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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 00:48

 

 

 

Déby idriss

 

Les chefs d'Etat d'Afrique centrale ont estimé mercredi "impossible" de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia comme président de la Centrafrique. Ils demandent la mise en place d'autorités de transition, a l'issue d'un sommet à N'Djamena au sujet de la crise centrafricaine.


"En l'état actuel des choses, il est impossible de reconnaître un président autoproclamé", a déclaré le président tchadien Idriss Déby à l'issue du sommet. Selon lui, "un collège" élu "par les forces vives de la Nation" doit prendre "la tête de la transition" et "jouer le rôle de l'exécutif".


Idriss Déby a également annoncé la "mise en place d'un organe législatif qui va rédiger la Constitution et jouer le rôle de l'Assemblée".


"Dès demain, une mission composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), les partenaires et les représentants des Nations de l'Union Africaine, de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie doivent se rendre à Bangui pour porter ce message aux Centrafricains" a également ajouté M. Déby.


Le président tchadien a précisé qu'à l'issue de cette mission, un nouveau sommet de la CEEAC aurait lieu à N'Djamena.


Concertation des chefs Séléka

 

"On va se concerter avec les autres (chefs du Séléka) et on va réfléchir", a simplement commenté le général Moussa Mohamed Dhaffane, un des principaux leaders du Séléka et l'un des cinq ministres d'Etat de l'actuel gouvernement d'union nationale de la Centrafrique.


La coalition rebelle Séléka a pris le pouvoir à Bangui, jugeant que François Bozizé n'avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre.



(ats / 03.04.2013 23h51) 

 

 

 

NDLR : Reconnaître Michel Djotodia reviendrait pour ces chefs d'état de la CEEAC presque tous susceptibles les uns que les autres dde faire l'objet à leur tour d'un coup d'état, à entériner un dangereux précédent et créer un cas de jurisprudence inadmissible et contraire aux textes et principes de l'UA et des Nations Unies. D'où cette nouvelle feuille de route assez laborieuse proposée aux Centrafricains, Séléka compris. 

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