Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:25

 

 

 

 

combattants-Seleka-a-Sibut.JPG

combattants Séléka vers Sibut

 

RFI  lundi 18 mars 2013


Les rebelles de la Seleka ont fixé le 17 mars un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs exigences, faute de quoi, ils menacent de reprendre les armes. Les discussions n'ont pas abouti entre la délégation gouvernementale et les rebelles. Six ministres avaient fait le déplacement à Sibut au nord de Bangui. Mais un seul est retourné à la capitale. Les autres, qui sont issus de la Seleka, ont été retenus par leurs compagnons en signe de protestation contre le pouvoir.

 

Trois jours, c’est le délai adressé par les membres de la Seleka personnellement au président Bozizé. Les rebelles qui se trouvent seulement à une centaine de kilomètres de Bangui, affirment n’avoir besoin que de quelques heures pour atteindre la capitale.


Ils insistent maintenant pour que les prisonniers politiques soient libérés, que leurs grades soient validés par un décret signé du président Bozizé et l’intégration immédiate de quelque 2000 de leurs combattants dans l’armée nationale.


Les rebelles insistent également sur le fait que les troupes sud-africaines présentes sur le territoire soient rapatriées. Michel Djotodja, ministre de la Défense et chef de cette rébellion partage la position de ses éléments : « C’est l’état-major qui l’a décidé ainsi. Nous ne sommes pas là à faire souffrir le peuple centrafricain et nous n’allons pas nous mettre à faire de procès. C'est-à-dire, dire que Seleka a fait ceci, Seleka a fait cela, le gouvernement a fait ceci, il a fait cela. Nous n’allons pas diaboliser la situation, mais je demande tout simplement qu’on se comprenne et que de part et d’autres, on respecte les termes des accords signés à Libreville ».

 

Michel Djotodja  Ministre centrafricain de la Défense issu de la Seleka


« Ce sont les éléments de la Seleka qui ont décidé : ils veulent que le chef de l'Etat respecte les termes de l'accord signé à Libreville »

 

Les rebelles de la Seleka dénoncent aussi des propos incendiaires du chef de l'Etat à leur encontre dans chacun de ses discours pour justifier la décision de retenir à Sibut leurs représentants au sein du gouvernement. Le colonel Bordas, porte-parole de l'état-major s'en explique.

 

Colonel Bordas  Porte-parole de l'état-major de la Seleka


 « Les propos du président à notre égard sont très choquants. Pour faire la paix, on ne peut pas proférer de telles insultes. »

 

Moussa Mohamed Dhaffane, autre ministre de la Seleka des Eaux et Forêts n'en pense pas moins.

 Mohamed-DHAFFANE.JPG

Moussa Mohamed Dhaffane   Ministre centrafricain des Eaux et Forêts issu de la Seleka ici vers Sibut


« Le discours du Président n'était pas de nature à apaiser les esprits et pousser à la réconciliation nationale. »

 

Pour le général Léonard Essongo, représentant du Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise, rien n’est perdu pour le moment, malgré l’attitude des rebelles : « Nous pensons simplement que les amis sont restés là-bas pour faire un point à leur niveau également, comme nous sommes en train de le faire maintenant. De mon point de vue rien n’est perdu et c’est ça les négociations. Chacun perd un peu de ses plumes et j’espère que les notes, nous allons les retrouver très rapidement ».

 

Cette volonté d’apaisement semble partagée par le ministre de l’Administration du territoire, Léon Dibéret, présent le 17 mars à Sibut, et qui lui, a pu rentrer à Bangui. Le ministre déclare que les membres de la Seleka n’entendent pas quitter le gouvernement d’Union nationale. Il reconnaît la gravité de la situation mais il cherche à temporiser. Pour lui, ce n'est qu'un nouvel épisode d'un processus difficile vers la paix.

 

Léon Dibéret  Ministre centrafricain de l'Administration territoriale

 

Léon Dibéret et Michel Djotodia

le ministre Léon DIBERET et Michel DJOTODIA (écharpe rouge) ici vers Sibut 

 

 

« C'est un épisode qu'il faut prendre très au sérieux, pour essayer de trouver une solution appropriée le plus rapidement possible »

 

Par ailleurs, et avant même ces événements, les Etats-Unis ont fait part de leur inquiétude face à la dégradation continue de la sécurité en République centrafricaine. Dans un communiqué, le département d'Etat appelle le président Bozizé et les dirigeants de l'alliance de la Seleka à mettre fin immédiatement aux hostilités et à appliquer l'accord de Libreville.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers