Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 12:56

 

 

 

 

 

camp-refugies-HCR.jpg



RFI 31 Octobre 2012

 

Au Tchad, les travaux de la commission mixte Tchad-Centrafrique se sont achevés au soir de mardi 30 octobre par la signature de plusieurs accords. La Centrafrique, dont 30 000 ressortissants fuyant la guerre au nord de ce pays sont réfugiés au Tchad, estime qu'il est temps pour ses ressortissants d'envisager un retour.


Pour les autorités centrafricaines, la mise en oeuvre du programme de démobilisation et de réinsertion des anciens rebelles au nord du pays et la montée en puissance de l'armée centrafricaine sont des signaux pour envisager un retour de leurs ressortissants refugiés au sud du Tchad depuis 2003.


Selon le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Antoine Gambi, des missions iront dans les camps de réfugiés au Tchad pour persuader ces derniers de rentrer. « Les moyens sont mis à disposition pour que des missions gouvernementales puissent venir ici au Tchad sillonner les zones des sites où se trouvent ces compatriotes afin qu'ils puissent regagner le bercail. »


Son homologue tchadien Moussa Faki Mahamat prévient que tout se fera dans le respect du droit international humanitaire. « Les réfugiés retournent chez eux volontairement. Le Tchad ne les renvoie pas. La République centrafricaine ne les arrache pas. Donc, il n'y a pas d'inquiétude à se faire. C'est un processus. Je pense que les conditions sont réunies, et le retour sera volontaire et bien organisé. »


Une chose est sûre cependant : ce processus de retour prendra encore des mois, voire plusieurs années avant de se concrétiser.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 02:03

 

 

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010



Radio Okapi (Kinshasa) 24 Août 2012


Près de mille réfugiés centrafricains vivent, depuis près de cinq mois, dans des conditions difficiles dans le territoire de Bosobolo.


Une mission conjointe d'évaluation humanitaire inter-agence des Nations Unies à laquelle étaient associées les FARDC et la Commission nationale des refugiés l'a constaté, jeudi 23 août à Kanana, localité située à 6 kilomètres de Ngele au bord de la Rivière Ubangi.


Sur le plan humanitaire, la mission conjointe a noté que ces réfugiés manquent de tout. Des femmes accouchent sur des feuilles de bananiers. Les malades se font soigner avec des plantes, des racines et écorces d'arbres.


Deux enfants ont déjà perdu la vie, faute de médicaments. Le centre de santé le plus proche de leur site n'a ni médicaments ni matériels sanitaires.


Depuis cinq mois qu'ils ont fui leurs villages, il n'y a aucune réaction du côté de Bangui, ont-ils regretté, malgré des rapports envoyés dans leur pays. Devant cette indifférence, ces Centrafricains n'entendent plus retourner dans leur milieu d'origine.


D'autres Centrafricains qui ont fui des exactions de mêmes rebelles tchadiens sont regroupés dans deux autres villages de Bosobolo.


Selon Michel Ngbogozo, porte-parole de ces réfugiés, ils ont fui notamment Gbasili, leur village, suite aux attaques, les 22 mars et 8 mai derniers des rebelles tchadiens, très actifs dans leur région.


Ces rebelles ont volé et violé leurs femmes et jeunes filles. Une commerçante d'une soixantaine d'années, a indiqué la même source, a été violée, puis torturée alors qu'elle tentait de résister au pillage de ses marchandises.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 23:59

 

 

 

 

msf-RCA-1.jpg

Communiqué de presse MSF Centrafrique

10 Août 2012

Dans un petit village de République centrafricaine (RCA), Natacha, 11 ans, tousse et s'agite dans son lit d'hôpital. Assis auprès d'elle, ses parents sont inquiets. Un médecin et une infirmière de Médecins Sans Frontières s'apprêtent à administrer un traitement à cette enfant atteinte de la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine) - une maladie tropicale qui pénètre dans le liquide entourant le cerveau et, qui peut être mortelle si elle n'est pas rapidement soignée.

Natacha Minissale a commencé à présenter des symptômes il y a trois mois. Des groupes armés rôdaient alors dans la région, rendant tout déplacement risqué ; ses parents ont donc tardé à la faire soigner. Alors que l'état de la fillette empirait, ses parents ont été informés par le chef du village de la présence de médecins MSF dans la ville voisine de Mboki qui traitaient les personnes atteintes de la maladie du sommeil.

Nous avons décidé de prendre le risque et de faire le voyage, » raconte son père.

La maladie du sommeil se transmet par la mouche tsé-tsé, et touche principalement l'Afrique centrale. Dans les premiers stades de la maladie, les personnes se sentent fébriles, puis une fois que le parasite pénètre dans leur système nerveux central, les symptômes évoluent, les personnes deviennent confuses, perdent leur coordination et souffrent de troubles du sommeil et de la personnalité. Leurs facultés mentales se détériorent jusqu'à ce qu'elles sombrent dans le coma - le long sommeil qui donne son nom à la maladie.

En juillet, une équipe mobile de MSF est intervenue pendant 18 jours à Mboki, dans la région du Haut-Mbomou, fournissant aux populations un dépistage précoce et un traitement contre cette maladie. Une semaine avant le début de l'intervention, des agents de santé communautaires se sont rendus dans la région pour mener, avec l'aide des autorités locales, une campagne de sensibilisation à propos de cette maladie et informer les populations de la possibilité de se faire dépister et traiter gratuitement.

Depuis 2006, le suivi et le contrôle de la maladie du sommeil dans cette région particulièrement isolée du sud-est de la RCA ont été très difficiles en raison des fréquentes attaques perpétrées par le groupe rebelle ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Au cours des 18 jours passés à Mboki, le personnel de MSF a pu dépister 4 534 personnes. Parmi elles, 30 étaient des cas suspects et six ont été confirmés. Actuellement, le traitement le plus commun de la maladie est une combinaison de nifurtimox-éflornithine (NECT). Bien qu'il représente un progrès par rapport au traitement antérieur, ce traitement reste compliqué à administrer, car il nécessite de multiples injections ainsi qu'un suivi régulier des patients. Autant de choses qui sont souvent indisponibles en Afrique sub-saharienne.

Enceinte de quelques mois, Marie-Claire figure parmi les personnes qui ont été diagnostiquée à Mboki par MSF. Afin de protéger son enfant à naître de la toxicité des médicaments, elle devra attendre le deuxième trimestre de sa grossesse pour commencer le traitement. D'ici là, le personnel MSF basé dans le Haut-Mbomou devra la surveiller de près.

Pour l'instant elle est en bonne santé, mais la maladie du sommeil est une maladie chronique et on devra évaluer son état de santé chaque semaine, » explique Brian D'Cruz, médecin de l'équipe mobile MSF.

Marie-Claire a de la chance d'avoir pu être diagnostiquée avant que la maladie ne provoque des dommages permanents. Mais pour d'autres, le traitement arrive trop tard. La petite Natacha est quant à elle décédée deux jours après son arrivée à l'hôpital Mboki.

Les spécialistes de la maladie du sommeil à MSF sont déterminés à réduire les nombreux décès liés à cette maladie en Afrique centrale. Au cours des dix dernières années, le nombre de cas de maladie du sommeil a diminué et les traitements se sont améliorés. Un obstacle majeur à l'éradication de cette maladie reste le manque de tests rapides et de médicaments facilement administrables par voie orale, afin de pouvoir être utilisés dans des zones isolées. Aujourd'hui, alors que deux médicaments par voie orale sont en cours d'élaboration, les programmes nationaux de prise en charge de la maladie du sommeil manquent toujours de personnel et de fonds.

Tant que la maladie du sommeil n'est pas éradiquée, MSF continue de s'efforcer d'améliorer l'accès à des soins de qualité aux personnes souffrant de cette maladie négligée, et pourtant dévastatrice.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 18:15

 

 

 

Carte-Centrafrique-Tchad

RFI mercredi 08 août 2012

Le nord de la Centrafrique est la cible de mouvements rebelles qui sont à l’origine d'une forte insécurité. Courant juin, un groupe d’hommes armés se réclamant d’Abdoulaye Miskine a fait irruption dans le village de Maïdoukoulou, près de la frontière tchadienne, provoquant la fuite des populations vers le Tchad.

