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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 14:33

 

 

Bruxelles 23/04/2008 Belgique (PANA) - Un colonel suédois, Hans Am, en opération au sein de la Force européenne au Tchad et en Centrafrique (EUFOR) a été relevé de ses fonctions par la hiérarchie militaire de son pays, pour "rétention d'informations", a appris mercredi la PANA de source officielle à Bruxelles.


Le colonel Hans Am est accusé par l'armée suédoise "d'avoir dissimulé des informations sur les actes de torture commis sur un milicien congolais par des soldats français de l’opération Artémis, en juillet 2003, en Ituri", en République démocratique du Congo.


Un haut fonctionnaire européen à Bruxelles a confié à la PANA que l’affaire est suivie de près par Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique extérieure et de sécurité commune, responsable politique direct des opérations militaires de l’Union européenne.

Le colonel suédois a été révoqué de l’armée de son pays en même temps que le vice-amiral Jorgen Ericson, qui était responsable du contingent suédois lors de l’opération Artémis.

Placée sous le commandement de la France, cette mission militaire européenne fut lancée d’avril à juillet 2003, pour sécuriser la ville de Bunia, qui était le théâtre des massacres interethniques.

Les milices commandées par des chefs de guerre se disputaient le contrôle de mines d’or de l’Ituri (est de la RD Congo) qui se trouve être le champs aurifère le plus étendu du monde.

L’affaire a éclaté en Suède suite à la diffusion à la télévision d’un reportage montrant un milicien congolais attaché par un lacet à la gorge et mené ainsi jusqu’à la base franco-suédoise de Chem-Chem à Bunia. Au cours d’un interrogatoire qui a duré plusieurs heures, les soldats français ont soumis le Congolais a une simulation de noyade pour lui arracher des aveux.

Selon le témoignage des soldats suédois, les cris du prisonnier congolais étaient entendus dans toute la base de Chem-Chem où il a été soumis à un simulacre d’exécution par un officier français.

Les soldats suédois témoins de ces scènes auraient par la suite remis un rapport à l’officier supérieur, commandant du contingent suédois de l’Artémis, qui lui n’a pas retransmis l’information à sa hiérarchie.


A Bruxelles, dans le milieux des institutions européennes, on tient désormais à éviter que de tels actes ne puissent se reproduire au cours de l’opération EUFOR-Tchad/RCA, déployée depuis le 12 février dans l'est du Tchad et en Centrafrique, pour y assister une mission de police de l'ONU et protéger quelque 450.000 réfugiés du Darfour (ouest du Soudan) et déplacés tchadiens et centrafricains.


Pour être au complet, l'EUFOR devrait être composée, à partir de mai, de 3.700 soldats venant de 16 pays européens, dont 2 100 Français.

 


Un colonel du 1er RPIMA de Bayonne accusé de torture

 

EITB 24 23/04/2008

 

Les faits remontent à 2003. Les soldats suédois qui étaient aux côtés des français pour rétablir l'ordre au Congo, auraient été témoin de la simulation d'exécution sur un prisonnier congolais.

Le 2 avril dernier, une équipe de la télévision publique suédoise, la SVT a diffusé un documentaire révélant que des soldats français auraient maltraité un prisonnier congolais pendant l'opération Artémis, en juillet 2003, dans la province de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.


Parmi les hommes mis en cause figure le colonel Christophe Rastouil, ancien chef du 1er RPIMA de Bayonne qui commandait des forces spéciales françaises en Ituri.

Les soldats suédois qui étaient aux côtés des français pour rétablir l'ordre au Congo, auraient été témoin de la simulation d'exécution sur un prisonnier congolais réalisée par des soldats français.

 

Le colonel Rastouil a écrit une lettre à la télévision suédoise pour démentir ces accusations et il a qualifié ces accusations de "diffamatoires". L'armée française va demander une "enquête approfondie" sur les faits.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales