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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:52

 

 

 

Djibril Bassolé et Sanogo 

 

 

OUAGADOUGOU AFP / 25 mai 2012 00h34 - Au moins 25 Burkinabè ont été tués entre mardi et jeudi lors d'affrontements intercommunautaires à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, a-t-on appris auprès du gouvernement burkinabè.

Un conflit intercommunautaire entre Peuls originaires du Burkina Faso et des Dogons maliens survenu dans le village malien de Sari (centre), à quelques kilomètres de la frontière, a fait 25 morts au moins côté burkinabè, a déclaré à l'AFP le ministre burkinabè de l'Administration territoriale, Jérôme Bougouma.

Ces affrontements entre agriculteurs dogons du Mali et éleveurs peuls originaires du Burkina ont entraîné un afflux de réfugiés peuls vers le Burkina, a indiqué le ministre.

Nous avons commencé à accueillir des centaines de réfugiés venant de Sari, a déclaré à l'AFP Abdoul Ouarma, correspondant de l'Agence d'information du Burkina (AIB) à Titao, dans la région nord-ouest du Burkina.

Entre 800 et un millier de Peuls se sont réfugiés dans des villages proches de la commune burkinabè de Banh, à 30 km du village de Sari, selon lui.

Les réfugiés expliquent que leurs domiciles ont été encerclés par les Dogons après que les Peuls ont protesté pour le fait que les agriculteurs dogons ont semé sur des périmètres réservés au passage des troupeaux d'éleveurs peuls, a rapporté le journaliste.

Il me semble que la chasse à l'homme se poursuit et nous risquons d'enregistrer davantage de réfugiés, a averti un responsable au gouvernorat de la région nord du Burkina.

Côté malien, le manque d'administration n'a pas permis de circonscrire le conflit, a souligné le ministre Jérôme Bougouma.

Du côté malien, on n'a pas d'interlocuteur afin de mener des négociations pour un retour au calme, toute l'administration est partie donc on se contente de dire aux réfugiés de ne pas aller lancer des attaques à Sari et de revenir s'installer au Burkina, a confirmé la source au gouvernorat.

Depuis fin mars, le Mali est coupé de fait entre le Sud contrôlé par le pouvoir de Bamako et l'immense région nord tenue par des rebelles touareg, des islamistes armés, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et divers groupes criminels.

Le conflit au Mali a envenimé les récriminations contre les populations burkinabè ou d'origine burkinabè, a expliqué le responsable régional. Il faisait référence à des allégations relayées au Mali sur la présence de ressortissants burkinabè lors d'affrontements récents entre des éléments de l'ex-junte et des fidèles du président Amadou Toumani Touré, renversé le 22 mars par un putsch.


(©)

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