Maïdoukoulou, un petit village de quelques centaines d’âmes, se trouve au bord d’une piste venant du fleuve qui sert de frontière naturelle entre le Tchad et la Centrafrique. A l’entrée du village, des maisons en tôle inoccupées. Ce sont des logements des travailleurs humanitaires, aujourd’hui repliés à Markounda, à cent kilomètres plus loin, explique un jeune portant un tee-shirt, aux couleurs de l’opération « désarmement, démobilisation et réinsertion des anciens rebelles centrafricains ».

Au milieu du village, assis à l’ombre d’une case, un groupe de femmes se souvient de ce jour de juin, quand un groupe d’hommes armés a fait irruption dans le village. « C’était un jeudi. Ils sont arrivés par cette route. Leurs armes faisaient peur. On ne pouvait même pas se retourner. On a couru pour traverser le fleuve en direction du Tchad. C’était vraiment terrible. »

Après quelques semaines, du côté du Tchad, certaines familles ont pu rentrer. D’autres ont été transportées dans les camps de réfugiés au Tchad par le HCR, le Haut-commissariat aux réfugiés. Mais à Maïdoukoulou, la plupart des habitants n’ont pas pu faire les travaux champêtres. « Nous avons du retard. Nous croyons que, ici ou plus loin, on en arrive à la famine. Comme nous n’avons pas eu le temps de travailler normalement les champs, ça va encore causer d’énormes dégâts sur la population ».

Assis devant leur case, un homme et sa femme fixent le drapeau centrafricain planté au milieu du village. Quand on leur demande ce qu’ils désirent le plus, ils répondent ceci : « Nous voulons un détachement de l’armée ici pour nous protéger. Nous sommes fatigués ! Vraiment fatigués de fuir tout le temps ! »

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 18:50

 

 

 

 

camp-refugies-centrafricains.jpg

 

 

mardi 17 juillet 2012 - (Xinhua) — Pour assurer la protection internationale et l’assistance à quelques 5.000 nouveaux réfugiés ayant fui la République centrafricaine (RCA) et trouvé asile au Tchad, le gouvernement tchadien à travers la Commission nationale pour la réinsertion des réfugiés et des rapatriés (CNARR), les autorités locales et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) s’emploient sans relâche depuis le mois de juin 2012, a déclaré lundi à Xinhua Victorien Ndakass, chargé de la communication du HCR au Tchad.

"D’après les informations recueillies auprès des autorités tchadiennes et centrafricaines, ainsi qu’auprès de nos collègues du HCR à Paoua en RCA, des groupes armés se déplacent de villages en villages centrafricains le long de la frontière d’avec le Tchad ", a précisé M. Ndakass Victorien pour expliquer les raisons de ce nouvel afflux.

"En plus de ces informations, il ressort des entretiens réalisés avec ces personnes elles-mêmes que les motifs ayant occasionné leur départ de leurs villages d’origine en RCA sont liés à la présence et aux mouvements des groupes armés dont le nombre varierait de 300 à 400 hommes. Aucun affrontement entre les différents groupes armés n’ait été rapporté, mais ces populations, craignant des affrontements entre les forces armées centrafricaines (FACA) et ces groupes armés non identifiés comme ce fut le cas par le passé, ont préféré trouvé asile chez leurs frères et soeurs tchadiens", a-t-il ajouté.

Ces populations civiles qui ont fui se sont installées dans les villages tchadiens frontaliers avec la RCA. Selon le HCR, il existe des liens linguistiques et sociologiques entrent ces populations centrafricaines et leurs hôtes tchadiens. Au sein de ces populations centrafricaines nouvellement arrivées, il a été relevé que d’anciens réfugiés de certains camps ayant regagné spontanément leurs villages d’origine, en font partie.

A la date du 12 juillet 2012, huit convois de 479 ménages totalisant 1.462 personnes de ces nouveaux arrivés ont été transférés des villages d’accueil vers le camp de Gondje, selon M. Ndakass.

Ce nouvel afflux s’ajoute aux 328.405 réfugiés accueillis au Tchad : 265.000 Soudanais originaires du Darfour vivant dans 12 camps établis entre janvier 2004 et mai 2005 à une moyenne de 60 kilomètres de la frontière tchado-soudanaise et de 63 au Sud et au Sud Est du pays. A ce chiffre s’ajoutent également 500 réfugiés urbains installés principalement à N’Djaména, la capitale.

 

NDLR : Pendant que la bozizie se débat avec ses contradictions et tentatives de révolution de palais autour de Ndoutingaï et Findiro, une tragédie humanitaire se déroule dans l’arrière-pays aux confins du Tchad voisin, dans la plus grande indifférence des pseudos autorités de Bangui manifestement de plus en plus dépassées par les événements.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 02:17

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bambari : Les réfugiés soudanais disent souffrir de stigmatisation et de discrimination

un-camp-des-refugies-soudanais-hcr.jpg

 

Bambari, 13 juillet 2012 (RJDH) – Les réfugiés soudanais, basés dans la commune de Pladama-Ouaka, à dix kilomètres de la ville de Bambari  (centre-est), se plaignent d’être stigmatisés et de faire l’objet de discrimination de la part de la population locale.

« Nous vivons au quotidien en dispute avec la population locale. Cette dernière nous traite comme des étrangers. Certaines personnes refusent de nous céder les parcelles pour qu’on puisse y cultiver », a fait savoir le porte-parole des réfugiés, Mahamat  Hissène.

Pour ceux qui pratiquent les petits commerces, poursuit la même source, ils ont des taxes à verser à la population autochtone qui se dit propriétaires des places sur le marché. « Parfois ces personnes interdisent aux réfugiés de vendre à leur place habituelle ».

Pour arriver au camp des réfugiés, trois barrières érigées par les forces de l’ordre doivent être franchies. « À chaque barrière, les réfugiés doivent verser une somme de 500 FCFA pour la formalité », a ajouté le porte-parole.

Une équipe du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les  réfugiés (HCR) et le comité national des réfugiés soudanais basés dans la commune de  Pladama-Ouaka ont tenu une réunion de sensibilisation, le  jeudi 12 juillet,  avec les autorités politiques  de  la sous-préfecture de Bambari sur la question de la protection internationale et la loi portant sur le statut des réfugiés.

Au total, 2000 réfugiés soudanais sont basés dans la commune de Pladama-Ouaka, depuis 2010.

Bria : Un adolescent de 14 ans emporté par un crocodile

Bria, 13 juillet 2012 (RJDH) – Un jeune Peulh  âgé de 14 ans  a été  emporté par un crocodile, le jeudi 12 juillet, alors qu’il était en train de faire la lessive, dans la rivière Lakoto, à Bria (centre est). Son corps n’a pas encore été retrouvé.

« Mon enfant était parti faire la lessive, accompagné de son frère ainé. Je suis surpris de cette triste nouvelle de la disparition de mon fils. C’est incroyable », a déploré Oumarou-Amadou Yaloué, père de la victime.

« C’est depuis presqu‘un an que cette bête féroce menace la population. Il y a eu deux victimes jusqu’ici. En août 2011, un mécanicien a été tué et une partie de ses membres a été dévorée par l’animal, la deuxième victime est cet enfant qui n’a pas encore été retrouvé », a précisé le chef du quartier, Gogolo Hamath

Le commandant de la  gendarmerie et quatre agents des eaux et forêt se sont rendus sur les lieux du drame pour établir les constats d’usage. « Le crocodile n’est pas stable, ce qui nous empêche de pouvoir l’abattre »,  a fait savoir Gogolo Hamath.

 

Nola : Mission de travail sur l’alphabétisation

Nola, 13 juillet 2012 (RJDH) – Le chef de secteur d’alphabétisation de la préfecture de la Sangha-Mbaéré (sud-ouest) a effectué une mission de travail dans  les communes de Bélamboké et de Béya, dans le cadre de l’alphabétisation des personnes adultes

Selon Eric Youkondji, cette mission s’inscrit dans le cadre  de la stratégie de  réduction du taux d’analphabétisme en vue de multiplier les centres d’alphabétisation.

« Cette occasion nous a permis de faire le suivi pédagogique et de donner des conseils techniques aux animateurs de la commune de Bélamboké. À Béya, nous avons également procédé à l’ouverture officielle d’un centre d’alphabétisation », a précisé le chef de mission.

