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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 19:05

 

 

RADIO ND K LUKA

 

La Centrafrique était la base arrière du MLC, selon un témoin

Radio Ndéké Luka Mercredi, 24 Août 2011 11:05

Le procès de Jean-Pierre Bemba a repris, mardi 23 août 2011, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI) avec l’audition du 26ème témoin du procureur appelé depuis l’ouverture du procès, le 22 novembre 2010.

L’Agence Hirondelle qui assure une large couverture du procès rapporte que la voix du témoin a été déformée et son visage brouillé sur les écrans de la Cour. Le témoin bénéficie ainsi de mesures de protection demandées par le procureur et acceptées par les juges.

Selon l’agence, le témoin est visiblement au fait des questions militaires, et qu’il avait des liens avec des responsables du Mouvement pour la libération du Congo lors des événements, « vers la fin 2002 »

Il a raconté à la barre que « deux bataillons ont traversé la rivière Oubangui et sont entrés en Centrafrique. Ils étaient venus à la rescousse du président Patassé quand son régime était menacé . Le MLC se ravitaillait en République Centrafricaine, donc ils ne voulaient pas voir la chute de Patassé, cela ne les aurait pas arrangés ». Pour le témoin, « la République Centrafricaine était leur base arrière».

Interrogé par le substitut du procureur, Jean-Jacques Badibanga, le témoin a précisé que « du carburant, des munitions venaient de la République Centrafricaine » et que « Jean-Pierre Bemba ne voulait pas voir la chute de Patassé. Cela aurait eu des répercussions sur son mouvement, de l’autre côté », en République démocratique du Congo.

« Comment saviez-vous cela ? » a demandé le substitut, M. Badibanga. « J’avais des amis au sein du Mouvement pour la libération du Congo, ce sont eux qui m’informaient. » A la tête du commandement, le témoin identifie « Moustapha Mukiza », qu’il a rencontré à plusieurs reprises. « De temps en temps, j’étais avec Moustapha Mukiza, lorsqu’il était à Bangui et une fois, il a envoyé quelqu’un me chercher à la maison pour que j’aille lui rendre visite à Damara », a expliqué le témoin, visiblement à l’aise face aux juges.

Le témoin a ensuite identifié les représentants du MLC, présents à Bangui durant la guerre. « Il y avait un représentant qui s’appelait Atandele Soge, il est actuellement déput . Ce dernier s’occupait de la logistique du MLC.  Il s’occupait du carburant, il y avait aussi des Antonov qui venaient à Bangui, ils venaient prendre des histoires à Bangu .  Des histoires ? » interroge le procureur. « Je n’étais pas à l’aéroport, alors je ne sais pas. Mais cela partait aussi par voie d’eau. Il y avait du carburant, des rations militaires, des rations privées pour les chefs du MLC ».

La suite de l’audience a été une succession de bribes de phrases, entrecoupées de passage à huis clos. Depuis son ouverture, le 22 novembre 2010, le procès de Jean-Pierre Bemba n’est, pour l’essentiel, pas public.

Jean-Pierre Bemba a été arrêté le 24 mai 2008 dans une banlieue de Bruxelles, en Belgique, puis transféré à la prison de Scheveningen le 3 juillet 2008. Le sénateur congolais est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Il avait envoyé ses troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) soutenir le président centrafricain d’alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion.

 

Surproduction de plantin à Berberati et reprise de l’agriculture à Birao

Radio Ndéké Luka Mercredi, 24 Août 2011 13:54

Les habitants des villes de Berberati (ouest) et Birao (nord) viennent d’entamer, chacune de son côté,  une vaste campagne de lutte contre l’insécurité alimentaire. Elle consiste surtout à lutter contre la hausse récurrente des prix des denrées alimentaires.

A Berbérati le préfet poursuit lui-même ce mercredi 24 aout 2011, une phase de sensibilisation à l’endroit des éleveurs et agriculteurs pour relever le niveau de leur rendement dans leur secteur respectif à travers de travaux en groupement.

