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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 22:42

 

 

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Suite101.fr 26 avr. 2010 Amaria Rebiai

La forêt épaisse équatoriale de Centrafrique abrite les pygmées bayakas qui subissent le poids de la déforestation, celle-ci mettant en péril leur survie.

Magnifique pays que le Centrafrique, limité au sud par la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa) et la République du Congo (Congo-Brazzaville), au nord par le Tchad, à l’est par le Soudan et à l’ouest par le Cameroun.

Dans la forêt dense équatoriale vivent les légendaires pygmées bayakas, ce peuple primitif qui n’en finit pas de fasciner les occidentaux dans les livres de contes et de légendes. Ces hommes et ces femmes caractérisés par leur petite taille sont pourtant bien réels et représenteraient les premiers autochtones de la République Centrafricaine.

De quoi vivent – ils ?

Les pygmées vivent de cueillette, de pêche et de chasse. La faune et la flore n’ont pas de secret pour eux. Malheureusement la survie de ce peuple est en danger à cause de la déforestation qui les prive chaque fois un peu plus de leur habitat naturel.

Les pygmées sont persécutés par les bantous

Très souvent méprisés et maltraités par de nombreux bantous, les pygmées endurent depuis bien trop longtemps l’attitude de supériorité des autres communautés centrafricaines. En effet, certaines ne les considèrent même pas comme des humains en raison de leur mode de vie et de leur dénuement matériel. Ils sont mis au ban du système éducatif, beaucoup sont analphabètes et les naissances ne sont pas déclarées, ce qui fait qu’énormément de pygmées ne savent pas leur âge.

Un peuple expert dans plusieurs domaines

Ce peuple des forêts a pourtant beaucoup de choses à nous apprendre notamment dans les domaines de la biomédecine, de la zoologie et de la cosmogonie dans lesquels ils excellent. Ces personnes sont aussi réputées pour le chant, la polyphonie pygmée bayaka est connue de nos jours au delà des frontières centrafricaines. IL est important d’arrêter de juger négativement ce qui est différent de la « norme » si tant est qu’il y ait une norme, car les pygmées bayakas, eux, apprécient leurs façons de vivre et sont heureux en dehors de la société de consommation.

La menace de la déforestation

La sédentarisation de ce peuple s’accélère contre son gré et les dégâts occasionnés par la déforestation le mettent en péril. Ces fins connaisseurs de la forêt équatoriale devront modifier peu à peu leur mode de vie en raison des changements qui s’opèrent dans leur milieu de vie naturel. L’économie de marché est impitoyable. Comment faire pour que les pygmées ne perdent pas leur identité culturelle ?

Leur rendre visite

Pour aller à leur rencontre, il faut compter au moins trois heures de piste à partir de Bangui, la capitale centrafricaine. Un guide local est nécessaire pour faire le voyage qui vous mènera jusqu’à eux car vous vous perdriez dans la forêt. Ces guides n’ont pour la plupart aucunement besoin de carte ou de plan pour traverser la forêt équatoriale, ils se repèrent souvent grâce à des indices qu’ils connaissent par cœur tels un tronçon d’arbre, un chemin ou encore la mousse sur les arbres.

L’agence de voyage Fleuves du Monde vous permet d’aller à la découverte de ce peuple incroyablement attachant et fragilisé par la surexploitation de son environnement.



Suite101: Le sort des pygmées bayakas de Centrafrique http://afrique.suite101.fr/article.cfm/le-sort-des-pygmees-bayakas-de-centrafrique#ixzz0mFEHV5zs

 

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