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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 14:30




 

APA Bangui 23-04-2008 (Centrafrique) Face à la flambée des prix de produits de première nécessité, le gouvernement centrafricain envisage d’adopter une politique structurelle d’autosuffisance alimentaire afin de juguler cette crise latente, selon le directeur général du commerce au ministère centrafricain du commerce, Dieudonné Ouéfi.

 

Les autorités centrafricaines préconisent également une rencontre avec les partenaires au développement, afin d’envisager avec eux la possibilité de réduire certaines taxes et des mesures de compensation en tenant compte de la tension sociale.

L’objectif est d’éviter les manifestations de rue.

 

M. Ouéféï a indiqué que trois principales causes exogènes sont à l’origine de la hausse vertigineuse des prix sur les produits de première nécessité, entre janvier et mars 2008, notamment l’insuffisance de la production de blé qui a entraîné celle de la farine et la hausse du prix du carburant.

 

Au nombre des causes endogènes, il a cité la hausse du prix du carburant qui s’est répercutée sur les prix des marchandises et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) introduite par le gouvernement sur les produits de première nécessité. Cette taxe autorise le ministère des finances à faire payer l’impôt sur les marchandises par les consommateurs, a expliqué le directeur général du commerce.

 

Le journaliste Guillaume Wangale du quotidien Le Citoyen a expliqué, pour sa part, que la flambée des prix des produits de première nécessité résultait de la dépendance de la Centrafrique vis-à-vis de l’Occident et des pays limitrophes.

«Les produits manufacturés ainsi que des produits de première nécessité nous viennent de l’extérieur», a noté M. Wangale.

 

Il a déploré notamment la hausse du prix du kg de sucre qui est passé de 550 à 800 FCFA alors que la Centrafrique dispose d’une fabrique de sucre.

Cependant, la capacité de production de la SUCAF ne permet plus de couvrir la consommation nationale, a-t-il dit, ajoutant que pendant la période de soudure comprise entre juin et décembre, c’est généralement le Gabon qui ravitaille la Centrafrique.

 

Et le sucre en provenance de ce pays est nettement plus cher que celui fabriqué localement.

Le journaliste a également dénoncé la hausse vertigineuse du prix du sac de ciment de 50 kg qui, en l’espace de deux ans, est passé de 7 500 à 17.000 FCFA.

Le contraste est que lorsque le prix des produits manufacturés augmente, celui des denrées alimentaires stagne, a noté M. Wangale.

 

Il a fait observer, par ailleurs, les difficiles conditions de la population depuis la dévaluation du FCFA en 1994, pour laquelle la Centrafrique n’a bénéficié d’aucune mesure d’accompagnement.

A cette dépréciation monétaire s’est ajoutée le blocage, depuis 1985, des effets financiers des avancements des fonctionnaires centrafricains par le régime l’ancien président André kolingba.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie