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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 23:08

 

 

 

 

Djouma Narkoyo

Christian Djouma NARKOYO

 

 

Centrafrique les rebelles à quelques kilomètres de Bangui



PARIS AFP / 22 mars 2013 21h01- Les rebelles centrafricains ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui, a indiqué vendredi le ministère français des Affaires étrangères, en appelant toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles.

 

Selon nos informations, les rebelles de la Séléka ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.

 

Un message d'alerte a été adressé à nos compatriotes les invitant à restreindre leurs déplacements. Les Français sont invités à être attentifs aux messages communiqués par notre ambassade. Les dispositions relatives à leur protection seront adaptées en fonction de l'évolution des événements, a-t-il ajouté.

 

Un millier de Français, dont un tiers de binationaux, résident en Centrafrique, selon le Quai d'Orsay.

 

Quelque 250 militaires français sont actuellement stationnés dans le pays, selon la même source. Mais lors de la précédente offensive rebelle en janvier, le président français François Hollande avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les ressortissants et intérêts français.

 

Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier.



Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.

 


Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir à partir de 19H00 GMT vendredi pour évoquer la situation.



(©) 

 

 

 

Centrafrique: les rebelles aux portes de Bangui

 

LIBREVILLE (AFP) - 22.03.2013 20:40 - Par Patrick FORT et Xavier BOURGOIS

 

Les rebelles centrafricains du Séléka qui ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, sont aux portes de la capitale "à quelques kilomètres", et l'attaque pourrait être imminente.

 

Les rebelles centrafricains du Séléka qui ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, sont aux portes de la capitale "à quelques kilomètres", et l'attaque pourrait être imminente.


"Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c'est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains", a déclaré l'un des chefs militaires du Séléka Djouma Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville, affirmant toujours être "en progression".


Selon le ministère des Affaires étrangères français, les "les rebelles de la Séléka ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui"


"Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.


Sur le terrain, les rebelles affirment ne pas avoir rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): "Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé".


En début d'après-midi, l'un des porte-parole du Séléka, Eric Massi avait appelé depuis Paris "tout le monde, civils et militaires, au calme en attendant l'arrivée de nos troupes à Bangui, afin d'éviter des combats inutiles".


Les rebelles ont franchi Damara (75 km de la capitale) le dernier verrou avant Bangui vers 12H00 (11H00 GMT), forçant un barrage tenu par par la Force militaire des Etats d'Afrique centrale (Fomac), selon une source au sein de la Fomac.


"Il y a eu des tirs sans faire de blessés", n’a-t-elle précisé.


Toutefois, un porte-parole de la présidence centrafricaine a démenti à la radio nationale l'arrivée des rebelles demandant "aux habitants de Bangui de garder le calme, la tranquillité et de vaquer à leurs occupations. Ils ne doivent pas céder à la panique".


Le président Bozizé "est disposé à faire la paix et non à faire couler le sang. Il tend toujours la main au Séléka", a-t-il conclu.


Situation inquiétante

 

Le président centrafricain, arrivé au pouvoir par les armes en 2003, ne s'est pas prononcé. Selon l'opposition centrafricaine à Paris et de source aéroportuaire à Bangui, François Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud, l'un de ses principaux soutiens, mais ce voyage n'a été confirmé ni par Bangui ni par Pretoria.


L'annonce de l'arrivée probable des rebelles a semé un début de panique dans Bangui.


Au port de Bangui, des "centaines de gens" tentaient de traverser le fleuve Oubangui pour rallier la République démocratique du Congo (RDC) voisine, à bord des pirogues qui font régulièrement la navette, selon un piroguier sur place.


Toutefois en fin d'après-midi, la situation s'était calmée, selon un habitant.

Des troupes sud-africaines, appelées par le président François Bozizé dans le cadre d'un accord de défense, sont positionnées à l'entrée nord de la capitale.


Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère de la Défense sud-africain a réagi dans un langage diplomatique: "Notre opération reste la même. Nous sommes là pour nous protéger ainsi que notre équipement et faire en sorte qu'il ne tombe pas dans de mauvaises mains. Le mandat est le même: formation (des soldats centrafricains), comme le prévoit l'accord".


