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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 02:17

 

 

sida malade

 

 

Jeudi dernier, les auditeurs de Radio France Internationale ont dû suivre avec effarement  l’émission de la journaliste Claire Hedon « Priorité Santé » consacrée à la lutte contre le Sida en Centrafrique. Aux questions précises posées par la journaliste, plusieurs médecins et responsables nationaux dont le ministre de la santé,  ont tenté d’avancer des explications plus ou moins maladroites et en tout cas très embarrassées devant le véritable fléau de la corruption et des malversations financières qui gangrènent particulièrement le Comité national de Lutte contre le Sida (CNLS) dont enfin la tristement célèbre coordinatrice vient seulement d’être limogée.

Cette corruption structurelle au CNLS est malheureusement à l’origine de nombreuses ruptures intempestives des précieuses molécules d’ARV dont ne doivent pourtant pas manquer les nombreux malades du SIDA pour lesquels le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a dégagé une enveloppe de 40 millions de dollars US sur cinq ans. Les interlocuteurs de Claire Hedon ont fait semblant de ne pas comprendre pourquoi le Fonds mondial décide parfois de suspendre ses décaissements, occasionnant ainsi de dommageables ruptures d’ARV aux malades. Ils ont même poussé le ridicule jusqu’à évoquer le cas de certains pays africains où des malversations auraient aussi été commises sans qu’ils aient pu subir le même sort que le Centrafrique.

Ils faisaient clairement au Mali et à la Mauritanie où le Fonds mondial, suite à ses contrôles périodiques, avait constaté des malversations financières portant sur plusieurs millions de dollars. Mais dans le cas de ces deux pays, les auteurs de ces détournements ont été identifié, épinglés et mis en prison. Or en Centrafrique, force est de constater malheureusement que les auteurs et coupables de corruption et autres détournements, non seulement ne sont nullement inquiétés mais continuent d’être protégés et d’exercer tranquillement leurs fonctions comme si de rien n’était. C’est cela qui est totalement inadmissible et que le Fonds mondial ne saurait tolérer, d’où les sanctions. L’impunité des auteurs de malversation, c’est bien connu en République centrafricaine, non seulement ne risquent rien du tout mais narguent tout le monde et se prévalent ouvertement de la couverture des dignitaires du pouvoir bozizéen.   

Durant l’émission, on a malheureusement suivi avec émotion les différents témoignages de certains malades qui décrivaient et parlaient de leur pitoyable sort dans des termes saisissants, et des conséquences des ruptures d’ARV à la suite des sanctions prises par le Fonds mondial pour protester contre les malversations et détournements criminels au CNLS. Le mal de l’impunité est la caractéristique principale de ce régime dictatorial et sanguinaire de Bozizé où des assassins bien connus dans son proche entourage tels que le capitaine Eugène Ngaikoisset alias le « boucher de Paoua » et autres Olivier Koudémon alias Gbangouma, malgré leur multiples forfaits, continuent de jouir de leur totale liberté et de narguer les familles de leurs victimes et commettre d'autres crimes.

Rédaction C.A.P 

 

La lutte contre le Sida en Centrafrique

  claire-Hedon.jpg

Par Claire Hédon RFI jeudi 16 décembre 2010

Emission enregistrée à Bangui par Claire Hédon

Un peu plus d’un mois avant les élections présidentielles en République Centrafricaine, où en est-on des objectifs du Millénaire pour le développement ? La République centrafricaine, un des pays les plus pauvres du monde, est durement touchée par l'épidémie de VIH. Le taux de prévalence dans la population adulte, c'est-à-dire le pourcentage de personnes touchées par le VIH, est de 6, 2%, il serait descendu à 4,7% d’après un dernier rapport de l’UNICEF, un chiffre qui demande à être confirmé par d’autres études. La République centrafricaine est le dixième pays au monde le plus infecté, le premier d’Afrique centrale ! Seulement 25% ont accès à un traitement antirétroviral. Cette année un réseau de corruption a détourné pendant des mois les crédits et les médicaments destinés aux malades du sida. Où en est-on aujourd’hui ? Comment se passe l’accès aux traitements ; 

Nous faisons le point avec:

Dr Lucien Baté, coordinateur nationale par intérim du CNLS, le comité national de lutte contre le sida

Dr Henri Diemer, coordinateur du programme national d’accès aux ARV

Dr Lala, président du CCM. 

Gaston Kossimatchi, membre de la coordination RECAPEV, réseau centrafricain de personnes vivant avec le VIH sida.

Gilbert Grémalé, de l’association « Vivre et laisser vivre ».

André Nalké Dorogo, Ministre de la Santé de Centrafrique.

Dr Marcel Mbeko, directeur du centre de référence des IST et de la thérapie ARV

Une émission enregistrée au centre de référence des IST et de la thérapie ARV à Bangui.

 

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