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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 01:39

 

 

Sud Est RCA

 

 

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


NAIROBI, 12 Novembre 2010 (IRIN) – L’augmentation des incursions armées est un facteur de restriction des mouvements de populations, de réduction de leur capacité de cultiver et de préoccupations croissantes de sécurité alimentaire dans les régions du Haut-Mbomou et du Mbomou au sud-est de la République centrafricaine (RCA), affirme une organisation internationale agence humanitaire.

"Il y a beaucoup de terres fertiles dans la région, mais la violence interfère avec les méthodes traditionnelles de la vie telles que l'agriculture, la chasse et la pêche, avec les agriculteurs qui ont souvent peur de s'éloigner de la ville pour travailler leurs champs par crainte d'une attaque. Cela a réduit la production, faisant grimper les prix au point où tout le monde ne peut se permettre d'acheter de la nourriture, même quand elle est disponible », a déclaré Christa Utiger, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) coordonnateur de la sécurité économique de la RCA.

Le CICR a affirmé le 11 Novembre que les attaques régulières par des groupes armés a entraîné le doublement des populations d'Obo, Mboki, Rafai et Zemio dans le Haut-Mbomou et Mbomou, près de la République démocratique du Congo (RDC) et des frontières du Soudan, en raison de la recherche de la sécurité par les civils.

"Alors que l'augmentation de la population a fait grimper la demande d'alimentation, les champs surexploités et la perte de productivité ont entraîné la rareté des produits et leur chèreté. Certains aliments sont certainement encore produits dans la région mais la violence a obligé les agriculteurs à ne pas vouloir rester loin des villes pour cultiver leurs champs, rendant la sécurité alimentaire de plus en plus fragile », a dit le CICR à IRIN.

Selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 20.000 personnes déplacées internes (PDI) et 6.000 réfugiés congolais ont fui vers les villes au cours des 12 derniers mois.

Le CICR va distribuer des vivres à quelque 55 000 personnes il y a jusqu'à la mi-Décembre. "Nous prévoyons de distribuer des semences aux communautés touchées précocement par la saison des semailles du printemps 2011, en vue d'assurer des récoltes raisonnables à l'automne. Le but est de rendre les communautés auto-suffisantes et atténuer les pressions que rencontrent les communautés à la suite d'un groupe armé présent  dans l'est de la RCA ", a déclaré le CICR.

Selon Human Rights Watch (HRW), les rebelles de la Lord's Resistance Army (LRA) ont tué au moins 2.385 civils et enlevé 3054 autres depuis Septembre 2008 en République centrafricaine.

"Avec les attaques de villages de la LRA dans les zones reculées où les communications sont limitées, les routes et autres infrastructures, le nombre réel de victimes est probablement beaucoup plus élevé", a déclaré HRW dans un communiqué.

La pauvreté chronique, la violence par des groupes armés locaux ou de de la LRA, l'absence des infrastructures de santé, l'éducation publique, ont fait que 16 pour cent des enfants de moins de cinq souffrent de malnutrition aiguë, tandis que 6,6 pour cent sont atteints de malnutrition aiguë sévère, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance. Le pays a une population estimée à 4,4 millions.

 

Une sélection d'articles d'IRIN sont publiés sur ReliefWeb. d'Autres articles et analyses d'IRIN sur Trouvez http://www.irinnews.org

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 15:47

 

 

centrafrique_4501.jpg

 

13/11/2010 | 07H51 GMT par Ibrahima Baldé

Le Comité international de la croix rouge (Cicr) vole au secours des populations déplacés internes et réfugiés de la République de Centrafrique et du Libéria. 

Dans le premier pays, ce sont environ plus  55 000 habitants, déplacés internes et réfugiés, dans les préfectures du haut-Mbomou et de Mbomou  qui vont bénéficier d’une aide alimentaire dans la partie Est de la  République Centrafrique touchés par le conflit. Cette vaste opération organisée par le Cicr vient à son heure au moment ou «  les conditions de sécurité se sont détériorées dans la région, ces 12 derniers mois » explique Valentine Bernasconi, Chef adjointe de la délégation du Cicr à Bangui dans un communiqué qui nous est parvenu. « Ces incursions des groupes armés sèment  le chaos parmi la population civile, suscitant un sentiment généralisé de peur et de vulnérabilité qui persiste longtemps après la fin de l’attaque. Ce qui perturbe fortement le cours normal de la vie » note la source.

