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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 21:04




 

 

APA-Lomé 31 août 2009 (Togo) - L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé a quitté le Togo lundi à bord d’un avion affrété par la Lybie, a constaté APA.


L’ancien président centrafricain s’est envolé vers 12h pour Tripoli en compagnie des membres de sa famille ainsi que ses proches collaborateurs restés avec lui au Togo durant les sept ans d’exil.


Annoncé pour samedi, le départ de Patassé a été décalé ce lundi à raison de l’arrivée tardive de l’avion libyen.


Il a indiqué à APA se rendre d’abord en Lybie à l’invitation du Guide Libyen Mouammar Kadhafi pour prendre part aux festivités marquant le 40e anniversaire de son accession au pouvoir ainsi qu’à une "session spéciale" de l’Union africaine (UA) consacrée aux conflits du continent.


Ange Félix Patassé
qui a indiqué quitter le Togo « le cœur léger » a annoncé la semaine dernière qu’il sera candidat à l’élection présidentielle de l’année prochaine dans son pays.


Membre fondateur Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Ange Félix Patassé a été élu en octobre 1993, président de la République Centrafricaine.


Il a été réélu 6 ans plus tard avant d’être renversé par un coup d’Etat en mars 2003 dirigé le général François Bozizé, le chef d’état-major de l’armée qui est depuis, président de Centrafrique.


© Copyright  Agence de Presse Africaine (APA)

 

 
NDLR :  Il  y a lieu de rappeler que l'ex président Ange Félix Patassé s'était publiquement réconcilié avec le général président Bozizé à la tribune du Dialogue Politique Inclusif en décembre dernier à Bangui, en déclarant officiellement  reconnaître le régime du putschiste du 15 mars 2003. Selon des informations crédibles provenant des sources proches des autorités togolaises qui désirent garder l'anonymat, ce départ définitif du Togo de l'ex président Patassé est un véritable soulagement et un bon débarras pour les autorités togolaises qui n'en pouvaient plus de ses frasques et son entêtement.
Son transit par Tripoli avant de regagner Bangui comme il l'a annoncé, semble indiquer que la diplomatie libyenne entend vraisemblablement se servir de lui dans sa vision de sortie de crise en Centrafrique comme elle avait aussi naguère utilisé le général rebelle François Bozizé. 
On ne sera pas étonné d'apprendre d'ici là que le colonel Khadafi a fait venir à Tripoli Bozizé pour la conclusion d'un deal avec Patassé. Après quoi, Patassé pourra ainsi rentrer à Bangui à bord de l'avion que les Libyens auront mis à la disposition de Bozizé. C'est un scénario que la diplomatie libyenne affectionne même si bien souvent, il finit par tourner après en eau de boudin.
Reste que pour les prochaines élections présidentielles où Patassé dit "être potentiellement candidat parce qu'un important courant au pays lui demande de l'être", il faut craindre que sa candidature, si elle est retenue par la cour constitutionnelle, ce qui n'est pas une évidence, ne soit en réalité qu'un élément de trouble-fête.
Aujourd'hui, après tout ce qui s'est passé lorsqu'il était aux commandes du pays et depuis le coup d'Etat qui l'a renversé, il n'est pas dit que le matelas de popularité dont Patassé continue de se prévaloir et se targuer soit resté intact.
En dépit de son refus obstiné de voir la réalité en face, juridiquement le MLPC n'est plus son parti aujourd'hui, il en est radié. La justice a rendu officiellement des arrêts qui ne laissent aucune ambiguïté là-dessus. S'il rentre au pays et s'avise à faire de l'agitation politique au nom du MLPC, ce sont mêmes les autorités centrafricaines qui devraient le rappeler à l'ordre avant que les dirigeants du MLPC actuels n'interviennent. C'est aussi cela l'Etat de droit. Autrement dit, sauf à vouloir créer délibérément du désordre, Patassé devrait se munir d'un autre appareil politique s'il tient à faire encore de la politique dans ce pays.
 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique