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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 02:42

 

 

 

 

Bozize-faisant-l-accolade-a-Ahmadinejad.JPG

               François Bozizé ici avec l'Iranien Ahmadinejad

 

   

"Mo so mo inga gui nguia na boubango nguinza. Na exil mo yékè vivre na nyè?" traduction : « Toi tu ne fais que t’amuser et dépenser de l’argent; lorsque tu seras en exil, avec quoi pourras-tu vivre ». Qui peut tenir de tels propos qu’un témoin ayant requis l’anonymat a rapportés à la rédaction de Centrafrique-Presse ? Aussi surprenant que cela puisse être, il s’agit tout simplement de François Bozizé lors d’une engueulade qu’il aurait récemment passée à son fils Francis, qui est pourtant ministre délégué auprès de son président de père chargé de  la défense et des anciens combattants et  qu’il a lui-même fait colonel.

 Si ce n’est pas le signe évident de la fin du règne, cela y ressemble. C’est en tout cas l’état d’esprit dans lequel se trouve actuellement le président de père qui semble déjà se préparer à prendre le chemin de l’exil à l’étranger avec femmes et enfants. Conscient qu’il est vomi par ses compatriotes, Bozizé sait au fond de lui-même que la partie est quasiment terminée pour lui et sa famille et que son pouvoir est seulement en sursis parce que c’est momentanément par la terreur de la répression qu’il est encore au pouvoir.

 A Bangui, l'ambiance du régime est en effet celle de la fin d’un pouvoir conquis par les armes un 15 mars 2003 tambour battant et dans l’euphorie mais dont l’exercice aujourd’hui, presque dix années après, se délite chaque jour un peu plus pour ne ressembler plus qu’à une grande désillusion pour tout le monde. D’abord pour le principal tenant lui-même dont la confiance s’est finalement réduite à un petit carré constitué de sa propre progéniture et deux autres parents que sont Sylvain Ndoutingaï et Firmin Findiro, puis pour quasiment l’ensemble du pays revenu depuis des nombreuses promesses démagogiques non tenues.

 C'est une vraie panique qui semble avoir atteint la bozizie. Tout le monde tente d’amasser le plus vite possible car on n’est plus sûr du lendemain. La première dame Monique, les maîtresses que sont Renée Madeleine Bafatoro, et bien d'autres encore, se sont muées en commerçantes tout en ne cessant de mendier auprès des sociétés de téléphonie mobile et  des chancelleries étrangères de Bangui.

Elles reçoivent ainsi assez régulièrement des dons de toute nature destinés aux pauvres gens dont elles prennent le sort comme prétexte à leur mendicité, mais qu’elles se dépêchent d’écouler sur le marché local ou chez les commerçants libanais contre des espèces sonnantes et trébuchantes. C’est ainsi que ce n’est un secret pour personne que Bozizé lui-même traite avec Ali El Akhrass son « ami » et complice en business de RAYAN par ailleurs membre du comité des sages de son parti KNK, et son épouse Monique avec le Libanais propriétaire du Grand café bien connu des banguissois.

 Bozizé et sa mauvaise gestion du pays ont contraint beaucoup de fils et filles de Centrafrique à vivre actuellement hors des frontières de leur pays. Cette gouvernance calamiteuse a fait de la République centrafricaine aujourd’hui, la détentrice de tous les mauvais records de la planète et de presque tous les classements en queue de peloton dans tous les paramètres socio-économiques de la terre. La RCA est devenue la risée des autres pays de sa catégorie, réduite à la mendicité chronique et humiliante de son président qui ne sait rien faire d’autre et qui ne cesse de plonger son image dans l’abîme.

Mais les Centrafricains ne peuvent pas laisser impunément Bozizé et sa famille partir tranquillement en exil et continuer de jouir des fruits de leurs vols. Ils doivent nécessairement rendre compte à la justice de  tous les maux qu’ils leur ont faits ainsi qu’à leur pays. L’adresse de Bozizé à son fils rapportée plus haut ,révèle ses intentions profondes. Aux Centrafricains maintenant d’en tenir compte et de tout faire pour lui barrer la route du départ en exil le moment venu comme il le projette avec arrogance.

 

Rédaction C.A.P

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