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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:55

 

 

 

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Nourredine Adam

 

 

Libération 18 mars 2013 à 13:33

 

Cinq ministres centrafricains issus de la coalition rebelle du Séléka sont retenus au nord de Bangui par les éléments de cette même rébellion qui accusent le gouvernement de ne pas respecter des accords de paix et lui ont adressé un ultimatum menaçant d’une reprise des hostilités.

 

Les ministres, dont le chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane, font partie d’une délégation gouvernementale dépêchée dimanche auprès du Séléka à Sibut, à 160 km au nord de Bangui, où ils sont retenus depuis.

 

«Nous avons exigé du gouvernement qu’il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter», a déclaré à l’AFP une autre figure de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo, un de chefs militaires sur le terrain.

 

«Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités», a mis en garde le colonel Narkoyo.

 

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, au Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

 

La rébellion n’a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.

 

«En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l’encontre du Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix», a ajouté le colonel Narkoyo.

 

Depuis le début du conflit et la première offensive de décembre, des dissensions sont apparues au sein du Seleka, qui veut dire +Alliance+ en sango, la langue nationale.

 

Le mouvement est formé d’éléments de deux grandes rebellions, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes pour le justice et la paix (CPJP), ainsi que d’éléments dissidents d’autres groupes armés.

 

L’UFDR et la CPJP étaient déjà traversées par des divisions avant l’offensive de la fin 2012, mais les victoires sur le terrain face à l’armée centrafricaine avaient fait taire ces divergences.

 

 

Depuis l’accord de paix, ces divisions sont devenues patentes, avec des attaques de villes par différentes factions du Séléka: fin février à Sido (nord), le 11 mars à Bangassou, l’une des principales villes du sud du pays.

 

Ces attaques avaient été fermement condamnées par M. Dhaffane ou le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty, qui fait également partie des cinq ministres retenus à Sibut.

 

En février, une partie de la rébellion voulait poursuivre l’offensive sur Bangui après s’être arrêtée à une cinquantaine de km la capitale sous la pression internationale.

 

Les chefs rebelles ont aussi eu beaucoup de mal à contrôler leurs éléments, dont certains combattants désoeuvrés sont accusés de pillages et de rackets.

 

Selon l’accord de Libreville, les hommes du Séléka doivent normalement être cantonnés puis désarmés dans un processus de réinsertion.

 

La principale revendication de la rébellion au début de son offensive était le respect de vieux accords de paix que, selon elle, le président Bozizé, arrivé au pouvoir par le biais d’une attaque rebelle en 2003, n’avait pas respectés.

 

Ils demandaient notamment le paiement et l’intégration dans l’armée des anciens combattants, ou encore des investissements dans les régions du nord d’où sont originaires de nombreux rebelles.

 

 

Centrafrique: cinq ministres d'une délégation gouvernementale retenus par les rebelles


BANGUI AFP / 18 mars 2013 11h07- Cinq ministres centrafricains, membres d'une délégation gouvernementale en mission auprès de la coalition rebelle Séléka dans le centre du pays, sont retenus depuis dimanche par des combattants de ce groupe, qui ont menacé de reprendre les hostilités.


Une mission gouvernementale s'est rendue à Sibut (160 km au nord de Bangui) auprès du Séléka pour des questions de paix et de désarmement, a déclaré à l'AFP le ministre de la Sécurité Josué Binoua.


Le Séléka a empêché cinq des membres de la mission, ministres issus de la rébellion au sein du gouvernement d'union, de regagner Bangui, exigeant l'application des accords de paix de Libreville, a précisé M. Binoua.


Parmi les ministres retenus figurent les plus importantes personnalités du Séléka: son président et actuel vice-Premier ministre, Michel Djotodia, le ministre des Forêts Mohamed Dhaffane, ou encore le ministre de la Communication Christophe Ghazam Betty.

« Nous avons exigé du gouvernement qu'il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter (...), a déclaré à l'AFP une autre figure de la rébellion le colonel Djouma Narkoyo.



Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités, a mis en garde le colonel Narkoyo.


Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

La rébellion n'a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.


En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l'encontre de la Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix, a par ailleurs ajouté le colonel Narkoyo.

Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l'une des principales villes du sud du pays, Bangassou, après avoir conquis fin février la localité de Sido (nord).


Ces attaques avaient alors été fermement condamnées par les ministres Dhaffane et Ghazam Betty.

Il faut comprendre que ceux qui dirigent Séléka sont ceux qui dirigent le terrain. Aujourd'hui le terrain considère que les accords n'ont pas été respectés, et le maintien du président Bozizé (au pouvoir) ne nous permet pas de ramener la paix, a réagi l'un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, joint par l'AFP.


Qu'il (le président Bozizé) respecte les accords ou qu'il s'en aille, sinon il ne pourra pas éviter une bataille inutile à Bangui. C'est a prendre très au sérieux, le terrain est largement armé et déterminé, a affirmé M. Massi.



(©) 

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