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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:20

 

 

 

 

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RFI lundi 12 novembre 2012

 

« Hissène Habré a prélevé illégalement plusieurs milliards de francs Cfa avant sa fuite au Sénégal. Il s'agissait d'argent volé au peuple tchadien qu'aucune banque sénégalaise n'aurait dû accepter »... Voilà ce que dit aujourd'hui Me Mahamat Hassan Abakar, ancien magistrat, ancien président de la Commission d'enquête du Tchad, auteur aux éditions l'Harmattan d'un livre sur « Les crimes et détournements de l'ex-président Hissène Habré ».


Mais il précise aussi que l'Etat tchadien n'a jamais réclamé avec conviction cet argent parti au Sénégal dans les bagages de l'ancien chef d'Etat. Le Premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye, a ces jours-ci reconnu avoir accepté les fonds d'Hissène Habré à son arrivée au Sénégal. Abdoul Mbaye dirigeait alors une banque et n'a fait, dit-il, que son métier en prenant cet argent, d'autant que la loi sur le blanchiment d'argent n'existait pas encore au Sénégal.

 

 

 

« L'ex-président Hissène Habré, à la veille de sa fuite (...) a pris une somme de 3,5 milliards. Il a demandé à tous les cadres de lui remettre l'argent en leur possession... »


Me Mahamat Hassan Abakar  (Ancien magistrat, ancien président de la Commission d'enquête du Tchad).

 

 

 

 

 

NDLR : Non seulement Hissène Habré a tué des centaines de Tchadiens mais vidé aussi les caisses du pays avant de partir s'exiler au Sénégal où cet argent a été accueilli à bras ouverts,  tranquillement fait l'objet de blanchiment et profité largement à certaines personnes sans que les autorités de ce pays ne se soient posé la moindre question. Aujourd'hui, le problème rebondit dans la classe politique sénégalaise et certaians ont mauvaise conscience mais cela montre bien que c'est pour tout cela que le Sénégal a traîné les pieds jusqu'ici car n'a jamais réellement voulu juger le criminel et voleur Hissène Habré. On voit apparaître aussi clairement les limites des partisans de vouloir juger à tout prix les dictateurs africains en Afrique car certains pays africains refusent de jouer le jeu en protégeant scandaleusement ces tyrans.

 

 

 

 

 

Tchad : le secteur public repart pour une semaine de grève


 

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RFI  lundi 12 novembre 2012 

 

La septième semaine de grève des travailleurs du secteur public débute ce lundi au Tchad. Depuis le mois de juillet, ils débraient régulièrement pour obliger le gouvernement à appliquer un accord portant sur l'augmentation des salaires. Malgré des discussions ce week-end entre gouvernement et syndicats, la grève reprend cette fois pour toute la semaine.


Les travailleurs ont décidé de maintenir la pression sur le gouvernement. Ils avaient dégarni les hôpitaux pendant trois jours la semaine dernière, obligeant les autorités à faire appel au personnel de santé des armées. Cette fois-ci, l’Union des syndicats du Tchad entend débrayer toute la semaine.


En fin de semaine dernière, le Conseil national de dialogue social, une structure tripartite où siègent gouvernement, patronat et syndicats, a essayé de pousser les parties à discuter. Le gouvernement s’est dit prêt à discuter de tous les points, mais demande une suspension de la grève. On ne peut négocier dans une atmosphère de tension, ont expliqué les représentants du gouvernement.


L’Union des syndicats du Tchad se dit aussi prête à suspendre la grève. Mais à condition que les retenues de salaire des travailleurs grévistes, les affectations sanctions et autres mesures de rétorsions soient levées. Elle ajoute aussi la condamnation des responsables et du directeur de publication de N'Djaména Bi-Hebdo à cause d’une pétition contre le régime.


Jusqu’à dimanche soir, les parties ne se sont pas entendues et le communiqué conjoint annonçant la suspension de la grève, le temps des discussions, n’a finalement pas été signé. La grève d’une semaine renouvelable est donc lancée à partir de ce lundi

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