Pour l’année académique 2010-2011, cinq adultes, dont une femme, ont reçu leur diplôme de certificat d’études fondamental 1.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:51

 

 

 

 

 

 

http://www.acted.org   

Entre urgence et développement - Alors qu’une stabilisation fragile se poursuit dans l’ouest de la République Centrafricaine (RCA), la situation humanitaire dans l’est du pays reste problématique. Des affrontements persistent entre groupes armés dans le nord. Les grandes villes du sud-est connaissent une croissance démographique importante du fait de déplacements massifs survenus à la suite d’attaques de la Lord’s Resistance Army (LRA). En 2011, ACTED s’est concentrée sur le soutien aux dynamiques de développement à l’ouest et au nord, sur la réponse à l’urgence dans l’est du pays notamment en eau, hygiène et assainissement (EHA) et en sécurité alimentaire, ainsi que le désenclavement des « zones oubliées ».

Répondre aux besoins en eau potable et en assainissement pour limiter les risques sanitaires

 rca1-puits-d-eau-potable-ACTED.jpg

La RCA est un pays hautement vulnérable dont plus de 86% des habitants souffrent de pauvreté multidimensionnelle. En particulier, le pays présente un taux de couverture en eau et assainissement très faible. Selon les résultats de l’enquête Analyse Globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire en RCA (2009), 51,2% des ménages ont accès à une source d’eau potable et 5% possèdent une latrine familiale. Dans le nord-ouest, après des années d’insécurité et d’enclavement, la situation est actuellement stabilisée. Cependant, ces communautés, qui ont longtemps vécu en autarcie, sont désormais dénuées d’infrastructures communautaires. Ainsi, beaucoup de villageois n’ont pas accès à l’eau potable et s’approvisionnent le plus souvent dans des marigots ou des rivières. Dans le sud-est, à la suite d’attaques de la LRA, la densité de la population a fortement augmenté dans les grandes villes de la préfecture du Haut Mbomou, provoquant une détérioration de la fourniture des services de base et des standards SPHERE en termes d’EHA. Face à ces enjeux, ACTED a développé de nombreux projets visant à améliorer l’accès à l’eau potable et l’assainissement pour les populations vulnérables de ces deux zones. Au total, en 2011, ce sont 21 lavoirs, 27 puits et 400 latrines familiales qui ont été construits/réhabilités et 4000 personnes sensibilisées aux bonnes pratiques EHA.

Assurer la sécurité alimentaire : un enjeu de relèvement durable

maraichage-en-RCA-a-Zemio-planche_de_laitue.jpg

 

Plus des deux tiers des Centrafricains, dont les trois quarts habitent en zone rurale avec comme principale source de revenu l’agriculture, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les échanges commerciaux internationaux et domestiques sont faibles de par l’obsolescence des infrastructures de marché, et l’enclavement du pays rend particulièrement difficile l’accès aux biens de première nécessité. Le Haut Mbomou est la sous-préfecture la plus à l’est de la RCA, à la frontière de la RDC et du Soudan, peuplée de 60 000 autochtones pratiquant essentiellement une agriculture de subsistance (manioc, arachide, riz). L’éloignement de la capitale et les difficultés d’accès entravent l’écoulement des produits agricoles et font de cette préfecture une zone déstructurée sur le plan organisationnel et productif. De plus, les importants déplacements résultant des attaques de la LRA ont accru la vulnérabilité des populations et l’insécurité alimentaire. Pour remédier à cela, ACTED a mis en place plusieurs programmes visant à renforcer la sécurité alimentaire sur la zone. L’ONG a ainsi soutenu 55 groupements maraîchers à travers des formations, un accompagnement et des dotations en kits d’outils agricoles et semences. ACTED a également mis en place des activités d’appui à l’élevage visant la protection du bétail avec notamment l’organisation d’une campagne de vaccination et la formation d’auxiliaires vétérinaires.

Le bétail capital à protéger

http://www.acted.org   20 Avril 2012

 

deparasitage_externe_des_caprins_-_visite_a_domicile_des_au.jpg

                                          déparasitage de caprins à Zémio

 

En réponse à la crise sanitaire des cheptels dans le sud-est de la République Centrafricaine (RCA), les acteurs humanitaires mettent en place des interventions visant à protéger le bétail. 