Cette opération  de secours sera menée dans les villes qui constituent les lieux de refuge des déplacés notamment Obo, Mboki, Rafai et Zemio. Vu le nombre pléthorique des habitants dans ces villes, la demande en nourriture ne peut pas être satisfaite.  Christa Utiger, coordonnatrice du Cicr chargée de la sécurité économique pour le République de Centrafrique et responsable de l’opération explique dans le communiqué que « plusieurs facteurs nuisent à la sécurité alimentaire dans la région. Les terres fertiles sont nombreuses, mais les violences perturbent les modes de vie traditionnels comme l’agriculture, la chasse et la pêche, les fermiers craignant souvent d’être attaqués s’ils s'éloignent de la ville pour aller travailler dans leurs champs. La production en souffre, ce qui entraîne une hausse des prix, au point que tout le monde ne peut pas se permettre d'acheter de la nourriture, même lorsqu'il y en a ».

 Et pour aider ces populations touchées par ce conflit d’avoir de quoi manger indique le document, le Cicr « prévoit de distribuer des semences à ces mêmes communautés avant la saison des semailles au printemps 2011, afin de garantir que des récoltes abondantes, à l’automne, produisent suffisamment de nourriture à un prix raisonnable. La priorité est d’aider les communautés à reprendre pied ».

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 03:01

 

 

bria

 

 

Ai- Rca-10 Novembre 2010 13:06  Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Unhcr) et le gouvernement centrafricain  procèdent ce jour au transfert des réfugiés soudanais du camp de Sam Ouandjia vers le nouveau site du Camp Pladama Ouaka situé à 7 km de Bambari.

« Les réfugiés soudanais du Darfour  sont arrivés à Sam Ouandjia depuis 2007 » a expliqué  à l’agence Ai Aminata Gueye, représentante de l’Unhcr, déplorant la situation sécuritaire dans la zone qui, selon elle,  a entravé d’une manière significative la protection et l’assistance que l’Unhcr et ses partenaires peuvent apporter à ces quelques 35 00 réfugiés installés dans ce camp.

Selon Mme Gueye, en plus de cette situation liée à l’insécurité, viennent s’ajouter les contraintes logistiques.  Notamment, le mauvais état des routes.

« Ce faisant,  l’Unhcr limite considérablement l’approvisionnement des réfugiés   du camp de Sam Ouandjia avec 2 ou 3 mois pour acheminer des vivres au camp Sam Ouandjia par route », a-t-elle ajouté.

A l’en croire,  le nouveau Camp de Pladama Ouaka,  contrairement à Sam Ouandjia, offre l’avantage d’être facilement  accessible à partir de Bangui et les réfugiés s’y sentiront beaucoup plus en sécurité pour mener librement des activités d’autosuffisance.

Avec une capacité de 7000 personnes, le Camp de Pladama Ouaka  est situé à 7 km de Bambari, chef-lieu de la Ouaka et distante de Bangui de plus de 400km.

De sources gouvernementales,  compte tenu des contraintes sécuritaires et logistiques, le transfert des réfugiés se fera par voie aérienne. Deux avions sont affrétés pour cette opération et effectueront 4 vols par jour, a confié les mêmes sources.

Kabongo, Ai Bangui.

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 19:12

 

 

CICR_logo.jpg

 

 

BANGUI, République Centrafricaine, 9 novembre 2010/African Press Organization (APO)/ — Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) commencera aujourd’hui à distribuer des vivres à 55 000 habitants, déplacés internes et réfugiés, dans les préfectures du Haut-Mbomou et de Mbomou, dans l’est de la République centrafricaine. Ce sera la plus importante opération de secours que l’institution ait jamais menée dans le pays.

 

« Les conditions de sécurité se sont détériorées dans la région, ces 12 derniers mois, explique Valentina Bernasconi, chef adjointe de la délégation du CICR à Bangui. Les incursions des groupes armés sèment le chaos parmi la population civile, suscitant un sentiment généralisé de peur et de vulnérabilité qui persiste longtemps après la fin de l’attaque, ce qui perturbe fortement le cours normal de la vie. »

 

Ces incursions ont poussé les déplacés internes et les réfugiés congolais fuyant les violences à chercher refuge dans les villes plus importantes que sont Obo, Mboki, Rafai et Zemio, les quatre points de distribution de cette opération de secours. Évidemment, l’augmentation du nombre d’habitants provoque une hausse de la demande en nourriture, demande qui ne peut pas toujours être satisfaite. Christa Utiger, coordonnatrice du CICR chargée de la sécurité économique pour la République centrafricaine et responsable de l’opération, explique : « Plusieurs facteurs nuisent à la sécurité alimentaire dans la région. Les terres fertiles sont nombreuses, mais les violences perturbent les modes de vie traditionnels comme l’agriculture, la chasse et la pêche, les fermiers craignant souvent d’être attaqués s’ils s’éloignent de la ville pour aller travailler dans leurs champs. La production en souffre, ce qui entraîne une hausse des prix, au point que tout le monde ne peut pas se permettre d’acheter de la nourriture, même lorsqu’il y en a. »

 

Le CICR prévoit de distribuer des semences à ces mêmes communautés avant la saison des semailles au printemps 2011, afin de garantir que des récoltes abondantes, à l’automne, produisent suffisamment de nourriture à un prix raisonnable. La priorité est d’aider les communautés à reprendre pied.

 

SOURCE : International Committee of the Red Cross (ICRC)

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:16

 

 

ONU-SIDA.gif

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 02 Novembre 2010 13:16

Une séance de sensibilisation contre le sida à la prison de Ngarangba à Bangui. Régisseurs, gardiens et détenus des maisons d’arrêt y ont eu droit ce 2 novembre 2010. Cette session d’information et de sensibilisation a été organisée par l’Organisation des Nations Unis pour le SIDA (ONU-SIDA) en partenariat avec le Comité National de Lutte contre le Sida.

Selon Brigitte Zitongo, de l’ONU-SIDA, interrogée par Radio Ndeke Luka, les détenus sont aujourd’hui exposés à plusieurs risques de contamination au VIH SIDA, d’où l’importance de cette initiative. D’autres séances sont prévues.

Le ministre de la Justice Laurent Ngon Baba qui a assisté à la séance,  a demandé aux participants de faire preuve d’assiduité durant toutes les séances, afin d’en tirer partie.

Certains prisonniers ont bien apprécié cette initiative, alors que d’autres se sont prononcés plutôt pour de meilleures conditions de détention.

La République Centrafricaine compte 32 prisons dont 6 destinées aux femmes. Cette session d’information qui a débuté ce mardi prendra  fin le 3 novembre 2010.

Signalons d’après les derniers chiffres du gouvernement, le taux de la séroprévalence est de 6,2%, ce qui place la République centrafricaine au 10ème rang mondial et à la première place en Afrique Centrale.

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 03:47

 

 

Sud Est RCA

 

Source: Première Urgence (PU) 30 Oct 2010


Ils sont des milliers à avoir fui leurs villages suite aux exactions de la Lord's Resistance Army (Armée de Résistance du Seigneur) depuis octobre 2009 dans la zone du sud-est de la République Centrafricaine ; ils se sont réfugiés dans les quelques villes considérées comme sécurisées de la zone.

Eweline témoigne : « Avant, mon mari, mes six enfants et moi, nous vivions tranquilles dans notre village de Baradu, nous cultivions du maïs, du riz, de l'arachide, du manioc et des légumes. Mon mari partait régulièrement à la chasse et nous ramenait de la viande. Il y avait aussi des fruits. Aujourd'hui, nous avons tout perdu. Quand les Tongo-tongo (LRA – Lord's Resistance Army) sont arrivés dans notre village pour tout piller, nous avons fui en emportant seulement les habits que nous avions sur nous. Ils ont enlevé des jeunes, pillé des greniers et brûlé des maisons. Aujourd'hui, nous vivons dans ce camp, à Rafaï, nous avons peur de rentrer chez nous, peur d'aller dans les champs pour récolter un peu de manioc pour manger. Et comme nous n'avons plus d'argent, c'est devenu difficile pour envoyer les enfants à l'école, et surtout pour les soigner. La vie est dure ici, mais c'est toujours mieux que de rentrer au village, où nous risquons de nous faire enlever. »

A Rafaï, plus de 3.500 personnes sont actuellement installées dans des camps de déplacés survivant grâce à la collecte de quelques tubercules de manioc et la cueillette de feuilles.

Il y a plusieurs mois, des aides alimentaires ont été distribuées, mais elles sont insuffisantes. Première Urgence a mené une évaluation dans la zone de Rafaï du 14 au 21 octobre 2010 pour comprendre les besoins des populations déplacées, mais aussi des populations résidentes, également affectées par cette crise.

Afin de pallier les carences alimentaires et de limiter la dépendance aux rations alimentaires extérieures, Première Urgence souhaite mettre en place un projet de sécurité alimentaire. Des distributions de semences maraîchères (légumes) et vivrières (maïs, riz, arachide) et d'outils permettraient aux populations de récolter par leurs propres moyens lors de la prochaine saison agricole.

Cette aide leur apportera les moyens de recouvrer leur autonomie, même en situation de déplacement le temps que la situation sécuritaire s'améliore dans la zone.

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 23:31

 

 

Birao

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 13 Octobre 2010 15:21

Les habitants de Bria (est de Centrafrique), sont confrontés à un sérieux problème de logement, de scolarisation et d’alimentation.

 

Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville a constaté ce 13 octobre 2010, que l’exode de milliers d’artisans miniers enregistré ces derniers jours vers la ville, en est la principale cause.

 

Selon lui, ces opérateurs économiques craignent les représailles des rebelles de la convention des Patriotes pour la Justice et le Progrès (CPJP) de Charles Massi. Ils fuient donc les zones minières pour trouver refuge en ville.

 

Les rebelles de la CPJP ont investi le 16 septembre dernier la ville de Yalinga (nord de Centrafrique), avant d’en être délogés par les forces régulières deux semaines après.

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 00:22

 

 

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Radio Ndéka Luka Vendredi, 08 Octobre 2010 16:18

La pluie qui s’est abattue le 8 octobre 2010 sur la ville de Bangui a provoqué d’importantes inondations.

Dans presque tous les quartiers des  huit arrondissements de la capitale centrafricaine, l’accès à la grande route était quasiment difficile. Même  le centre-ville a été inondé tôt dans la matinée.

Dans la plupart des quartiers, ces inondations sont dues à la mauvaise construction des égouts. Mais pour le moment, aucun dégât matériel n’est encore signalé. A la mi-journée, l’accessibilité à certains quartiers de la capitale restait encore impossible.

 

Les sinistrés des pluies de Kouango assistés en vivres

Radio Ndéké Luka Samedi, 09 Octobre 2010 13:55

Les sinistrés des pluies diluviennes du 15 septembre 2010, ont reçu des vivres et des ustensiles de cuisine. Ce don distribué le 8 octobre est une initiative du ministère centrafricain des Affaires sociales.

Au total, il s’agit entre autres de 100 sacs de sel, 7 tonnes de haricots, 200 assiettes et des produits pharmaceutiques.

Selon docteur Félix Nambélé, médecin chef de la région, plusieurs cas des maladies hydriques ont déjà été diagnostiqués parmi ces personnes en détresse.

Interrogé par radio Ndeke Luka, le médecin se dit préoccupé par la santé de ces sinistrés, surtout les enfants. Il n’a pas manqué de lancer un appel au secours pour une prise en charge sanitaire plus complète.

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:18

 

 

Kony

 


Bangui / Khartoum 4 octobre 2010 (CICR) - Sept enfants ont rejoint leurs familles à Obo (République centrafricaine) et le Sud Soudan avec l'aide du Comité international de la Croix -Rouge (CICR ) . Ils ont été séparés de leur famille il ya plusieurs années par la violence armée dans la région.

«Les enfants ont enduré des souffrances immenses et une grande partie de leur enfance leur a été enlevée », explique Alexandra Goodlad, chef du bureau du CICR dans l'est de la République centrafricaine (RCA). Il y a eu quatre enfants de Obo, à Tambura au Sud-Soudan, puis à Juba et Yei, avant le retour de Tambura à Obo avec trois enfants en route vers leur domicile en République centrafricaine. «Etre réunis avec leurs familles est une première étape sur la longue route de la reprise ", a expliqué Goodlad.

David (17) et son jeune frère Peter ont été enlevés en 2008 lorsqu'un groupe armé a attaqué leur village au Sud-Soudan. Les frères ont été séparés et conservés au sein du mouvement, en traversant d'abord dans la République démocratique du Congo et en République centrafricaine.

«Nous avons dû effectuer de lourdes charges aux pieds nus à travers la brousse tous les jours», explique David. «Celui qui est devenu trop faible serait tué ou laissé sans nourriture. J'ai rêvé tant de fois du moment où j'ai enfin pu rentrer chez eux. "

Mais quand David a finalement réussi à s'enfuir, il se trouve loin de chez eux, dans le nord-est de la RCA. Il s'approcha de la Croix-Rouge centrafricaine Société, qui ont contacté le CICR. David a été pris en charge à Bangui et dans la recherche de sa famille au Soudan a commencé.

Quand il est retourné au Soudan, David découvre que Peter a également fait son retour. " C'est un moment incroyable pour nous, "dit leur frère aîné. «Nous avions abandonné tout espoir. Nous pensions qu'ils étaient morts tous les deux. "

Le rétablissement des liens familiaux est une des priorités de la Croix -Rouge et du Croissant-Rouge. Depuis le début de l'année 2010, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine ont permis l'échange de 417 messages Croix-Rouge et ont réuni neuf enfants avec leurs familles. Au Soudan, le CICR et le Croissant-Rouge soudanais ont effectué plus de 10.000 messages et a retrouvé 13 enfants avec leurs familles.

Pour de plus amples renseignements, s'il vous plaît contacter:

Watson Ewan , Bangui CICR , tél : +236 72 07 69 64 ou +236 75 20 28 58

Aleksandra Matijevic Mosimann , CICR Khartoum, tél : +249 1 83 476 464 ou +249 912 170 576

Nicole Engelbrecht , CICR Genève , tél : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:48

 

 

ACF-7_pics_809.jpg

 

Source : El Pais (Madrid) repris dans le Courrier international n° 1039 du 30 septembre au 6 octobre 2010

L’ancienne colonie française, maltraitée par plus de dix ans de dictature, s’enfonce dans la misère. Elle n’intéresse plus l’Occident, et sa population tente de survivre tant bien que mal.

L’horreur règne dans le service de pédiatrie de l’hôpital de Batangafo, en République centrafricaine(RCA). Qussi, 29 ans, espère que Pamilla et Nguéra, ses jumelles de 1 an, survivront à la fièvre élevée et à la diarrhée – provoquées par le paludisme – qui ont conduit à leur hospitalisation quatre jours plus tôt. Elle se rappelle encore que, deux ans auparavant, ses jumeaux de 5 mois sont morts dans ce même hôpital, des suites de la même maladie, tout ça parce qu’ils n’avaient pas été traités à temps. A l’époque, elle avait recouru à la « médecine traditionnelle », et le traitement prescrit par le guérisseur avait retardé de plusieurs jours la prise en charge médicale de ses enfants. A 600 kilomètres au sud de Batangafo, dans un hôpital de la ville de Boda, une cinquantaine d’enfants s’efforcent tant bien que mal de survivre à la malnutrition. Une partie du personnel de ces deux hôpitaux appartient à Médecin Sans Frontières (MSF). La crise qui touche les pays développés ayant drastiquement réduit l’activité dans les mines d’or et de diamants, les habitants de la région restent le ventre creux. Dans ce genre de situation, ce sont toujours les enfants qui souffrent le plus. Dans le nord du pays, près de la frontière avec le Tchad, des centaines de familles construisent des cahutes dans un camp de déplacés improvisé, afin de passer la saison des pluies. Elles ont dû abandonner leur village après que les forces armées centrafricaines (FACA) ont lancé des opérations pour arrêter les rebelles qui y font la loi depuis des années.

