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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 21:15

 

 

20/10/15 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a brandi une nouvelle fois mardi la menace de sanctions contre les fauteurs de trouble et les responsables de violences en République centrafricaine et a réclamé des élections avant fin 2015.

 

Dans une déclaration unanime adoptée mardi sur proposition de la France, les 15 pays membres ont rappelé que certaines des attaques contre les civils et les Casques bleus de la Minusca (Mission de l'ONU en RCA) peuvent être assimilées à des crimes de guerre passibles de la Cour pénale internationale.

 

Ils se déclarent prêts à ajouter des noms à la liste des personnes ou entités sanctionnées par l'ONU dans ce dossier, en visant en particulier les responsables des récentes violences à Bangui et "ceux qui soutiennent ou suivent les ordres (...) d'individus déjà sanctionnés".

 

Le Conseil a frappé de sanctions (gels des avoirs et interdiction de voyager) depuis l'an dernier des responsables des deux milices rivales, l'ex-rébellion Séléka et les anti-balaka, ainsi que l'ancien président François Bozizé.

 

Mais selon des diplomates, aucun nouveau nom n'a été proposé récemment au comité des sanctions.

 

Le Conseil "réaffirme l'importance cruciale et l'urgence de tenir un référendum constitutionnel et les premiers tours des élections présidentielle et législatives avant la fin de 2015".

 

Il salue à cette occasion "les progrès importants accomplis dans l'enregistrement des électeurs" sur les listes électorales mais réclame que ce processus soit "complété rapidement" et qu'il inclue les milliers de réfugiés qui ont fui les violences vers les pays voisins.

 

Les 15 pays s'inquiètent "d'incidents récurrents où des prisonniers se sont échappés de détention, ce qui nuit à la lutte contre l'impunité". Ils demandent au gouvernement "de redoubler d'efforts pour mener des enquêtes, poursuivre en justice et détenir les prisonniers de manière sure et humaine".

 

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Des affrontements fin septembre à Bangui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

 

Le niveau des violences a baissé depuis mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre

 

 

RCA : Après les récentes violences, l’ONU menace de sanctions

 

Par RFI 20-10-2015 à 22 h 57

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est exprimé par le biais d'une déclaration unanime sur la Centrafrique. Dans cette déclaration proposée par la France, les diplomates reviennent sur les violences qui ont embrasé Bangui fin septembre-début octobre, faisant 77 morts et près de 400 blessés. Certains actes rapportés lors de ces violences pourraient constituer des crimes de guerre, rappelle le Conseil. Les diplomates envisagent également d'allonger la liste des personnes à sanctionner. Il est aussi question des élections.

 

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité des Nations unies répète son intention d'allonger la listes de personnes ou d'entités qui pourraient faire l'objet de sanctions, pour avoir participé aux récentes violences, les avoir commanditées ou même soutenues.

 

Accessoirement, le Conseil s'inquiète d'informations relatives au voyage dans la région de deux personnalités frappées de sanctions, dont une interdiction de voyager. Le Conseil ne cite personne, mais on sait que François Bozizé est arrivé récemment en Afrique du Sud et que le leader de l'ex-Seleka Nourreddine Adam se trouve en Centrafrique.

 

Toujours à propos de ces violences, les diplomates déplorent que des éléments des FACA (Forces armées de Centrafrique) aient participé aux événements, ce qui, selon le Conseil, marque une fois de plus la nécessité d'avancer dans la réforme du secteur de la sécurité.

 

Concernant les élections, les 15 membres du Conseil de sécurité se félicitent des progrès accomplis dans l'enregistrement des électeurs sur les listes – 1, 8 million, selon l'Autorité nationale des élections. L'ANE, avec le Conseil national de transition (CNT) et le gouvernement, est priée d'adopter et publier dans les plus brefs délais un calendrier. Et le Conseil de renouveler l'urgence selon lui de tenir le référendum et le premier tour des élections présidentielle et législatives avant la fin de l'année.

Centrafrique: l'ONU menace de sanctions, réclame des élections

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