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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 21:01

 

 

 

colonel Khadafi

 

 


LIBREVILLE AFP / 24 août 2011 21h14 - Plusieurs pays d'Afrique ont reconnu mercredi le Conseil national de transition (CNT) comme autorité légitime en Libye, dont l'Ethiopie qui a appelé l'Union africaine (UA) à faire de même à l'avant-veille d'une réunion de l'organisation continentale.

Le Burkina Faso, le Tchad et l'Ethiopie ont basculé mercredi du côté de la rébellion libyenne, alors que les combats faisaient toujours rage près du quartier général de Mouammar Kadhafi à Tripoli, quasiment tombé aux mains des rebelles.

Ouagadougou, qui entretenait des relations très étroites avec Tripoli, mais dont les relations s'était refroidie depuis 2008, en raison des divergences sur le projet de gouvernement africain voulu par Kadhafi, a décidé de reconnaître le CNT comme seul et unique représentant légitime du peuple libyen et n'a pas exclu d'accueillir le leader libyen si tel est son désir.

De son côté, le Tchad, dont le président Idriss Deby Itno avait d'excellentes relations avec Mouammar Kadhafi et qui a été accusé, malgré plusieurs démentis des autorités tchadiennes, d'envoyer des mercenaires soutenir son régime, a lui aussi reconnu le CNT tout en demandant de préserver la vie et les biens de la communauté tchadienne en Libye.

Enfin, Addis Abeba a emboîté le pas en reconnaissant le CNT comme autorité légitime par intérim.

Dans un communiqué conjoint, les chefs de la diplomatie de l'Ethiopie et du Nigeria (qui a reconnu le CNT mardi), respectivement Hailemariam Desaleghn et Olugbenga Ashiru, ont demandé à l'Union africaine et à ses membres d'être cohérents en étendant au CNT le soutien et la reconnaissance qu'ils ont donnés à la Tunisie et à l'Egypte après leur révolution.

L'Union africaine a convoqué une réunion au niveau des chefs d'Etat de son Conseil de paix et de sécurité vendredi à Addis Abeba, siège de l'organisation, consacrée à la situation en Libye.

Le mini-sommet de vendredi doit être précédé jeudi d'une réunion du comité des médiateurs de l'UA (présidé par la Mauritanie et réunissant les président du Congo, du Mali, d'Afrique du sud et d'Ouganda) pour la Libye, selon le porte-parole de la commission de l'UA,
Noureddine Mezni.

Les chefs d'Etat africains réunis en sommet à Malabo les 30 juin et 1er juillet avaient difficilement adopté un accord-cadre proposé aux parties libyennes prévoyant notamment que le colonel Kadhafi soit écarté des négociations et la mise en place d'une force de maintien de la paix.

Mais le document de l'Union africaine n'appelait pas explicitement Mouammar Kadhafi à céder le pouvoir, contrairement à ce qu'exigeait le CNT.

Des pays africains, qui ont souvent bénéficié des largesses du régime libyen, s'étaient refusés à appeler le colonel Kadhafi à se retirer et avaient condamné les opérations de l'Otan.

Le Sénégal, qui a reconnu le CNT dès le 28 mai, a déploré lundi les violents combats en cours et demandé à la communauté internationale de voler au secours de ce pays et du CNT.

Le premier pays africain (et cinquième pays au monde) à avoir reconnu le CNT est la Gambie (22 avril), petit Etat anglophone en partie enclavé dans le Sénégal.


(©)

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