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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 03:42

 

 

Boz et Itno

 

Bozizé ne sait vraiment plus où donner de la tête. Partout où il passe, la presse ne le lâche plus depuis la mystérieuse disparition de son ancien ministre d’Etat le colonel Charles Massi. C’est ainsi que l’interview qu’il a accordée au journaliste de Radio France Internationale Christophe Boisbouvier qui ne pouvait pas ne pas l’interroger sur cette affaire, Bozizé a osé qualifier de « suppositions » les propos du président tchadien dans sa dernière interview avec François Soudan de Jeune Afrique.

Celui-ci lui posait aussi la même question sur ses éventuelles responsabilités dans la disparition de Charles Massi, puisque son point de départ avant qu’il ne donne plus signe de vie fut le Tchad. Idriss Déby a répondu que lors du sommet de la CEMAC en janvier dernier à Bangui, à sa demande, Bozizé avait déclaré devant les chefs d’Etat pendant leur réunion à huis clos, que Charles Massi a été tué lors d’un accrochage avec les Faca. Récemment, le porte parole de Bozizé, Fidèle Gouandjika avait aussi accusé sur RFI, Idriss Déby de ne pas savoir distinguer entre l’auxiliaire être au présent et le même formulé au conditionnel.  

Cette fois-ci, acculé par les questions de Christophe Boisbouvier, Bozizé a été contraint d’admettre que Charles Massi avait sans doute été tué au cours des combats dans le maquis parce qu’il a choisi la Kalachnikov. Jusqu’ici, Bozizé avait toujours fait le zouave affirmant avec beaucoup de mépris et de désinvolture tantôt, qu’il ne sait rien du sort de Massi, tantôt que son épouse aille chercher son mari là où il est dans le maquis etc…

Une chose est sûre, Bozizé ne peut se dérober indéfiniment de sa responsabilité dans les circonstances dans lesquelles Charles Massi a disparu. Il n’échappera pas non plus à la mise en place d’une commission internationale d’enquête pour faire la lumière sur le sort de Charles Massi qui continuera à hanter ses nuits et à peser sur sa conscience si tant qu’il en ait une. Il ne peut aller nulle part sans que les médias ne le poursuivent avec l’affaire Massi.

Il n’y a pas longtemps, dans sa réponse au courrier de Mme Denise Neris Massi (avant que cette dernière hélas, ne disparaisse aussi à son tour) au président Sarkozy, l’Elysée avait répondu que s’il s’avérait que Massi avait trouvé la mort de façon extrajudiciaire, cela ne saurait rester sans conséquence. Les avocats de la famille selon nos informations, s’apprêtent à déposer bientôt plainte contre Bozizé pour crime de guerre. Ils doivent vraisemblablement disposer d’un faisceau d’informations pouvant justifier qu’ils puissent avoir une forte présomption sur sa responsabilité quant à la disparition de Massi.  

Bozizé s’avère n’être qu’un vulgaire sanguinaire. L’agression du journaliste Adrien Poussou du journal l’Indépendant par ses nervis lors de la prétendue rencontre de Bozizé avec les Centrafricains de la diaspora alors qu’en réalité ce n’était qu’une piètre réunion de Bozizé avec ses énergumènes du KNK de France, n’était qu’un traquenard destiné à violenter les citoyens. Nous apprenons que c’est bien Bozizé qui avait ordonné que ses gros bras expulsent Poussou de la salle de l’hôtel Méridien Porte Maillot à cause de ses écrits très critiques contre Bozizé. C’est tout simplement scandaleux et inadmissible. Ce sont des méthodes fascisantes qui n’ont pas leur place dans un pays respectueux des droits de l’homme comme la France et doivent être fermement condamnées.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique