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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 04:45

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : NICOLAS TIANGAYE DÉSORMAIS INSTALLÉ À LA PRIMATURE

 

 

faustin-archange-touadera-et-nicolas-tiangaye-photo-rjdh.jpg

 

 

Bangui, 18 janvier 2013 (RJDH) – Le nouveau Premier ministre Nicolas Tiangaye a pris officiellement ses fonctions ce vendredi 18 janvier à la primature au cours d’une cérémonie de passation de service avec l’ancien Premier ministre Faustin Archange Touadéra, en présence des membres de son cabinet.


Dans sa déclaration pour la circonstance, l’ancien premier ministre Faustin Archange Touadéra a affirmé que la nomination de maître Nicolas Tiangaye est le résultat des pourparlers de Libreville, qui demande à ce que le nouveau premier ministre soit issu de l’opposition démocratique.


Il a par ailleurs demandé aux membres de son cabinet de prêter main forte au nouveau chef du gouvernement pour le développement et la paix  en République centrafricaine.


Nicolas Tiangaye qui a félicité Faustin Archange Touadera d’avoir lui cédé son fauteuil,  a déclaré que sa toute première mission est la pacification, la sécurisation du pays et la restructuration de l’armée. « C’est la première tâche que le gouvernement dont j’ai la charge doit s’atteler », a-t-il ajouté.


La nomination de Nicolas Tiangaye vient suite aux accords de Libreville entre le gouvernement, l’opposition démocratique et la Séléka qui demandent à ce que le nouveau premier ministre soit un membre de l’opposition démocratique pour la formation d’un gouvernement d’union nationale.


Le gouvernement sera composé de 30 membres, issus de toutes les entités politiques et de la rébellion armée.

 

 


BANGUI : LES CENTRAFRICAINS S’EXPRIMENT DE LA NOMINATION DE PREMIER MINISTRE

 


Bangui, 18 janvier 2013 (RJDH) Après la nomination du nouveau Premier ministre, certaines personnes qui apprécient cette décision pensent que la paix est revenue dans le pays, tandis que d’autres semblent  être sceptiques sur le choix de maître Nicolas Tiangaye.


Yannik, un jeune commerçant interrogé ce vendredi 18 janvier par le RJDH, se dit très content de ce choix. Selon lui le chef de l’Etat a travaillé plusieurs fois déjà avec des personnes qui sont ses proches, « aujourd’hui s’il a nommé Maitre Nicolas Tiangaye comme Premier ministre c’est parce que toutes les entités qui formeront le  nouveau gouvernement peuvent faire de leur mieux pour que la Centrafrique retrouve la paix et prospère », a-t-il espéré.


« C’est le choix du peuple centrafricain après les accords de Libreville donc sa nomination est la bienvenue. Je pense que Maître Nicolas Tiangaye va essayer de faire un effort de pacifier le pays et de tenir compte des engagements prise à Libreville.  J’espère qu’avec la participation de toute la composante politique de ce pays, s’ils lui prêtent main forte, il va faire quelque chose de bon », a dit Tabou Kètte,  habitant le quartier Benz ville.


Rémy Roger Akossimbili, un centrafricain, a de sa part fait savoir que  Nicolas Tiangaye à de l’expérience professionnelle et qu’il sera en mesure de bien travailler. Mais d’après ses propos le nouveau Premier ministre a toujours un parti pris dans la situation actuelle, ce qui pourrait entraver sa gestion des choses.


Par contre, une femme vendeuse rejette le choix  de Nicolas Tiangaye comme Premier ministre. Celle-ci a fait savoir que c’est une manière pour l’avocat, de trouver une place dans le gouvernement afin de se faire de l’argent. Un avis partagé  avec un étudiant qui s’interroge si le nouveau chef du gouvernement sera en mesure de payer régulièrement les salaires et de penser à reconstruire ce que les rebelles ont détruits dans les provinces.


« Mais tous ce qui compte pour nous est que les  membres du gouvernement se mettent à l’œuvre  pour reconstruire le pays, de penser  d’abord à l’intérêt  général et non à leur propre intérêt », a-t-il ajouté.