Cela n’a rien d’exceptionnel en République centrafricaine, pays oublié entouré d’Etats rendus tristement célèbres par les conflits incessants qui les secouent : le Tchad au nord, le Soudan à l’est, le Cameroun à l’ouest ; le Congo RDC au sud. De nouveaux fléaux frappent la RCA et ses 4,3 millions d’habitants (dont la moitié a moins de 18 ans) : la violence, les déplacements permanents de villages entiers, l’absence de système sanitaire et éducatif décent, la corruption qui règne dans toutes les strates de la société, les épidémies de paludisme et de maladie du sommeil (transmise par la mouche tsé-tsé), la malnutrition…Bref, une situation inextricable, jamais mentionnée dans les médias, dont le protagoniste principal fut Jean Bedel Bokassa – empereur de sinistre renommée, au pouvoir entre 1966 et 1979. Il a légué au pays un système corrompu et violent, consolidé au cours des décennies suivantes par des coups d’Etat successifs qui ont amenés au pouvoir des militaires en quête de fortune. De la colonisation française, il ne reste rien sinon la langue, quelques bâtiments qui tombent en ruine et les intérêts des entreprises hexagonales exportatrices de bois, d’uranium et de métaux précieux. Bangui, la capitale est à l’image de la Centrafrique d’aujourd’hui. A deux heures du matin, son minuscule aéroport évoque une gare routière désertée. Il ne sert à rien d’essayer de faire la queue devant le fonctionnaire en tenue camouflée chargé de vérifier les passeports : la centaine de voyageurs présents se ruent vers lui dans le but d’être les premiers à lui tendre leurs documents officiels. Pendant ce temps, les bagages s’amoncellent au bout d’un tapis roulant qui avance au rythme nonchalant de l’Afrique, avant de les laisser tomber sur le sol de ciment. Bangui « la Coquette » annonce un panneau à l’entrée de la ville. C’est le nom que lui ont donné les Français. On peut à peine le déchiffrer, car les rares réverbères qui fonctionnent encore sont équipés d’ampoules bien peu puissantes. A cette heure, les 400 000 habitants de Bangui dorment, et le seul bruit audible est celui des générateurs qui alimentent la ville en électricité, puisque son unique centrale ne fonctionne pas vingt-quatre sur vingt-quatre. Un bruit caractéristique de la nouvelle bande sonore des capitales des pays pauvres…

Batangafo décrite comme une ville, et il est vrai que près de 28 000 personnes y vivent, dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Elle ressemble toutefois plus à un terrain vague géant, sans électricité ni eau courante ni quoi que ce soit qui ressemble à une rue. Les huttes de pisé aux toits de chaume se succèdent, et des centaines d’enfants à moitié nus vous accueillent d’un sourire éclatant. Ce qui tient lieu d’aéroport fait penser à une route de campagne espagnole de quelques centaines de mètres : c’est tout juste assez pour permettre aux avions d’atterrir. Les seuls bâtiments qui ne sont pas faits de pisé sont la mairie, la sous-préfecture, les sièges de quelques ONG et, bien sûr l’hôpital, formé d’un ensemble de bâtisses construites dans les années 1930 et qui se sont détériorées faute de moyens suffisants versés par les autorités sanitaires. En 2006, la section espagnole de Médecins sans frontières était d’ailleurs chargée de la gestion du système de santé du pays.

Heurts avec les rebelles

Le service de pédiatrie est plein à craquer. Et cela alors que nous ne sommes qu’à la fin du mois d’avril : la saison des pluies, responsable de centaines de cas de paludisme, n’a pas encore commencé. Y sont hospitalisés 61 enfants, de quelques mois à 4 ans. Leurs pleurs sont en sourdine, comme s’ils n’étaient pas destinés à être entendus.

