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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 19:18

 

 

 

 

KAGA-BANDORO, République centrafricaine République centrafricaine 13 juil 2013 –(Reuters) - Des représentants de l'Onu et de l'Union européenne ont promis une aide aux victimes de la "crise oubliée" en République centrafricaine, où, dans certaines régions, des groupes armés pourchassent et violent les civils, quatre mois après la prise du pouvoir par les rebelles de la Seleka.

 

Dans la ville de Kaga-Bandoro, dans la jungle à 350 km au nord de la capitale Bangui, certains habitants ont fui les attaques constantes de bandes armées pour vivre dans les forêts et les champs des alentours, en survivant de racines et de feuilles de manioc.

 

L'école, les bâtiments administratifs et les locaux de l'Onu dans cette ville de 26.000 habitants ont été mis à sac depuis que les rebelles de la Seleka se sont emparés du pouvoir à Bangui en mars, mettant fin à un semblant de contrôle des environs de la capitale par l'Etat.

 

"Nous tenons à attirer l'attention de la communauté internationale sur ce qui vous arrive", a déclaré vendredi à des habitants Valerie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargées des Affaires humanitaires.

 

"La République centrafricaine ne restera pas une crise oubliée", a-t-elle promis.

 

Depuis qu'un gouvernement de transition dirigé par le chef rebelle Michel Djotodia a pris le pouvoir, ses combattants sont accusés de représailles et autres atrocités.

 

Les services sanitaires du pays sont au bord de l'effondrement, déclarent des ONG caritatives. Attaques et pillages restent monnaie courante. Cette semaine, MSF (Médecins sans frontières) a accusé la communauté internationale de fermer les yeux sur ce qui se passe dans l'ancienne colonie française.

 

Pascal Zoumbeti, maire de Kaga-Bandoro, a déclaré à Valerie Amos et à la commissaire européenne Kristalina Georgieva que des bandes armées avaient violé 37 habitantes, ce qui a provoqué la fuite de la population vers les profondeurs de la jungle.

 

PIRE CRISE EN VINGT ANS

 

"Nous vivons comme des bêtes", témoigne le maire. "Les attaques ont cessé la semaine dernière parce que les bandes armées ne savent plus où et qui attaquer".

La seule organisation humanitaire encore présente est la Croix-Rouge internationale.

 

Selon Kristalina Georgieva, la malnutrition sévit, y compris chez les nourrissons.

 

Georgieva a promis une aide de l'UE de 20 millions de dollars cette année et a appelé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour atténuer les souffrances des 4,5 millions de Centrafricains, dont l'espérance de vie moyenne, avant même le conflit de cette année, n'était que de 48 ans.

 

La Seleka, coalition de cinq mouvements rebelles, a lancé son insurrection en décembre dernier en accusant le président d'alors, François Bozizé, d'être revenu sur un accord de paix. Les combats ont provoqué la fuite de 206.000 habitants et poussé 55.000 personnes à chercher refuge au-delà des frontières.

 

Albert Vanbuel, évêque catholique de Kaga-Bandoro, estime que la crise que connaît le pays est la pire qu'il ait vue en 20 ans.

 

Une femme, Josiane Nouténé, raconte avoir vu dans la jungle avec les 15 membres de sa famille lorsque les rebelles ont commencé à marcher sur la capitale en mars dernier.

 

"Lorsque nous avons vu les deux avions tourner dans le ciel avant d'atterrir, et qu'on nous a dit qu'ils appartenaient aux Nations unies et à l'Union européenne, nous nous sommes dit que c'était notre chance de salut qui était dans le ciel", explique-t-elle.

 

Paul-Marin Ngoupana; Eric Faye pour le service français

Onu et UE au chevet de la "crise oubliée" en Centrafrique

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