 

 

 

BOUAR : LA VILLE TOMBE À NOUVEAU DANS L’OBSCURITÉ

 

 

Parfait Mbaye et Jean Willybiro Sako à Bouar

Parfait Mbaye et Jean Willybiro Sako à la tribune le 1er décembre à Bouar

 

 

Bouar, 19 janvier 2013 (RJDH) – La  ville de Bouar (ouest) est de nouveau dans l’obscurité depuis trois jours. La population qui s’est de nouveau habituée avec l’électricité rétablie à l’occasion des festivités du 1er décembre, date anniversaire de la République centrafricaine, craint le retour des actes de vandalisme et de violence.


« Depuis trois jours nous n’avons pas de l’électricité. J’ai des problèmes à conserver  mes provisions. De même, j’ai peur parce que les voleurs peuvent d’un moment à l’autre venir dérober mes marchandises », se plaint Marie Antoinette, une gargotière.


Selon Jean Bruno Tounfeï, agent de l’Etat, après le rétablissement de l’électricité, la population s’est rapidement adaptée avec son utilisation. « Nous sommes en insécurité avec cette rupture, parce que les actes de vandalisme et même d’agressions nocturnes peuvent ressurgir », a-t-il fait savoir.


Le chef de centre de la société Energie centrafricaine (ENERCA), Vincent De Paul Kolamba, qui fournit l’électricité dans la ville, parle de rupture du carburant. Selon lui depuis le mois de novembre jusqu’à ce jour, 9000 litres de gasoil ont été utilisés et la société est en rupture.


« Nous avons informé la direction générale à Bangui qui est sensée ravitailler l’agence de Bouar en  carburant. Nous attendons leur réaction », a-t-il ajouté.


La ville de Bouar a passé plus de cinq ans sans l’électricité. Le rétablissement est fait à l’occasion de la célébration de la fête nationale, le 1er décembre 2012.

 


 

BANGUI : LES MILITANTS DES DROITS DE L’HOMME PASSENT EN REVUE LES ACCORDS DE LIBREVILLE

 

 

Bangui, 19 janvier 2013 (RJDH) – Le Réseau National des ONG de la Jeunesse en Droit de l’Homme (RNOJDH)  a organisé ce samedi une assise afin de discuter avec les jeunes membres de cette organisation sur les accords  signés  à Libreville au Gabon.


Selon le coordonnateur du RNOJDH, Fernand Mandé Djapou,  cette activité vise à entretenir les leaders des différentes associations de la jeunesse sur la vulgarisation des grandes lignes des résolutions de Libreville.


« Nous essayons de faire un travail de vulgarisation et de sensibilisation auprès des leaders de la jeunesse, ceux qui ne sont pas manipulés afin qu’ils soient des relais auprès de leurs pairs. Nous essayons par ailleurs d’analyser la réalité de cet Accord, c’est-à-dire dissocier le réel du fictif et le concret de l’abstrait afin de permettre aux jeunes de bien travailler dessus », a-t-il déclaré.


Fernand Mandé Djapou a précisé que les jeunes ont une grande responsabilité dans la nation. Ils sont comme le gardien de la paix. « C’est ce qui a manqué à nous, la jeunesse centrafricaine. Ce qui fait que nous rentrons à chaque fois dans les cycles de conflits. Cet atelier nous permettra à l’avenir de contrôler l’évolution de l’Accord de Libreville », a-t-il poursuivi.


La même source précise que pour le RNOJDH, ce qui est intéressant dans cet Accord, c’est l’article 5. L’article 5 résume entre autres la mission du gouvernement de transition qui est le désarmement des rebelles, les élections législatives d’ici 12 mois et la relance de l’économie centrafricaine.


« C’est le socle de la paix actuelle en Centrafrique quoique encore fragile. C’est un grand chantier qui nécessite beaucoup de moyens, de ressources et de volonté. Nous les jeunes nous devons proposer les pistes de solutions pour la réalisation de ce grand chantier », a-t-il souligné.


Le responsable universitaire de la CEMAC, Apollinaire Selezilo, qui a intervenu sur le thème ‘’ Quel genre de peuple pour diriger le peuple’’ a pour sa part, insisté  sur la culture de la citoyenneté. Pour lui, c’est ce qui a manqué à tous les peuples centrafricains durant ces dernières décennies.


Au total, une cinquantaine de jeunes des organisations de défense des Droits de l’Homme, des étudiants, les jeunes du milieu politique et autres leaders de la société civile ont  participé  à l’atelier de sensibilisation sur l’Accord de Libreville.

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