Qussi Dorkas à 29 ans. Elle est assise sur l’un des lits entassés dans le baraquement, un frêle bébé dans les bras. A ses côtés se trouve Justine, sa fille de 4 ans, qui tient dans ses bras un autre bébé. Il s’agit de Pamilla et Nguera, deux jumelles d’une dizaine de mois, qui ont été piquées, probablement la même nuit, par des anophèles. Elles ont le paludisme et sont hospitalisées depuis quatre jours, souffrant de fièvre et de diarrhées. On voit saillir de leurs bras squelettiques la perfusion par laquelle elles reçoivent leur traitement. « Je viens de Batangafo. Mon mari m’a abandonnée il y a quelques mois, explique la jeune femme. Il y a quelques jours, mes filles sont tombées malades et cette fois, je suis tout de suite venue à l’hôpital. Je n’ai pas envie de revivre ce que j’ai vécu il y a deux ans, lorsque mes jumeaux de 5 mois sont morts parce que j’avais attendu trop longtemps. »

Si, à partir de Batangafo, on roule deux heures sur la route de terre rouge, on arrive au village de Kabo, le dernier que l’on puisse atteindre en toute sécurité. A partir de là, et jusqu’à la frontière avec le Tchad, l’armée régulière et les rebelles se livrent d’incessants affrontements pour obtenir le contrôle de la zone. Selon le dernier compte-rendu du Bureau du représentant spécial du secrétaire général pour la protection des enfants dans les conflits armés, il y aurait en RCA plusieurs groupes rebelles contrôlant chacun une zone. Tous pratiquent l’enlèvement et le recrutement d’enfants soldats. Des années durant, l’Armée pour la restauration de la démocratie (APRD) fut le groupe le plus actif de la région de Kabo. Il est aujourd’hui en plein processus de désarmement et a libéré plus de cent enfants qui étaient retenus en otages depuis plusieurs années. Ils ont l’air si inoffensifs quand ils font s’arrêter les 4x4 des ONG, inspectent l’intérieur du véhicule et les invitent à continuer leur chemin après avoir levé une rudimentaire barrière en bois. L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), elle aussi en plein désarmement, a aujourd’hui pratiquement disparu de la circulation. Deux groupes demeurent en revanche très actifs : le FPR, un groupe de Tchadiens qui se comportent comme de véritables brigands et vivent en rackettant les véhicules qui croisent leur chemin ; et, surtout, les forces démocratiques populaires de Centrafrique (FDPC). C’est d’ailleurs ces dernières que vise l’offensive des FACA. Le 25 mars 2010, les guerilleros des FDPC ont pris en otage un groupe de représentants des Nations Unies venus négocier leur désarmement. Quelques jours plus tard, l’un d’eux était exécuté. Le conflit est monté d’un cran.

En avril, les FACA ont réuni les chefs des tribus de la région – de Kabo à la frontière tchadienne – pour leur annoncer une offensive en bonne et due forme. Quiconque resterait dans la région serait considéré comme un complice des FDPC. En l’espace de quelques semaines, la majorité des villages avaient été désertés. Entre 5 000 et 10 000 personnes avaient abandonné leur maison et fui précipitamment. L’histoire se répète. En 2008, pendant les affrontements les plus violents opposant l’armée régulière aux forces rebelles, près de 12 000 personnes avaient dû quitter leur village et passer plusieurs mois dans des camps de déplacés. Beaucoup n’ont jamais pu rentrer chez elles. Quand on arrive au camp, c’est l’étonnement. Le makoundi (chef du village de Bokayanga, à 14 kilomètres au nord de Kabo, explique qu’il est arrivé une semaine auparavant avec les quelque 1 000 habitants dont il a la charge, et qu’ils ont dû partir en hâte. « L’armée nous a dit un jour que nous devions quitter notre village sur le champ. Il est désormais désert et nous ne savons pas quand nous pourrons y retourner. Alors que ça faisait déjà des mois qu’on était obligé, chaque jour, de fuir dans les champs à cause des affrontements entre l’armée et les rebelles. » Augustine Dienba a 64 ans et 12 enfants. Son mari, agriculteur, est resté près du village où ils habitaient auparavant et se nourrit de manioc pour survivre. Il les rejoindra bientôt. Après avoir erré deux jours durant, ses enfants à ses côtés, Augustine est finalement arrivée dans ce camp le 17 avril. Elle a construit une cabane en bois. « Des mois difficiles nous attendent, explique-t-elle. Maintenant, on sait ce que c’est. On a déjà passé plus d’un an ici, en 2008. » Médecins sans frontières a donné deux kits de survie à Augustine et sa famille afin qu’ils puissent s’installer dans le camp. Chacun contient une grande bâche faisant office de toit, deux couvertures, deux moustiquaires, dix mètres de corde, une natte, un pain de savon, quatre assiettes, quatre verres, quatre fourchettes, quatre cuillères, un couteau, un bidon d’une capacité de vingt litres et un sac. C’est tout ce qu’ils possèdent. Mais ils sont convaincus que les Nations unies feront à un moment donné des distributions alimentaires. Le sud de la RCA a longtemps été une région riche. Cette région frontalière du Cameroun et du Congo regorge d’or et de diamants et exporte du bois vers les pays voisins. A 2àà kilomètres au sud de Bangui se trouve Boda qui, avec ses 25 000 habitants, est la ville la plus importante de la région. C’était auparavant une sorte d’îlot de prospérité au milieu de la pauvreté. Il y avait même l’électricité. Puis, l’Europe et les Etats-Unis sont entrés en récession, et le marché du diamant s’est effondré du jour au lendemain. Les prix ont non seulement diminué de plus de la moitié, mais la demande elle-même a baissé. La plupart des mines ont fermé, et elles qui fonctionnent encore aujourd’hui tournent au ralenti.

De minuscules diamants

Personne à Boda ne veut évoquer le sujet. Tout le monde sait que les diamants ont permis la création et le développement de la ville. Aujourd’hui, cependant, ils n’apportent même plus le pain quotidien. Des centaines de jeunes ayant abandonné l’école déambulent dans les rues, en quête de travail, et des familles entières sont durement touchées par la disparition de la poule aux œufs d’or. Les mines, à ciel ouvert, font penser à une immense flaque d’eau et de boue, où 200 ouvriers s’affairent tels des fourmis, déplaçant par pelletées la terre d’une flaque à une autre. Sur les hauteurs se trouve une espèce d’abri, une natte posée au sol, sur laquelle sont assis trois Arabes qui donnent des ordres aux surveillants. Le travail est dur. Très dur. Comme l’énorme trou de boue se trouve à une cinquantaine de mètres du lit du fleuve, de l’eau jaillit du sol à chaque pelletée. La réside la difficulté. Il faut délimiter des petites parcelles d’eau, à environ 5 mètres de profondeur, dans lesquelles on crible les pierres pour chercher les minuscules diamants. Samuel ne doit pas avoir plus de 15 ou 16 ans, bien qu’il affirme en avoir 18. Il vient de sortir de la mine et s’apprête à se reposer un peu. Seulement vêtu d’un maillot de bain moderne et moulant, il tend sa pelle à celui qui prend le relais. « Le travail est très dur mais au moins c’est un travail, et on est payé, affirme-t-il. Je ne peux venir ici qu’une semaine par mois au plus, et je gagne 1000 F CFA par jour (environ 10 euros par semaine). Cela me permet d’aider ma famille. Je ne sais pas à quoi ressemblent les diamants. Je n’en ai jamais vu. La plupart d’entre nous se contentent de creuser, sans s’arrêter. D’autres viennent ensuite, des personnes de confiance qui cherchent les diamants dans la zone délimitée. Quant à nous, nous creusons, nous nous reposons un peu et nous nous remettons au travail. Si nous nous arrêtons, nous sommes virés. Mais je peux m’estimer heureux : à chaque fois qu’ils m’embauchent, je gagne quelques milliers de francs. »

Javier Ayuso

 

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