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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 16:15




 

BBC Afrique 27 Juin, 2009 - 13:12 GMT

Une coalition de partis d'opposition demande au président du Niger, Mamadou Tandja, de quitter le pouvoir.

Dans un communiqué, le Front pour la défense et la démocratie dit ne plus le reconnaître comme président et que ses actions équivalent à un coup d'état.

Mamadou Tandja avait annoncé qu'il prenait des pouvoirs exceptionnels et qu'il allait gouverner par ordonnance après avoir échoué à modifier la constitution pour lui permettre de briguer un nouveau mandat.

Dans un discours à la nation, Mamadou Tandja avait dit avoir pris cette décision parce que l'indépendance du Niger était menacée.

Son annonce a donné lieu à de vives réactions au Niger; il gouvernait par ordonnance depuis qu'il avait dissout le parlement en mai.


 

Niger : l’opposition dénonce un "coup d'Etat", appelle l'armée à désobéir

 

NIAMEY (AFP) - samedi 27 juin 2009 - 15h10 - L'opposition nigérienne, regroupée dans le Front de défense de la démocratie (FDD), a dénoncé samedi "le coup d'état" perpétré par le président Mamadou Tandja qui s'est arrogé vendredi des "pouvoirs exceptionnels" et a appelé l'armée à la désobéissance.

Le FDD "dénonce le coup d'Etat que vient de perpétrer le président Tandja, demande à tous les Nigériens de se mobiliser en usant de tous les moyens légaux pour faire immédiatement échec à cette entreprise de liquidation de l'Etat de droit et de la démocratie", a déclaré le président du Front, Mahamadou Issoufou.

Ce dernier, battu deux fois à la présidentielle par Mamadou Tandja en 1999 et 2004, a appelé les forces de sécurité et de défense à "refuser d'obéir aux ordres d'un homme qui a pris l'option délibérée de violer la Constitution et qui a désormais perdu toute légitimité politique et morale".

L'armée a jusqu'à présent adopté une attitude de totale neutralité.

Agé de 71 ans, Mamadou Tandja, un colonel à la retraite, doit quitter son poste à la fin de cette année au terme de deux quinquennats consécutifs, mais il s'accroche au pouvoir.

Le FDD appelle également la communauté internationale à prendre "toutes les mesures prévues lorsque l'Etat de droit et la démocratie sont remis en cause". Désavoué par la justice, le président Tandja avait annoncé vendredi à la télévision qu'il s'arrogeait des "pouvoirs exceptionnels" qui lui permettent désormais de gouverner seul à quelques mois seulement de son départ théorique.

Le président avait fait cette annonce suite au refus de la Cour constitutionnelle de revenir sur son arrêt refusant le référendum qu'il voulait organiser le 4 août pour se maintenir au pouvoir.

Dans son allocution, il avait invoqué "l'article 53 (bien 53 et non 58) de la Constitution" qui, lorsque "l'indépendance de la République est menacée", permet au président de gouverner par le biais d'ordonnances et décrets.

 

 

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