« Des amis m’ont dit que la ville de Zémio offrait des pâturages riches pour les bœufs et je cherchais une ville sécurisée pour ma famille ». Egui, auxiliaire vétérinaire à Zémio, marié et père de 16 enfants, est issu d’une famille peuhle. Il a quitté Yaloké dans le sud-ouest de la RCA pour se rendre à Zémio (dans le Haut Mbomou) en 1992. Cependant l’absence d’infrastructures de base, de personnel formé et de protections des cultures a favorisé la propagation de maladies bactériennes. Egui a ainsi perdu une grande partie de son bétail et donc de son capital.

Une épidémie meurtrière

Début 2011, la préfecture du Haut Mbomou a connu une épidémie qui a ravagé la quasi-totalité des petits bétails de la zone (caprins et ovins). Si, au niveau national, une campagne de vaccination a été mise en place, celle-ci n’a pas atteint le sud-est de la RCA en raison de troubles de sécurité. ACTED, présent dans cette zone depuis 2008, a donc lancé une vaste campagne de vaccination et de déparasitage dans les villes de Zémio et Djémaf, avec le soutien financier du Service d’aide humanitaire de la Commission européenne. Cette campagne, réalisée par neuf auxiliaires vétérinaires formés par ACTED en collaboration avec l’Agence nationale de développement et de l’élevage, favorise le transfert des connaissances et le renforcement des capacités au niveau local. Au total, ce sont 1222 chèvres, 188 moutons, 6256 volailles et 439 porcins qui ont ainsi été vaccinés et déparasités.

Quand Egui a entendu dire qu’ACTED cherchait des personnes volontaires pour une formation vétérinaire, il s’est tout de suite porté volontaire. « J’ai appris énormément grâce à la formation dispensée par ACTED. Je peux maintenant procéder à un déparasitage, vacciner des animaux et traiter des maladies courantes. Ces connaissances resteront gravées et je compte bien les transmettre aux membres de ma communauté afin de protéger notre bétail. »

Cette activité d’appui à l’élevage a un impact positif puisque, jusqu'à présent, aucun cas de maladie virale chez le petit bétail n’a été détecté à Zémio et dans les environs. « Cela permet non seulement de protéger le bétail, » confie Egui, « mais favorise également la reproduction animale, et renforce donc le capital des familles, notamment des déplacés internes et des Peulhs ».

Cette activité est également une source de revenu additionnel pour les auxiliaires vétérinaires. « Avec la rémunération de mes services, j’ai gagné 25 000 FCFA (40 Euros) que j’investis dans la production de pierre à lécher, ce qui me permettra de compléter mon revenu. Si j’en ai la possibilité, j’aimerais ensuite ouvrir une pharmacie vétérinaire à Zémio ».

Le maraîchage : une source de revenus et de diversification alimentaire pour les populations vulnérables

http://www.acted.org   04 Juin 2012

Il est 16h à Zémio quand notre équipe arrive sur la parcelle maraichère du groupement « Tenons la main ». Nous rencontrons, en train d’effectuer l’arrosage quotidien, la présidente du groupement, Georgette Daoua, 40 ans, mariée et mère de 6 enfants, qui nous accueille avec enthousiasme fière de montrer le fruit du travail de son groupement.

Avant l’arrivée d’ACTED, Georgette faisait du petit commerce. Elle dirige maintenant un groupement de 15 ménages dont 6 composés de femmes seules. Dans le cadre d’un projet visant à renforcer la sécurité alimentaire des populations vulnérables déplacées, réfugiées, et hôtes, ACTED, en partenariat avec ECHO, soutien 660 ménages dans la production maraichère des communes de Zémio, Mboki et Djémah.

Pour Georgette, le maraîchage n’est pas une activité nouvelle puisqu’elle a commencé à semer les premières graines avec ACTED en 2010. Cependant l’assimilation des techniques de maraîchage et la mobilisation des membres du groupement est un processus qui a pris du temps. « Au début j’avais de grandes difficultés à faire participer les membres du groupement à l’arrosage quotidien des planches mais maintenant tout le monde s’y met ! »

« Les tomates, la laitue, le gombo et les oignons se vendent bien sur le marché, raconte Georgette. Nous estimons gagner encore 300 000 FCA avec la vente du reste de la production (450 euros environ)». Grace à la mobilisation et l’investissement de tous, la vente de la première partie des récoltes a déjà rapporté 70 500 FCFA (soit environ 100 euros).

