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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:36



Faisant suite à l’attaque des positions de la C.P.J.P par la Garde Présidentielle près de la ville de NDELE


En réponse au Communiqué de Presse de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (C.P.J.P.) en date du 20 mars 2009, faisant état de l’affrontement entre ses combattants et la Garde Présidentielle, le Gouvernement Centrafricain y a opposé un démenti catégorique.

Une fois encore, une dépêche de l’Agence African Press Organization (A.P.O.), publiée à Ndjamena, au Tchad, en date du 24 mars 2009, vient d’infliger un cinglant démenti au Gouvernement centrafricain.

En effet, l’Agence de Presse rapporte la déclaration du Haut Commissariat aux Réfugiés (H.C.R.) confirmant l’arrivée, le week-end dernier, dans les localités tchadiennes de Daha et Massambaye, de centaines de civils centrafricains fuyant les violents affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants de la C.P.J.P., dans les localités d’Akroub–Soulbak-Koundé.

Plus grave, après le combat, progressant en direction de NDELE, les éléments de la C.P.J.P. ont découvert le cadavre de neufs (9) soldats des Forces Armées Centrafricaines, (F.A.C.A.), jetés dans la brousse par la Garde Présidentielle.

Cette nouvelle pratique indigne, qui viole le code de l’Honneur dû aux soldats morts au combat, consistant à enterrer sur place les soldats tués dans une fosse commune ou de les abandonner en brousse, est imposée depuis peu, par le Ministre de la Défense, pour se prémunir contre la colère des familles et la démobilisation de plus en plus grande de la troupe, au vu des corps rapatriés à Bangui.

Les combattants de la C.P.J.P. ont procédé à l’inhumation sommaire de ces soldats morts au combat.

Conséquence de cette pratique, le 24 mars 2009, lors d’une opération menée par les éléments de la C.P.J.P. contre un poste des F.A.C.A., dans le parc de l’Awakaba, les soldats ont préféré se débarrasser de leurs armes pour se fondre dans la brousse. Des armes de guerre et de munitions ont été ainsi saisies par la C.P.J.P.

Le jour où le Président Français, Nicolas SARKOZY entame un voyage officiel en Afrique, le 26 Mars 2009, le Président BOZIZE, au lieu de s’attacher à trouver une solution de sortie de crise par la voie pacifique, organise, à la même date, à Bangui, une «marche pour la paix», en vue de se saisir de l’occasion pour demander l’intervention militaire de la FRANCE contre la C.P.J.P., comme ce fut le cas en novembre 2006 contre les combattants de l’U.F.D.R.

Le Conseil Politique de la CPJP rappelle au Président BOZIZE, Grand Démocrate, assoiffé de Paix, qu’au lendemain du lâche assassinat du Commissaire Daniel SAMA par sa Garde Rapprochée, qu’une marche pacifique de protestation, organisée le lendemain par la population, a été réprimée par sa Garde Présidentielle par des tirs à balles réelles, faisant de nombreux blessés parmi les manifestants, sans qu’il n’ait daigné lever le petit doigt.

Le Conseil Politique de la C.P.J.P., étant tout aussi attaché à la Paix et à la Concorde Nationale, renouvelle ses exigences politiques non négociables:

1- Le strict retour à l’application des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008 qui implique la dissolution du Gouvernement formé le 19 janvier 2009 et l’abrogation du Décret clandestin nommant Vice Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Monsieur Saïfee DURBAR, un escroc condamné par la justice, dont certaines de ses activités minières risquent de placer notre pays sur le ban de la Communauté Internationale.

2- L’ouverture immédiate et sans conditions, à l’extérieur du territoire centrafricain, d’une Table Ronde, en vue de négocier les conditions d’une sortie définitive crise.

Enfin, le Conseil Politique de la C.P.J.P. invite, une fois encore, les Forces Armées Centrafricaines, à faire l’économie de leurs vies pour de futures nobles missions dans l’intérêt de la Nation, et non au service du régime clanique et prédateur du Président BOZIZE

Fait le 25 mars 2009

Pour le Conseil Politique,
Le Coordonnateur Adjoint, Porte Parole

Colonel Charles MASSI

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