Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 22:13

 

 

 

 

Bangui, 13 juil (CAP) - Mardi dernier, à la faveur d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste du New York Times, le président Michel DJOTODIA a décidé d’amener son interlocuteur au camp Beal pour lui montrer les magasins contenant d’une part, les armes récupérées depuis une dizaine de jours dans les quartiers de Bangui par l’équipe mixte de désarmement ainsi que d’autre part les armes de toutes sortes et autres explosifs et mines anti-personnel voire des armes chimiques, entreposées par François BOZIZE dans des conditions précaires de sécurité dans ce camp militaire.

 

Après la visite de ces magasins d’armement, le président Michel DJOTODIA accompagné de plusieurs de ses proches collaborateurs ainsi que de son hôte journaliste, ont pris en convoi la route de Mbaiki pour se rendre à l’ex-cour impériale de Bérengo située à 80 km de la capitale. Cette sortie avait pour but de montrer et faire toucher du doigt à M. Adam NOSSITER du New York Times, la réalité des questions de sécurité auxquelles sont obligées de faire face sans grands moyens, les nouvelles autorités de Bangui.

 

Depuis deux mois en effet, 767 jeunes centrafricains dont la plupart avaient voulu se faire recruter dans les FACA en août 2012 mais se sont fait recaler malgré la somme de 5000 F CFA qu’il avait versée à Francis BOZIZE ex-ministre délégué chargé de la défense de son père, reçoivent une formation militaire au sein de l’ancienne cour impériale de l’ex-empereur Jean Bedel BOKASSA de Bérengo, transformée en un centre d’instruction militaire.

 

Dans la cour d’honneur de ladite ex-cour impériale, le convoi présidentiel arrivé de Bangui, est accueilli par les 767 jeunes militaires en formation portant des fusils d’assaut Kalachnikov et autres lance-roquettes en bois sculpté pour les besoins de leur instruction  et avec lesquels ils rendent les honneurs au président DJOTODIA sous le commandement du chef d’état-major des FACA, le général Jean-Pierre DOLEWAYA également du déplacement.

 

Lors de la présentation des honneurs militaires au président, un des jeunes soldats est pris sans doute de malaise et s’écroule. Il a dû être évacué des rangs par des camarades. On ne peut dissimuler les difficultés qu’il existent pour nourrir et soigner correctement ces nombreux jeunes que 500 autres ont encore rejoint ce jour en provenance du camp Beal pour porter leur effectif à plus de 1200 éléments, soit plus de deux bataillons en tout.

 

C’est après avoir pris la parole pour les remercier, les féliciter et leur promettre de leur fournir bientôt des uniformes et de vraies armes que le président DJOTODIA et sa suite ont pris congé de ces jeunes recrues. Sur le chemin du retour, le convoi présidentiel marque un arrêt au marché de la localité de Pissa où Michel DJOTODIA est sorti de sa voiture pour prendre un bref bain de foule parmi les habitants avant de reprendre la direction de Bangui sur une  chaussée asphaltée mais que le régime de BOZIZE a laissé se dégrader pendant ses dix ans de règne.

 

Cette descente sur le terrain permet de cerner concrètement la problématique de la problématique de la sécurité en RCA actuellement. Sans moyens financiers conséquents, ce retour de la sécurité ne sera aussi efficace comme tout le monde le souhaite. La communauté internationale ne doit pas continuer à poser ce problème à l’envers. Sans moyens financiers, il n’y aura pas de sécurité optimale car le désarmement nécessite que les armes récupérées soient entreposées dans des magasins sûrs et non dans les conditions de stockage précaires comme actuellement au camp Beal. Par ailleurs, la prise en charge et l’incorporation dans l’armée nationale des nombreux jeunes désoeuvrés qui souhaitent y faire leur entrée exigent de l’argent et beaucoup d’argent, or on sait bien que les caisses de l’état centrafricain sont désespérément vides. 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com