L’activité de maraîchage a également eu un impact positif sur les modes de consommation des membres du groupement. « On a maintenant la possibilité de manger des aliments frais en saison sèche comme le gombo ou encore la laitue», s’enthousiasme Georgette.

Avant de partir nous l’interrogeons sur ses perspectives après la fin du projet ACTED. « La formation d’ ACTED en techniques maraichères, production de semences et gestion d’un groupement, m’a permis d’acquérir les compétences suffisantes pour continuer de manière autonome et lancer la prochaine campagne maraichère sans aide extérieure ».

Réhabilitation d’infrastructures communautaires pour le désenclavement et la redynamisation économique

Les années de crise qui ont affecté la République Centrafricaine ont fortement détérioré les infrastructures communautaires du pays, principalement les routes. Le désenclavement des zones rurales reste donc une des principales préoccupations d’ACTED. Depuis la fin de l’année 2010, ACTED concentre ainsi sa stratégie sur la redynamisation économique et la réhabilitation de routes et d’infrastructures de base, afin de faciliter l’accès humanitaire, le désenclavement des communautés et de fournir des réponses rapides aux mouvements de populations. ACTED a mis en œuvre de nombreux programmes de construction et de réhabilitation d’infrastructures de base : routes, ponts, ouvrages de franchissement, bacs et écoles, visant à développer les opportunités de relance économique des territoires les plus enclavés et à rétablir la circulation sur les principaux axes routiers endommagés. En 2011, ACTED a ainsi réhabilité 145 kilomètres de routes (axe Bozoum-Bossangoa), construit et réhabilité 17 ponts, 60 ouvrages de franchissement et l’accès à deux bacs. La circulation a notamment pu être rétablie entre Bangassou et Obo, axe routier d’une longueur de 512 kilomètres. En parallèle, plus de 50 écoles ont été construites ou réhabilitées et équipées de puits et de latrines dans le sud-ouest.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:45

 

 

 

Il faut s'arrêter parfois pour dire un grand merci et bravo à ces humanitaires et différentes associations qui oeuvrent en RCA pour permettre à l'homme centrafricain de garder un minimum d'humanité et d'honneur. L'exemple d'ACTED qui a réhabilité le pont de Kouki est à saluer car pendant ce temps, le milliardaire de Boy-Rabe pavane dans Bangui avec sa limousine dont le coût aurait pu permettre la réhabilitation sans doute de plusieurs ponts comme celui de Kouki par ACTED.

Rédaction C.A.P

 

 

 

pont-de-Kouki-avant.jpg

                                 pont de Kouki (Ouham) avant les travaux de réhabilitation

 

 

 

 

pont-rehabilite-a-Kouki.JPG

                                                  le même pont réhabilité par ACTED 

 

Kouki, village d’environ 2000 habitants, situé dans la Préfecture de l’Ouham au nord-est de la Centrafrique, est traversé par la rivière Viba qui le divise en deux (le village d’un côté et les champs de l’autre). Jusqu’à la dernière saison des pluies, le principal moyen de communication entre les deux rives était un pont semi-permanent.

Les violentes précipitations de la saison des pluies ont sérieusement endommagé le pont de Kouki, fait de bois et de lianes. Ceci a sensiblement compliqué le transport des personnes et des marchandises vers le marché hebdomadaire de Kouki. Aussi, les habitants de Kouki étaient eux-mêmes isolés des communautés environnantes. Afin d’acheminer la production du village sur les marchés voisins, principalement le coton, le mil et le sorgho, les habitants étaient obligés de faire un détour de 22 kilomètres, un trajet de 3 heures.

En l’espace de 2 mois, ACTED a réhabilité le pont, maintenant construit en béton armé, assurant ainsi un accès durable à Kouki. Ce projet a été réalisé grâce au Fonds humanitaire commun administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La réhabilitation de ce pont va permettre de désenclaver Kouki, favorisant à la fois ses ventes agricoles ainsi que la fréquentation de son marché hebdomadaire par les populations des villages voisins. En outre, ce pont permettra également aux agences et organisations humanitaires d’accéder plus facilement à cette zone et d‘y répondre aux besoins des populations.

http://www.acted.org/fr/desenclavement-de-kouki

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 23:53

 

 

 

enfantsmalnutris23.jpg

Bangui : RJDH-RCAle 17 juin 2012

« Le bureau de Genève invite les structures humanitaires présentes en République centrafricaine de prendre leurs responsabilités en faisant des propositions concrètes sur la situation humanitaire dans le Nord-est», a déclaré Jens Laerke, porte-parole et agent d’information publique du siège de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) basé à Genève en Suisse.

