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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:41

 

 

Démafouth candidat

 

La NAP réfute les accusations portées contre Demafouth

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:37

L’actualité nationale reste dominée ces derniers temps par des réactions au sujet de l’arrestation du chef de file de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth. Ce 11 janvier 2012, c’est le bureau politique de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) qui s’ajoute à la liste. La NAP, parti politique crée par Demafouth, rejette en bloc toutes les accusations portées contre son président.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce mercredi, Léon Anatole Doyemet Lombé, membre du bureau politique de cette formation politique déclare que « vu que Demafouth a lui-même rejeté ces accusations relatives à la tentative à la destitution du pouvoir de Bangui, le bureau politique ne peut pas aussi concevoir cela. La NAP exige la libération immédiate de son président».

Pour lui, Jean-Jacques Demafouth a toujours été l’ « un des principaux acteurs dans le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) en Centrafrique. Il a été d’ailleurs le tout premier à accepter la victoire de l’actuel président de la République Centrafricaine François Bozizé dès le 1er tour à la présidentielle du 23 janvier 2011. Nous sommes aussi inquiets si sa liberté est protégée, car, on se demande s’il ne serait pas déporté quelque part ».

L’autre inquiétude du bureau politique de la NAP est « la perquisition, le  week-end dernier, du domicile de Demafouth. Une perquisition qui, selon ce parti, n’a pas répondu aux exigences des lois du pays en la matière et soldée par l’arrestation du trésorier général de ce parti ».

L’autre son de cloche, concernant toujours les réactions, vient du Groupe Parlementaire des députés indépendants de Centrafrique. Il demande la libération pure et simple de Herbert Gontran Djono Ahaba, député de Birao II. Ce dernier, accompagné de son homologue sortant a été aussi arrêté avec Jean-Jacques Demafouth, il y a 5 jours.

Dans un communiqué signé des 10 députés de ce groupe et rendu public ce mercredi par Radio Ndeke Luka, ces élus de la 5ème législature indiquent que l’article 89 alinéa 3 de la Loi portant règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que, « Hors session, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale ».  Ils mentionnent que « cette arrestation est en violation de la Loi de la République Centrafricaine ».

Il faut dire que l’arrestation de Demafouth a fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opposition politique et armée. Pour preuve l’APRD a menacé de se retirer du processus du DDR en cours, afin d’exiger la libération de son leader.

L’autre réaction a été celle du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Il a pointé un doigt accusateur vers le gouvernement qui voudrait par l’arrestation de Demafouth, distraire la population centrafricaine sur les vrais problèmes notamment,  la présence du tchadien Baba Ladé et de Joseph Koni de la LRA sur son sol.

Même son de cloche du côté de la défense de Demafouth qui a précisé que l’arrestation de son client s’est basée sur des fiches mensongères montées de toute pièce par les ennemis de la paix.

L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la Convention des Patriotes pour la Justice et la paix (CPJP) ont rejeté tour à tour un éventuel complot pour la déstabilisation du régime de Bangui.

Signalons que les familles du député de Birao II et son homologue sortant, Mahamath Abrass, ont affirmé avoir perdu tout contact avec ces derniers.

 

Centrafrique: l'ex-rébellion se retire provisoirement du processus de paix

 

BANGUI 12 janv 2012 (AFP)  L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ex-principale rébellion de Centrafrique, a annoncé jeudi se retirer "provisoirement" du processus de paix en cours dans le pays, après l'arrestation de son chef Jean-Jacques Demafouth la semaine dernière à Bangui.

"Le gouvernement est en train de violer les accords de paix", affirme l'ancienne rébellion qui avait signé des accords de paix en 2008, selon un communiqué signé de son chef d'état-major, le colonel Henri Tchebo Wanfio, qui annonce que l'APRD "se retire provisoirement" du processus de paix "jusqu'à la libération de son président M. Demafouth".

L'APRD souligne que "le président Demafouth s'est beaucoup investi pour que le programme Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) avance. Si les autorités centrafricaines ne tiennent pas compte de cet investissement personnel et ne se montrent pas reconnaissantes à cet égard, l'APRD juge que cela est inadmissible".

M. Demafouth est en garde à vue depuis vendredi dans les locaux de la SRI (Section recherches et investigations de la gendarmerie) accusé de s'être "engagé dans la voie de la déstabilisation du pays à travers une coalition de la rébellion", selon une source proche du parquet.

Deux fois candidat à la présidentielle, ancien ministre de la Défense, M. Demafouth, avocat de profession, avait accepté de prendre en 2008 la tête de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) dans un processus qui a conduit à la signature d'un accord entre la plupart de mouvements rebelles et le pouvoir.

Il est à ce titre vice-président du Comité de pilotage du programme DDR des anciennes rébellions, processus en cours.

"On m'accuse de vouloir prendre la tête d'une fusion de trois autres rébellions: la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et le MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice), mais je n'ai rien à voir avec ça", avait déclaré à l'AFP vendredi M. Demafouth joint au téléphone après son arrestation. L'AFP n'a pu le joindre à nouveau depuis samedi.

Copyright © 2012 AFP.

 

NDLR : Jean Jacques Demafouth aurait été déporté ce jour même aux environs de midi à la garnison de Béréngo. Son frère aîné qui avait également été mis aux arrêts en allant lui apporter à manger à la SRI y est toujours en détention. Les deux autres députés de l'UFDR ont été déportés eux à la garnison de Bossembélé.

 

 

Un ex-combattant de l’APRD enlevé par le capitaine Koudémon

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:34

Le capitaine des Forces Armées Centrafricaines (FACA), Olivier Koudémon alias Gbangouma a mis aux arrêts le week-end dernier à Bossangoa (ouest), un jeune ex-combattant de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). C’est un jeune âgé d’environ 20 ans et ressortissant de la localité de Markounda (nord-ouest).

L’officier des forces régulières reproche au jeune, la non présentation de ses pièces administratives et l’entrée illégale dans la localité de Bossangoa, ville en proie à l’insécurité il y a une demi-décennie. Il a tout de même indiqué que « le présumé coupable a été transféré à la prison de Bossembele (près de 100 kilomètres de Bossangoa) ».

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a confirmé l’information mercredi 11 janvier 2012, les parents de l’ex-combattant ont affirmé que « ce dernier a été enlevé avec sa femme malade sous traitement à Bossangoa, à qui il venait rendre visite. Sa concubine a été relâchée le lendemain ».

Bien que la famille de cet ancien soldat de l’APRD ait envoyée les pièces demandées par le capitaine Koudémon, « la procédure de sa libération tarde encore à venir », a déclaré le correspondant.

L’arrestation de ce jeune démobilisé de l’APRD intervient au moment où le leader de cette faction rebelle Jean-Jacques Demafouth croupit toujours dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI). Ce dernier a été arrêté il 7 jours pour, selon le pouvoir de Bangui, tentative de déstabilisation du régime de l’actuel président centrafricain François Bozizé. Une accusation réfutée par Demafouth et 2 autres leaders de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) qui sont les députés entrant et sortant de Birao II.

 

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