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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:51

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : « Le centrafricain mange désormais au moins une fois par jour » (dixit Fidèle Gouandjika)

 

 

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Bangui, 8 novembre 2012 (RJDH) - Le Centrafricain mange désormais au moins une fois par jour d’après le ministre de l’agriculture Fidèle Gouandjika. L’information est rendue publique ce 8 novembre au RJDH. Selon le ministre, la situation est en amélioration pour qu’à l’horizon 2020, le centrafricain ait la capacité de manger un plat copieux trois fois par jour.


La réponse du ministre est relative à la plainte de la population qui affirme ne pas manger correctement ne fût-ce qu’une seule fois par jour, alors que Fidèle Gouandjika avait déclaré en janvier 2009, pouvoir œuvrer pour donner la possibilité à la population de manger trois repas au quotidien.


Le ministre formule son argument à base des « témoignages de la population, des rapports d’experts et des reportages et micros-trottoirs faits par la presse ». Pour lui, « ce n’est pas vraiment suffisant pour que la population mange seulement une fois par jour. Mais nous pouvons dire que la situation se stabilise et c’est une excellente nouvelle que toute la population doit s’en réjouir ».


Dans les villes et les villages de Centrafrique, le constat est presque identique. Non seulement qu’il est difficile de trouver de quoi manger, mais les rares repas que chaque famille s’offre, n’est pas souvent de bonne qualité. Les ménages préfèrent privilégier la quantité que la qualité du repas.


Pour Fidèle Gouandjika, « le pays commence à offrir à la population des conditions favorables pour lui permettre de cultiver afin de s’offrir de bonne nourriture. Il appartient à tout un chacun de travailler dur ».


Le ministre de l’agriculture a évoqué les crises militaro-politiques qu’a connus le pays comme la véritable pièce maitresse de la sous-alimentation que connaisse la population centrafricaine. Pour lui « Le sol centrafricain est très propice à l’agriculture. Il suffira d’une seule décennie de stabilité pour que le pays connaisse un véritable boum de développement à cause de l’agriculture qui représente 54% du PIB du pays ».


Cette nouvelle est rendue publique alors qu’une crise alimentaire a été déclarée par la communauté humanitaire présente en République centrafricaine, dans la région de Vakaga (nord-est). La crise concerne plus de 45 000 personnes.

 

 

NDLR : Le milliardaire de Boy-Rabe qui lui roule dans la boue de Bangui dans ses limousines, se moque vraiment des Centrafricains. Si lui dont le salaire de ministre sert juste comme argent de poche a les moyens de festoyer et faire la bamboula à la boîte de nuit du Ledger Plazza en buvant du champagne, c’est très loin d’être le cas du citoyen centrafricain lambda qui contrairement à ses allégations, continue de peiner pour trouver de quoi ne pas mourir de faim.  

 

 

 

 

Bangui : Les personnes vivant avec le VIH s’organisent pour leur cause

 

 

 

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Bangui, 8 novembre 2012 (RJDH)- Les personnes vivant avec le VIH/Sida continuent d’être stigmatisées en Centrafrique. Pour remédier à ce problème, elles prévoient mettre en place un bureau dénommé ‘’Vie associative’’ composé des membres du Réseau des personnes vivants avec  le VIH (RECAPEV), pour défendre leur cause.


Ce comité sera chargé de traiter les questions liées aux conditions de vie de ses membres, notamment les victimes d’agressions, de stigmatisation et de discrimination. Une formation des dix membres de la coordination du RECAPEV est prévue la semaine prochaine à Boali, pour les initier à établir des plans d’action en vue conduite les activités.


Les discriminations à l’égard des personnes vivant avec le VIH sont nombreuse tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays. « J’ai été humiliée, dénigrée suite à mon statut de séropositif. Quand je tombe malade je n’ai pas d’argent pour payer des médicaments, le pire est que je n’ai rien à manger pour suivre le traitement des antirétroviraux, ce qui m’a poussé a abandonné la prise de ces médicaments », a témoigné une jeune femme âgée de 25 ans.


La gestionnaire-comptable du RECAPEV, Marie Gbénou,  a quant à elle souligné que des cas similaires sont fréquents. « Nous n’avons pas le pouvoir de juger ni de poursuivre les présumés agresseurs des malades du sida », a-t-elle fait savoir.

 


 

Boda : Le manque de personnel et d’infrastructure scolaire pose de problème à Boganangone

 

 

ecole en RCA

 

 

Boda, 8 novembre 2012 (RJDH)- La scolarisation des enfants dans la commune de Boganagone, localité située à 150 kilomètres de la ville de Boda (sud) pose un véritable problème. Ce problème est  lié au manque d’enseignants qualifiés et à l’absence d’infrastructure scolaire, a fait observer le chef secteur scolaire de la localité, Eric Patric Bounguélé.


« Un peu partout dans la communes, les écoles primaires connaissent un manque cruel d’enseignants qualifiés. Les salles de classes ne sont tenues que par des maîtres-parents », a-t-il expliqué.

Eric Patric Bounguélé, a par ailleurs relevé l’absence d’un établissement scolaire dans la localité, ce qui entraine parfois la déperdition scolaire.


« Compte tenu des distances que parcourent les élèves qui sont admis au concours d’entrée en 6ème pour aller étudier soit à Boda ou Yaloké. Certains élèves abandonnent les études au profit des activités dans les chantiers d’extraction de l’or, chez les garçons et le mariage précoce pour les filles », a-t-il ajouté.


La commune de Boganagone compte plus de 30 000 habitants. C’est l’une des localités où la scolarisation est lésée au profit des activités minières.

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