Joint par le RJDH le samedi 16 juin depuis Genève, Jens Laerke a précisé que le rôle  du siège est d’appuyer les  bureaux installés dans les différents pays du monde afin de porter assistance aux populations en détresse. Toutefois, les structures humanitaires présentes sur le terrain doivent prendre des initiatives dans des situations d’urgence.

Le porte-parole d’OCHA confirme que le bureau de Genève est informé de la crise alimentaire qui sévit dans le Nord-est de la République centrafricaine depuis un mois, avec près de 45 000 personnes affectées.

A Bangui, une source proche du Programme alimentaire mondial à Bangui a annoncé que des interventions sont en vue, en faveur de la population de la préfecture de la Vakaga. « Nous avons fait une évaluation rapide des besoins  et nous sommes en  pourparler  avec OCHA pour une intervention rapide », a indiqué la même source.

Il est à signaler que les populations du Nord-est de la République centrafricaine connaissent une crise alimentaire depuis un mois. Le monde humanitaire évoque des « contraintes sécuritaires et logistiques » qui freinent encore les interventions.

Le coordonnateur humanitaire par intérim, le Dr Zakaria Maïga, vient de lancer un appel à l’endroit de la communauté internationale pour que des fonds soient mobilisés pour permettre de sauver les populations affectées par cette crise alimentaire.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 01:29

 

 

 

 

ACF-4_pics_809.jpg

 

Vendredi, 15 Juin 2012 14:55

La planète terre célèbre la Journée Mondiale de Lutte Contre la Faim ce 15 juin au moment où plus de 5 des 16 préfectures de la République Centrafricaine sont profondément touchées par la famine.

Depuis plus d’un demi-siècle, manger à sa faim est un véritable combat pour bon nombre de centrafricains. Le plus souvent maigres de tailles, les centrafricains sont encore au stade ou l’on ne peut que s’imaginer les mets délicieux ou un embonpoint. Ainsi à l’occasion de la Célébration de La Journée Mondiale de lutte Contre la Faim, Radio Ndeke Luka lance le projecteur sur ce phénomène très actuel en RCA.

Entre temps, les villes centrafricaines les plus vulnérables étaient Berberati, Carnot et Nola. S’y sont ajoutées Bambari, Bangassou et Ndélé selon le rapport 2010 des Médecins Sans Frontières. Après avoir sonné l’alarme, la famine est devenue une préoccupation pressente de certaines ONG dont l’Action Contre la Faim (ACF), et Médecins Sans Frontières (MSF) installées dans les zones touchées, afin de fournir et soigner les populations touchées par cette puissante pandémie. Très librement, la famine prend de l’ampleur avec les problèmes d’insécurité et des flambées de prix des produits vivriers que connaît le pays.

Radio Ndeke Luka qui a fait le tour de quelques préfectures centrafricaines ce 15 juin 2012 sur la question a pu constater que la faim affecte actuellement les populations de Birao et de Bria. A Radio Ndeke Luka, une source de la direction régionale des affaires sociales numéro 5, a indiqué qu’  «  environ 9456 personnes déplacées internes sont concentrées à Bria. La majorité d’entres elles sont confrontées à la faim et se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire ». La source ajoute qu’aujourd’hui à Bria, les familles nombreuses ne peuvent se contenter que d’un plat par jour malgré l’appui en vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM). En plus pour manger, des foules affamées doivent attendre durant des jours sous la canicule avant de recevoir la manne du PAM.

Ce crie d’alarme à la famine met carrément la République Centrafricaine en déphasage avec les objectifs du millénaire relative à la réduction de la pauvreté et bien entendu la faim. Avec tous les problèmes auxquels  le Gouvernement centrafricain doit faire face, nul ne peut espérer une solution immédiate. Ce problème sensible semble représenter pour les autorités centrafricaines un lourd fardeau que seules les ONG humanitaires peuvent efficacement aider à porter.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire