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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 12:58

 

 

 

10/03/15 (Afrique Actualité)

 

« L'homme qui se rendait à l'aéroport pour récupérer son épouse qui rentrait de voyage, a été intercepté avec 4 autres personnes présentées comme ses aides de camp. Ils étaient tous armés, » explique une source proche de la gendarmerie.

 

L'opération aurait été menée par la gendarmerie nationale avec le soutien de la Brigade d'Intervention Rapide (BIR), un corps des FACA (Forces Armées Centrafricaines, NDLR) nouvellement mis en place par la présidente de Transition Catherine Samba-Panza pour renforcer les actions de sécurité dans la ville de Bangui.

 

Pour les responsables de la gendarmerie, le fait de porter des armes alors que la levée des mesures de confiance leur a été notifiée est un cas de flagrance.

 

« Cet officier ex-seleka était recherché depuis quelque temps par les services de sécurité. Il se promenait toujours avec des armes dans son véhicule ainsi que des aides de camp en dépit de la levée des mesures de confiance obtenue depuis le 20 février », a ajouté la source.

 

Après avoir été entendu par les services de police judiciaire, il a été aussitôt placé sous mandat de dépôt sur instruction du Procureur de la République.

 

Pendant que le général seleka se trouvait entre les mains des gendarmes, il laissait entendre qu' « il n'excluait pas de mettre Bangui à feu et à sang s'il n'était pas libéré dans les minutes qui suivaient ».

 

Proximité

 

Pour les gendarmes, « il ne s'agit là que de chantages... une descente pourrait être effectuée à son domicile sis au quartier Pk5 (enclave musulmane) pour une perquisition en cas d'appui de la part des forces internationales ».

 

En effet, certains habitants de PK5 présentent cet ex-officier rebelle comme le principal meneur de la milice armée qui est à l'origine de nombreuses exactions dans cette dernière enclave musulmane de la capitale et qui prend en otage une bonne partie des populations du quartier. Il détiendrait même à son domicile de nombreux véhicules et une grande quantité d'armes. « Ses hommes, en majorité des ex-Séléka, ont le contrôle du quartier Camerounais, un autre quartier très populaire de PK5 », explique un habitant du secteur sous le couvert de l'anonymat.

 

La même source ajoute que l'arrestation du chef rebelle est une source de satisfaction car, la population de PK5 peut enfin connaître la tranquillité.

 

D'origine tchadienne, Mahamat Ousman Mahamat était le sous-préfet de Moundou, une commune du sud du Tchad, avant de rejoindre l'ex-rébellion seleka alors qu'il était recherché par N'Djamena qui le suspectait d'intelligence avec un groupe qui voulait destituer le régime de Deby.

 

Sa proximité avec l'un des hommes forts de la Seleka Adam Nourredine, lui a valu le poste de conseiller au sein du FPRC, Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique.

Un général ex-seleka sous les verrous à Bangui

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