Le colonel Narkoyo a lui fait état d'une attaque par un "hélicoptère sud-africain". "Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n'y a pas eu de victimes". Cette attaque n'a pas été confirmée de source indépendante.


Quelque 250 soldats français se trouvent actuellement à Bangui, dans la zone de l'aéroport, situé au nord de la ville. Mais lors de la précédente offensive rebelle en janvier, le président français François Hollande avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les "ressortissants et intérêts français".


Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé "inquiétantes" les informations sur la situation et annoncé que des mesures seront prises pour protéger les ressortissants français.


Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir à partir de 19H00 GMT vendredi pour évoquer la situation.


Dimanche, la rébellion du Séléka avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier.


Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.


Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une offensive sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu'elle affirme avoir prise. De source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.


© 2013 AFP

 

 

Centrafrique: protéger les ressortissants

 

AFP Publié le 22/03/2013 à 19:31

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé aujourd'hui "inquiétantes" les informations sur la situation en Centrafrique en marge d'une réunion avec ses homologues de l'Union européenne à Dublin, et annoncé que des mesures seront prises pour protéger les ressortissants français.


"Nous prenons des dispositions pour que, en tout état de cause, les ressortissants français soient protégés", a-t-il ajouté, sans donner de détails. Les rebelles du Séléka ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, avec l'intention d'entrer dans la capitale centrafricaine. Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir à partir de 19heures ce soir pour évoquer cette aggravation de la situation.

 

 

 

Centrafrique: "Nous sommes aux portes de Bangui", affirme un chef rebelle


LIBREVILLE 22/03/2013 à 19h46 (AFP)  Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka, qui ont annoncé vouloir prendre la capitale, sont "aux portes de Bangui" et affirment n'avoir devant eux que "la barrière" des soldats sud-africains, a affirmé à l'AFP à Libreville un des chefs militaires de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo.

 

"Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c'est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains", a déclaré M. Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville.


Interrogé sur le moment où ils comptaient attaquer, le colonel Narkoyo a répondu: "C'est le programme de Dieu. On est en progression".


Il a précisé que les rebelles n'avaient pas rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): "Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé".


Ce chef rebelle a fait état d'une attaque par un "hélicoptère sud-africain". "Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n'y a pas eu de victimes". Cette attaque n'a pas été confirmée de source indépendante.


Selon une source de l'opposition centrafricaine en France et aéroportuaire à Bangui, le président Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud dans la journée.


 
Les rebelles, dont l'ultimatum au président Bozizé avait pris fin mercredi, demandaient notamment le respect des accords de paix de Libreville, le départ des troupes sud-africaines du pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée. Ils ont lancé leur offensive vers midi, forçant le barrage tenu par la Force multinationale des Etats d'Afrique centrale (Fomac).

 
Ce barrage, à Damara, était considéré par les Etats d'Afrique centrale comme la "ligne rouge" à ne pas franchir par les rebelles.


Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une attaque sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu'elle affirme avoir prise. Selon une source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.

 

 

L’Union Africaine condamne l’offensive militaire des rebelles en République Centrafricaine

 

Addis Abéba, 22 mars 2013 : La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Dlamini Nkosazana Zuma, est particulièrement préoccupée par la reprise des affrontements armés en République centrafricaine (RCA), qui remet en cause les progrès qu’avait marqués la signature des Accords de Libreville du 11 janvier 2013 négociés sous les auspices de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).


La Présidente de la Commission rappelle l’opposition ferme de l’UA à toute tentative de prise du pouvoir par la force et au recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. A cet égard, elle exprime la ferme condamnation par l’UA de la reprise des hostilités et demande instamment aux dirigeants de la Seleka de faire cesser immédiatement l’offensive en cours et de s’inscrire résolument dans une dynamique de règlement politique dans le cadre des Accords de Libreville. 

 

La Présidente de la Commission demande à tous les Etats membres de l’UA et aux partenaires internationaux d’œuvrer à l’arrêt immédiat des hostilités et d’envoyer un message de fermeté aux dirigeants de la Seleka quant à la nécessité de rechercher une solution politique, y compris en envisageant des sanctions et toutes autres mesures légitimes, et ce en appui à la légalité constitutionnelle et aux Institutions de la RCA.

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