Pour preuve, remarque le correspondant de Radio Ndeke Luka,  « les habitants de la commune de la Basse-Mambéré abandonnent désormais les activités diamantifères au profit de l’agriculture. Toutefois, ces derniers se plaignent   de l’absence des techniciens en la matière. L’autre plainte évoquée par ces agriculteurs concerne aussi la mévente de la banane plantain produite en quantité suffisante. Ils lancent à cet effet un appel au gouvernement pour une aide appropriée dans ce sens ».

De leur côté les agriculteurs de Birao profitent ces derniers temps de l’importante pluviométrie pour s’adonner activement à leurs activités quotidiennes. D’importantes surfaces cultivables regorgent entre autres : mil, maïs, arachide, haricot, sorgho, indique le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Objectifs poursuivis, améliorer les rendements, réduire la hausse du prix des denrées alimentaires et enrayer la famine dans cette localité en proie à l’insécurité.

Le correspondant affirme que pour mener à bout leur mission, « 32 groupements ont  déjà bénéficié d’un encadrement technique de la part des services agricoles présents à Birao ».

Il y a plus de 4 ans, la ville de Birao a été secouée par de troubles militaro-politiques fragilisant ainsi le secteur agropastoral.

 

Appel sans succès du gouvernement pour la reprise de cours à l’université

Mercredi, 24 Août 2011 11:10

Après l’échec des négociations dés la première rencontre avec le syndicat des enseignants de l’Université, le gouvernement centrafricain est revenu à la charge. Par la voix de son ministre d’Etat à l’enseignement supérieur Jean wilibiro Sacko, il a engagé un plaidoyer auprès des enseignants en grève. Ces derniers sont invité à reprendre le chemin du campus universitaire. Un communiqué du ministère rendu public lundi 22 août et diffusé dans les médias à Bangui se fait l’écho de cette tentative pour éviter le spectre d’une année blanche qui plane sur l’Université de Bangui.

Pour le moment, la démarche est loin de porter des fruits. Aucun signe de reprise sur le campus n’a été observé en ce mardi, au lendemain de la diffusion du communiqué du gouvernement. Les grévistes ont au contraire fait savoir qu’ils campent toujours sur leur position initiale, à savoir la prise d’un arrêté d’application revalorisant leurs fonctions et leur statut.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka, le Ministre Sacko a encore tenté de convaincre les grévistes : « il ne faut pas perdre de vue que dans le décret de 2006, la grille salariale n’a pas été intégrée, mais elle est encore en négociations. Il est difficile pour le gouvernement d’agir favorablement maintenant bien qu’il ait reconnu la légitimité de ce mouvement. Toutefois les mesures nécessaires sont en cours pour non seulement satisfaire ces enseignants, mais l’ensemble des autres fonctionnaires et agents de l’Etat. Ce faisant le gouvernement se voit dans l’obligation de différer cette prise en charge comme il l’a fait pour certains secteurs afin de ne pas retomber dans les arriérés de salaire ».

Au sujet d’une éventuelle année blanche, le ministre d’Etat affirme que celle-ci relève « de la compétence du conseil de l’université : il rendra une décision en fonction du volume horaire des cours déjà dispensés ».

De son côté le bureau exécutif de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANAECA) vient d’interpeller ce mardi le Médiateur de la République pour arbitrer la crise entre le gouvernement et leurs encadreurs.

Gildas Bénam, président de l’ANECA met en avant  « le droit à l’éducation au cours de cette rencontre. Il est question de prendre notre responsabilité pour mener des démarches afin d’éviter le pire car, depuis le début de la crise, toutes les négociations entamées entre les 2 parties sont restées vaines ».

Quant  Maitre Paul Yakola, conseiller national juridique de la Médiation « le dossier de ces étudiants sera examiné et une 1ère réunion est prévue mercredi 24 août pour jeter les bases des négociations ».

Il y a une semaine, le Premier ministre avait tenté une négociation pour une reprise. Celle-ci s’est malheureusement soldée par un échec.

La grève des enseignants du supérieur a duré plus d’un mois. Elle est couplée avec celle des étudiants. Ceux-ci exigent le départ sans condition du directeur des bourses et stages. Ils lui reprochent « une gestion opaque ».

 

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