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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:00

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : LA FAUNE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST MENACÉE SELON L’AMBASSADEUR DES USA

 

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Bangui, 6 décembre (RJDH)–La faune de la République Centrafricaine est menacée par le phénomène de braconnage et de trafic illicite des espèces sauvages. C’est le constat fait par l’ambassadeur des Etats-Unis en poste à Bangui, Lawrence D. Wohlers, à l’occasion de  la journée internationale de la protection de la faune, célébrée le mercredi 5 décembre.

Selon l’ambassadeur Wohlers, le commerce illégal d’espèces menacées est évalué à plusieurs milliards de dollars. «  La demande de plus en plus intense pour les produits issus d’animaux terrestres emblématiques et culturels d’Afrique, notamment les éléphants et les rhinocéros, met en danger la paix et la sécurité, particulièrement dans la région de l’Afrique centrale », a-t-il souligné.

Il a déploré le fait que la République Centrafricaine, qui comptait dans les années antérieures 35 000 éléphants, n’en compte actuellement que 50 dans le Nord-est du pays. « Si des mesures additionnelles ne sont pas prises, bientôt la quasi-totalité des espèces qui constituent l’héritage unique de la RCA et d’autres pays du continent vont rapidement disparaître », a indiqué l’ambassadeur des USA.

Pour lui, les mesures prises jusqu’à présent ne sont pas suffisantes devant cette menace. Les gardes forestiers et les forces de l’ordre ne sont pas en mesure d’affronté des braconniers de plus en plus nombreux,  lourdement armés et soutenus de l’extérieur.

« Pire encore, les prix élevés des produits de braconnage favorisent la corruption. Sur le terrain, l’argent frauduleux généré par ce commerce remplit les poches seulement de quelques intermédiaires et commerçants. Ceux qui facilitent l’envoi sur les marchés où des vendeurs peu scrupuleux les revendent à des prix exorbitants. Mais les gros bénéficiaires sont à l’extérieur », a déploré Lawrence Wohlers.

Il a également précisé que le trafic d’espèces sauvages peut aussi poser un risque pour la santé publique pour la population telle que le VIH/sida, la grippe aviaire ou le virus d’Ebola, peuvent être provoquées par les agents infectieux transmissibles de l’animal à l’homme.

Il a par la même occasion encouragé l’initiative de certains groupements de la jeunesse qui luttent contre cette pratique et a lancé un appel à la population d’agir contre le braconnage et la commercialisation illégale de la viande de brousse.

« On ne peut pas arrêter ce trafic sans l’engagement de chacun. Les partenaires internationaux ne peuvent venir qu’en complément du travail effectué par les citoyens sur le terrain », a conclu Lawrence D. Wohlers.

La République Centrafricaine est l’un des pays d’Afrique riche en faune dans la partie Nord-est. Mais cette richesse est menacée par des braconniers et le trafic illicite des espèces sauvages par des hommes armés venus des pays frontaliers avec la RCA.

 

BANGUI : IL N’Y A PAS D’ÉPIDÉMIE DE POLIO, SELON L’ANALYSE MÉDICALE

 

vaccination contre la polio

 

Bangui, 6 décembre (RJDH) –Le résultat des prélèvements effectués sur un enfant victime de  paralysie à Bégoua à la sortie nord de Bangui, a révélé que cet enfant ne souffrait pas de poliomyélite. L’information a été donnée par le Dr Patrice Féiléma, directeur par intérim du Programme élargi de vaccination (PEV), ce jeudi dans un entretien avec le RJDH.

Après avoir été paralysé et suspecté d’être victime du polio virus sauvage, des prélèvements ont été faits et envoyé en Afrique du sud pour des analyses. Mais les résultats parvenus le  3 décembre, prouvent que les causes de ce handicap ne proviennent pas du polio virus sauvage.

« La version selon laquelle un enfant admis à l’hôpital de Bégoua était victime de la poliomyélite, n’est pas vrais. Le résultat des analyses de laboratoires de Johannesburg en (Afrique du Sud) et d’Atlanta (Etats-Unis) sont négatifs. Cette paralysie n’est pas liée à la poliomyélite », a déclaré Dr Féïléma.

Il a annoncé une conférence de presse dans les prochains jours pour informer la population sur cette situation.

La semaine passée, des rumeurs circulaient sur une probable épidémie de poliomyélite dans certaines régions de la République centrafricaine à cause d’un enfant atteint de paralysie hospitalisé au centre de santé de Bégoua.

 

BOUAR : LES AUTORITÉS S’ORGANISENT POUR LUTTER CONTRE LES ACTES DE VANDALISME

 

Bouar, 6 décembre (RJDH)–Plus de 500 jeunes ont été recrutés le mercredi 5 décembre, par les  autorités administratives  de la ville de Bouar (ouest), pour protéger la ville contre les actes de vandalisme.

Cette initiative a été prise à l’issue d’une réunion présidée par le sous-préfet de la ville de Bouar, Michel Yambété. La mission assignée à ces jeunes qui vont jouer le rôle d’auto-défense,  est de lutter contre les actes de vandalisme souvent perpétrés sur les infrastructures et de réhabiliter les canaux qui logent les rues de la ville.

« Les actes de vandalisme se multiplient  dans la ville, le vol devient de plus en plus fréquent, les cultivateurs en sont souvent victimes. C’est mieux de trouver une solution rapide et durable pour freiner cette barbarie. C’est pourquoi  nous avons décidé de recruter ces jeunes», a fait savoir Michel Yambété.

Il a cité l’exemple de la société Energie centrafricaine (Enerca) qui avant d’être réhabilité, à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre, a vu ses installations détruits par la population qui volait constamment les câbles. Pendant qu’ils vont veiller sur les infrastructures, ils vont aussi assurer la sécurité de la population.

Le maire de la ville de Bouar, Ali Ahoudou Mounou, a indiqué que chaque quartier de la ville aura dix jeunes auto-défenses qui vont assurer la surveillance de la localité, en commun accord avec les habitants. « Les cinquante huit quartiers de la ville seront couverts des jeunes capables qui font la ronde à tour de rôle », a-t-il ajouté.

Il a fait savoir que la route qui a été réhabilitée à l’occasion de la fête du 1er décembre, doit être protégée contre l’érosion, c’est pourquoi les jeunes qui sont recrutés vont creuser des canaux. Les travaux vont démarrer dans un bref délai.

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