Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 14:54

 

 

 

 

Deby-ALi-et-Boz.JPG

 

 

 

Bozizé, un chef d’Etat sous tutelle qui fait l’autruche !!!

 


Malgré cette posture combien piteuse sinon humiliante, requinqué par la foule de désœuvrés soudoyés au coût de 500 FCFA la présence qui l’a acclamé sur 2 kilomètres allant de la sortie de l’aéroport au quartier Combattant, Bozizé a fini par s’auto mentir qu’il est rentré victorieux de Libreville. Il ne lui manqua que la couronne de Laurier. Mais il est une loi fondamentale : on ne change pas sur place des vaincus en vainqueurs écrit  Antoine de Saint-Exupéry dans Pilote de Guerre. Chacun de nous est libre de nommer son vainqueur mais il faut pouvoir jouir de la victoire. Le KNK et sa majorité présidentielle s’agitent  parce qu’ils sont vaincus. C’est parce que la RCA renaît, non autour d’eux, mais sans eux. Le nombre de conseillers et chargés de missions et autres commissaires à la présidence de la République sera drastiquement réduit et harmonisé avec notre capacité de trésorerie. La présidence de la République sera désormais dissociée du secrétariat général de KNK.

 

Quand est-ce que Bozizé comprendra-t-il qu’il est entouré d’une pléthore d’apprentis intellectuels qui font tout au pif? Les accords de Libreville ne prévoient pas de poste de vice-premier ministre. D’où sort cette idée saugrenue de vice-premier ministre chargé des Affaires étrangères? Que disent les accords sur le ministère des Finances ? Et ce machin que l’on appelle l’ONU ; que veut-il ?

 

 

On prête à Enoch Dérant Lakoué l’intention de se voir à la tête du ministère des Finances.

 

La République centrafricaine a perdu la présidence de la CEMAC par l’entêtement de son président Bozizé à présenter à ses pairs la candidature d’Enoch Dérant Lakoué. Celui qui apparait comme la panacée de Bozizé ne jouit pas d’une grande estime aux seins des institutions de la CEMAC. En effet, lorsqu’Enoch Dérant Lakoué a réussi à se faire nommer directeur national de la BEAC à Bangui en dépit de son âge, il a habité pendant 10 mois chez lui laissant vacante la cossue villa de la BEAC destinée à loger le Directeur National et sa famille.  Le hic c’est qu’Enoch Dérant Lakoué réclamera de la comptabilité de la BEAC un versement de 30.000.000 FCFA à titre de loyer dont il a fixé la mensualité à 3.000.000 FCFA. De là partit son discrédit dans toute la zone CEMAC. Dans l’affaire SONATU, malgré le fardeau de la preuve, Enoch Dérant Lakoué fera libérer son parent Jude Alex Ketté. En réponse à mon insistance sur la culpabilité aveuglante de ce dernier, Enoch Dérant Lakoué le fait nommer DG du Trésor public centrafricain. Une belle démonstration de poigne comme s’il en était besoin.


Les accords de Libreville stipulent que le portefeuille de ministre de l'Economie devait être dévolu à une personnalité neutre, mais néanmoins reconnue pour ses compétences techniques, de façon à rassurer les bailleurs de fonds et les organisations internationales et commencer à remettre le pays en état de marche. Enoch Dérant Lakoué et François Yangouvounda Bozizé sont des parallèles confondus pour ne pas dire fusionnés ! De son passage à la primature on ne retient que le fameux slogan « kougbé ti mango ». Celui qui apparait aux yeux de Bozizé comme son Raymond Barre (éminent économiste français) national ne saurait résoudre nos équations économiques actuelles en s’appuyant sur des théories, j’allais dire obsolètes, des années 1970. Il faut à tête du ministère des Finances et de l’Economie un Economètre sinon un Statisticien aux connaissances actuelles ou actualisées. 

 

Rappelons-nous que l’UE par la voix de S.E. M. Guy Samzun souhaite un niveau de compétence technique au sein du gouvernement d’union. "Il ne faut pas que ce soit purement politique. Etant donné la tâche à accomplir, il faut un gouvernement qui soit composé de toutes les parties mais aussi un niveau technique de compétence et de gens intègres" (ahttp://centrafrique-presse.over-blog.com/article-la-centrafrique-dans-l-attente-d-un-premier-ministre-d-union-nationale-114353097.html).

 

Grâce na Séléka

 

N’eût été l’avancée fulgurante et combien salutaire de Séléka vers Bangui, Bozizé et son KNK continueraient à nous manquer royalement d’égard et assouvir leurs pulsions impériales. Depuis le 11 janvier 2013, la RCA n’est plus le butin de guerre de Bozizé. Merci, Séléka ! Merci, la CEEAC ! Affranchis du clan Bozizé et son KNK, il nous revient désormais de profiter pleinement de ce clin d’œil providentiel. Unissons-nous et retroussons les manches car l’un des préjudicesd’avoir refusé de prendre part à la vie politiqueest que l’on finit par être gouverné par ses subordonnés(Platon). C’est pas demain la veille que la providence nous fera un second clin d’œil. Aux demandes répétées de la reprise des élections de 2011, Bozizé répondait par une formule profondément cynique « mbi koro lé ti FARE ». Une allusion à peine voilée à la mort précipitée du fondateur de FARE 2011, feu le président Ange Félix Patassé. Avons-nous vraiment le besoin et les moyens de dépenser mensuellement 83.200.000 FCFA en moyenne pour maintenir en place une Assemblée nationale monocolore qui votera en l’état ?

 

Les troupes étrangères doivent rester pour éviter un « nouveau Mali » (ONU) dixit Mme Vogt

 

Hier, ce machin que l’on appelle ONU s’est appuyé sur les résolutions de la CEDEAO, une organisation sous-régionale, pour permettre à Nicolas Sarkozy d’installer son ami Alassane Ouattara à Abidjan.  Aujourd’hui, ce même ONU passe outre l’UA pour torpiller les résolutions d’une autre organisation sous-régionale en l’occurrence la CEEAC connues sous le vocable des accords de Libreville. La décision de maintenir à Bangui les troupes sud-africaines et ougandaises n’est ni avisée ni judicieuse. Il s’agit là d’un étai sur lequel Bozizé s’appuiera sans hésitation pour polir tant que faire se peut les points des accords de Libreville qui lui semblent rugueux. Pourquoi Mme Margaret Vogt a-t-elle décidé de rééditer les erreurs de Mme Shale-Work Zewde ? Mme Vogt nous aiderait en poussant dans le sens de la dissolution immédiate de l’Assemblée ce qui nous fera économiser au-bas mots 915.200.000 FCFA (indemnités parlementaires sur 11 mois) pour financer les élections anticipées prévues dans les accords de Libreville.

 

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion