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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:36

 

 

bemba

 

 

Source : Le Soir 27 nov 2010

 

Elle abonde dans le sens de la défense, selon laquelle c’est le président centrafricain Patassé qui commandait le MLC, non Bemba.

Alors que la Cour pénale internationale, qui a ouvert lundi le procès de Jean-Pierre Bemba – opposant congolais poursuivi pour crimes de guerre et contre l’humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002-03, époque où il était chef de la rébellion du MLC – devait entendre, mardi, le premier témoin de l’accusation, un chef de quartier de Bangui, la défense de l’accusé a reçu un appui indirect de la presse centrafricaine. 

Dans sa déclaration liminaire, lundi, la défense avait fustigé l’enquête « partiale » et « bâclée » qui « en définitive n’apporte absolument pas aux juges ce qu’ils sont en droit d’attendre, c’est-à-dire des preuves au-delà de tout doute raisonnable » de la responsabilité de leur client dans les viols commis contre des Centrafricaines. Les avocats, pour qui le contingent MLC envoyé à Bangui à la demande du président Patassé pour faire face à une tentative de coup d’Etat militaire du général Bozizé était placé sous l’autorité du chef d’Etat centrafricain et non celle de Jean-Pierre Bemba, avaient regretté que « la chaîne de commandement centrafricaine » de l’époque ne soit pas appelée à témoigner au procès. Finalement, le général Bozizé était arrivé à renverser le président Patassé. Il est toujours au pouvoir aujourd’hui.

Mardi, la presse centrafricaine abondait dans le sens des avocats du Congolais. Bemba « n’acceptera pas de mourir seul », estimait ainsi un journal privé, « Le Citoyen ». Il « va accuser l’ex-président Patassé », écrivait ce quotidien. Celui-ci, qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003, « à son tour, se retournera contre son ministre de la Défense nationale » de l’époque, Pierre Angoa, « et son chef d’état-major » d’alors, François Bozizé, affirme-t-il. « Mais que pouvaient faire ces deux-là quand l’ordre venait directement du président de la République, chef suprême des armées ? (…) Au lieu de faire appel à un Etat, Patassé s’est fait offrir les services d’un groupe rebelle, se passant (ainsi) d’une armée régulière en tout état de cause« , ajoute « Le Citoyen ».

Le quotidien n’exclut pas des bouleversements de la scène politique centrafricaine avec la mise en cause de personnalités nationales, à quelques mois de l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, à laquelle Ange Patassé se présente grâce à l’amnistie du gouvernement centrafricain.

« Le peuple centrafricain attend l’issue de ce procès avec beaucoup d’espoir« , commente de son côté le quotidien « Le Confident ». « L’enjeu est de taille pour le bien de la Centrafrique et l’heure de débusquer les taupes qui se sont tapies dans les profondeurs des terres a sonné. Le peuple centrafricain espère que ce procès mettra à nu les turpitudes des complices de Bemba », poursuit-il. « Que le droit soit dit et que la justice s’exerce en toute équité pour que l’esprit des victimes disparues repose désormais en paix », ajoute le journal.

A La Haye, le premier témoin de l’accusation a raconté l’arrivée des hommes du MLC au point kilométrique 12, près de Bangui. « Quand la rébellion de Bozizé s’est retirée du PK12, immédiatement la rébellion de M. Bemba est rentrée. » « Le lendemain autour de 05H00, on s’est réveillé avec des coups de feu, c’était le trouble général », a-t-il poursuivi : « Ils sont entrés dans chaque maison, ils ont pris tout ce qu’ils avaient sous la main, les radios, les portables… » (AFP)

Radio LAVDC

 

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