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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 18:57

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : Le patron du safari CAWA libéré avec ses employés après 6 mois de détention

 

 

 

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Le propriétaire de la société de safari CAWA, et douze de ses employés en détention à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui, ont été libérés le jeudi 6 septembre. Ils étaient interpellés depuis le mois de mars après la découverte de 13 corps de jeunes dans une mine, à l’intérieur de la concession de chasse de cette société, dans la ville de Bakouma (Sud-est).


D’après le procès-verbal de notification dont le RJDH a reçu une copie, la justice affirme avoir  ordonné la ‘’libération immédiate’’ des inculpés et classé le dossier, estimant qu’il y avait   ‘’existence du doute pénal’’ dans le dossier.


Après cette décision, le suédois Erick Mararv, propriétaire de la société et son employé  britannique, David Simpson, ont immédiatement quitté la capitale centrafricaine, ce 7 septembre à destination de leur pays respectif. Depuis leur inculpation, les présumés coupables de cette affaire n’ont jamais cessé de clamer leur innocence, attribuant ce massacre à la LRA.


La société CAWA  qui pratique la chasse aux grands animaux (panthère, buffle, éléphant…), est la propriété du Suédois, Erik Mararv et ses frères et sœurs. Il s’agit donc d’une entreprise familiale. Erik Mararv est né en République centrafricaine et y a grandi. Ses parents s’étaient implantés depuis plusieurs décennies dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi (ouest) et conduisaient le projet Sangha Forage qui intervient dans la construction des forages.


Créé en 2006, elle emploierait  près de 250 personnes, originaires de Bakouma ou des villages environnants.

 

 

 

NDLR : On voit qu’avec la disgrâce des deux frères Findiro, l’ex-demi-dieu Firmin Findiro aujourd’hui en cavale et son frère aîné Laurent Findiro sous-préfet de Bakouma et leurs magouilles criminelles, cette sombre affaire dans laquelle ils sont impliqués à fond ne pouvait que connaître un tel dénouement.

 

 

 

 

Bambari/Kaga-Bandoro : Sentiment mitigé sur le rapatriement de Baba-Laddé

 

 

babaladdé

 

 

7 Septembre 2012 Les  habitants des régions qui ont subi les exactions des éléments du chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé, se disent  d’une part contrariés  et d’une part soulagés de son rapatriement.


Dans la ville Bambari  (centre), ce rapatriement ne rencontre pas l’agrément de la population qui estime que celui-ci devait être poursuivi pour tout le mal qu’il a fait à la population civile. Mais dans la commune de Ouandago, situé à 48 kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro (nord), les personnes se disent libéré du joug du Front populaire pour le redressement (FPR).


Plus d’une dizaine de personnes interrogées par le correspondant du RJDH ce vendredi 7 août, à Bambari, ont exprimé un sentiment de frustration. Pour la plupart, le leader du FPR a commis de nombreux exactions et des abus sur la population et mérite d’être jugé.


« Nous réclamons que la justice soit faite, car nos femmes ont été violentées, nos enfants ont été enrôlés  dans cette rébellion, nos frères ont été froidement abattus, nos maisons ont été pillées et détruites», a déploré un habitant du quartier Kidjigra à Bambari.


Une habitante du quartier Hadji  a pour sa part dit que « ce chef rebelle  nous a fait  tant souffrir,  ce n’est pas la meilleure décision que de le rapatrier, Baba-Laddé doit être jugé ».


A Ouandago, l’avis n’est pas du tout le même, «nous nous réjouissons  du rapatriement de ce  chef rebelle et nous demandons  au gouvernement de nous venir en aide, car nous avons perdu nos maisons, beaucoup de biens. Notre santé est affectée et même l’éducation de nos enfants a été compromise par Baba-Laddé. Nous souhaitons que la paix soit garantie », a affirmé Apollinaire Barkoa, un habitant de la localité.


Thomas Fikiraet Frédérique  Ngodi,  tous  des  pêcheurs, espèrent désormais  circuler librement pour vaquer à leurs activités de pêche sans crainte, souhaitant que les éléments de cette rébellion tchadienne soient vite rapatriés.


La commune de Ouandago  constitue l’une des bases du FPR de  Baba-Laddé. C’est là où ses  hommes ont été attaqués par les forces armées centrafricaines et tchadiennes.

 


 

Obo : Des femmes accouchent à domicile

 

L’hôpital de la ville de Djéma (sud-est), est dépourvu de personnel qualifié et de matériel, cette situation fait que de nombreuses femmes accouchent sans aucune assistance d’un personnel soignant.


« Notre hôpital est dépourvu de tout. Les femmes accouchent à la maison ; seules des matrones traditionnelles les assistent parce qu’il n’y a ni d’infirmiers ni de sage-femme »,  a déploré Catherine Toumokpio, une habitante de Djéma.


La même source précise que cette situation a amené certaines femmes a accouchés des mort-nés, d’autres qui devaient subir des interventions chirurgicales  meurent en cours de route parce qu’elles sont transportées  à l’aide des motos, à destination de la ville de Zémio située à 95 kilomètres.


La population lance un appel au gouvernement et aux partenaires au développement qui œuvrent dans le domaine de la santé, pour voler au secours des femmes de la localité.

 


 

Mbaïki : cinq enfants décédés des suites de diarrhée et vomissement

 

Cinq enfants  dont l’âge varie entre deux et huit  ans  sont morts  des suites de diarrhée et de vomissement, dans  la semaine allant du  27 août au 1er septembre,  dans la commune de  Bokoma, à  40 kilomètres  de la sous-préfecture de  Mbaïki (sud), a signalé le chef de centre.


«Nous avons enregistré cinq enfants dont l’âge varie entre deux et huit ans, victimes de la diarrhée et de vomissement. Ce nombre nous effraie. Un rapport a été envoyé au centre de santé préfectoral de Mbaïki. Nous attendons impatiemment la suite », a-t-il  précisé.


D’après le responsable du service de vaccination, le docteur Lucien Zimao, « on ne peut parler d’épidémie  en ce moment, puisqu’il n’y a pas eu de confirmation au niveau de Bangui ».

 


 

Boali : Accès difficile à l’eau potable et aux soins de santé

 

Les habitants du  village  de Yamien situé à 133 kilomètre  de Bangui, dans la sous-préfecture de Bossembele (sud-ouest),  ont  des  difficultés d’accès à l’eau potable et aux soins dans le centre de santé.


« Tôt le matin, les femmes et les enfants  parcourent  de longues distances  pour  s’approvisionner en eau de source non aménagée, appelée Djobo et de la rivière de  Gbatin. Pendant la saison sèche, c’est un véritable calvaire, du fait que l’unique  source tarit. Il n’y a aucun forage dans le village », a expliqué Mr Wagalé  Anatole, habitant le village Yamien.


Isabelle Ngbanamikian, qui habite le même village se plaint des nombreux cas de maladies dus à  la consommation de l’eau de la rivière. Elle évoque entre autres  la fièvre typhoïde et les vers intestinaux.


En plus des difficultés d’accès à l’eau potable, le village de Yamien ne dispose pas de centre de santé. «  L’unique  poste de santé créé en 1988 ne fonctionne plus depuis plusieurs mois, à cause du   manque de personnel soignant. La population locale se soigne avec des médicaments de la rue vendus par les commerçants ambulants, d’autres utilisent des médicaments traditionnels pour guérir certaines maladies », a ajouté Isabelle Ngbanamikian.


Le   village de Yamien  compte 400 habitants constitués majoritairement  des enfants et des femmes.

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