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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 02:35

 

 

Bevarrah LALA

 

 

Quand le KNK, association des malfaiteurs et des amuseurs de la république, claironne après l'amendement de la constitution que 50.000 personnes ont marché...

 

 

En ce moment, tout le monde parle seulement des élections de 2010 en République Centrafricaine; je pense qu'il est judicieux de faire un flash-back pour un diagnostic afin d'éviter toute erreur. Une question s'impose: peut-on dire que Bozizé était élu sur sa profession de foi à l’élection présidentielle de 2005 face à Martin Ziguélé ? Non, le premier avait une profession de foi niaise, dépourvue d’éléments consistants, tandis que le deuxième avait un projet de société consistant et ambitieux. Il l'a battu, mais la tendance à l'époque  étant la mise en veilleuse du retour en force démocratique du MLPC, Bozizé était alors déclaré « élu Président de la République Centrafricaine », sans un programme sérieux de développement comme il était arrivé le 15 Mars 2003.

N'ayant pas l'ambition de se battre pour ramener la concorde nationale et chercher à sortir son pays du marasme économique , la plus part du temps , il fait ses affaires sur le dos de l'Etat Centrafricain (lire dans mon livre p. 146 : Bozizé et son Ministre des mines Sylvain Ndoutingaï arrêtés par la police allemande.) et paie plus ou moins les salaire aux fonctionnaires au regard des arriérés de soldes sous le Président Kolingba  et Patassé  stockés. Le tout est fait pour jeter de la poudre aux yeux de la population afin qu'elle ne se rende pas compte de la gabegie. Avec une telle situation de survie, la Centrafrique ne pourra pas s'en sortir ni s'épanouir. La profession de foi de Bozizé étant médiocre, résultante de la crise quasi-générale en Centrafrique; lui faire un lit, c'est l'enlisement de la RCA. Je vous convie à prendre connaissance de sa soi-disant profession de foi qui a plongé le pays dans la médiocrité.

Extraits du livre page 146

4-e) BOZIZE et son Ministre des mines Sylvain NDOUTINGAÏ

arrêtés par la police Allemande

 

        Je passe à l’avant dernier cas de médiocrité du général BOZIZE. Président de la République, ça ne lui suffit pas. Il occupe aussi tous les portefeuilles clés personnellement ou par le biais de ses proches parents. Lui-même, s’est nommé Ministre de la défense nationale des anciens combattants, des victimes de guerre, du désarmement et de restructuration de l’armée. Il sortait souvent nuitamment de la République Centrafricaine pour aller écouler ses lots de diamants en Afrique du Sud, Europe et au Moyen-Orient avec son neveu Sylvain NDOUTINGAÏ Ministre des mines. Il faisait tous ces déplacements en jet privé de Jean-Pierre BEMBA qui connait très bien les marchés des diamants de guerre. On ne sait pas comment cela a tourné une nuit en Allemagne en juin 2004. Le Président BOZIZE et son neveu Ministres des mines NDOUTINGAÏ étaient arrêtés par la Police allemande à l’aéroport de DÜSSELDORF avec leurs marchandises. Dans leur détention au poste de police à l’aéroport qui avait duré plus de 5H00, le général BOZIZE avait dit aux policiers qu’ils n’avaient pas le droit le détenir parce qu’il est le Président de la République Centrafricaine. Mais l’acte qu’il a posé n’étant pas digne d’un Chef d’État, les policiers Allemands lui avaient répliqué en disant qu’il n’est qu’un trafiquant et qu’il n’a qu’à fermer sa gueule; aucun président d’un pays, digne de ce nom ne peut agir de telle sorte! Ses pairs alertés étaient intervenus auprès des autorités allemandes pour le relaxer avec son neveu.

        Vous voyez comment le général BOZIZE fait la honte aux Centrafricains et aux chefs d’États Africains? Je laisse à votre appréciation. Je reviens sur la question de l’entente cardiale entre Jean-Pierre BEMBA et le général François BOZIZE qui utilise son jet privé pour faire ses marchés nocturnes de diamants et or. Comme j’ai évoqué au Chapitre précédent que le général BOZIZE et Jean-Pierre BEMBA se sont lié l’amitié lors de l’intervention de ses troupes à Bangui au lendemain du coup d’État avorté du général André KOLIMGBA contre le Président PATASSE. Souvenez-vous, le général BOZIZE était en ce moment là, le Chef d’état major des forces armées Centrafricaines; c’est lui qui après avoir dérobé les dame jeannes de diamants chez le Président KOLINGBA à MBOKO et a laissé se servir à volonté les hommes de BEMBA, puis il avait plastiqué par la suite la résidence. Leur entente cordiale a pris source là.

        Mais quand le général BOZIZE était parti en exil au Tchad et avait commencé à faire des incursions en Centrafrique avec ses hommes armées ; le Président PATASSE, soucieux de la sécurité nationale avait fait appel sans le savoir à Jean-Pierre BEMBA en vue d’appuyer l’armée Centrafricaine à bouter dehors le général BOZIZE et ses hommes. Par contre, au nom de leur amitié scellée, les deux Chefs rebelles (BOZIZE et BEMBA) s’entendaient très bien sur le dos du Président PATASSE. Ainsi pendant tout le temps que le conflit avait duré, il n’y avait jamais eu un seul affrontement entre les hommes. (fin de citation)

Comme je lai dit précédemment, malgré tout, François Bozizé était passé aux commandes de la RCA bras balants comme il avait  débarqué à Bangui le 15 mars 2003. Les cinq (5) + (2)ans sont passés, on le connait dans ses micmacs, ses résultats sont là; de la rébellion à la prise du pouvoir, ses méthodes n'ont pas changé d'un cran. Il enfonce et continue à enfoncer d'avantage le pays dans l'insécurité, le banditisme, le voyoutisme  et la misère. Bozizé n'est pas sincère dans ses engagements, ses pairs et ses proches lui tournent le dos un à un faisant un vide autour de lui. L'assurance de manipulation des résultats des urnes en sa faveur, quand les gens le croyaient capable à remettre de l'ordre au désordre qu'il avait créé lui même lors de sa rébellion, cette assurance, il ne l'a plus pour l'élection présidentielle de 2010. Il est aux abois, prend la tête de la marche de soutien de KNK à son texte (amendement de la constitution) dans la ville de Bangui et autres.                                                                                                                                             

En voulant rester coûte que coûte au pouvoir pour se protéger contre le CPI (cour pénale internationale) et aussi pour faire ses propres affaires, il a fait amender la constitution pour rester à la tête du pays autant qu'il veut. Mais comme l'amendement et l'adoption ont soulevé un tollé général au plan national, et international, l'association des malfaiteurs et des amuseurs de la République, KNK avait créé un folklore autour pour faire croire (jeter de la poudre aux yeux) au BINUCA, l'UE, l’Ambassade de France et autres que la population de Bangui  avait marché volontairement pour exprimer leur soutien/ enthousiasme au maintien du général Bozizé au pouvoir. Non, personne n’est dupe! Mais une question s'impose: si une telle manifestation était « volontaire et spontanée » pourquoi les autres villes de province de Centrafrique n'ont-elles pas organisé simultanément la marche avec Bangui? Est-ce parce qu'elles sont des villes de province qui n'abritent pas les représentations diplomatiques pour leur faire un simulacre de parade (mascarade de soutien) au régime moribond de Bangui ?

Ce qu'il faut faire comprendre à ces Amuseurs de la République est que : Bangui la capitale de la Centrafrique n'est qu'une commune de l'OMBELA M'POKO(Préfecture) qui a environ 900.000 habitants. Elle fait partie intégrante de la République Centrafricaine et non un  Etat autonome dans un autre tel que le VATICAN dans l'ITALIE ou encore LESOTHO, Etat tampon dans l'AFRIQUE DU SUD.

Cependant, quand le KNK claironne: « 50.000 personnes-banguissoises ont marché pour leur adhésion à l’amendement de la constitution pour le maintien de Bozizé au pouvoir, c'est vraiment  une « gnognotte » car les 50.000 banguisois en question ne représentent  pas l’adhésion de la majorité des Centrafricains des 16 Préfectures de la RCA. Au contraire, elles attendent à pieds joints le départ de François Bozizé du pouvoir le 11 juin 2010, tel que prévu pour fêter, jouir de la paix. Ainsi il n'est pas question de faire un lit à Bozizé pour prolonger la crise en Centrafrique.

Dr  Bévarrah  Lala

 

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