de 4 ans a été enregistré. 366 familles ont été touchés par la catastrophe, 326 qui ont été identifiés par des bénévoles de la Croix-Rouge comme les plus vulnérables familles. Ce sont des familles qui ont été laissées sans abri après la catastrophe. 242 maisons ont été complètement détruites et 84 partiellement. Le tableau suivant résume la situation d’urgence après l'évaluation faite par les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine:

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:54

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 28 Juin 2011 11:11

Le Japon accorde une aide de 12 millions de dollars (soit près de 5 milliards 400 millions de francs CFA) pour encourager l’éducation et la survie des enfants en République Centrafricaine. La contribution bénéficiera à au moins 200.000 enfants dans les régions du nord et du sud-est affectées par le conflit. Le bureau de l’UNICEF à Bangui est chargé de l’exécution des activités prévues dans ce cadre. Il s’agit principalement de reconstruire les installations de services sociaux dans les régions concernées.

Cette aide permettra à au moins 200.000 enfants parmi les plus vulnérables du pays d’accéder à l’éducation de base, aux soins de santé, à l’eau potable et à l’assainissement.

Le don a été officiellement scellé lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 27 juin 2011 à Bangui, au cours de laquelle l’Ambassadeur Keiji Yamamoto, qui représente le gouvernement japonais en RCA, et Tanya Chapuisat, représentante de l’UNICEF en RCA, ont signé l’Échange de Notes en présence du Premier Ministre Centrafricain M. Faustin Archange Touadera, de la Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation , du Ministre de la Santé Publique, de la Population et de la lutte contre le SIDA,  ainsi que d’autres hauts fonctionnaires de l’État. L’accord de don sera signé par la JICA (l’agence japonaise d’aide bilatérale) et l’UNICEF à Tokyo.

« L'UNICEF est sincèrement touché par la générosité du peuple japonais qui a une longue histoire de soutien au monde en développement et qui n'a pas cessé à la suite de la récente catastrophe » a déclaré Mme Chapuisat, avant d’ajouter que ce don à la RCA sauvera des milliers d’enfants et en aidera une multitude d’autres dans les régions touchées par le conflit à réaliser leurs droits à l’éducation, à la santé et à la survie.

La RCA est un pays pauvre qui sort à peine de plusieurs années de conflit et la reconstruction de la nation est un processus lent. Des poches de violence continuent de déstabiliser les régions du nord et du sud-est et la plupart des infrastructures sont encore en piteux état. Les indicateurs en matière de bien-être infantile tels que la mortalité infantile sont parmi les pires au monde et il faudra des efforts spéciaux pour pouvoir s’approcher de manière conséquente des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

« Je souhaite que les lendemains des récentes élections présidentielle et législative dont le Japon a contribué au financement soient propices à la consolidation de la paix et au renforcement de la sécurité humaine dans tout le pays, surtout dans les zones bénéficiaires de ce projet, afin que les populations de base soient les principaux bénéficiaires, » a déclaré l’ambassadeur Yamamoto.

Ce don est l’un des premiers approuvés par le gouvernement du Japon depuis le terrible tremblement de terre qui a touché l'Est du pays en mars 2011. Il couvre une période de trois ans et sera consacré à l’éducation, en faveur de 20.000 enfants touchés par le conflit, grâce à la construction, la réhabilitation et l'équipement de 260 salles de classe et 300 blocs de latrines dans 50 communautés dans le nord, ainsi que la formation de 90 associations de parents-enseignants et de responsables de l’éducation. Dans le secteur de la santé, la réhabilitation et l'équipement de 100 centres de santé primaires et la fourniture de matériel de base pour la chaîne du froid et autres ainsi que de trousses d’urgence pour les soins obstétriques et néonatals à 100 installations de soins de santé primaires amélioreront les services de santé pour plus d’un million de personnes, dont plus de 190.000 enfants de moins de 5 ans et 42.000 femmes enceintes. La formation de personnel de santé et la fourniture d’ambulances tout-terrain et de motos renforcera les systèmes de référence et les activités de sensibilisation.

Dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, le don servira à construire 100 nouveaux points d’eau et à en réhabiliter 200, ce qui permettra à au moins 150.000 personnes d’avoir accès à l’eau potable. Des installations sanitaires appropriées et l’éducation à l’hygiène dans 50 écoles primaires et 100 centres de santé bénéficieront à 20.000 écoliers et 600.000 patients externes, dont 105.000 enfants de moins de 5 ans et 30.000 femmes enceintes. Le programme d’assainissement total piloté par la collectivité permettra de créer un environnement hygiénique sûr dans 300 villages, ce qui bénéficiera directement à 300.000 personnes, dont 52.000 enfants de moins de 5 ans et 15.000 femmes enceintes. Les habitants de 300 villages seront en mesure de contribuer à leur propre développement communautaire. Dans cette optique on construira 7 maisons de jeunes et on formera des jeunes éducateurs en matière de VIH et des groupes de soutien.

Le gouvernement du Japon soutient la RCA depuis l’instauration des relations diplomatiques en 1960, avec quelques interruptions pour des raisons de sécurité pendant les périodes d’intense conflit armé. Actuellement l’accent est mis sur la consolidation de la paix et les interventions pour les OMD, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile, de l’éducation primaire et de l’eau et l’assainissement.

Entre 2008 et 2010, l’aide bilatérale du Japon et ses contributions à différents partenaires humanitaires et de développement en RCA se sont élevées à 45,5 millions de dollars. Cette aide s’est étendue à l’allègement de la dette et au soutien aux élections législatives et présidentielles de l’année dernière.

« Les contributions du Japon ont pour objectif d'atteindre les communautés les plus vulnérables, de leur donner des moyens d'agir et de réduire les inégalités afin de réaliser les OMD – une vision partagée par l'UNICEF » a déclaré Mme Chapuisat, « et nous avons hâte de pouvoir œuvrer ensemble pour atteindre ces objectifs. »

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 01:13

 

 

 

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Publié le 05/06/2011 à 00:00 dans www.leprogres.fr

L’association Les amis comtois des missions centrafricaines (ACMC), qui compte de nombreux Jurassiens, accueillait dernièrement à Amondans (Doubs), quatre-vingt-dix adhérents, pour un repas bienfaiteur.

Le but de cette manifestation était de recueillir des fonds pour l'association afin de contribuer aux frais de missions chirurgicales en République Centrafricaine. Stéphanie Moreau, infirmière anesthésiste, vient d’effectuer sa sixième mission chirurgicale dans l’équipe du docteur Onimus,

C’est en pagne, le costume traditionnel de ce pays qu’elle a fait un exposé aux convives sur cette dernière mission d’une quinzaine de jours.

Seize enfants ont été opérés à Dékoa, (nord-est), à 500 km de la capitale, dont 300 km de pistes chaotiques. Les interventions ont porté sur quelques pieds-bots, brûlures, dernières séquelles de polio, d’infection de quinine et de fractures mal soignées. Au retour sur Bangui, onze enfants y ont été opérés. Stéphanie est rentrée enthousiasmée de cette mission qui s’est très bien déroulée, notamment au niveau des anesthésies, grâce à un nouvel appareil donné par le « Don du souffle », de Besançon.

En septembre, l’équipe repartira pour une nouvelle mission et en 2012, l’ACMC fêtera ses 30 ans d’existence. Sachant que les frais de voyage sont en totalité payés par les membres participants, les dons peuvent être adressés aux « Amis Comtois des Missions Centrafricaines ».

ACMC, 6 Rue du Palais, 25000 - Besançon

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 02:09

 

 

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Ai- Rca- Jeudi, 05 Mai 2011 18:30  - Le  Ministre de l’administration du Territoire et de la Décentralisation, Pasteur Josué Binoua a reçu en audience le  4 mai la représentante résidente du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) Aminata Gueye.

« L’objectif de cette visite c’est de prendre contact avec lui qui est  un partenaire privilégié pour le HCR. Et c’est tout a fait normal que je puisse le rencontrer dès sa prise de fonction pour un tour d’horizon des dossiers qu’il va continuer à gérer »,  a confié Mme Gueye au sortir de l’audience.

Elle a  aussi  rassuré le membre du gouvernement de sa disponibilité par rapport à la gestion de son département.

A en croire Mme Gueye, les dossiers institutionnels ont  été  évoqués, de même que  la responsabilité de l’Etat sur le terrain par rapport aux personnes déplacées.

Selon la représentante résidente, les personnes déplacées ont pour la plus part perdu toutes  leurs documentations parce que, «  à force de bouger à tout moment et en catastrophe ont perdu leurs documents d’état civil qui constitue le premier droit pour un citoyen », ajoutant que c’est ce qui explique l’engagement du  HCR pour que ces droits soient respectés tout en appuyant les  autorités locales afin  qu’elles  puissent assurer à ces populations l’accès aux premiers droits.

En ce qui concerne la spontanéité avec  laquelle M Binoua a répondu à la demande de Mme Gueye, celle-ci s’est dit très touchée et émerveillée. « J’ai beaucoup apprécié sa spontanéité, sa clarté dans le rôle qu’il vient de prendre », a-t-elle dit

Pour Mme Gueye, la présence du Ministre sur le terrain renforce la capacité de son personnel, le rassure et témoigne  aussi de l’engagement qu’il a vis-à-vis des déplacés. « Cela est très important. J’ose croire que les moyens dont il a besoin lui seront donnés afin qu’il soit en permanence sur le terrain », a conclu la représentante du HCR.

Le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation Josué Binoua a pris fonction le 28 avril dernier.

Kabongo, Ai Bangui

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 02:13

 

 

 

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Watchlist on Children and Armed Conflict, IDMC, le Conseil de sécurité des Nations Unies demandent  au Gouvernement de la RCA et les donateurs de passer à l'action


New York, 4 mai, - Les enfants en République centrafricaine (RCA) sont enlevés, enrôlés dans des groupes armés et n’ont pas accès à l'assistance humanitaire, selon un rapport publié aujourd'hui par la Watchlist on Children and Armed Conflict (Watchlist) et le Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC). Ces violations, ainsi que les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ont continué malgré le fait que le Conseil de sécurité les a identifiées parmi les interdits "six violations graves» commis contre des enfants en période de conflit. Ces six violations graves sont à la base de la protection du Conseil des enfants pendant la guerre.


Le rapport, Un avenir incertain? Les enfants et les conflits armés en République centrafricaine, constate que la Lord's Resistance Army (LRA) est toujours présente et active en RCA, où elle enlève des enfants. Les enfants enlevés sont violés, utilisées comme esclaves sexuelles et forcés d'attaquer des villages et de tuer les autres, y compris d'autres enfants.


Dans le rapport, Cote personnalisée et IDMC donnent un aperçu des recommandations détaillées et demande que le gouvernement de la RCA, le Conseil de sécurité et les donateurs, y compris les États-Unis et l'Union européenne, prennent des mesures spécifiques pour aider les enfants touchés par les conflits armés en RCA. «Les enfants sont maltraités et leurs droits sont bafoués par la LRA, d'autres groupes rebelles, et même par le gouvernement de la RCA. La communauté humanitaire internationale dans son ensemble est également, à défaut, dans leur incapacité à surveiller et de traiter correctement la situation », explique Eva Smets, directeur de Watchlist. «Nous devons protéger et fournir un soutien adéquat à ces enfants."


En Janvier 2011, Cote personnalisée et IDMC a effectué une mission sur le terrain au cours de laquelle un chercheur a eu des entretiens avec d'anciens enfants soldats, enfants déplacés et leurs familles, les dirigeants communautaires et les enseignants, les forces de sécurité, et des membres de milices d'autodéfense de village.


«Ce rapport décrit la situation en RCA, du point de vue des victimes», explique Laura Perez, analyste de pays pour IDMC et chercheur pour le rapport. «Nous avons appris directement auprès des enfants et de leurs familles ce qui se passe et comment ils sont préoccupés."

Plus précisément, Watchlist et IDMC ont fait le constat suivant:


Enlèvement: Non seulement la LRA enlève des enfants, les utilise comme esclaves et soldats, mais les enfants qui parviennent à échapper à l'expérience de la LRA éprouvent de grandes difficultés à reprendre avec leurs familles. Ils reçoivent rarement l'aide qui s'impose, tels que les soins psychosociaux, pour se remettre de ces événements traumatisants.

Ces enfants peinent également pour regagner chez eux car cela prend souvent aussi longtemps que le temps réellement passé en captivité.


Recrutement: L'absence d'une armée qui fonctionne a contraint les collectivités locales à former des milices d'autodéfense pour se protéger contre les bandes criminelles et les groupes armés étrangers, comme la LRA. Ces milices d'auto-défense, reconnaissent recruter des enfants même de 12 ans. Le groupe rebelle de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) procède également au recrutement d'enfants.


En outre, il y a des problèmes importants dans la réinsertion à long terme des enfants récemment libérés par l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). Sans les programmes de soutien leur permettant de gagner leur vie, ces enfants risquent de retourner dans les groupes armés.


Refus d'accès humanitaire: Entre les restrictions imposées sur certains domaines par le gouvernement de la RCA, et les activités du groupe rebelle CPJP et la LRA, les organisations d'aide humanitaire et les agences des Nations Unies sont incapables d'accéder à deux zones de conflit dans le pays. Cela signifie qu'aucune évaluation des besoins est en cours et aucune assistance fournie aux enfants vivant dans ces zones.


Smets dit que c'est un moment crucial pour travailler afin de remédier à la situation. "La réélection récente du président Bozizé offre une occasion unique pour les enfants de la RCA à reconquérir leur avenir», a déclaré Smets. «Si le président Bozizé et son gouvernement sont en mesure de consolider le processus de paix et de mettre une véritable fin au conflit armé en RCA, il y a un réel potentiel de développement socio-économique et de stabilité. Mais, pour ce faire, la communauté internationale doit réagir maintenant et engager les ressources nécessaires pour aider les enfants touchés par les conflits armés en République centrafricaine. "


Listes des recommandations spécifiques pour améliorer la protection des enfants en République centrafricaine et renforcer la réponse humanitaire à leurs besoins, y compris exiger que:


• Le gouvernement de la RCA:


-Informer les milices d'autodéfense de laisser leurs enfants à la maison;


- Former, équiper et déployer des troupes pour les communautés qui ont dû compter sur les milices d'autodéfense pour se protéger; o Négocier un accord de cessez-le-feu avec le groupe rebelle CPJP afin de restaurer l'accès humanitaire aux populations déplacées vivant dans des zones contrôlées par les groupe rebelle


• Le Conseil de sécurité des Nations Unies:


- Encourager le gouvernement de la RCA à faire tout ce qui précède, et

- Demande que l'équipe des Nations Unies en RCA négocie un plan d'action avec la CPJP afin de libérer tous les enfants de ses rangs.


• Le gouvernement des États-Unis et l'Union européenne:


- urgence de libérer des fonds pour aider les enfants enlevés par la LRA qui ont maintenant besoin d'une aide psychosociale.


«Ce que nous voulons, ce sont plus de programmes en RCA. Nous voulons que les gens à réagir », explique Perez. "La raison pour laquelle la RCA n'a pas le même degré d'aide humanitaire que la RDC est parce qu’elle n’attire pas la même attention internationale. Nous voulons élever le profil de la situation en République centrafricaine et les terribles conditions  des enfants pour y faire face. "


Watchlist on Children and Armed Conflict, établie en 2001, est un réseau international d'organisations non gouvernementales qui s'efforcent de mettre fin aux exactions contre les enfants dans les conflits armés et de garantir leurs droits. En tant que réseau mondial, Watchlist établit des partenariats entre les ONG locales, nationales et internationales, le renforcement des capacités et des atouts communs de placement. En travaillant ensemble, nous avons stratégiquement recueilli et diffusé des informations sur les violations contre les enfants dans les conflits pour influencer les décideurs clés pour créer et mettre en œuvre des programmes et des politiques qui protègent efficacement les enfants.

L'Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC) (www.internal-displacement.org) a été créé par le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en 1998, à la demande de l'Organisation des Nations Unies. Il est une des principales sources d'informations et d'analyses sur les déplacements internes causés par les conflits et la violence dans le monde entier.

. Internal Displacement Monitoring Centre:


-Watchlist on Children and Armed Conflict: ...

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 01:53

 

 

 

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Source: International Committee of the Red Cross (ICRC)


Bangui 29 Mar 2011 (CICR) – Quelque 500 personnes déplacées par les combats dont la région de Ndélé, au nord-est de la République centrafricaine, a récemment été le théâtre se trouvent dans une situation très précaire et attendent des secours.

La violence les a pris par surprise et la plupart sont partis de chez eux sans rien emporter. En coopération avec la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a aujourd'hui commencé à distribuer des colis alimentaires aux personnes qui ont dû fuir de chez elles.

« Les personnes déplacées n'ont pratiquement plus rien à part les vêtements qu'elles portent sur elles », déclare Bettina Scholdan, responsable des opérations du CICR dans la région. « La Société de la Croix-Rouge centrafricaine s'est rendue dans les villages d'où les gens ont fui, et elle confirme que beaucoup de maisons ont été détruites. La saison des semailles commence en avril ; en prévision, les habitants avaient entreposé des semences. Ces stocks ont maintenu disparu et les villageois n'ont plus rien à semer en vue de la prochaine récolte. »

Les combats qui opposent deux groupes armés se sont intensifiés la semaine dernière. Ils ont atteint les villages situés le long de la route de Ngarba. Contraints de fuir, les villageois sont partis vers la ville de Ndélé, où la plupart se sont réfugiés chez des habitants.

Les colis alimentaires du CICR contiennent du blé, des arachides, de l'huile et du sel, pour une période initiale d'un mois. L'institution est prête à intervenir dans d'autres domaines, en fonction des besoins. Pour l'heure, les ingénieurs du CICR vérifient la capacité des sources d'eau de la ville de Ndélé à répondre au surplus de demande.

Très préoccupé par le risque de détérioration de la situation, le CICR entretient un dialogue régulier avec les porteurs d'armes pour s'assurer que les villageois ne seront pas pris pour cible et que les blessés pourront être soignés.

Ce n'est pas la première fois que la population de cette région est touchée par une flambée de violence. Depuis 2009, les affrontements le long de la route de Ngarba ont causé la destruction des maisons et des biens de six villages au moins, obligeant les habitants à partir de chez eux. En 2010, le CICR a distribué des vivres, des semences et d'autres articles essentiels, parmi lesquels des moustiquaires, à plus de 2 000 personnes déplacées et habitants dans la région de Ndélé.

Informations complémentaires :

Ewan Watson, CICR Bangui, tél. : +236 72 07 69 64

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 01:25

 

 

Birao

 

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


N'DÉLÉ, 14 mars 2011 (IRIN) - Après plusieurs années de crise, le système de santé centrafricain est aujourd'hui en piteux état. En République centrafricaine, on compte en effet un médecin pour 3 000 habitants et un infirmier pour 1 000, et 37 pour cent de la population doit parcourir en moyenne 10 kilomètres à pied pour se rendre au centre de santé le plus proche.

L'hôpital de N'délé, dans la préfecture de Bamingui Bangoran, dans le nord du pays, pourrait presque être considéré comme l'exception qui confirme la règle. Le centre, dont une aile n'est toujours pas en service, et dont la cuisine, les latrines et l'entrepôt sont encore en construction, a été réhabilité dernièrement. Il est toutefois relativement opérationnel et accueille chaque jour, en moyenne, une centaine de patients venus pour des consultations.

Néanmoins, en raison des attaques fréquentes menées par les rebelles, qui prennent pour cible les médecins, l'hôpital manque toujours de personnel : il compte à peine quatre médecins, cinq infirmières, huit assistants et deux sages-femmes.

Sophie Ndotah*, 35 ans, vient de Djamassinda, un village situé à 25 kilomètres de N'délé sur l'axe Miamani-Golongosso. Elle a marché une journée entière pour venir à l'hôpital rendre visite à son mari, emmené à N'délé la semaine précédente.

« J'ai laissé mes cinq enfants à la maison. Comme mon mari n'était toujours pas revenu après une semaine à N'délé, j'ai commencé à m'inquiéter », a-t-elle dit à IRIN.

« Cela fait trois ans qu'il est malade et personne ne pouvait nous dire ce qu'il avait. Il y a une clinique à Djamassinda, mais les médicaments n'ont rien fait alors j'ai conseillé à mon mari de venir ici.

« Je n'étais jamais allée à l'hôpital avant. Je n'ai jamais été malade et j'ai toujours accouché à la maison.

« Depuis trois jours, je dors dehors sous un arbre avec d'autres femmes qui sont aussi là pour rendre visite à leur famille.

« On est comme une petite famille. On cuisine, on boit, on se lave et on dort ensemble ici. Et dès que nous le pouvons, nous allons voir nos proches, dans les différents services de l'hôpital.

« J'ai dû laisser mes enfants seuls à la maison. Le benjamin, qui a cinq ans, est malade, et il n'y a personne pour s'occuper de lui.

« Je n'ai pas pu les emmener avec moi. J'avais peur qu'on nous attaque ou qu'on nous vole en chemin. Je ne risquerais pas la vie de mes enfants.

« Je viens d'apprendre que mon mari a le VIH et ce qui m'inquiète le plus, c'est qu'une fois de retour chez nous, il n'y aura plus personne pour nous aider.

« J'aimerais bien pouvoir rester ici avec mes enfants, même sous un arbre, pour m'occuper de mon mari. Chez nous, il n'y a plus rien et il n'y a personne pour s'occuper de nous ».

*Un nom d'emprunt

 

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